Saint-Antoine-de-Ficalba

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Saint-Antoine-de-Ficalba
Saint-Antoine-de-Ficalba
Blason de Saint-Antoine-de-Ficalba
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Villeneuve-sur-Lot-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois
Maire
Mandat
Bernard Ajon
2014-2020
Code postal 47340
Code commune 47228
Démographie
Gentilé Antonins
Antonines
Population
municipale
714 hab. (2015 en augmentation de 5,93 % par rapport à 2010)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 58″ nord, 0° 43′ 01″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 231 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

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Saint-Antoine-de-Ficalba est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la partie centre-est du département de Lot-et-Garonne, sur les plateaux du pays de Serres, dominant la vallée du Lot. Elle fait partie du canton de Villeneuve-sur-Lot-Sud et adhère à la communauté de communes du Villeneuvois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Antoine-de-Ficalba[1]
Pujols
Sainte-Colombe-de-Villeneuve Saint-Antoine-de-Ficalba Hautefage-la-Tour
Castella Monbalen

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est constituée d'un plateau calcaire entaillé par de nombreuses vallées. De nombreuses dolines sont disséminées sur le plateau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Masse affluent du Lot.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route nationale 21 traverse la commune.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Voici quelques dates et exemples :

École de Saint-Antoine-de-Ficalba : depuis 1833, la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba avait loué ou acheté des maisons ou ateliers pour abriter l'école. En 1869, à la demande du sous-préfet, il est décidé de construire une mairie-école (école de garçons). En 1870, l'État pense aux filles et l'école libre devient école publique en conservant toutefois les religieuses dont l'excellent travail était reconnu par tous. En 1932, le conseil municipal décide la construction d'une classe de filles, pas de mixité mais la loi de gémination étant passée par là on pouvait, dorénavant mêler filles et garçons. Le projet de réfection et agrandissement du bâtiment une mairie-école de 1870 est confié à Gaston Rapin[2], architecte communal de Villeneuve-sur-Lot, et à son associé Viguié. Le devis de 1936 prévoit des fondations en béton, des élévations en moellon et une charpente en sapin ; jeux de brique et pierre aux encadrements de baies et chaînages d'angles. Le terrain est acquis en 1938, et les travaux reçus en 1939. Dans les années 1980 une classe maternelle sera ajoutée et en 2010 l'étude pour une forte extension est en cours.

Mairie de Saint-Antoine-de-Ficalba : le 4 septembre 1870 la municipalité s'installe dans « l'hôtel de la mairie », c'est-à-dire la salle de classe de la mairie-école où il faut tout chambouler à chaque fois. Donc, en août 1936 décision est prise d'édifier une mairie en face de l'école ; c'est à nouveau M. Rapin qui en est le maître-d'œuvre. Le 6 novembre 1938, les édiles s'y installent officiellement. En 2005, il est décidé d'installer la mairie dans le centre du bourg dans la maison dite du Curé Armand. Le conseil municipal y emménage en 2007.

Bureau de Poste : d les années 1970 la commune se dote d'un Bureau de Poste avec logement pour le receveur. À partir de 2010, la fonction d'agence postale sera effectué par l'épicerie du bourg.

Salle des Fêtes : La salle des Fêtes voit le jour en 1980. Un projet de rénovation est en cours en 2012.

Lac de Peyrat : en 1970, aménagement du lac de Peyrat.

Sujets divers : le 16 février 1919 le sous-préfet décide, officiellement, d'ajouter de Ficalba au nom de la commune afin d'éviter toute confusion avec d'autres Saint-Antoine. Ce n'est qu'en 1923 que sera demandé le goudronnage de la Nationale 21 dans la traversée du village. Si en 1925 le conseil est d'accord sur le principe d'électrification de la commune, ceci ne sera effectif que pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1933 les habitants des lieux-dits Guirot et Lagabache, commune du Castella, demandent leur rattachement à Saint-Antoine, et le 17 mars 1935 ce sont les élus qui demandent cette annexion.

Anecdotes : paroisse et République, lors de la séparation des églises et de l'État le curé de l'époque, l'abbé Armand, craignant d'être expulsé de son presbytère, achète une maison contiguë à celui-ci pour s'y loger « au cas où ». L'achat se fait pour le diocèse avec bénéfice des revenus éventuels pour le prêtre résidant. Cette maison possédait une pièce de terre hors bourg, sur la route de Penne-d'Agenais avec une cabane en pierre ; cette bâtisse, toujours visible, est devenue pour les habitants la cabane du curé Armand et sa maison achetée pour se protéger de cette République qui lui faisait si peur abrite, aujourd'hui, les services de celle-ci. Un arrêté du 3 juin 1908, anticléricalisme oblige, interdit toute procession sur le territoire de la commune ; arrêté reconduit en 1912 mais, par la suite les choses s'arrangent.

La circulation et la vitesse ont toujours été un problème, à preuve ces deux arrêtés des maires du moment : le 16 septembre 1927 la vitesse est limitée à 18 km/h dans la traversée du village et elle sera portée à 40 km/h que le 18 mai 1947. Fin 1953 Saint-Antoine a, enfin, une distribution d'eau potable municipale ; adieu puits et fontaines.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Antoine-de-Ficalba Blason D'argent au tau d'azur chargé sur sa branche transversale de trois besants d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1968
Période Identité Étiquette Qualité
1968 mars 1977 Hébrard Dupin   Charpentier retraité
mars 1977 mars 1989 Jean Imbert   Receveur des Postes
mars 1989 mars 2008 Alain Gardesse   Médecin
mars 2008 mars 2014 Jean Lagarde   Agriculteur
mars 2014 en cours Bernard Ajon DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 714 habitants[Note 1], en augmentation de 5,93 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
590 638 602 620 668 678 678 665 649
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
590 560 510 498 506 495 472 452 463
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
473 468 404 421 409 412 421 380 364
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
400 411 527 534 557 614 674 714 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Demeure de Peyroutas

Demeure indiquée comme maison noble sur la carte de Cassini. Les murs en pierre de taille de la tour indiquent une construction de la fin du Moyen Âge. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'édifice est transformé en maison de maître : le corps de logis est reconstruit, la tour d'angle devenant pigeonnier. En 1816, Peyroutas appartient à Guillaume Vacquié, notaire à Villeneuve-sur-Lot. Une vaste écurie en retour figurait sur le plan cadastral de 1811, aujourd'hui démolie. Une grange-étable a été bâtie au XIXe siècle. Le logis a été augmenté au nord à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle.

Les Cornières.
  • Les Cornières.

Couverts où les hospitaliers antonins accueillaient et soignaient les malades atteints du mal des ardents. Ce lieu abrite aujourd'hui les locaux municipaux.

  • Église paroissiale de Saint-Antoine

Une commanderie d'hospitaliers de Saint-Antoine est fondée au Moyen Âge, peut-être au XIVe siècle, dans la paroisse Saint-Martin de Peyrat. En 1572, elle dépendait de l'abbaye de Saint-Antoine de Vienne (Isère) en Dauphiné ; elle est rattachée en 1668 à Saint-Antoine de Pont-Daurat (La Réole) ; la commanderie est incorporée à l'ordre de Malte en 1777, après la suppression de l'ordre des antonins. Une crypte, qui n'est plus accessible, appartient sans doute à la chapelle médiévale.

L'édifice a été reconstruit au XVIe siècle, vraisemblablement après 1551, puisqu'une visite pastorale le juge alors très délabré ; des voûtes d'ogives étaient prévues. Un bas-côté a été ajouté au sud, probablement à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la chapelle a commencé à servir d'église paroissiale, l'église Saint-Martin de Peyrat tombant en ruine.

Fontaine de Peyrat.
  • Le lac de Peyrat et fontaine

Après avoir descendu un petit chemin dans la verdure vous aboutissez à un vallon où vous découvrez une fontaine monumentale bâtie en belle pierre et d'un débit très abondant. Avant elle alimentait un grand lavoir toujours en place où, jadis, le village et la région alentour furent bien des fois commentés modifiés et arrangés au goût des lavandières du pays. Cette source rejoint celle de l'église Saint-Martin et à elles deux donnent naissance au ruisseau de l'Estifflet. Bien qu'un peu éloignées du bourg, ces deux sources ont longtemps fourni l'eau potable à une grande partie du village. Dans ce cadre champêtre, sur l'emplacement de l'église Saint-Martin, ruinée en 1840, se trouve aujourd'hui le lac de Peyrat, un peu en sommeil, mais il semble qu'il bénéficie d'un grand projet de réhabilitation.

Manoir de Pech Lambert.
  • Manoir de Pech Lambert

D'un édifice du XVIe siècle ne subsistent que quelques vestiges : porte de la cave, appareil du mur nord du logis. Pech Lambert pourrait être identifié avec Pellembert, domaine de la famille noble de Bap au XVIIe siècle. Il est reconstruit en quasi-totalité dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, peut-être pour un membre de la famille Ménoire, qui a donné plusieurs consuls à Villeneuve-sur-Lot. Louis Ménoire, colonel d'artillerie, en est propriétaire en 1816. La grange-étable figure sur le plan cadastral de 1811.

Édifice construit autour d'une cour, dont le logis de cinq travées occupe l'aile nord, les dépendances l'aile ouest, l'aile sud qui comportait une chapelle étant en ruine. Pigeonnier carré isolé couvert en tuile plate. Escalier sous lambris de couvrement à voussures.

Tour de Pechon.
  • Tour de Péchon

Maison forte du XIIe siècle ayant appartenu aux Fourcès, famille aujourd'hui dans le Gers, puis aux d'Antré de Lusignan. Durant les guerres de Religion, les propriétaires y entretenaient une petite garnison. À ce jour, il ne reste qu'une tour, propriété privée qui ne se visite pas.

Un grand bâtiment rectangulaire flanqué d'une tour sur l'angle nord-est figure sur le plan cadastral de 1811 : la maison-forte est constituée d'un grand corps de logis en ruine, comprenant une grande salle à l'étage, et d'une tour qui conserve cinq niveaux avec portes en arc brisé et fenêtre trilobée, datable de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Un nouveau logis a été construit devant les ruines de la maison-forte au XVIIIe siècle ou XIXe siècle. La partie arrière du logis est devenue une cour, très endommagée par un incendie dans les années 1960.

(Source : Ministère de la Culture[7])

Manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]