Bias (Lot-et-Garonne)

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Bias
Bias (Lot-et-Garonne)
Église Notre-Dame.
Blason de Bias
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Villeneuve-sur-Lot-2
Intercommunalité Communauté d' Agglomération du Grand Villeneuvois
Maire
Mandat
Michel Mingo
2014-2020
Code postal 47300
Code commune 47027
Démographie
Gentilé Biassais
Population
municipale
3 062 hab. (2015 en diminution de 3,89 % par rapport à 2010)
Densité 246 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 02″ nord, 0° 40′ 12″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 76 m
Superficie 12,45 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-de-bias.fr

Bias est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot située dans son unité urbaine sur le Lot à quatre kilomètres à l'ouest de Villeneuve-sur-Lot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bias[1]
Casseneuil Lédat
Sainte-Livrade-sur-Lot Bias Villeneuve-sur-Lot
Allez-et-Cazeneuve Sainte-Colombe-de-Villeneuve Pujols

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Lot et son affluent la Masse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est documenté sous les formes anciennes Bias (1264), Vias (1271)[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom ancien de la commune est Biars, que l'on lit dans un acte de 1265 des archives de l'évêché d'Agen (H 362), portant une transaction entre l'évêque et les abbés de Moissac et d'Eysses (Villeneuve-sur-Lot). Ce dernier se fait attribuer le quart de la dîme de la paroisse de Bias.

Le camp de Bias[modifier | modifier le code]

Avant la Deuxième Guerre mondiale et après la défaite de 1940, les travailleurs vietnamiens recrutés ou enrôlés de force au Vietnam au titre de la "contribution des colonies à l'effort de guerre" et envoyés en France pour travailler dans les usines (notamment les usines d'armement) vécurent dans l'ancien camp militaire situé au lieu-dit Paloumet dans la commune de Bias. Certains de ces Vietnamiens y furent détenus pour avoir exprimé leur sympathie pour les mouvements d'indépendance du Viêt Nam. Après la guerre, beaucoup préférèrent rester en France, mais la plupart d'entre eux sont rentrés au pays.

Deux ans après Dien Bien Phu et les accords de Genève de 1954 , cet ancien camp militaire composé de longs baraquements exigus aux toits d'éverite a été réutilisé pour accueillir des rapatriés d'Indochine, la plupart d'origine vietnamienne ou eurasienne.

Les rapatriés du camp de Bias vivaient dans un confort particulièrement rudimentaire, de quelques aides accordées par l'État, de la cueillette des fruits et légumes (haricots verts, tomates) chez les agriculteurs de la vallée du Lot et du travail à la chaîne dans les conserveries locales (Casseneuil, Villeneuve-sur-Lot). Leurs enfants étaient scolarisés dans l'école installée dans deux bâtiments du camp par des instituteurs chevronnés et idéalistes.

Au début des années soixante, les derniers habitants de ce CARI (Camp d'Accueil des Rapatriés d'Indochine), devenu entre temps CAFI (Camp d'Accueil des Français d'Indochine), durent quitter leurs logements pour s'installer dans différentes villes de la région (Villeneuve-sur-Lot, Agen, Bordeaux) ou au CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot, commune limitrophe où résident encore aujourd'hui, en partie dans de nouveaux logements, quelques familles et des vieillards d'origine vietnamienne.

En 1962, à la suite des accords d'Évian qui mirent fin à la guerre d'Algérie, le camp dans lequel habitaient auparavant les rapatriés d'Indochine accueillit des réfugiés harkis et leurs familles arrivant d'Algérie. Le camp de transit et de reclassement, qui devait être provisoire, dura plus de vingt ans. Après plusieurs manifestations de mécontentement de ses habitants et des marches de protestation contre leurs conditions de vie et le manque de considération dont ils faisaient l'objet, certaines familles quittèrent le camp. La plupart des anciens bâtiments devenus vétustes et insalubres furent détruits et à la place furent construits de modestes pavillons sociaux où habitent aujourd'hui plusieurs familles de la communauté harkie, dont la famille de la chanteuse Chimène Badi.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bias Blason Taillé : au premier d'azur plain, au second de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or ; à la barre d'argent chargée de trois oiseaux volant de sable, brochant sur la partition[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1947 Jean Malbec    
1947 1971 Robert Labessan    
mars 1971 août 2000[4]
(décès)
Serge Dubois UDF Conseiller général (1973-1998)
octobre 2000 mars 2001 Robert Creusot    
mars 2001 mars 2014 Jean-Jacky Larroque DVD Retraité
mars 2014 en cours Michel Mingo DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1936. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 3 062 habitants[Note 1], en diminution de 3,89 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
744 1 269 952 1 146 2 483 2 601 2 600 3 032 2 955
2004 2009 2014 2015 - - - - -
3 066 3 162 3 089 3 062 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XIII : le Loustalet-Bias XIII.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Bénédicte Boyrie-Fénié, avec la collaboration d’André Bianchi, Pèire Boissière, Patrice Gentié et Maurice Romieu, Dictionnaire toponymique des communes du Lot-et-Garonne, Pau, Éditions Cairn, , 320 p. (ISBN 978-2-35068-231-0).
  3. Armorial de France
  4. Bias perd son maire [1], sur ladepeche.fr (article du 22 août 2000)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Inventaire général : Monument aux morts de la guerre 1914-1918 dit La Victoire », notice no IA47001801, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Château de Favols », notice no PA00084076, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Domaine de Senelles, dit " Maison des Assiettes " », notice no PA47000084, base Mérimée, ministère français de la Culture