Pinel-Hauterive

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Pinel-Hauterive
Pinel-Hauterive
Blason de Pinel-Hauterive
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Livradais
Intercommunalité Communauté de communes Lot et Tolzac
Maire
Mandat
Roland Soca
2014-2020
Code postal 47380
Code commune 47206
Démographie
Population
municipale
565 hab. (2015 en augmentation de 7,62 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 23″ nord, 0° 34′ 06″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 204 m
Superficie 21,77 km2
Localisation

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Pinel-Hauterive est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

En 1972, Saint-Pierre-de-Caubel a fusionné avec Pinel-Hauterive.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot située sur le Lot à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Villeneuve-sur-Lot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pinel-Hauterive[1]
Monbahus
(par un quadripoint)
Beaugas Saint-Pastour
Montastruc Pinel-Hauterive Casseneuil
Monclar Saint-Étienne-de-Fougères Sainte-Livrade-sur-Lot

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Pinel se situe principalement sur une formation de biocalcaire et de molasse géokarstique. Cette configuration topographique assez accidentée résulte de la formation du Massif central relativement proche et de sa rencontre avec le Bassin aquitain dans lequel elle se trouve.

La commune est généralement considérée du point de vue géographique comme étant un point culminant local d'altitude modérée à tendance tertiaire post-glaciaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Pinel dans Pinel-Hauterive vient de l'occitan pinèl, qui signifie « rameau de pin », « bouquet » et a vraisemblablement signifié « petit pin »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée sur les bases de l'oppidum gallo-romain de "Garum"[3].
Hauterive conserve la trace d'une motte et basse-cour sur le bord du Lot, assurément médiévale, et qui a vraisemblablement abrité une résidence seigneuriale[4].
Dans le traité de paix -- dit traité de Meaux -- conclu en mars 1229 entre le Cardinal-légat du Pape, la régente Blanche de Castille au nom du jeune roi Louis IX, et Raymond VII, compte de Toulouse, Hauterive fait partie des 30 villes et châteaux dont le comte s'engage à détruire complètement les fortifications et combler les fossés[5]. Avant 1240, Raymond Bernard de Rovignan possède des droits sur Galapian, Lusignan et Hauterive. En 1240, sa veuve, Studia, donne à l’évêque d’Agen toutes les dîmes qu’avait son mari sur Lusignan et Hauterive[6].
En 1461, Hauterive figurait parmi les nombreuses possessions de Poton de Xaintrailles[7].
Mais sa configuration actuelle a été confiée en 1623 par le comte Godefroy d'Agenais à l'intendant Philippe Jimenoise, prieur du couvent des Augustins de Sainte-Livrade-sur-Lot. Son travail bien que peu apprécié remporta tout de même un franc succès auprès des Licopodes[8]. À noter qu'il fut aidé dans cette tâche par Émilie de Lacombe, duchesse de Brive-la-Gaillarde, qui faisait partie de la famille du seigneur de Sainte-Livrade-sur-Lot.
Philippe Jimenoise décédera quelques années plus tard (date toujours indéterminée) de la peste décimant une grande partie du village.
Des vestiges témoignent de la présence romaine et du saccage du village par les huguenots.

L'église de Pinel et l'ensemble du causse pinelois a été le lieu d'intenses batailles lors de la guerre de Cent Ans. En effet, lors de la rétrocession du territoire agenais au royaume anglais, ce qui n'était pas encore la commune de Pinel, était en la possession du couvent des augustins de Sainte-Livrade-sur-Lot. Ces derniers firent alors construire un oratoire consacré à saint Rodrigues, et fortifièrent l'ensemble du village, et ce grâce aux différentes carrières présentes dans les environs. Le gisement le plus important de Pipérazine (roche calcaire sédimentaire à stratification lente, donc plus résistante) est encore visible de nos jours et porte le nom de « carrière de Boregonde ». De ces fortifications il ne reste malheureusement plus rien aujourd'hui, seul subsiste l'oratoire, bien qu'il soit englobé dans l'église actuelle. La niche d'adoration contenait les reliques du saint patron, sur le mur est du chœur. Cette position stratégique sera prise et reprise force fois par les troupes anglaises et françaises et ce au prix d'intenses combats, qui ont altéré les bâtis militaires malgré une construction de manufacture excellente.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pinel-Hauterive Blason D'argent au pieu de sinople[9].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1994 en cours
(au 30 avril 2014)
Roland Soca SE Commerçant ambulant retraité[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 565 habitants[Note 1], en augmentation de 7,62 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413 412 426 421 442 449 521 462 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417 410 448 391 382 347 335 319 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320 324 305 238 243 273 288 257 253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
216 205 402 395 461 461 495 526 550
2015 - - - - - - - -
565 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

A Saint-Pierre-de-Caubel


Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Pech de Pastur ou Pech de Pasture (ancienne graphie) est un site naturel remarquable géré par le Conservatoire d'Espaces Naturels d'Aquitaine[15]. Situé à flanc de coteau, au cœur de la vallée du Lot, ce site offre un intérêt paysager notable grâce au vaste panorama qui permet sur la vallée du Lot au Sud, et sur le village de Monclar et sur la vallée du Tolzac au Nord. Ses pentes fortes parsemées de genévriers et sa richesse en orchidées en font un lieu de grande valeur patrimoniale. Les ruines d'un vieux moulin à vent situées à proximité en renforcent l'attrait. Le site de Pech de Pastur a été labellisé Espace Naturel Sensible (ENS) [16] par le Département de Lot-et-Garonne en 2011. Il est ainsi géré par un plan de gestion quinquennal pour maintenir et développer sa biodiversité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vécu son enfance, adolescence et professeur débutant entre Saint-Pierre-de-Caubel (domaine familial) et Villeneuve-sur-Lot (collège-lycée), Marmande (lycée) ; il a consacré 3 de ses ouvrages à cette partie de sa vie. Dans Variations paysagères[17], son essai consacré sur la notion de "paysage sensible", il émaille son texte de nombreux souvenirs d'enfance liés à des lieux lot-et-garonnais où Saint-Pierre-de-Caubel et la vallée du Lot, qu'il appelle "le Fleuve", sont très présents.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France en 2 volumes, étymologie de 35 000 noms de lieux, volume 2, volume 194 de Publications romanes et françaises, Librairie Droz, 1996, (ISBN 2-600-00133-6 et 978-2-600-00133-5), page 1256
  3. Rome et l'intégration de l'Empire, 44 avant J.-C. - 260 après J.-C., tome 2 : Approche régionales du Haut-Empire de Daniel Nony, Pierre Cabanes, Joseph Méléze-Modrzejewski, et Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier.
  4. Voir base Mérimée, ministère français de la Culture : Inventaire général du patrimoine culturel : Monclar, « château, manoir » (ref. IA47001958].
  5. Voir Traite de paix dans la «Chronique de Maître Guillaume de Puylaurens sur la guerre des Albigeois», traduction par Ch.Lagarde, Béziers, 1864, p.227
  6. Voir «Le château de Fauguerolles» par J.R. Marboutin, in La Revue de l’Agenais t.30, 1903.
  7. Recherches historiques sur la ville et les anciennes baronnies de Tonneins, par Louis Florimond Pierre Lagarde, Agen, 1833, p.53
  8. L'Almanach de la sorcière : philtres, envoûtements, recettes magiques... Le grimoire secret des sorcières pour tous les jours de l'année de Katherine Quenot (Desinge & Hugo & Cie - octobre 2010).
  9. Cercle Héraldique, Généalogique, Historique du 47
  10. http://www.adm47.asso.fr/annuaire.php?fiche=236&type=0
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Le site du CEN Aquitaine
  16. « Fiche ENS "Pech de Pastur" du Département de Lot-et-Garonne »
  17. Pierre Sansot, Variations paysagères, Paris, Editions Payot & Rivages, réédition 2009, 236 p. (ISBN 978-2-228-90419-3)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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