Guillaume Boudy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Guillaume Boudy
Illustration.
Guillaume Boudy en 2020.
Fonctions
Maire de Suresnes
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 13 jours)
Élection 3 juillet 2020
Prédécesseur Christian Dupuy
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le
(3 mois et 15 jours)
Élection 27 juin 2021
Circonscription Canton de Nanterre-2
Prédécesseur Christian Dupuy
Secrétaire général pour l'investissement
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 13 jours)
Premier ministre Édouard Philippe
Jean Castex
Prédécesseur Louis Schweitzer (Commissaire général)
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Monaco
Nationalité Française
Parti politique LR
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
École nationale d'administration
Profession Haut fonctionnaire

Guillaume Boudy
Maires de Suresnes

Guillaume Boudy, né le à Monaco, est un haut fonctionnaire français, conseiller maître de la Cour des comptes, et maire de Suresnes depuis 2020.

Adjoint au maire chargé des finances à Suresnes de 2014 à 2020, il prend la tête de liste pour LR lorsque Christian Dupuy ne se représente pas.

Il est secrétaire général pour l'investissement depuis poste rattaché aux services du Premier ministre. Il était préalablement secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Guillaume Éric François Boudy nait le à Monaco. Il est le fils d'André Boudy, avocat, et de Régine Cordier[1].

Issu d'une famille de hauts fonctionnaires d'origine périgourdine, Guillaume Boudy compte notamment pour parents Pierre Sarrazin, député-maire de Sarlat, Paul Boudy, directeur général du service forestier marocain et compagnon du maréchal Lyautey et André Cordier, premier président de la cour d'appel de Rabat.

Le , il épouse Constance Wattinne. De ce mariage naissent quatre enfants[1].

Après des études secondaires et supérieures au lycée Albert Ier de Monaco et au lycée Masséna à Nice, Guillaume Boudy poursuit ses études supérieures à Paris, où il obtient les diplômes de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) et de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP de Paris)[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Guillaume Boudy commence sa carrière professionnelle en 1987 au Venezuela, à la direction financière du groupe Renault. En 1991, il intègre l'ENA (Liste d'élèves de la promotion Léon Gambetta 1991-1993). Il est ensuite auditeur à la Cour des comptes durant trois ans. De 1994 à 1996, il est par ailleurs commissaire aux comptes du Programme alimentaire mondial de l'ONU[1].

En 1996, il est promu conseiller référendaire et en 2009, conseiller maître[1],[2],[3],[4].

De 1998 à 2000, il est conseiller commercial près l'ambassade de France à Singapour[1].

Il entre ensuite en 2001 dans la haute fonction publique territoriale où il est nommé directeur général des services du département de la Savoie. Il quitte ce poste l'année suivante après sa nomination comme directeur adjoint du cabinet d'Hervé Gaymard au ministère de l'Agriculture et de la Pêche, puis au ministère de l'Économie et des Finances. En 2005, il est nommé directeur général de la Cité des sciences et de l'industrie.

De 2008 à 2012, il est secrétaire général du ministère de la Culture sous l'autorité des ministres Christine Albanel puis Frédéric Mitterrand. En , il participe à une table ronde sur la modernisation de l'État. Sur les 374 décisions adoptées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, 16 s’appliquent au ministère de la culture et de la communication : il revient à Guillaume Boudy de mettre en œuvre ces mesures relatives à la réorganisation de l’administration centrale, à la réorganisation des fonctions d’inspection du ministère, à la modernisation de la tutelle des opérateurs, à la réforme de l’audiovisuel extérieur, à la modernisation de la gouvernance et de la gestion du Centre national de la cinématographie et au regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie[5].

En 2016, il est nommé directeur général des services de la région Auvergne-Rhône-Alpes sous la présidence de Laurent Wauquiez[6]. Disposant d’une expertise dans la fusion et l’organisation de directions administratives, il est nommé pour organiser la fusion des deux régions[7]. Pendant son passage à la région Auvergne-Rhône-Alpes, il est accusé par des élus de l'opposition d'avoir, sous les ordres de Laurent Wauquiez, participé à une « purge » au sein de l'administration du conseil régional [8].

Secrétariat général pour l'investissement[modifier | modifier le code]

Le , Guillaume Boudy est nommé secrétaire général pour l'investissement, par le gouvernement Édouard Philippe[9]. Il est chargé du suivi de la mise en œuvre du Programme d'investissements d'avenir. Les programmes soutenus concernent notamment : l'accélération de la transition écologique, la facilitation de l'accès à l'emploi, la compétitivité de l’économie et la construction de l'État de l'âge du numérique [10]. Il a notamment soutenu le projet « Les Harvard du Pro » visant à favoriser le développement de l'enseignement professionnel[11] et des programmes de soutien aux entreprises de la deep tech.

Activité politique d'élu local[modifier | modifier le code]

Guillaume Boudy a été conseiller municipal de La Turbie (Alpes-Maritimes) de 2001 à 2007[12].

En 2008, il est élu conseiller municipal de Suresnes (Hauts-de-Seine), dont il est depuis 2014 deuxième adjoint au maire Christian Dupuy, délégué aux Finances, au Budget, à la Prospective et aux Systèmes d'information[7],[13].

Christian Dupuy ne se représente pas lors des élections municipales de 2020 et soutient Guillaume Boudy pour lui succéder[14]. Il reçoit l'investiture de LR ainsi que l'appui d'une partie des militants LREM locaux. Le soutien du parti LREM, sous la direction de Stanislas Guerini[15], est accordé à Xavier Iacovelli (ex-PS)[16], que Guillaume Boudy avait aussi sollicité[17]. Il reçoit notamment le soutien de poids lourds lors de cette campagne, comme celui de Gérard Larcher, président du Sénat, celui de Xavier Bertrand[réf. nécessaire], très populaire président de la région Hauts-de-France ainsi que celui de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France[18].

Le dimanche , la liste qu'il conduit arrive en tête du premier tour de l'élection municipale, obtenant 39,06 % des voix[19].

Au second tour, il obtient 48,76 % des voix[20]. Il est élu quelques jours plus tard maire de Suresnes en remplacement de Christian Dupuy, qui prend sa retraite politique.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Commune Position 1er tour 2d tour Sièges (CM)
Voix % Rang Voix % Issue
2020[21] LR Suresnes Tête de liste 4852 39,06 1er 5249 48,76 Élu
32  /  45

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Who's Who in France, édition 2015, p. 364.
  2. « Le plan d'investissement de l'Etat sera piloté par un haut fonctionnaire », sur Challenges (consulté le )
  3. « Guillaume Boudy aux commandes du Grand Plan d'investissement », sur Banque des Territoires (consulté le )
  4. « Le Secrétaire général », sur Gouvernement.fr (consulté le )
  5. Communiqué de Christine Albanel [qui] désigne les personnalités qui seront chargées de la préfiguration de la nouvelle organisation de l’administration centrale du ministère, mercredi 7 mai 2008, [lire en ligne].
  6. Marie-Annick Depagneux, « Qui est Guillaume Boudy, le directeur général d'Auvergne-Rhône-Alpes ? », sur le site du quotidien La Tribune, (consulté le ).
  7. a et b G. M., « Un nouveau patron des services à la Région », sur le site du quotidien Le Progrès, (consulté le ).
  8. Justin Boche, « Région : les élus PS dénoncent une “purge” au sein des services », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
  9. « Le Secrétaire général pour l'investissement, Guillaume BOUDY », sur le site du gouvernement (consulté le ).
  10. « Le Programme d'investissements d'avenir », sur Gouvernement.fr (consulté le )
  11. « Les 'Harvard du pro': une première vague de 23 premiers campus labellisés », sur www.letudiant.fr (consulté le )
  12. Géraldine Meignan, « La diaspora business du nouveau Monaco », sur le site du magazine L'Expansion - L'Express, (consulté le ).
  13. Site de la mairie de Suresnes.
  14. David Livois, « Municipales 2020 : à Suresnes, on se dispute le soutien d’En Marche », leparisien.fr, 19 septembre 2019.
  15. Par Florence HubinLe 7 novembre 2019 à 14h35, « Municipales à Suresnes : le sénateur Iacovelli, ex-PS, obtient le soutien de LREM », sur leparisien.fr, (consulté le )
  16. Florence Hubin, « Municipales dans les Hauts-de-Seine : les Républicains ont fait leur choix pour les grandes villes », leparisien.fr, 14 novembre 2019.
  17. Florence Hubin, « Municipales à Suresnes : le sénateur Iacovelli, ex-PS, obtient le soutien de LREM », leparisien.fr, 7 novembre 2019.
  18. Equipe de campagne de Guillaume Boudy, « Ils.Elles soutiennent Guillaume Boudy », sur YouTube
  19. « Résultats municipales 2020 à Suresnes », sur Le Monde.fr (consulté le )
  20. « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  21. Ministère de l'Intérieur, « Élections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  22. « Culture : les décorés de Pâques 2012 », sur le site louvrepourtous.fr, (consulté le ).
  23. « Ordonnance Souveraine n° 7.795 du 17 novembre 2019 portant promotions ou nominations dans l'Ordre de Saint-Charles. / Journal 8461 / Année 2019 / Journaux / Accueil - Journal de Monaco », sur journaldemonaco.gouv.mc (consulté le )