OCB

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OCB

Republic Technologies International

logo de OCB
illustration de OCB

Création 1918
Dates clés 2 août 2000 : immatriculation de la société actuelle
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Siège social Perpignan
Drapeau de la France France
Direction Santiago Sanchez Villa
Activité Commerce de gros d'autres biens domestiques (APE 4649Z)
Produits Papier à cigaretteVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Republic Tobacco
Effectif 404 en 2017 (groupe)
Site web www.ocb.net

Chiffre d'affaires voir présentation du groupe

OCB, sigle de Odet-Cascadec-Bolloré, est une marque française de papier à rouler (ou papier à cigarette) fondée en 1918 à Ergué-Gabéric près de Quimper en Bretagne. Elle dépendait du groupe Bolloré jusqu'en juillet 2000, date à laquelle la société française Republic Technologies International, filiale de Republic Tobacco (société basée à Chicago aux États-Unis) reprit la marque.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1822, René Bolloré ramène de Chine un procédé permettant de fabriquer du papier extrêmement fin[1].

Il installe un premier moulin à papier au bord de l'Odet cette même année, puis, en 1893, une autre fabrique est ouverte à Cascadec, sur les bords de l'Isole[2].

En 1918, un descendant de René Bolloré, Jean-René Bolloré crée la marque OCB (Odet Cascadec Bolloré).

La papeterie fournit le papier bible aux éditions Gallimard pour sa prestigieuse collection de La Pléiade.

En 1981, Vincent Bolloré rachète la papèterie familiale pour un franc symbolique.

En 1987, Vincent Bolloré rachète un concurrent, la société JOB de Perpignan, et crée ainsi Bolloré Technologies.

En 2000, Vincent Bolloré revend 81 % de la société à son principal client américain, Don Levin, qui renomme l'entreprise Republic Technologies. La fabrication des cahiers OCB a toujours lieu à l'usine de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales en Occitanie et s’est fortement développée depuis. Depuis juillet 2000, OCB est une marque de Republic Technologies qui fait partie du Groupe Republic.

En 2006, Bolloré revend sa part restante de 19 % de la société à Don Levin.

Gammes[modifier | modifier le code]

OCB possède des gammes de produits divers liés au tabac tels que filtres, rouleuses, tubes et tubeuses. Cependant, le plus gros du chiffre d'affaires est engrangé par le biais de la vente de feuilles à rouler, dont le monopole de la marque se situait à 90 % en 2011[3]. Les types de feuille disponibles diffèrent selon les pays, mais deux grandes catégories de produits peuvent être établies : formats standards et formats longs (ces derniers sont l'apanage quasi exclusif des consommateurs de cannabis et représentaient environ 60 % des livraisons en bureau de tabac en 2011[3]).

Culture populaire[modifier | modifier le code]

En 1991, Cathy Claret enregistre une chanson en espagnol, Bollore, sur l'album Soleil y locura, une ode au papier à cigarette OCB qui deviendra célèbre grâce à la version de Raimundo Amador et B. B. King : « Bollore te quita las penas / Bollore pa toda la vida / Bollore nos vuelve locos / Bollore !! que papel !![Quoi ?] » (« Bollore t'enlève les peines / Bollore, pour toute la vie / Bollore nous rend tous fous / Bollore, quel papier ! »).

En 1993, le groupe Billy Ze Kick dans son premier album chante la chanson OCB en référence au papier OCB en le renommant par rétroacronymie « Occis Carton Blindé[4] ».

OCB est également le titre d'une chanson du rappeur Mc Jean Gab'1, sur l'album Ma Vie, sorti en 2003. Dans cette chanson, il utilise le verlan, ainsi que l'argot parisien[5].

OCB et son lien avec Vincent Bolloré est mentionné dans la chanson Pompafric du groupe Tryo[6] ainsi que dans le titre La puissance du port du Havre du rappeur Médine[7].

Rumeurs[modifier | modifier le code]

Une rumeur de 1996 prétendait qu'OCB appartiendrait à Jean-Marie Le Pen, ou au Front national, ou qu'il en serait actionnaire, ou encore qu'OCB financerait le Front national. Le groupe Bolloré, après avoir ignoré la rumeur dans un premier temps, choisit de répondre en 1997 par une publicité mettant en scène un mannequin noir, « incompatible avec le message de la rumeur[8] ». Cette rumeur persistait encore en 2009[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • JOB, marque de Republic Technologies.
  • Zig-Zag, marque de Republic Technologies.
  • Rizla+, qui est la propriété du groupe anglais Imperial Tobacco.
  • Jass-paper, marque propriété de la société française Noza-distribution.

Liens externes[modifier | modifier le code]