Boursay

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Boursay
Église Saint-Pierre.
Église Saint-Pierre.
Blason de Boursay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Le Perche
Intercommunalité Collines du Perche
Maire
Mandat
Jean-Roger Bourdin
2014-2020
Code postal 41270
Code commune 41024
Démographie
Population
municipale
181 hab. (2014)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 11″ nord, 0° 58′ 12″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 210 m
Superficie 22,08 km2
Localisation

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Boursay

Boursay est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Boursay semble marquer le passage des plaines de Beauce au nord-est, vers les collines de la Sarthe et du Perche vers l'ouest. L'activité économique de la commune reste essentiellement agricole, les activités commerciales et artisanales du Bourg ayant presque complètement disparu avec la "fonte" de la population depuis le début du XXe siècle. [non neutre] Toutefois la connexion à l'ADSL en 2009 semble permettre l'émergence d'une nouvelle économie fondée sur les échanges Internet. Boursay sera-t-il le prototype du succès du commerce électronique rural ?

Histoire[modifier | modifier le code]

Boursay est depuis longtemps un carrefour. Elle voit passer la voie romaine est ouest qui relie Orléans (Genabum puis Aurelianis) au Mans (Cenomanii), puis dès le IXe siècle le chemin de Compostelle qui passe par Chartres pour rejoindre Tours. Les Alains, tribus nomades d'Asie centrale, dévastent la région d'Orléans au Ve siècle, avant de s'y fixer, d'où des traces toponymique (Allaines, Courtalain, Alainville) proches de Boursay, leurs traces subsistent aussi dans le goût pour l'élevage de robustes chevaux de guerre (la cavalerie lourde, cataphractes, est peut être à l'origine du cheval percheron, à l'usage plus pacifique) comme dans la pratique du tir à l'arc dans les championnats inter-villages.

La commune est active dès le haut Moyen Âge dans le commerce de l'argent et des monnaies, d'où son nom pittoresque, selon certains toponymistes. Boursay attirait du VIIIe au XIVe siècle deux grands marchés par an à la Saint-Pierre et à la Saint-Gilles, lesquels duraient plusieurs semaines et rassemblaient des marchands venant des actuelles régions Île-de-France, Centre, Pays de Loire et même du Poitou-Charente. En effet Boursay se situait sur les limites nord-est de ce qui devenait l'empire Plantagenêt qui s'étendait du sud de l'Aquitaine à l'Écosse avec un Cœur (dit de Lion) dans l'Angevin. Les échanges marchands et financiers entre les zones d'influence des rois de France et d'Angleterre ne pouvaient se faire que sur de petites seigneuries apparaissant comme neutre et commercialement bien placées ; Boursay fut l'une de ces zones et en tira profit pendant deux siècles, comptant jusqu'à 2 500 habitants en période calme mais 25 000 pendant les foires. Les grandes épidémies de peste, et notamment celle de 1396 eurent raison de ce dynamisme. Boursay tomba alors dans la léthargie et sous la féroce domination des seigneurs de Mondoubleau qui se manifeste encore aujourd'hui de manière éclatante dans l'intercommunalité des communes du Perche.

Du VIIe au XIe siècle la commune connut aussi une petite activité sidérurgique qui déclina quand l'extension de l'agriculture eut achevé la mise à bas des forêts primaires.

Terre de contact entre la féodalité angevine et la province normande, le village est aujourd'hui encore partagé, par ses toits ; certaines rues voient leurs maisons presque entièrement couvertes d'ardoise, quand d'autres sont recouvertes de tuiles plates.

Dans la même veine, le village se partage dans des luttes féroces entre les partisans du bardage bois vertical et ceux du bardage à planches horizontales.

L'arrivée du chemin de fer en 1865 relança l'activité de Boursay au détriment de sa grande rivale d'alors, la Chapelle Vicomtesse, pendant 80 ans Boursay fut en effet relié à Paris et Bordeaux plusieurs fois par jour et un trafic important de céréales et chevaux transitait par la petite gare rurale. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, elle fut bombardée par les Allemands en mai et juin 1940 pour empêcher le gouvernement provisoire de gagner Bordeaux. Pendant quelques heures il fut même question d'y tenir le conseil des ministres car le train n'allait pas plus loin ! Reconstruite en 1941, la gare de marchandise fut à nouveau visée, par la résistance d'abord en 1943 puis par l'aviation alliée en 1944 pour freiner le reflux des Allemands cette fois-ci. Les installations ferroviaires furent reconstruites en 1946/1947 mais le trafic déclina au profit du camion, de l'autocar puis de l'automobile. Boursay qui avait été relativement protégé de l'exode rural par sa gare sur la ligne Bordeaux-Paris entra alors dans une grande léthargie et un déclin démographique qui l'amena à frôler la barre symbolique des 200 habitants à la fin des années 1990, avant de se reprendre plus récemment avec l'arrivée à la fois de familles plus jeunes et celle de "néo-ruraux" en résidence secondaire ou parfois principale.

L'abandon de la voie ferrée traditionnelle, qui s'arrête aujourd'hui à Courtalain-Saint Pellerin, ne doit pas cacher le développement potentiel considérable attendu de la création de la gare d'interconnexion TGV à Courtalain… Courtalain serait ainsi à moins de 35 minutes de Paris, moins de 2 heures de Nantes et moins de 3 heures de Bordeaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires : 1965 Maurice Quillout ; 1977 Bernard Gagneau ; 1989 Jean Blanquis ; 1992 Gilles Dufrenoy.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 181 habitants, en diminution de -14,62 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
618 705 744 753 818 848 843 811 721
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733 735 707 688 682 644 633 645 652
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
655 687 675 581 625 652 575 536 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
431 378 284 229 190 203 226 206 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 26,4 %, plus de 60 ans = 18,1 %) ;
  • 46,5 % de femmes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 17,1 %, 45 à 59 ans = 25,7 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Boursay en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,9 
4,1 
75 à 89 ans
5,7 
14,0 
60 à 74 ans
13,3 
26,4 
45 à 59 ans
25,7 
20,7 
30 à 44 ans
17,1 
12,4 
15 à 29 ans
11,4 
22,3 
0 à 14 ans
24,8 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chemin des Trognes ;
  • Centre européen des trognes ;
  • Musée de la guerre ferroviaire ;
  • Moulin de la Galette ;
  • Église Saint-Pierre, du XIIe siècle ;
  • Ancien aérodrome ;
  • Château d'eau gothique ;
  • Château en ruine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason boursay41.svg

Les armoiries de Boursay se blasonnent ainsi :

D'hermine aux trois carreaux de gueules ; au chef d'azur chargé de quatre losanges d'or.

Création J.P Fernon (1991).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]