Droué

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Droué
Droué
La façade de la mairie de Droué.
Blason de Droué
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté de communes du Perche et Haut Vendômois
Maire
Mandat
Catherine Monnier
2020-2026
Code postal 41270
Code commune 41075
Démographie
Gentilé Drouésiens
Population
municipale
992 hab. (2017 en diminution de 4,25 % par rapport à 2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 29″ nord, 1° 04′ 38″ est
Altitude 158 m
Min. 143 m
Max. 214 m
Superficie 24,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Perche
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web [1]

Droué est une commune française rurale et un chef-lieu de canton. Elle est située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire. Ses habitants s'appellent les Drouésiennes et les Drouésiens.

La commune fait partie de l'unité de paysage du Perche, caractérisé par une forme mouvementée de relief. Elle est drainée par l'Egvonne (5,277 km), le Droué les Laurières et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 46 en 1988 à 22 en 2010.

Le territoire communal est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP), les Volailles de l'Orléanais, les Volailles du Maine et les vins du Val de Loire.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois bâtiments portés à l'inventaire des monuments historiques : la Pierre Cochée, classée en 1889, le château de Droué, inscrit en 2004 et classé en 2007, et l'église Notre-Dame de Boisseleau, inscrite en 1973.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Droué se trouve au nord du département de Loir-et-Cher, dans la région agricole du Perche[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 53,4 km de Blois[3], préfecture du département, à 27,3 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 26,8 km de Savigny-sur-Braye, chef-lieu du canton du Perche dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Cloyes-sur-le-Loir[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Le Poislay (3,2 km), Bouffry (3,8 km), La Fontenelle (4,7 km), Boisgasson (5,8 km) (28), Ruan-sur-Egvonne (6 km), Saint-Pellerin (6 km) (28), La Chapelle-Vicomtesse (6,2 km), Courtalain (6,4 km) (28) et Fontaine-Raoul (7 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l'unité de paysage du « Perche Gouët », au sein du Perche[10].

Le Perche Gouët présente des successions de vallons et de collines, dégageant des vues alternativement intimes et ouvertes et offrant de riches paysages, contrastant avec les autres paysages du département, marqués par de grandes étendues des plateaux et de larges vallées, et constituant ainsi une exception. Cette forme mouvementée des reliefs s'explique par la nature argileuse des sols dans lesquels les rivières et ruisseaux y ont facilement sculpté des vallons et vallées successives aux profils arrondis[11].

L'altitude du territoire communal varie de 143 mètres à 214 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Droué.

La commune est drainée par l'Egvonne (5,277 km), le Droué les Laurières et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 25,74 km de longueur totale[14].

L'Egvonne traverse la commune du nord-ouest vers le sud-est . D'une longueur totale de 24,2 km, il prend sa source dans la commune de La Fontenelle (41) et se jette dans le Loir à Cloyes-les-Trois-Rivières (28), après avoir traversé 7 communes[15]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en première catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,5 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 694 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[17]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[18],[19],[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Droué est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 4],[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Droué.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,3 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (79,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), prairies (3,6 %), forêts (4,8 %), zones urbanisées (3,7 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[25],[26].

En matière de planification, la commune, en 2017, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[27]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes du Perche et Haut Vendômois a été prescrit le [28].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Droué en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,4 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (67,1 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Droué en 2016.
Droué[29] Loir-et-Cher[30] France entière[31]
Résidences principales (en %) 73,6 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 11,4 18 9,6
Logements vacants (en %) 15,0 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Droué est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)[32],[33].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[32]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[34]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[35].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[36], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Droué devient formellement « commune de Droué »[36],[37].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Droué et au district de Mondoubleau[37]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[38],[39]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[38]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[40]. Droué est alors rattachée au canton de Droué et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[41],[37],[42]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'une des principales rues de Droué, qui borde l'église Saint-Nicolas.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Droué est membre de la communauté de communes du Perche et Haut Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [43].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton du Perche depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[44] et à la Troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[45].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Droué, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[46] avec liste ouvertes et panachage[47]. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[48].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1929 Victorien Trioreau - Maire
1929 1945 Félix Silly - Maire
1945 1947 Robert Darlet - Maire
1947 1968 Henri Mérillon - Maire
1968 1977 René Béranger - Maire
1977 1983 André Vasseur - Maire
1983 1989 Jacky Mercier - Maire
1989 2020 Yves Bertouy   Maire
2020 En cours Catherine Monier   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[49].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[50]. En 2019, la commune assure elle-même le service en régie[51].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Droué gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de régie à autonomie financière[52]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[53] : « Boisseleau Nord », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activées, avec prétraitement et déphosphatation physico-chimique, dont la capacité est de 6 000 EH, mis en service le [54].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[55]. La communauté de communes du Perche et Haut Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[56].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Droué qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[57].

En matière de justice, Droué relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[58], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[59].

Droué dispose de son propre centre de secours [60].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[62].

En 2017, la commune comptait 992 habitants[Note 5], en diminution de 4,25 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8458007949429611 0161 0211 0841 049
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0801 1001 0371 0051 0211 0491 1021 1191 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1641 1681 2391 0861 1451 1321 0911 0591 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0221 0651 2911 3221 3531 2051 1511 079990
2017 - - - - - - - -
992--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (43,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d'hommes (0 à 14 ans = 14,4 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 15 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 39,5 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 8,9 %, 30 à 44 ans = 12,7 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 46,8 %).
Pyramide des âges à Droué en 2007 en pourcentage[65]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90  ans ou +
5,2 
17,3 
75 à 89 ans
24,4 
20,6 
60 à 74 ans
17,2 
21,0 
45 à 59 ans
18,8 
15,0 
30 à 44 ans
12,7 
10,2 
15 à 29 ans
8,9 
14,4 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[66]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Droué selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[67] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[68]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 100 100,0 (100) 64 29 3 2 2
Agriculture, sylviculture et pêche 23 23,0 (11,8) 20 3 0 0 0
Industrie 8 8,0 (6,5) 0 5 1 1 1
Construction 9 9,0 (10,3) 6 3 0 0 0
Commerce, transports, services divers 48 48,0 (57,9) 33 13 1 1 0
dont commerce et réparation automobile 20 20,0 (17,5) 14 5 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 12 12,0 (13,5) 5 5 1 0 1
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (48 entreprises sur 100) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (23) %, il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 100 entreprises implantées à Droué en 2016, 64 ne font appel à aucun salarié, 29 comptent 1 à 9 salariés, 3 emploient entre 10 et 19 personnes.2 emploient entre 20 et 49 personnes.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[69]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[70]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[71]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 46 en 1988 à 32 en 2000 puis à 22 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 51 ha en 1988 à 105 ha en 2010[70]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Droué, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Droué (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[70]
Nombre d'exploitations (u) 46 32 22
Travail (UTA) 83 52 41
Surface agricole utilisée (ha) 2 358 2 549 2 306
Cultures[72]
Terres labourables (ha) 2 058 2 380 2 181
Céréales (ha) 1387 1238 1208
dont blé tendre (ha) 999 978 949
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 204 67 38
Tournesol (ha) 49
Colza et navette (ha) 95 s 472
Élevage[70]
Cheptel (UGBTA[Note 6]) 1640 1646 1971

.

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[73], les volailles de l’Orléanais[74] et les volailles du Maine[75],[76].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pierre Cochée
  • Église Saint-Nicolas de Bourguérin. Fin XVe ou début XVIe s. Vers 1631. XIXe s.

Droué désignait le château situé entre deux paroisses, Bourguérin et Boisseleau, qui avaient chacune leur seigneur, un à Bourguérin et l'autre à Droué, et chacune leur église, dépendant l'une et l'autre de l'abbaye de Saint-Avit de Châteaudun ; la bulle de 1177, confirmant les bien de cette abbaye, mentionne : Ecclesiam Beatae Mariae de Boisselis et in eadem parrochia capellam Sancti Nicholai (Chartes vendômoises, n° 102). Les pouillés citent Bourguérin. Depuis le XVIIe s, le curé réside à Boisseleau et le vicaire à Bourguérin. L'église actuelle de Droué est celle de la paroisse de Bourguérin, dont l'origine serait la chapelle du château de Bourguérin, qui aurait remplacé l'église tombée en ruine, le saint patron de la paroisse étant conservé, selon la coutume. L'église fut rebâtie fin XVe ou début XVIe s., et allongée en 1631 d'une travée à l'ouest avec le portail, comme en témoigne l'inscription, aux frais d'Isaac du Raynier qui avait réuni les seigneuries de Droué et de Bourguérin. De chaque côté se trouve une chapelle fin XIXe s.

  • Église Notre-Dame de Boisseleau. XIIe s. 1537. 1572.

L'église Notre-Dame de Boisseleau est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 11 avril 1973.

  • Château de Droué. (XVIIe siècle)

Les travaux réalisés en 1855-1869 modifièrent la distribution intérieure. L'escalier monumental a conservé son emplacement, ainsi que le niveau semi-enterré des offices.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Droué.svg

Les armoiries de Droué se blasonnent ainsi :

D'or chapé d'azur chargé en chef de deux étoiles du champ.

Armes de la famille Raynier, seigneurs de Droué aux XVIe et XVIIe s.

Transports[modifier | modifier le code]

Droué est desservie par la ligne 14 de Route 41, le réseau de transport interurbain du Loir-et-Cher.

La gare ferroviaire de Droué, sur la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean, est à présent fermée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  6. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Références[modifier | modifier le code]

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