Blacqueville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Blacqueville
Image illustrative de l'article Blacqueville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Barentin
Intercommunalité Caux-Austreberthe
Maire
Mandat
Sylvain Bulard
2014-2020
Code postal 76190
Code commune 76099
Démographie
Gentilé Blacquevillais
Population
municipale
664 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 51″ nord, 0° 51′ 50″ est
Altitude Min. 37 m – Max. 143 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Blacqueville

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Blacqueville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Blacqueville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Blacqueville

Blacqueville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Blacqueville se situe dans le canton de Barentin et fait partie de la communauté de communes du Plateau Vert.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 25 km de Rouen entre les villes de Barentin et Yvetot.

Les communes à proximité de Blacqueville sont : Fréville, Carville-la-Folletière, Mesnil-Panneville, Mont-de-l'If, Croix-Mare, La Folletière, Villers-Écalles, Bouville, Betteville...

Les villes proches de Blacqueville sont : Yvetot, Barentin et Duclair à 10 km, Maromme à 16 km, Déville-lès-Rouen et Canteleu à 17 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous la forme Blachrevilla vers 1080[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Le premier élément Blacque- est, comme dans la plupart des noms en -ville, un anthroponyme : le nom du propriétaire.

François de Beaurepaire[2] propose le nom de personne vieux norrois Blakkr, surnom signifiant « sombre, brun grisâtre » (même racine que l'anglais black « noir », issu du vieil anglais blæc « sombre, foncé, brun gris »[3]).

Il existait aussi en moyen anglais, d'autres termes proches phonétiquement et sémantiquement blake, bleach, bleike au sens de « pale, jaune », ainsi que l'anglais moderne bleak qui remonterait au vieux norrois bleikr « blanc, brillant »[4]. Le mot normand blèque « blet, blette » n'est pas une altération phonétique du terme français, mais appartient bien plutôt à cette famille de mots. Il se superpose au vieux norrois bleikr et au vieux saxon blēc.

Même nom de personne dans Le Chamblac, commune de l'Eure (Campus Blaque 1234), dans les anciens hameaux de Blactot (à Carentan, Manche et dans le pays de Caux) et Blaquemare à Beuzeville (Eure) combinés respectivement avec les appellatifs norrois topt > -tot et marr > mare.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le célèbre théologien et moine Jean Golein est né à Blaqueville-en-Caux vers l'an 1325. La seigneurie de Blacqueville dont le siège se trouvait dans un château autrefois au lieu-dit de Bellegarde fut érigée, avant 1487, en vicomté par la réunion de quatre fiefs. Cette petite vicomté avait droit de haute justice sur les habitants. Elle relevait féodalement de la baronnie de Montville. Les quatre fiefs dépassaient largement les limites de la paroisse. En voici la composition : 1/ la terre et la châtellenie de Sainte-Croix des Ifs, relevant de Montville 2/ le plein fief de haubert nommé Bellegarde (dit Blacqueville), relevant aussi de Montville 3/ le 1/8 de fief nommé Hermenonville avec son manoir appelé « la pierre » 4/ le 1/8 de fief de haubert nommé Houdetot assis aussi sur Blacqueville. Le siège du fief est aujourd'hui difficile à situer car ce lieu-dit a disparu. Sur la paroisse de Blacqueville existaient d'autres fiefs indépendants de la vicomté : Le Mesnil-Grand-Avoine et le Neufbosc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793   François Bocquet    
1799   Robert Jean-Baptiste Lorgery (fils)   Laboureur né en juin 1766
1816   François Gelee   Fabricant d'huile, propriétaire de quatre moulins
1848   Pascal Leguillon   Nommé maire provisoire à la suite de la dissolution de la municipalité en avril 1848
1852   Jean-Baptiste Duperron   Cultivateur propriétaire, né en mars 1814
1868   Jules Denier    
1891   Olivier Avenel    
1892   Albert Morel    
1896   Édouard Dupont    
1911   Gustave Follet    
1925   Henri Grandsire    
1829   Émile Sannier    
1945   Augustin Langnel    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1983 Gabriel Sannier   Agriculteur
mars 1983 mars 2001 Jean Baray   Agriculteur
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Sylvain Bulard UMP Gestionnaire immobilier
Vice-président de la CC du Plateau Vert (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6],[7],[8]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Blacqueville fait partie du canton de Barentin, intégré à la cinquième circonscription de la Seine-Maritime représentée par le député Christophe Bouillon (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 664 habitants, en augmentation de 13,12 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
785 875 824 760 771 771 718 688 631
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621 64 524 515 482 480 478 483 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
473 458 436 366 361 336 328 350 359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
337 340 288 446 529 536 595 611 664
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de Blacqueville a fait l'objet d'importants travaux en plusieurs phases à partir de 2008 en commençant par le clocher-porche. Il était construit en bois dans sa partie supérieure et recouvert d'ardoises. Il a remplacé une tour carrée en pierre située jadis entre la nef et le chœur, mais effondrée dans l'après-midi du mardi 5 septembre 1815. À cette occasion, la toiture s'écrasa sur le chœur, détruisant le maître autel, la sacristie, la chapelle de la Sainte Vierge, mais aussi les deux autres autels situés à l'entrée de la nef. On remonta en urgence les murs et la couverture. Les travaux sont bien visibles aujourd'hui dans la maçonnerie de remplissage entre le chœur et la nef. Cinq ans plus tard, les Blacquevillais n'avaient toujours pas de clocher. Un architecte dessina plusieurs projets de « clocher porche » pour former un avant corps en harmonie avec le reste. La commune, et non pas la fabrique paroissiale, entreprit les travaux après juillet 1821. On utilisa du moellon blanc ou caillou avec chaîne de brique. Par souci d'économie, les encoignures en pierre provenaient de la démolition de l'ancien clocher. La nef de l'église en pierre blanche est ancienne mais avec des travaux entre le Moyen Âge et la Révolution. Quelques dates rappellent l'époque des rénovations. Le chevet du sanctuaire est plat, sans ouverture, avec un grand retable. La sacristie à droite a été refaite avant 1879.

Cette église était à la présentation des religieux de l'abbaye de Sainte-Catherine du Mont de la Trinité. Ce droit aux religieux fut contesté en 1711 par Jacques de Lannoy, seigneur du Vertot, de Bellegarde, qui prétendait avoir le droit de présenter alternativement à la cure avec les religieux. On lui reconnut finalement la qualité de patron honoraire[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gaury, Il était une fois : Pavilly, Bouville, Blacqueville, tome 1, Ed de Fontenelle, 1997, 380p. ISBN 285019041 1
  • Philippe Gaury, « Les églises de la communauté de communes du Plateau Vert », dans bulletin de 2007, p. 2-11.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5 et 2-7084-0040-1, OCLC 6403150, LCCN 80100776)
  2. Ibidem.
  3. T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-283098-8), p. 42.
  4. T. F. Hoad, Op. cité, p. 43.
  5. « Blacqueville », sur http://seine76.fr (consulté le 7 décembre 2015).
  6. « Sylvain Bulard se représente à Blacqueville : Le maire UMP espère briguer un troisième mandat à la tête de la commune grâce à une équipe recomposée », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  7. « Sylvain Bulard réélu maire », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  8. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Archives départementales de Seine-Maritime, 2 B 412