Fréville (Seine-Maritime)

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Fréville
Image illustrative de l'article Fréville (Seine-Maritime)
Blason de Fréville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Notre-Dame-de-Bondeville
Intercommunalité Plateau Vert
Commune Saint-Martin-de-l'If
Statut Commune déléguée
Maire délégué Sylvain Garand
2016-2020
Code postal 76190
Code commune 76289
Démographie
Population 930 hab. (2013)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 04″ Nord 0° 49′ 54″ Est / 49.5677777778, 0.831666666667
Altitude Min. 77 m – Max. 142 m
Superficie 5,8 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Saint-Martin-de-l'If
Localisation

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Fréville

Fréville est une ancienne commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

La commune fusionne avec 3 autres le pour former la commune nouvelle de Saint-Martin-de-l'If et prend à cette date le statut de commune déléguée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une grande partie de la paroisse de Fréville constituait jadis un fief appartenant au Roi qui avait aussi, à ce titre, le privilège de présenter au bénéfice cure. Le Roi portait effectivement le titre honorifique de « patron fondateur » du bénéfice cure de Fréville. Philippe III le Hardi donna, en 1278, une partie de ses terres de Fréville, environ 200 hectares, en domaine propre, aux chanoines réguliers de Saint-Augustin du prieuré royal de Saint-Thomas dit « Le Mont-aux-Malades » près de Rouen[1]. La donation comprenait aussi la basse justice attachée au fief et un domaine fieffé représentant 14 petits fiefs et tenures. L'ensemble du domaine fieffé et non fieffé devait dépasser 1000 acres sur Fréville, Carville et La Folletière. Le Roi se réserva toutefois la haute justice et le patronage de la cure. En 1281, Philippe Le Hardi amplifia la donation avec le patronage et les dîmes de la cure de Fréville à la condition que soient nommés à Fréville, dès le départ du curé actuel, deux religieux dudit prieuré royal de Saint-Thomas pour desservir la paroisse. Trois prêtres allaient désormais cohabiter à Fréville jusqu'à la Révolution : le curé prieur, son vicaire, et le chapelain royal chargé de dire la messe pour la famille royale chaque jour de la semaine. Le prieur représentait un pouvoir ecclésiastique mais aussi féodal comme représentant direct sur le terrain du principal seigneur local. Il n'avait toutefois pas de château mais une maison qui porte encore aujourd'hui le nom de « prieuré »[réf. nécessaire].

On retiendra deux curés prieurs célèbres : Dom Antoine Corneille de 1642 à 1657 et l'abbé de Vertot de 1694 à 1696.

Le , les communes de Betteville, La Folletière, Fréville et Mont-de-l'If ont été regroupées par un arrêté préfectoral du 7 décembre 2015 pour former la commune nouvelle de Saint-Martin-de-l'If, et elles sont devenues à cette occasion des communes déléguées[2],[3],[4].

Article détaillé : commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1886   Alexandre-Hippolyte Lair   Juge de paix
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 16 novembre 2015)
Sylvain Garand   Président de la CC du Plateau Vert (2008 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]
Devient maire délégué de Fréville le

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 550 540 513 600 601 580 606 643
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592 568 546 527 530 519 551 489 519
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515 517 440 467 426 445 432 467 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
453 483 506 705 704 797 858 930 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fréville

Les armes de la commune de Fréville se blasonnent ainsi :

De gueules à deux bâtons en sautoir d’or accompagnés aux flancs de deux léopards rampants du même maintenant les bâtons, en chef d’une cloche senestrée de son battant extérieur le tout d’or et en pointe d’un château d’eau d’argent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gaury, Il était une fois : Mesnil-Panneville, Carville-la-Folletière, Fréville, éd. Bertout, 2003, 145 p.
  • « Fréville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. à Mont-Saint-Aignan.
  2. « Arrêté préfectoral du 7/12/2015 portant création au 1er janvier 2016 de la commune nouvelle de Saint Martin de l'If issue du regroupement des communes de Mont de l'If, La Folletière, Fréville et Betteville », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, no 76-2015-125,‎ , p. 141-143 (lire en ligne [PDF]).
  3. Thomas Dubois, « Les communes nouvelles commencent à émerger en Haute-Normandie : Le chiffre phare des quelque 36 000 communes françaises devra bientôt être réactualisé. Au 1er janvier 2016, beaucoup auront disparu (du moins administrativement) au profit de communes nouvelles, autre aspect de la vaste réforme territoriale engagée par le gouvernement. En Haute-Normandie, elles sont plusieurs dizaines à avoir ainsi choisi de se regrouper au nom des économies et de l’efficacité. Et ce avec la promesse de voir, au contraire des autres, la dotation budgétaire de l’État maintenue pour quelques années. Un réel progrès ? Les élus ne sont pas tous convaincus », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  4. D.L, « Six communes nouvelles créées au 1er janvier 2016 en Seine-Maritime : Au 1er janvier 2016, la Seine-Maritime ne comptera plus que 718 communes contre 745 jusqu'à maintenant. La raison: la création de six communes nouvelles conformément à la loi du 16 mars 2015. Elles regrouperont 33 anciennes municipalités. Le détail à découvrir ici », Tendance Ouest,‎ (lire en ligne).
  5. « Les maires de Fréville », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 7 décembre 2015).
  6. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime,‎ (consulté le 2 décembre 2015).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.