Dominique Potier

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l’homme politique. Pour l’officier belge, voir Edgard Potier. Pour les autres articles homonymes, voir Potier.

Dominique Potier
Illustration.
Dans le jardin du palais Bourbon.
Fonctions
Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle
En fonction depuis le
(6 ans, 1 mois et 19 jours)
Réélection
(1 an, 1 mois et 21 jours)
Législature XIVe
Groupe politique SRC, SER puis NG
Prédécesseur Philippe Morenvillier
Maire de Lay-Saint-Remy

(13 ans)
Successeur Clément Verdelet
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Toul
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Agriculteur

Dominique Potier (né le ) est un homme politique français[1].

Membre du Parti socialiste, il est élu député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle lors des élections législatives de juin 2012, puis réélu lors de celles de juin 2017. Il fut également maire de Lay-Saint-Remy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu du milieu associatif et de la mouvance chrétienne agricole (Mouvement rural de jeunesse chrétienne), Dominique Potier poursuit des études de géographie. Il crée le GAEC du Sillon, coopérative fondée avec quatre autres agriculteurs dans le village de Lay-Saint-Rémy et convertie au bio en 1992.

Il est maire de Lay-Saint-Remy de 2001 à 2013 et prend la présidence de la communauté de communes du Toulois de 2008 à 2013.

Lors des élections législatives de 2012, la gauche ne part pas favorite dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, Nicolas Sarkozy y conservant une majorité de voix au second tour[2]. Dominique Potier bat pourtant l'ancienne ministre Nadine Morano, avec plus de 55 % des voix[3],[4] après un premier tour où il vire en tête devant sa rivale UMP[5].

Il s'est abstenu lors du vote du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, s’opposant à l’indifférenciation juridique entre enfant de filiation biologique et enfant adopté par un couple homosexuel[6].

Sur sa déclaration d'intérêts et d'activités au titre d'un mandat parlementaire auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il a déclaré gagner 400 euros par mois comme agriculteur[7].

Il est réélu en juin 2017[8].

En 2013, il démissionne de ses mandats locaux pour son mandat de député[9] quelques jours avant le vote final de la loi contre le cumul des mandats.

Il reste un soutien officiel de Benoit Hamon pendant la campagne présidentielle de 2017 lorsqu'il gagne la primaire alors qu'il était auparavant un soutien de Manuel Valls. Il parraine Benoit Hamon pour ce scrutin.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Durant cette législature, Dominique Potier est engagé sur les sujets relatifs aux régulations internationales, les nouveaux modèles de développement, la lutte contre la pauvreté ou encore l’aménagement du territoire. Rapporteur du projet de loi relatif à la politique de solidarité internationale, responsable du groupe socialiste sur le projet de loi pour l’avenir de l’agriculture, l’alimentation et la forêt et président du groupe d’études sur l’économie circulaire.

Président du comité de surveillance du programme Écophyto[10] auprès du ministère de l’Agriculture depuis 2013, il s’est vu confier par le Premier ministre en juin 2014 une mission d’évaluation et de révision de ce programme. Son rapport vise à donner à la politique française une maîtrise des pesticides.

Dominique Potier a fondé « Esprit civique », une association inspirée du mouvement personnaliste[11].

À la suite des attentats de Paris de novembre 2015, il co-signe dans le cadre de la loi de prolongation de l'état d'urgence un amendement présenté par la députée de Paris Sandrine Mazetier visant, contre l'avis du gouvernement, à rétablir la censure sur la presse, la radio, le cinéma et le théâtre[12].

Le 5 avril 2016, Dominique Potier vote la loi dite « loi Urvoas », loi transformant l'obligation d'égalité de temps de parole dans les médias des candidats à l'élection présidentielle en principe dit « d'équité »[13].

Dominique Potier s'est notamment fait remarquer, à la fin du quinquennat de François Hollande, par sa proposition de loi visant à lutter contre l'accaparement des terres agricoles[14], qui a été votée mais en partie retoquée par le Conseil constitutionnel quelques mois plus tard[15].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Dominique Potier Assemblée Nationale
  2. Le Toulois ne voulait pas le changement, Le Républicain lorrain, 7 mai 2012
  3. Législatives : Nadine Morano battue en Meurthe-et-Moselle sur Le Monde, 17 juin 2012
  4. Dominique Potier de la terre à la Une, Christian Jougleux, Le Républicain lorrain, 15 juin 2012
  5. Potier éjecte Morano, Le Républicain lorrain, 18 juin 2012
  6. Dominique Potier, « Mariage pour tous », sur www.dominiquepotier.com, (consulté le 28 juin 2017)
  7. http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/potier-dominique-dia-depute-54.pdf
  8. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  9. Pierre Taribo, « Le changement dépend autant de la société que de l’exécutif », La Semaine,‎ (lire en ligne)
  10. programme Ecophyto
  11. Site officiel d'Esprit Civique
  12. « Assemblée nationale - Prorogation de l'état d'urgence (no 3225) - Amendement no 41 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 décembre 2015)
  13. Assemblée Nationale, « Texte adopté n° 713 - Proposition de loi organique, adoptée, par l'Assemblée nationale, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 4, de la Constitution, de modernisation des règles applicables à l'élection présidentielle - XIVe législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 10 avril 2016)
  14. « Assemblée nationale - Agriculture : lutte contre l’accaparement des terres agricoles », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 21 décembre 2017)
  15. « La loi contre l’accaparement des terres agricoles censurée par le Conseil constitutionnel », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]