Bardenac

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Bardenac
Bardenac
Habitat traditionnel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Dany Poirier
2020-2026
Code postal 16210
Code commune 16029
Démographie
Gentilé Bardenacais
Population
municipale
228 hab. (2017 en diminution de 11,63 % par rapport à 2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 06″ nord, 0° 00′ 49″ ouest
Altitude Min. 61 m
Max. 162 m
Superficie 8,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bardenac
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Bardenac

Bardenac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Bardenacais et les Bardenacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Bardenac est une commune du Sud-Charente située entre Brossac et Chalais.

Elle est à 5 km au nord-ouest de Chalais et 4 km au sud-est de Brossac. Elle est aussi à 22 km de Barbezieux, 7 km de Montboyer, 16 km de Montmoreau et 42 km d'Angoulême[2].

La commune est traversée du sud-est au nord-ouest par la D 731, route de Chalais à Brossac, Barbezieux, Archiac et Cognac, que le bourg surplombe. La commune est aussi traversée par la D 89, petite départementale de Montboyer à Saint-Vallier et qui passe au bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux et fermes. Il n'y a pas de hameau particulièrement important. On peut citer : le Haut et le Bas Bousson au nord-est, chez Vrignaud au pied du bourg, chez le Fourrier, chez Barret à l'ouest, la Motte à Coyron au sud-est, la Moulinasse au nord, etc.[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bardenac
Brossac Brie-sous-Chalais
Saint-Vallier Bardenac Curac
Yviers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune, comme son bourg, est partagée entre les coteaux calcaires crayeux du Campanien (Crétacé supérieur) sur sa moitié nord-est, et les terrains composés de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôts datant du Tertiaire, de la forêt de la Double saintongeaise pour sa partie sud-ouest[4],[5],[6].

Le terrain communal est plus élevé à l'ouest dans ces sols pauvres et argileux qui sont boisés, et une cuesta faisant face au nord-est et qui est celle du bourg de Brossac fait la séparation de la forêt et de la champagne. La Motte à Coyron est une butte-témoin de cette côte.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 162 m, situé dans la forêt à l'ouest du bourg au sud de Bel-Air. Le point le plus bas est à 61 m, situé à la limite orientale de la commune le long de la Viveronne. Le bourg, construit sur un promontoire, est à 130 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Viveronne, en limite avec Brie.

La commune est sur le bassin versant de la Dordogne.

La Viveronne, affluent de la Tude à Chalais et sous-affluent de la Dronne, et dont la source est à Brossac, limite la commune au nord.

Au sud du bourg, l'Argentonne, qui est un autre affluent de la Tude, prend sa source et descend au sud vers Yviers.

À l'extrémité occidentale de la commune, naissent de petits ruisseaux intermittents descendant vers la Poussonne, affluent du Palais qui se jette dans le Lary. Le ruisseau de la Vauzelle, affluent de la Viveronne, borde la commune au nord-ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Bardenac est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme a peu évolué puisqu'une forme ancienne est Bardenac en 1302[11], et de Bardenaco (non daté)[12].

L'origine du nom de Bardenac remonterait à un personnage gallo-romain Bardinus ou Bardannus, lui-même dérivé du gaulois Bardos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Bardinacum, ou « domaine de Bardinus »[13],[14]. Ce serait aussi un nom d'homme franc, d'où dérive Bardinus ou Bardenus[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur le territoire communal, et encadrent une voie ancienne reliant Brossac et Chalais, supposée voie romaine entre Saintes et Cahors et se confondant avec la route actuelle[16],[17].

La motte castrale de Coyron, au bord de la route de Chalais, appartenait aux seigneurs de Barbezieux, et relevait, comme eux et Chalais, de l'archevêque de Bordeaux. La châtellenie s'étendait sur toutes ou partie des six paroisses de Bardenac, Brossac, Châtignac, Saint-Cyprien (dans l'actuelle commune de Châtignac), Sainte-Souline et Saint-Vallier.

En 1347, le château (fortalicium) est repris par les Anglais, et, la même année, le roi de France Philippe VI le promet à Henri de Barbezieux « comme un sien chasteau, appelé Coyron, lequel est en Xaintonge, et aux frontières de nos ennemis, où estait capitaine Pierre Arnaud, de Broussac et emprès ait esté pris par traïson par Guillaume de Guellande, chevalier, lequel l'aurait occupé depuis. »

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le fief de Coyron était possédé pour les trois cinquièmes par les seigneurs de Saint-Vallier, les du Verdier. Ils le tenaient à foi et hommage lige du marquis de Barbezieux, sous le devoir « d'un épervier sor garny de sonnettes et de gants », c'est-à-dire d'un jeune épervier muni de ses accessoires de chasse.

La petite seigneurie de Masperier appartenait, avant la Révolution, à des familles du parlement de Bordeaux[18].

Bardenac absorbe Brie-sous-Chalais en 1973 et devient Brie-Bardenac, mais la recède en 1993[19].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1981 2008 André Jouannet    
2008 2014 Alain Vallet DVG Retraité EDF
2014 En cours Dany Poirier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2017, la commune comptait 228 habitants[Note 2], en diminution de 11,63 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
402269330463468464510477450
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
461447443436409386408367336
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
353364340314286297292270238
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
232405362367238232253231228
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bardenac en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
0,9 
6,5 
75 à 89 ans
10,2 
11,3 
60 à 74 ans
16,7 
19,4 
45 à 59 ans
12,0 
23,4 
30 à 44 ans
27,8 
15,3 
15 à 29 ans
14,8 
23,4 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Bardenac absorbe Brie-sous-Chalais en 1973, qu'il recède en 1993[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[25].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîte rural
  • Restaurant.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

École de Bardenac.

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Bardenac et Yviers. Yviers accueille l'école primaire, et Bardenac l'école élémentaire[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Saturnin[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Saturnin[27],[28] (ou Saint-Germain selon la source[29]) était à son origine, au XIe siècle le siège commun d'une cure et d'un prieuré dont on ne connaît pas l'abbaye d'affiliation. Probablement suite aux destructions des guerres de religion, la voûte a été refaite au XVe siècle. Mais menaçant ruine au XIXe siècle, l'église a été démolie et entièrement refaite sur ses bases, avec un clocher-porche. L'édifice fut consacré en 1897[29].

L'église possède une cloche en bronze datée 1537 et classée monument historique au titre objet depuis 1943[27]. Elle a été restaurée et bénie en 2011. Elle aurait été fondue en 1537 par des ouvriers du Doubs, compagnons du tour de France. La cloche, en bronze airain (78 % de cuivre et 22 % d'étain), pèse 280 kilos. Pour la restauration, le maire de la commune Alain Vallet a fait appel à l'entreprise Bodet près de Tours. Des inscriptions découvertes ont été traduites du vieux français : « Je fus fait, damoiselle Cheminie, dame de Coyron de Grange et Borde. Fabriqueur M. Poupeau me fit. »[30].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 22 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le 30 décembre 2011)
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  11. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne)
  12. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 393
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 53.
  14. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  15. Foerstemann, Altdeutsches Namenbuch, Berlin, 1856, p.214 in Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  16. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 103
  17. Joseph Piveteau, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, Constantin, (lire en ligne), p. 41-42
  18. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 73
  19. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  23. « Evolution et structure de la population à Bardenac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  25. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le 7 novembre 2020)
  26. Site de l'inspection académique de la Charente
  27. a et b « Cloche en bronze », notice no PM16000101, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Clocher d'une église de France - Bardenac », sur clochers.org, (consulté le 22 novembre 2016)
  29. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 62-63
  30. Journal La Charente libre, « La cloche de Bardenac est de retour », (consulté le 29 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]