Montboyer

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Montboyer
Montboyer
L'église de Montboyer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Muriel Enique
2020-2026
Code postal 16620
Code commune 16222
Démographie
Population
municipale
331 hab. (2018 en diminution de 15,35 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 33″ nord, 0° 04′ 32″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 171 m
Superficie 26,79 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montboyer
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Montboyer

Montboyer (prononcer /mɔ̃.bwa.je/) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Montboyer : vue générale depuis la D 136.

Montboyer est une commune du Sud-Charente située à 7 km au nord de Chalais et 37 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi située à 9 km au sud de Montmoreau, 9 km à l'est de Brossac, 10 km au nord-ouest d'Aubeterre-sur-Dronne[1].

Montboyer est située sur la D 674, route d'Angoulême à Libourne, entre Montmoreau et Chalais[2].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est dispersé et la commune compte de nombreux hameaux et fermes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue aux environs de Chez Foucaud.

La commune est dans les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente, mais aussi une petite zone de Santonien au nord-ouest (la Font de Cosson) sous la forme de formation de recouvrement due aux glaciations du Quaternaire, et dont la présence témoigne aussi de la présence d'un anticlinal. La vallée de la Tude, à l'est, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire, et les sommets boisés par des altérites[3],[4],[5].

Le territoire communal est assez vallonné et fait partie des coteaux du Montmorélien. Il compose aussi la Champagne charentaise qui s'étend entre le sud de Cognac et le Périgord blanc[6].

La commune est bordée à l'est par la vallée de la Tude. D'autres vallées secondaires traversent la commune et confluent vers le sud. Le point culminant de la commune est à une altitude de 171 m, situé à l'extrémité nord-ouest (croix Suraud). Le point le plus bas est à 47 m, situé à l'extrémité sud au confluent du Neuillac et de la Tude. Le bourg, construit dans un vallon, est à 85 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est par la Tude, affluent de la Dronne, bassin versant de la Dordogne.

Le Neuillac, appelé Reteuil dans la commune voisine de Saint-Laurent-des-Combes où il prend sa source, traverse l'ouest de la commune pour se jeter dans la Tude au sud. Le Mardacon (ou la Fontaine Saint-Jean), ruisseau à sec en été, est un autre affluent de la Tude; il naît dans le nord de la commune (fontaine du Petit Doit) et passe au bourg. Un autre affluent de la Tude, ruisseau intermittent, fait la limite nord-est de la commune (pont de Peudry).

De nombreux autres ruisseaux intermittents et sources jalonnent le territoire communal[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Bordé à l'est par la Tude, le territoire communal est concerné par le site Vallée de la Tude, identifié dans le réseau Natura 2000 comme important pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[7],[8].

Seize espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[7].

Vingt-six autres espèces animales importantes y ont été recensées dont quatorze sont concernées par l'annexe IV de la directive habitats.

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

À Montboyer, sur un périmètre quasi identique à celui du site Natura 2000 ci-dessus, la vallée de la Tude fait partie de la ZNIEFF de type II nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »[9],[10].

Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées[9] :

Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montboyer est une commune rurale[Note 1],[11]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (22 %), forêts (13,1 %), prairies (5,5 %), zones urbanisées (1 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Monte Boerii (non datée, au Moyen Âge)[17].

L'origine du nom de Montboyer remonterait à un nom de personne d'origine latine qui a été francisé en Boyer. Le nom du village signifierait « mont de Boyer »[18],[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Montboyer était dans la province de Saintonge et en formait la bordure orientale avec Chalais[20].

Sous l'Ancien Régime, de nombreux fiefs composaient la paroisse. Les principaux étaient la Boisse, Château Jollet et Magézir, ces deux derniers ayant été réunis au XVIe siècle. Ces diverses seigneuries relevaient toutes de la principauté de Chalais, dont elles avaient été démembrées, ce qui fut la cause de nombreuses procédures.

Magézir avait son château fort, détruit lors de la guerre de Cent Ans. Il en reste les douves, comblées en partie. Ce fief appartenait la famille Nompar de Caumont-La-Force. En 1605, Jacques Nompar de Caumont inaugura les cinq foires annuelles de Montboyer établies par le roi; elles se tenaient les lendemains de Pâques et de la Pentecôte, le jour de la Sainte-Anne, les lendemains de la Toussaint et de Noël. Au XXe siècle, elles se tiendront le quatrième vendredi de chaque mois. Magézir a été vendu comme bien national après la Révolution, après que leurs derniers possesseurs, les Damas de Thianges d'Anlézy, aient émigré.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1620.

Au début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était représentée par le moulin Rabier, sur la Tude. La gare de Montboyer, située sur la ligne Paris-Bordeaux entre Angoulême et Chalais, était sur le territoire de la commune de Courlac[21].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Montboyer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Dubreuil DVG[22], puis SE Président de la CC Pays de Chalais
2014 2020 Christian Lucas    
2020 En cours Muriel Enique    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 331 habitants[Note 2], en diminution de 15,35 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4441 2741 4071 4641 5511 4791 4261 4671 521
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4241 4281 3301 2841 2751 2091 1401 0451 057
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0401 118916887866841829765664
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
595538489440415412412411391
2018 - - - - - - - -
331--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montboyer en 2007 en pourcentage[27].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
0,9 
14,1 
75 à 89 ans
16,4 
14,6 
60 à 74 ans
18,3 
25,8 
45 à 59 ans
27,2 
15,2 
30 à 44 ans
16,4 
13,6 
15 à 29 ans
9,9 
15,2 
0 à 14 ans
10,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[28].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire d'origine contrôlée du Cognac « Bons Bois »[29] et de l'AOP Noix du Périgord[30].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Montboyer et Saint-Martial, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école de Montboyer, située au bourg, comporte une classe unique. Le secteur du collège est Chalais[31].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Vincent date du XVIIIe siècle. Certains de ses objets sont classés au titre des monuments historiques : statue de Vierge à l'enfant, autel, cloche[32].
Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église de Montboyer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  6. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Paris, Masson, , 223 p. (ISBN 2-225-41118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  7. a et b [PDF] - FR5400419 - Vallée de la Tude, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  8. Carte du site « Vallée de la Tude », INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  9. a b et c [PDF] - Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes, Jean Terrisse (LPO), INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  10. Carte de la ZNIEFF 540120099, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  11. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  12. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  17. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 414
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 469.
  19. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  20. Une paroisse de l'ancienne Saintonge : Montboyer du XIVe siècle à nos jours, par E. G. Papillaud, (S. Lejay, 1899), 380 p.
  21. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 242
  22. Lejdd.fr
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. « Evolution et structure de la population à Montboyer en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  29. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le 1er novembre 2020)
  30. « Délimitation géographique de l'AOP Noix du Périgord », sur www.noixduperigord.com, (consulté le 1er novembre 2020)
  31. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 10 juillet 2012)
  32. « Montboyer », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. site Catillus Carol, « Personnages célèbres de la Charente », (consulté le 27 mars 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]