Montboyer

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Montboyer
Montboyer
L'église de Montboyer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes Tude et Dronne
Maire
Mandat
Christian Lucas
2014-2020
Code postal 16620
Code commune 16222
Démographie
Population
municipale
369 hab. (2016 en diminution de 7,29 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 33″ nord, 0° 04′ 32″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 171 m
Superficie 26,79 km2
Localisation

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Montboyer (prononcer /mɔ̃.bwa.je/) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Montboyer : vue générale depuis la D 136.

Montboyer est une commune du Sud-Charente située à 7 km au nord de Chalais et 37 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi située à 9 km au sud de Montmoreau, 9 km à l'est de Brossac, 10 km au nord-ouest d'Aubeterre-sur-Dronne[1].

Montboyer est située sur la D 674, route d'Angoulême à Libourne, entre Montmoreau et Chalais[2].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est dispersé et la commune compte de nombreux hameaux et fermes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montboyer
Saint-Laurent-des-Combes Saint-Martial Montmoreau,
Bors
Brie-sous-Chalais Montboyer Bellon
Chalais Courlac,
Orival

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue aux environs de chez Foucaud

La commune est dans les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente, mais aussi une petite zone de Santonien au nord-ouest (la Font de Cosson) sous la forme de formation de recouvrement due aux glaciations du Quaternaire, et dont la présence témoigne aussi de la présence d'un anticlinal. La vallée de la Tude, à l'est, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire, et les sommets boisés par des altérites[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le territoire communal est assez vallonné et fait partie des coteaux du Montmorélien. Il compose aussi la Champagne charentaise qui s'étend entre le sud de Cognac et le Périgord blanc[6].

La commune est bordée à l'est par la vallée de la Tude. D'autres vallées secondaires traversent la commune et confluent vers le sud. Le point culminant de la commune est à une altitude de 171 m, situé à l'extrémité nord-ouest (croix Suraud). Le point le plus bas est à 47 m, situé à l'extrémité sud au confluent du Neuillac et de la Tude. Le bourg, construit dans un vallon, est à 85 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est par la Tude, affluent de la Dronne, bassin versant de la Dordogne.

Le Neuillac, appelé Reteuil dans la commune voisine de Saint-Laurent-des-Combes où il prend sa source, traverse l'ouest de la commune pour se jeter dans la Tude au sud. Le Mardacon (ou la Fontaine Saint-Jean), ruisseau à sec en été, est un autre affluent de la Tude; il naît dans le nord de la commune (fontaine du Petit Doit) et passe au bourg. Un autre affluent de la Tude, ruisseau intermittent, fait la limite nord-est de la commune (pont de Peudry).

De nombreux autres ruisseaux intermittents et sources jalonnent le territoire communal[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Monte Boerii (non datée, au Moyen Âge)[7].

L'origine du nom de Montboyer remonterait à un nom de personne d'origine latine qui a été francisé en Boyer. Le nom du village signifierait « mont de Boyer »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Montboyer était dans la province de Saintonge et en formait la bordure orientale avec Chalais[10].

Sous l'Ancien Régime, de nombreux fiefs composaient la paroisse. Les principaux étaient la Boisse, Château Jollet et Magézir, ces deux derniers ayant été réunis au XVIe siècle. Ces diverses seigneuries relevaient toutes de la principauté de Chalais, dont elles avaient été démembrées, ce qui fut la cause de nombreuses procédures.

Magézir avait son château fort, détruit lors de la guerre de Cent Ans. Il en reste les douves, comblées en partie. Ce fief appartenait la famille Nompar de Caumont-La-Force. En 1605, Jacques Nompar de Caumont inaugura les cinq foires annuelles de Montboyer établies par le roi; elles se tenaient les lendemains de Pâques et de la Pentecôte, le jour de la Sainte-Anne, les lendemains de la Toussaint et de Noël. Au XXe siècle, elles se tiendront le quatrième vendredi de chaque mois. Magézir a été vendu comme bien national après la Révolution, après que leurs derniers possesseurs, les Damas de Thianges d'Anlézy, aient émigré.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1620.

Au début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était représentée par le moulin Rabier, sur la Tude. La gare de Montboyer, située sur la ligne Paris-Bordeaux entre Angoulême et Chalais, était sur le territoire de la commune de Courlac[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Montboyer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Dubreuil DVG[12], puis SE Président de la CC Pays de Chalais
2014 En cours Christian Lucas    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 369 habitants[Note 1], en diminution de 7,29 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4441 2741 4071 4641 5511 4791 4261 4671 521
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4241 4281 3301 2841 2751 2091 1401 0451 057
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0401 118916887866841829765664
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
595538489440415412412411391
2016 - - - - - - - -
369--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montboyer en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
0,9 
14,1 
75 à 89 ans
16,4 
14,6 
60 à 74 ans
18,3 
25,8 
45 à 59 ans
27,2 
15,2 
30 à 44 ans
16,4 
13,6 
15 à 29 ans
9,9 
15,2 
0 à 14 ans
10,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Montboyer et Saint-Martial, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école de Montboyer, située au bourg, comporte une classe unique. Le secteur du collège est Chalais[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Vincent date du XVIIIe siècle. Certains de ses objets sont classés au titre des monuments historiques : statue de Vierge à l'enfant, autel, cloche[20].
Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église de Montboyer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Nompar de Caumont (1558-1652), seigneur de Magézir.
  • François-Ganivet Desgraviers-Berthelot, né à Montboyer en 1768, mort au combat le 26 juillet 1812 à Salamanque (Espagne), général des armées de la Révolution et de l'Empire.
  • Marcelin Oscar Chabannais, né à Montboyer le 13 avril 1868, mort en 1941, instituteur, chevalier de la Légion d'honneur, auteur d'Angoulême, Balcon du Sud-Ouest, à travers les âges édité en 1938, dessinateur[21]
  • Pascal Mignon Grand attaquant de l'olympique Montboyer durant les années 1990, malgré sa notoriété il est resté simple et vie toujours a Montboyer avec Zézette son épouse .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  6. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Masson, , 223 p. (ISBN 2-2254-1118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 414
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 469.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Une paroisse de l'ancienne Saintonge : Montboyer du XIVe siècle à nos jours, par E. G. Papillaud, (S. Lejay, 1899), 380 p.
  11. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 242
  12. Lejdd.fr
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Evolution et structure de la population à Montboyer en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 10 juillet 2012)
  20. « Montboyer », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. site Catillus Carol, « Personnages célèbres de la Charente », (consulté le 27 mars 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]