Yviers

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Yviers
L'église Notre-Dame d'Yviers
L'église Notre-Dame d'Yviers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité CC Tude et Dronne
Maire
Mandat
Jean-Claude Lafaye
2014-2020
Code postal 16210
Code commune 16424
Démographie
Population
municipale
508 hab. (2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 33″ Nord 0° 00′ 13″ Ouest / 45.2758, -0.0036
Altitude Min. 48 m – Max. 147 m
Superficie 22,56 km2
Localisation

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Yviers

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Yviers

Yviers est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Yviers est une commune du Sud Charente limitrophe de la Charente-Maritime et proche du département de la Dordogne, située à 3,5 km à l'ouest de Chalais et 44 km au sud d'Angoulême.

Le bourg d'Yviers est aussi à 7 km au sud-est de Brossac, 16 km au nord-est de Montguyon, 25 km au sud-est de Barbezieux, 27 km à l'ouest de Ribérac et 66 km au nord-est de Bordeaux[1].

Il n'est qu'à 3 km de la D 674, route d'Angoulême à Libourne qui passe à Chalais. La D 731, route de Chalais à Barbezieux et Cognac, passe en limite nord-est de la commune.

Le bourg est desservi par la D 134, qui traverse la commune d'est en ouest et va à Chalais. La D 20, route qui va de Chalais à Rioux-Martin et Boscamnant, passe en limite sud de commune. La D 191 passe en limite ouest de la commune, dans la forêt, et va de Brossac à Mélac près de Sauvignac[2].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est assez dispersé, et de nombreuses fermes et hameaux sont disséminés sur la commune, principalement au pied de la forêt à l'ouest du bourg.

Parmi les hameaux les plus importants, on peut citer chez Parlant au sud, les Gorces et les Foucaudes au nord[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Yviers
Saint-Vallier Bardenac Curac
Sauvignac Yviers Chalais
La Genétouze
(Charente-Maritime)
Rioux-Martin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Commune d'une grande superficie, sa moitié occidentale est occupée par la forêt de la Double, composée principalement de pins maritimes. La moitié orientale est cultivée, principalement des céréales. Ces zones correspondent à des zones géologiques bien définies : calcaire crayeux du Campanien (Crétacé supérieur) à l'est, et à l'ouest, terrain accidenté composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôts datant du Tertiaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le bourg est à 60 m d'altitude, et le point culminant se trouve dans les hauteurs à l'ouest dans la forêt, chez Finet (147 m). Le point le plus bas est à 48 m, situé en limite sud le long de l'Argentonne près du Moulin de la Motte[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Yviers est traversé du nord au sud par l'Argentonne, petit ruisseau qui descend de Bardenac, passe au bourg et se jette dans la Tude après avoir traversé Rioux-Martin et longé Chalais.

L'Argentonne reçoit de nombreux petits affluents sur sa rive droite, qui descendent de la forêt au sol argileux, comme le ruisseau de la Tannerie ou la Gourdine, ainsi qu'un petit affluent qui se jette au bourg.

À l'extrémité occidentale de la commune, naissent de petits ruisseaux intermittents descendant vers la Poussonne, affluent du Palais qui se jette dans le Lary. Le ruisseau de la Laine fait la limite nord-ouest.

Il y a aussi quelques petits étangs dans la forêt, et des sources comme le Font Rouil au nord, la Fontaine de l'Aiguillon, ...)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Iverio en 1083-1098, Vier en 1109, Yverio en 1100[6].

Selon Talbert, l'origine du nom d'Yviers remonterait à un nom de personne gallo-romain Iberius, dérivant du nom du peuple des Ibères, ce qui correspondrait à Iberius [fundus], « domaine d'Ibérius »[7]. A.Dauzat, quant à lui, préfère une origine germanique de ce nom : Ew-hari[8].

Le "s" final a été ajouté plus tardivement, probablement bien après la guerre de Cent Ans lors de la francisation du nom.

La commune a été créée Yviers en 1793 du nom de la paroisse[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges antiques témoignent d'une ancienneté de l'occupation, en particulier des objets de l'époque romaine (céramique sigillée, tegulae, colonne de marbre, pointes d'amphores), à la combe de Saint-Front en-dessous de Chez Camus, et aux Justices, autour du bourg, indiquant de probables emplacements de villas[10]. Dans un puits fouillé en 1872, on a aussi retrouvé 17 urnes rangées debout, au milieu de faïence plus grossière et fragments de tegulae[11].

Au Moyen Âge, le diocèse de la paroisse d'Yviers était celui de Saintes, la Tude faisant la limite avec celui de Périgueux.

Le logis de la Tour était le siège de la principale seigneurie de la paroisse. Au XVIe siècle, elle avait été acquises des Talleyrand par Bertrand de La Tour. En 1590, le fils de Bertrand, François, épousa la fille unique de Montaigne. De ce mariage vint une fille, aussi unique, qui porta en dot La Tour d'Yviers à son époux, Honoré de Lur-Saluces, comte d'Uza et vicomte d'Aureilhan, dans les Landes[Note 1], gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi et gouverneur de Bayonne. Plus tard, la seigneurie de la Tour fut rachetée par les Talleyrand et réunie à leur château de Chalais.

Dans la même paroisse, le logis de Fougerat appartenait à la famille de Brémond d'Ars[11].

La commune comportait aussi de nombreux moulins à eau, comme ceux de Touche Corde et de la Motte, et un moulin à vent (moulin de Vigent, point géodésique)[2].

Aux XIXe et XXe siècles, Yviers fournissait de la marne en grande quantité pour amender les terrains acides de la Double.

Pendant la première moitié du XXe siècle, une partie de la commune était traversée par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Barbezieux à Chalais par Brossac appelée le Petit Mairat[11].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 2001 en cours Jean-Claude Lafaye SE Retraité de l'agriculture

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 508 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 031 735 849 1 207 1 051 1 154 1 182 1 156 1 138
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 175 1 145 1 030 984 956 979 892 888 811
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
826 787 692 660 608 618 548 530 493
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010 2013
428 415 516 503 468 487 501 516 508
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Yviers en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
10,1 
75 à 89 ans
10,9 
15,6 
60 à 74 ans
15,3 
26,8 
45 à 59 ans
24,9 
20,6 
30 à 44 ans
19,7 
16,0 
15 à 29 ans
11,6 
10,5 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un RPI entre Bardenac et Yviers. Yviers accueille l'école primaire, et Bardenac l'école élémentaire. L'école communale possède une classe de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est Chalais[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le clocher

L'église paroissiale Notre-Dame est romane et date du XIIe siècle, mais seule en reste la muraille nord car elle a été remaniée au XIVe siècle. Cependant elle a gardé son aspect monumental et son portail est orné de fines sculptures Renaissance[11].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de la Tour, ou la Tour d'Yviers, est une demeure imposante située à l'ouest du bourg. Elle a appartenu aux Talleyrand-Périgord, mais aussi à Bertrand de La Tour au XVIe siècle, date de sa reconstruction[11].

La Tour
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin-Buchey indique par erreur «  Honoré de Lur, vicomte d'Ozillan ».
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre,‎ (consulté le 30 décembre 2011)
  6. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 85,86,104
  7. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 737
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 105
  11. a, b, c, d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 416
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  13. « Evolution et structure de la population à Yviers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  15. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 29 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Catillus Carol, « Yviers »,‎ (consulté le 12 novembre 2015)