Saint-Vallier (Charente)

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Saint-Vallier
Mairie de St-Vallier
Mairie de St-Vallier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes des 4B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Patrick Favreau
2014-2020
Code postal 16480
Code commune 16357
Démographie
Population
municipale
143 hab. (2012)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 42″ N 0° 03′ 37″ O / 45.295, -0.060345° 17′ 42″ Nord 0° 03′ 37″ Ouest / 45.295, -0.0603
Altitude Min. 53 m – Max. 158 m
Superficie 18,21 km2
Localisation

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Saint-Vallier est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Vallier est une commune du Sud Charente limitrophe de la Charente-Maritime, située à 4 km au sud de Brossac et 43 km au sud d'Angoulême. Elle est entièrement située dans la forêt de la Double saintongeaise, appelée aussi forêt de Chaux dans la partie charentaise.

Le bourg de Saint-Vallier se trouve aussi à 8 km à l'ouest de Chalais, 13 km au nord-est de Montguyon, 21 km au sud-est de Barbezieux, 49 km de Cognac et 65 km de Bordeaux[1].

La commune est assez étendue. La D 7 la traverse dans toute sa longueur du sud-ouest au nord-est. Cette petite départementale qui mène à Brossac passe ensuite à Blanzac, Roullet-Saint-Estèphe et finit à Hiersac. Au sud-ouest, cette route permet d'atteindre Montguyon. Saint-Vallier est aussi relié à Bardenac par la D 89. La D 731, route de Chalais à Barbezieux, passe au nord-est de la commune à 3,5 km du bourg[2].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est dispersé, et le bourg n'est pas plus gros que les nombreux hameaux, comme chez Périou, le Peyrat, chez Gruet, Vinsac, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Vallier
Brossac Bardenac
Guizengeard Saint-Vallier Yviers
Boresse-et-Martron
(Charente-Maritime)
Sauvignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La totalité de la commune est occupée par un terrain composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôt datant du Tertiaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Bien que la commune ne soit pas très haute en altitude (environ 110 m), le terrain est assez vallonné. Son point culminant est à une altitude de 158 m, situé sur la limite nord-est, non loin de Bardenac. Le point le plus bas est à 53 m, à l'extrémité sud de la commune le long du Palais. Le bourg, construit sur une avancée entre deux vallées, est à 120 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Palais, affluent du Lary et sous-affluent de l'Isle et qui prend sa source à Brossac, fait la limite communale avec Guizengard puis départementale avec la Charente-Maritime à l'ouest de la commune.

La Poussonne, petit affluent du Palais, prend sa source dans la commune, passe à l'ouest du bourg puis fait la limite au sud avec Sauvignac. Le ruisseau des Lorettes au nord de la commune et le ruisseau de la Laine qui passe à l'est du bourg sont de petits affluents de la Poussonne sur sa rive gauche, et servent aussi de limites communales.

Comme toute cette région de la Double au sol argileux, on trouve aussi de nombreux petits étangs[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Ces sols peu fertiles ou landes sont souvent boisés en pins maritimes, châtaigniers, chênes (rouvres, pédonculés, tauzins), et bruyère et constituent la Double saintongeaise, appelée forêt de Chaux ou Petit Angoumois dans la partie charentaise, qui couvre une grande partie des cantons de Brossac et Baignes.

Toutefois, la commune a de grandes clairières dans la forêt, et on y cultive beaucoup la vigne, surtout en direction de Brossac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme ancienne latine Sanctus Valerius en 1302[6].

Valère Page d'aide sur l'homonymie est le nom de plusieurs saints, mais le nom de Saint-Vallier en Charente proviendrait de Valère, évêque du Couserans, mort martyr en 504[7],[8].

Pendant la Révolution, Saint-Vallier s'est appelé Les Landes[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église était au Moyen Âge le siège commun d'une vicairie perpétuelle et d'un prieuré dédié à saint Gilles. Lorsque ce dernier a disparu, l'église en a conservé le vocable[10].

La seigneurie de Saint-Vallier était formée à 60% du démembrement de la châtellenie ou motte féodale de Coyron, paroisse de Bardenac. Elle comprenait aussi les paroisses de Sainte-Souline, Saint-Cyprien et Châtignac, toutes en Saintonge dont le territoire comprenait alors Barbezieux, Brossac et Chalais.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la famille du Verdier étaient les seigneurs de Saint-Vallier, et ils habitaient leur château au nord de l'église. En 1767, la terre de Saint-Vallier passa par mariage à Jacques de Restier, seigneur de Durfort.

La paroisse de Saint-Vallier comprenait aussi quelques autres domaines, moins importants. Le domaine de Vinsac existait dès 1090 et a appartenu à l'abbaye de Baignes jusqu'après la guerre de Cent Ans. Le domaine de Chalard, dont le nom désigne peut-être un lieu fortifié (le Châtelard), était la propriété des familles de Nouveau, puis Gandaubert. Enfin le domaine de la Prime, autrefois Jarousseau, était possédé au début du XVIIe siècle par Pierre Verrier, dit La Prime. En un siècle, il passa aux mains des Brémond d'Ars, seigneurs d'Orlac, puis des Feuilleteau, de Montils, et enfin, en 1696, à François Ribéreau, greffier de la paroisse, qui le transmit à ses descendants jusqu'au XXe siècle. Son petit-fils, François Ribéreau, fut le premier maire de Saint-Vallier et le premier juge de paix de Brossac. La mairie restera dans la famille, car une petite-fille se maria à Augustin Vigen qui reprit la propriété de la Prime et le fauteuil de maire, ainsi que nombreux de leurs descendants depuis 1808.

De 1816 à 1823, la paroisse de Saint-Vallier fut successivement desservie par trois prêtres espagnols, qui avaient quitté leur pays où ils avaient été compromis comme partisans du roi Joseph Bonaparte, frère de Napoléon[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 2001 en cours Patrick Favreau SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 143 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
465 461 345 611 562 586 586 586 574
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
536 552 540 517 536 520 468 481 431
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
425 426 392 368 358 357 326 322 300
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
240 212 198 182 167 153 150 143 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Vallier compte 152 habitants (soit une diminution de 9 % par rapport à 1999).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,6 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 36,4 %) ;
  • 48,7 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 8,2 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 39,7 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Vallier en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
16,9 
75 à 89 ans
16,4 
19,5 
60 à 74 ans
21,9 
16,9 
45 à 59 ans
16,4 
20,8 
30 à 44 ans
21,9 
10,4 
15 à 29 ans
8,2 
15,6 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Vallier
  • L'église paroissiale Saint-Gilles de Saint-Vallier était un ancien prieuré-cure attaché au prieuré inconnu de Saint-Gilles. L'église a été construite au XIe siècle, reconstruite au XIVe siècle et restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles, en particulier avec le remplacement du clocher[16],[11]. La nef est à absides romanes, le reste de style ogival[17].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Logis de Saint-Vallier, XVIe siècle, remanié au XIXe siècle[18],[11].
  • Logis XVIe siècle, autrefois Jarousseau, restauré au XIXe siècle, à la Prime[19],[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre,‎ (consulté le 30 décembre 2011)
  6. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300),‎ , 426 p. (lire en ligne)
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 631
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  10. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève,‎ , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 340
  11. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 370-371
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  14. « Évolution et structure de la population à Saint-Vallier en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées eglise.
  17. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 317
  18. « Logis de Saint-Vallier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Logis de La Prime », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]