Amphithéâtre de Saintes

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Amphithéâtre gallo-romain de Saintes
Amphithéâtre gallo-romain de Saintes
Amphithéâtre gallo-romain de Saintes

Lieu de construction Mediolanum Santonum
(Gaule aquitaine)
Date de construction vers 40 apr. J.-C.
Sous le règne de Claude
Dimensions externes 126 m x 102 m
Dimensions de l’arène 66,5 m x 39 m x 2 m
Capacité 15 000 places
Rénovations XXe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 45″ nord, 0° 38′ 38″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Amphithéâtre de Saintes

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Amphithéâtre de Saintes
Liste d'amphithéâtres romains

L'Amphithéâtre gallo-romain de Saintes, appelé localement les Arènes de Saintes, fut commencé sous le règne de l'empereur Tibère (14-37 apr. J.-C.) et terminé sous Claude (41-54 apr. J.-C.). Il était situé à Mediolanum Santonum (actuelle ville de Saintes), capitale de la civitas Santonum (la cité des Santons, subdivision administrative romaine) et de la province de Gaule aquitaine.

Historique[modifier | modifier le code]

L'amphithéâtre avait pour fonction d’accueillir un grand nombre de spectateurs autour de représentations sanglantes et violentes. Il permettait de fournir au peuple des distractions et de la nourriture, « panem et circenses » selon l'expression de Juvénal.

L'amphithéâtre de Saintes mesurait 126 mètres de grand axe sur 102 mètres de petit axe et pouvait accueillir entre 12 000 et 15 000 personnes. Il est reconnaissable à sa structure particulière : la cavea, ou ensemble de gradins, était appuyée sur les flancs du vallon à l'est et sur un remblai à l'ouest. Les gradins s'appuyaient directement sur le vallon dont les flancs furent creusés. Près d'une centaine d'accès permettaient aux spectateurs d'atteindre les différents niveaux de la cavea qui possédait une trentaine de gradins.

Dessin du XVIIIe siècle.

L'arène mesurait 66,5 mètres de long pour 39 mètres de large et était entourée d'un mur en blocs de grand appareil de 2 mètres de haut.

Deux grandes portes est et ouest de l’amphithéâtre permettaient de communiquer avec l’extérieur. La porte Sanavivaria où entrait la pompa et d’où ressortaient les gladiateurs vainqueurs, baptisée la porte des vivants. La porte Libitinensis, rappelant la déesse des funérailles autrement dit la porte des morts, d’où sortaient les dépouilles des gladiateurs et animaux mis à mort pour les enterrer non loin de là dans une nécropole. Cette porte est aujourd’hui comblée.

À mi-pente des gradins, côté sud, coule une petite fontaine, dite fontaine Sainte-Eustelle. Eustelle était la fille d’un gouverneur romain qui fut convertie au christianisme par saint Eutrope, premier évêque de Saintes.

L'amphithéâtre fut utilisé comme carrière lors du Moyen Âge et ne fut dégagé et restauré qu'au XXe siècle. Seules demeurent l'arène et les fondations de l'édifice ; quelques gradins ont été dégagés et remis en valeur. C’est aujourd’hui l’un des amphithéâtres les mieux conservés de la Gaule chevelue c’est-à-dire la Belgique et la France. Malgré la disparition de la plupart des superstructures, les vestiges rendent une image fidèle de ce que pouvaient être cet amphithéâtre à l’époque de sa splendeur.

En 1840, l'amphithéâtre rejoint la première liste des monuments historiques, son classement étant confirmé en 1914[1].

Au cours du XXe siècle, l’amphithéâtre a accueilli de nombreux spectacles lyriques, dont la tradition se perpétue aujourd’hui à travers des spectacles « Sites en scène » au mois d’août. De nos jours ce site est plus calme et accueille des visiteurs toute l’année pour des visites libres ou guidées. Les festivals et les concerts permettent d’animer de nouveau l’arène comme à l’époque romaine.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix Le Royer de La Sauvagère, Recueil d'antiquités dans les Gaules, enrichi de diverses planches et figures, ouvrage qui peut servir de suite aux ″Antiquités″ de feu M. le Cte de Caylus, par M. de La Sauvagère, ..., Paris : Hérissant le fils, 1770,

Notes et références[modifier | modifier le code]