Ruines romaines de Nérac

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Ruines romaines de Nérac
Ruines romaines de Nérac
Mosaïque
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Commune Nérac
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Coordonnées 44° 08′ 02″ nord, 0° 20′ 30″ est

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Ruines romaines de Nérac
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Ruines romaines de Nérac
Ruines romaines de Nérac

Les ruines romaines de Nérac sont les ruines d'une ancienne villa romaine dans la ville de Nérac, dans le Lot-et-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles sont menées dans le parc de la Garenne, l'ancien parc du château, par M. Lespinault, où des ruines d'une villa gallo-romaine ont été découvertes. Il s'adjoint Maximilien Théodore Chrétin pour les surveiller en 1833.

Les vestiges de la villa avec ses mosaïques remontent au IVe siècle. Le bâtiment des thermes a été reconstruit le long de la Baïse à la fin du IVe siècle.

En 1833, Théodore Chrétin vend à la Société archéologique de Toulouse plusieurs inscriptions et bas-reliefs qu'il prétendait avoir découvert en 1833 dans la villa romaine de La Garenne, à Nérac (aujourd'hui dans les réserves du Musée Saint-Raymond de Toulouse). Après avoir été félicité par des archéologues et des personnalités (Alexandre Du Mège, Prosper Mérimée et Ludovic Vitet, François Jouannet, Joseph Léonard le marquis de Castellane et président de la Société archéologique du Midi de la France) en particulier pour un bas-relief représentant les deux Tétricus, on s'aperçut que c'étaient des faux, ce qu'il a admis en 1835[1]. Après un procès, les fouilles sont abandonnées et les vestiges recouverts.

Des travaux faits sur la route de Nazareth ont permis de découvrir de nouveaux vestiges de villa romaine. Les fouilles ayant repris, elles permettent de dégager de nouveaux fragments de mosaïques en 1966 et 1970 sur une longueur de 45 mètres. Ces mosaïques ont été déposées à la mairie en 1986 et 1988. Leur démontage a permis de montrer une occupation du site le long de la Baïse du Ier siècle jusqu'au VIe siècle[2],[3].

Les ruines romaines ont été classées par liste au titre des monuments historiques en 1840[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hubert Delpont, Histoire d'une arnaque. Maximilien-Théodore Chrétin et l'Empire de Tétricus, Nérac, 2006, 216 p.
  2. J. Croupy, Circonscription d'Aquitaine, p. 363, Gallia, 1967, no 25-2 (lire en ligne)
  3. J. Croupy, Circonscription d'Aquitaine, p. 355, Gallia, 1971, no 29-2 (lire en ligne)
  4. « Mosaïques et ruines romaines », notice no PA00084196, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Villa antique », notice no IA47000326, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexande Du Mège, Rapport sur les Antiquités découvertes à Nérac, suivi de l'explication du plan des ruines antiques de Nérac et de planches et puis d'une dissertation sur quelques monuments découverts à Nérac, p. 171-236, 287-349, 387-405, Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, Société archéologique du Midi de la France, années 1832-1833 (lire en ligne)
  • Jean-François Samazeuilh, Mémoire sur les fouilles de Nérac, p. 263-278, , 345-356, Revue d'Aquitaine, IX
  • F. Jouannaet, Rapport sur Nérac et ses antiquités, p. 121-148, Séance publique, 8 août 1833, Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux (lire en ligne)
  • F. Jouannaet, Rapport sur une nouvelle inscription de Nérac, p. 149-162, Séance publique, 8 août 1833, Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux (lire en ligne)
  • Jacques Lappart, Plan de la villa gallo-romaine de Nérac, p. 115, dans Chapiteaux de marbre de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age dans la moyenne vallée de la Garonne (départements du Lot-et-Garonne et de Tarn-et-Garonne), Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques. Fasc. A, Antiquités nationales, années 1987-1988, Nouvelle série 23/24, Comité des travaux historiques et scientifiques, Imprimerie nationale, 1991 (Voir)
  • Yves Marcadal, Les origines de Nérac, Revue de Nérac, 1964, no 2
  • François Braemer, L'ornementation des établissements ruraux de l'Aquitaine méridionale pendant le Haut Empire et la basse Antiquité, p. 103-146, 104e Congrès National des Sociétés Savantes, Bordeaux (1979), Paris, 1982

Liens internes[modifier | modifier le code]