Beffroi de Béthune

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Beffroi de Béthune
Bethune beffroi 1.jpg

Le beffroi et Saint-Vaast.

Présentation
Type
Construction
1346
Hauteur
33 m
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées
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Le beffroi de Béthune est un monument faisant partie du patrimoine de Béthune. Construit une première fois en 1346, reconstruit en 1388, il a été classé monument historique en 1862[1]. Il fait partie des 23 beffrois qui ont été classés au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2005 au sein de la liste des « beffrois de Belgique et de France ».

Symbole de l’Histoire médiévale et contemporaine de Béthune, le Beffroi surplombe la ville. Situé sur la Grand-Place, il est le centre géographique, politique, historique, culturel et affectif de la ville. Parmi ses fonctions nombreuses, il faut rappeler celle qui en fait un point d’observation idéal pour scruter la campagne environnante et prévenir du danger. Le beffroi de Béthune incarne aussi au nom de l’histoire les franchises communales de la ville, ces libertés coutumières octroyées aux bourgeois par les comtes d’Artois. Il est le symbole du Nord - Pas - de - Calais : la silhouette du beffroi béthunois a en effet été choisie par le Conseil Général pour servir de logo à la Région.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier beffroi de Béthune voit le jour en 1346. Il est alors construit en bois. À la suite d'un incendie, il est détruit et reconstruit en grès en 1388. Il possède une tour (surélevée d’un étage en 1437,) haute de 33 mètres, L’escalier comprend 133 marches. À cette époque on accédait à la halle aux draps en passant sous le beffroi par l’arcade est. En 1664, la Halle aux draps brûle dans un incendie. Elle est rasée, laissant le beffroi seul sur la grand’place que des échoppes et commerces et un marché viendront animer. En 1668, le dragon placé au-dessus du campanile en 1503 devient une girouette indiquant la direction du vent (longueur 1,77 m et hauteur de la base de la tête 0,90 m. En 1773, le carillon de 6 cloches est remplacé par 35 nouvelles cloches. Lorsque la guerre éclate en 1914, le beffroi est toujours habité par un guetteur, qui indiquait tout incendie pouvant se déclarer en raison de la fréquence des bombardements. C’est le 18 mai 1918, que les premières bombes tombent sur Béthune. Plusieurs incendies se déclarent sur la Grand’Place. Le 19 mai au matin, le campanile s’effondre entraînant dans sa chute le dragon et les cloches. Le beffroi, gravement touché, a perdu le haut de son édifice et les murs de grés sont lézardés, mais il demeure néanmoins debout au centre d’une place dévastée[2]. Au moment de la reconstruction se pose le problème de la restauration du beffroi. Sous l’autorité des monuments historiques, M. Degez est chargé de réparer l’édifice à l’identique. C’est ainsi que dès 1921, la réfection de la toiture est entreprise, puis le campanile est entièrement refait. Plus tard l’horloge, les cadrans et le nouveau carillon reprendront leur place. En 1923, ce sont le tour des façades, les pierres brûlées ainsi que les parties démolies sont remplacées par des grès provenant de la destruction de l’Église Saint-Vaast. Le beffroi isolé au milieu de la place sera classé monument historique en 1927[2].

Le Beffroi classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Par le classement de son Beffroi au Patrimoine Mondial de l’Unesco le 15 juillet 2005, Béthune est entré dans l’Histoire de l’Humanité Universelle.

Les représentants des vingt-trois villes du réseau des beffrois du Pas-de-Calais, du Nord et de la Somme ont réalisé un magnifique travail afin d’obtenir ce haut label. Dès 2004, un dossier de candidature commun était déposé auprès des instances officielles qui ont désigné un expert de l’Icomos, chargé de visiter chacun des beffrois et de vérifier la conformité du dossier technique avec les réalités du terrain. Aux réunions du comité de candidature qui se sont successivement déroulées dans plusieurs villes du réseau (Aire-sur-la-Lys, Armentières, Arras, Béthune, Boulogne-sur-Mer, etc.), Calais accueillait le 28 avril 2005 la première conférence transfrontalière où étaient conviés les représentants des gouvernements flamand et wallon dans le cadre d’une procédure d’extension du classement déjà obtenu pour les beffrois belges et hollandais en 1999. Béthune a fêté l’annonce du classement en apposant un calicot sous le balcon de l’Hôtel de Ville et le carillon, l’un des plus beaux de la Région qui rythme la vie des Béthunois depuis 1546, a retenti à 18 h 00 précisément pour marquer cet évènement international du 3e millénaire.

Le Carillon du beffroi[modifier | modifier le code]

À l’origine, c’est-à-dire à la date où il fut construit (1346), le beffroi ne possédait qu’une seule cloche d’alarme. Tout au long de son existence, le beffroi a vu son "bel organe musical" s’étoffer...

  • En 1546, les échevins lui installent un ensemble de 6 cloches 
  • En 1553, Charles Quint, qui a pris la ville, complète le carillon par des "cloches de Thérouanne". 
  • En 1773, Philippe le Corsin sort de son atelier un magnifique carillon de 36 cloches.
    Les bombardements des guerres 14/18 et 39/45 feront cesser la mélodie métallique de ce carillon. La grosse cloche "Joyeuse" cesse de carillonner en 1918. Elle est remplacée par la " Vigilante". 
  • En 1951, un nouvel instrument comprenant 35 cloches composé par les ateliers Paccart s’installe dans le beffroi de Béthune. Il sera ensuite rénové en 1998.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Il abrite un carillon de 35 cloches.

La hauteur de la tour est de 33 mètres. Cette tour est surmontée d'un campanile de 17 mètres lui-même surmonté d'un dragon nommé « Beffy »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Beffroi de Béthune », notice no PA00108200, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Christian Vincent, « Reconstruire la ville sous un tas de gravats », Cent ans de de vie dans la région - Tome 2 - 1914-1939 : Martyre et résurrection, La Voix du Nord,‎ , p. 24-25
  3. « Le beffroi de Béthune », pas-de-Calais62.fr (consulté le 4 mars 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine des Hauts-de-France Nos beffrois : Les 23 monuments du patrimoine mondial de l'Unesco Découvrez les 44 beffrois de la région, Amiens, La Voix du Nord, le Courrier picard, hors-série, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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