(album de Corto Maltese)

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12e album de la série Corto Maltese
« Qu’est-il donc venu faire là-dessous ? »(planche 4, case 1)
« Qu’est-il donc venu faire là-dessous ? »
(planche 4, case 1)

Scénario Hugo Pratt
Dessin Hugo Pratt
Couleurs Patrizia Zanotti

Personnages principaux Corto Maltese
Soledad
Levi Colomba
Bouche Dorée
Raspoutine
Tristan Bantam
Tracy Eberhard

Éditeur Casterman
Première publication Drapeau de la France France : octobre 1992
ISBN 2-203-33452-5
Nb. de pages 174

Prépublication Drapeau de l'Italie Italie : mensuel Corto Maltese, du n° de décembre 1988 au n° de juin 1989
Drapeau de la France France : mensuel Corto, n° de novembre [1989
Albums de la série Corto Maltese

, est la 29e et dernière aventure de Corto Maltese écrite et dessinée par Hugo Pratt.

Avec ce récit, écrit au retour de son voyage à l’île de Pâques, l’auteur donne en quelque sorte, un prolongement à Sous le signe du Capricorne, car nous retrouvons Levi Colomba et Tristan Bantam, en 1925, poursuivant leur recherche du continent perdu en Amérique centrale.

L’histoire[modifier | modifier le code]

Un scaphandrier remonte à la surface de l’eau. C'est Corto Maltese qui revient d’une exploration sous-marine. À bord du bateau, Soledad, Levi Colomba, Bouche Dorée, Raspoutine, Tristan Bantam et Jesus-Maria l’entourent pour savoir s’il a trouvé ce qu’ils cherchent. À 20 mètres de profondeur, il a vu des peintures mayas en parfait état de conservation.

Sur le rivage de l’île proche, le navire est espionné par Dandy Roll et ses deux acolytes. Les tambours se font entendre ; les Indiens ont aussi pris connaissance de la présence du voilier. Un vol de quetzals les a averti du retour du dieu Kukulcan, dit « Tête de soleil ».

La nuit tombée, un indien nage jusqu'au bateau et observe la blonde Soledad accoudée au bastingage. « Tête de soleil » est une femme !

Une barque approche silencieusement à son tour. À son bord : Dandy Roll et ses compagnons. « Tête de soleil » est en danger. L’Indien rebrousse chemin pour en aviser les magiciens.

Pendant ce temps Corto et ses amis devisent sur les diverses civilisations perdues au cours des millénaires. L’irruption de Roll les menaçant d’un revolver, coupe court à leur discussion. Raspoutine ne se laisse pas intimider. Rapidement maîtrisé, l’intrus révèle qu’ils ne sont pas seuls sur l’île. La tribu des indiens Ciboney occupe la cité des morts, vestiges d’une ville antique, de l’autre côté du volcan. Intrigués, ils projettent de s’y rendre dès le lendemain.

Au réveil, l’équipage constate la disparition de Soledad. Aussitôt, Corto, Raspoutine, Jesus-Maria et Tristan se rendent à terre pour la rechercher…

Dissimulés dans les feuillages, les indiens surveillent leur progression. Un hydravion survole alors l’île avec apparemment des ennuis de moteur. Ils le voient s’écraser dans la jungle. Arrivés devant l’appareil en feu, Corto se précipite pour extraire le pilote de son cockpit. Il est sain et sauf mais inconscient. Lorsqu’il lui enlève son casque, ils s’aperçoivent qu’il s’agit d’une femme. Reprenant ses esprits, elle décline son identité : Tracy Eberhard[1]. Cette nouvelle recrue inopinée, se joint à eux pour continuer les recherches.

Ils découvrent bientôt un temple. En éclaireurs, Corto et Raspoutine en gravissent les marches qui conduisent à une salle. Intrigué par les symboles de Templiers gravés sur les parois, Corto tombe par inadvertance dans les sables mouvants d’un puits…

Sorti de cette mauvaise passe, notre marin est accueilli par les hommes-jaguars qui le provoquent pour les combattre…

Après avoir surmonté ces premières épreuves, il ne sait où est passé Raspoutine. Cependant, sauver Soledad est sa priorité. Il s’engage seul dans un labyrinthe où, au bout d’escaliers sans fin, l’attendent des rencontres inquiétantes ; où, derrière chaque porte se révèlent d’étranges lieux, jusqu’à se retrouver face aux moaïs, « ceux qui regardent les étoiles depuis des millions d'années »…

Mais Corto pourra-t-il sauver Soledad ? Retrouvera-t-il Raspoutine et ses autres compagnons ? Quelles péripéties l’attendent encore ?

Prépublications[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Italie Italie : dans la revue Corto Maltese (16 numéros) :
    • 1re partie : du no 12 de décembre 1988 et du no 1 de janvier au no 6 de juin 1989 (7 numéros).
    • 2e partie : du no 1 de janvier au no 9 de septembre 1991 (9 numéros).
  • Drapeau de la France France : cahier détachable de 52 pages couleurs, dans le mensuel Corto Maltese, no 22 de novembre 1989.
    • Seule la 1re partie de l’aventure est racontée ; il faudra attendre la sortie de l’album pour en connaître la suite et la fin.

Albums édités en France[modifier | modifier le code]

Scénario et dessins de Hugo Pratt.

Premières éditions[modifier | modifier le code]

Album broché – noir et blanc[modifier | modifier le code]

Album relié – couleurs[modifier | modifier le code]

  • (documents et aquarelles de Hugo Pratt), éd. Casterman, 1992.

Rééditions[modifier | modifier le code]

Beau livre relié – couleurs[modifier | modifier le code]

  • (format 31x15x6, sous emboîtage cartonné, 512 pages), éd. Casterman, paru le en commémoration des 20 ans écoulés depuis sa 1re parution en Italie dans le magazine Corto Maltese de décembre 1988.

Album broché – noir et blanc[modifier | modifier le code]

  • (nouvelle couverture), éd. Casterman, 2001.
  • Mû La Cité perdue, Casterman 2012, coll. "Corto Maltese en noir et blanc", couverture souple à rabats, format 23,5/29,5 (ISBN 978-2-203-03363-4).

Album relié – couleurs[modifier | modifier le code]

  • Mû. La Cité perdue (nouvelle jaquette, documents et aquarelles de Hugo Pratt), éd. Casterman, 2001.
  • (format 21.5x29, préface de Marco Steiner, photos de Marco d’Anna : L'Escalier sans fin), éd. Casterman, série Corto Maltese, tome 14, 2009 (ISBN 978-2-203-02521-9)

Petit format broché – couleurs[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Hugo Pratt fait référence à l’aviatrice américaine, Amelia Earhart, première femme ayant traversé l’Atlantique. (De l'autre côté de Corto, Casterman, 1996)