Aker (mythologie basque)

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El aquelarre (1798), Francisco de Goya

Aker ou Akerbeltz est une divinité maléfique et souterraine dans la mythologie basque ressemblant à un bouc, capable de commander une foule de génies et de déclencher des tempêtes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Aker signifie « bouc » en basque. Le suffixe a désigne l'article: akerra. Il n'existe pas de genre (masculin, féminin) dans la langue basque et toutes les lettres se prononcent. Il n'y a donc pas d'association comme pour le français où qui se prononce ki. Exemple : lau (le chiffre 4) se prononce laou et non lo (la lettre u se prononçant comme l'espagnol, ou, sauf en souletin, langue parlée en Soule, province française du Pays basque où il se prononce comme en français).

Origine[modifier | modifier le code]

Au bouc étaient associées des notions de pouvoir et de protection sur les animaux d'élevage. Dans de nombreuses maisons, on conservait un bouc noir (Akerbeltz) afin d'assurer une protection de l'ensemble du bétail. C'est ainsi que Aker, ou, est devenu une divinité souterraine, capable de commander une foule de génies et de déclencher des tempêtes. Avec le christianisme, Aker est devenu une représentation du diable.

Akelarre (lande du bouc) est le lieu où se déroule le sabbat. Aker était le maître de cérémonie dans ces soirées orgiaques avec les sorcières (sorginak). Il est associé au diable[1]. Les grands procès de sorcellerie qui eurent lieu aux XVIe et XVIIe siècles en Labourd, et à Zugarramurdi, ont permis de définir (et dans une certaine mesure, de créer) les conditions du culte réel ou supposé d'Akerbeltz : adoration, offrandes de pain, d'œufs, d'argent, danses...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]