Abancourt (Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Abancourt
Abancourt (Oise)
La mairie-école.
Blason de Abancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Jean-Louis Dor
2020-2026
Code postal 60220
Code commune 60001
Démographie
Gentilé Abancourtois, Abancourtoises
Population
municipale
635 hab. (2018 en diminution de 0,63 % par rapport à 2013)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 52″ nord, 1° 45′ 57″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 222 m
Superficie 6,01 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Grandvilliers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Abancourt
Géolocalisation sur la carte : Oise
Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Abancourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Abancourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Abancourt

Abancourt (Écouter) est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Abancourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Abancourt-FR-60-panneau d'agglomération-1.jpg

La commune d'Abancourt se situe à l'extrémité ouest du département de l'Oise, en bordure du département de la Seine-Maritime.

Elle est accessible :

La gare.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bresle prend sa source à Abancourt et s'écoule vers le nord-ouest à travers le plateau de Formerie pour se jeter dans la Manche au Tréport. Ce fleuve côtier est long de 68 à 72 kilomètres selon les sources[1] et traverse les départements de l'Oise, de la Somme et de la Seine-Maritime.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hennicourt, la Montagne et Ménival.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

En 1999, 59,4 % des résidents de la commune étaient propriétaires de leurs logements (contre 60,4 % pour le département) et 34,4 % étaient locataires (contre 35,8 %)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Formerie[3] 1650 657 17 18 54
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Climat de la Picardie[modifier | modifier le code]

Données météorologiques dans l'Oise de 1961 à 1990[4]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 1 1,1 2,7 4,4 7,6 10,3 12,2 12,2 10,4 7,7 3,9 1,8 6,3
Températures maximales (°C) 5,6 6,5 9,4 12,4 16,2 18,9 21,0 21,3 18,9 14,8 9,4 6,5 13,4
Températures moyennes (°C) 3,3 3,8 6,0 8,4 11,9 14,6 16,6 16,7 14,7 11,3 6,7 4,2 9,8
Ensoleillement (h) 52,6 81,3 114,0 165,6 199,0 209,7 215,4 207,8 151,5 113,7 74,4 47,5 1637,9
Pluviométrie (mm) 59,2 48,3 55,0 48,1 53,6 61,8 57,4 57 68 71,8 81,2 70,2 731,5

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Abancourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions d'Abencort en 1146, Abencurtis en 1148, Hebencurt en 1148, Abencurt en 1150 et 1152, Habencourt en 1180, Abencourt en 1337, 1454 et au XVIe siècle.

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Abancourt-la-Montagne[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Tuiles et amphores trouvées sur la chaussée antique de ce village (au musée de Beauvais). - Près du hameau de la Montagne, au lieu ou on suppose qu'il a existé un camp ou un établissement de cette époque, poteries rouges très fines, amphores, tegulae hamatae et incurvae, carreaux ayant près de 50 centimètres de côté. - Église paroissiale moderne. On remarque sur l'ancienne voie romaine, au milieu du village, un tilleul qui a six|mètres de circonférence; on présume qu'il a remplacé une borne milliaire ou peut-être un monument celtique[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du XIVe siècle, Abancourt était le siège d'une seigneurie. Un Jean et un Adrien d'Abancourt sont, l'un après l'autre, seigneurs de cet Abancourt au début du XVe siècle[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La gare d'Abancourt avant 1909.

La ville fut rebaptisée Abancourt-la-Montagne à la Révolution[13]. Entre 1791 à 1823, la commune est rattachée à Romescamps. En 1823, Abancourt est détaché de Blargies, mais Hennicourt lui est rattaché[14].

En 1867, le bourg est desservi par le chemin de fer, avec la création de la gare d'Abancourt sur la ligne Amiens - Rouen, puis est reliée au Tréport et à Paris en 1873-1875.

Pendant la première guerre mondiale, une compagnie de prisonniers de guerre allemands stationne à Abancourt en août 1917. Des messages signalent parfois des évasions de prisonniers[15].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Abancourt fait partie de la communauté de communes de la Picardie Verte qui correspond à l'ensemble des communes des cantons de Formerie, Grandvilliers et Marseille en Beauvaisis, ainsi que certaines communes du canton de Songeons.

La commune fait également partie du Grand Beauvaisis, l'un des seize pays à constituer le Pays de Picardie.

En 2008, la commune participe également à divers regroupements communaux[16] :

  • SIVOM d'électrification de Formerie ;
  • Syndicat des eaux de Blargies ;
  • Syndicat intercommunal du regroupement scolaire de Abancourt, Blargies, Boutavent-la-Grange.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2019, le Rassemblement National réalise un score de 51,35 % des voix, contre 23,34 % au niveau national. la République en Marche y réalise un score de 13,06 % des voix contre 22,41 % au niveau hexagonal.

Le parti Debout la France réalise un score avec 8,11 % contre 3,51 % au niveau national. Les autres partis y réalisent des scores inférieurs à 7 %, en dessous de leurs scores nationaux[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    André Prin    
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Nicole Lefevre    
2001 2008 Emmanuel Potvin DVG  
2008 En cours
(au 1er mai 2014)
Jean-Louis Dor LC Retraité de la fonction publique
Président de la CC de la Picardie verte (2014[18]
→ 2020)

Réélu pour le mandat 2020-2026[19]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2018, la commune comptait 635 habitants[Note 2], en diminution de 0,63 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
615677700666664609598594595
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
569583596555567538531546602
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
558629603529509507519527593
1990 1999 2005 2010 2015 2018 - - -
582567625646647635---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Abancourt en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
5,7 
75 à 89 ans
7,7 
9,6 
60 à 74 ans
10,0 
20,7 
45 à 59 ans
20,3 
23,9 
30 à 44 ans
21,5 
15,6 
15 à 29 ans
19,0 
24,5 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[Quand ?] deux écoles primaires[25].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune compte un bar-tabac, une boulangerie et une épicerie qui se trouvent sur la rue principale.

À la gare, un hôtel-restaurant faisant également bar-tabac se tient à la disposition de la clientèle.

Une salle des fêtes est aussi disponible à la location.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame (XIXe siècle).
  • Chapelle d'Hennicourt, construite par la famille Galopin-Mabille en 1856, restaurée en 2008[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Abancourt

Les armes d'Abancourt se blasonnent ainsi :

De gueules à la jumelle ondée en bande d'argent, accompagnée, en chef, d'une couronne de laurier d'or, au franc-quartier d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « d'Abancourt », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 5 juin 2020).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. 68 km sur le site du SANDRE, 71 km selon l'EPTB d'Aumale, 72 km d'après le Petit Larousse, l'Encyclopédie Encarta et Pierre-Jean Thumerelle dans son article consacré au fleuve.
  2. Recensement INSEE 1999
  3. Données de la station de Beauvais, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  4. Relevés météorologiques d'Abbeville, Somme (80), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Source : [Répertoire archéologique du département de l'Oise. Société académique d'archéologie, sciences et arts de ce département par M. Emmanuel Woillez, 1862.]
  12. Source
  13. http://www.geneaguide.com/onomastique/revolution/REVOL01.HTM
  14. untitled
  15. Commandement d'étapes de Gravelines. Journal des marches et opérations. Période de janvier à septembre 1917, p. 90.. :https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/.
  16. ASPIC : Abancourt (consulté en janvier 2008)
  17. « Abancourt : Découvrez les résultats des élections Européennes 2019 », sur LCI (consulté le 11 août 2019).
  18. « Jean-Louis Dor élu président de la CCPV », sur http://www.leparisien.fr (consulté le 15 juin 2014).
  19. Pierre-Emmanuel Reger, « Jean-Louis Dor a été réélu maire d’Abancourt : Jean-Louis Dor est maire d'Abancourt depuis 2008. Il a été réélu mardi 26 mai 2020 par le nouveau conseil municipal », Le Réveil,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juin 2020).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Evolution et structure de la population à Abancourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010).
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010).
  25. Liste des établissements du premier degré, sur le site de l'Académie d'Amiens
  26. « Abancourt (Hennicourt) : Fin des travaux - La chapelle débute une nouvelle vie », Le Réveil - édition Bresle - Oise - Somme,‎ (ISSN 1779-3769).