Fernando Collor de Mello

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Fernando Collor de Mello
Image illustrative de l'article Fernando Collor de Mello
Fonctions
Président de la République fédérative du Brésil[N 1]

(2 ans 9 mois et 14 jours)
Élection
Vice-président Itamar Franco
Prédécesseur José Sarney
Successeur Itamar Franco
Sénateur fédéral du Brésil
pour Alagoas
En fonction depuis le
(9 ans 5 mois et 21 jours)
Gouverneur de l'État d'Alagoas

(2 ans 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur José de Medeiros Tavares
Successeur Moacir Lopes de Andrade (pt)
Député fédéral du Brésil
pour Alagoas

(4 ans)
Maire de Maceió

(4 ans)
Prédécesseur Dílton Simões
Successeur Corinto Campelo
Biographie
Nom de naissance Fernando Affonso Collor de Mello
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Rio de Janeiro (Brésil)
Nationalité brésilienne
Parti politique ARENA (1979-1982)
PDS (1982-1986)
PMDB (1986-1989)
PTC (1989-1997)
PRTB (1997-2007)
PTB (depuis 2007)
Diplômé de Université de Brasilia
Profession économiste

Signature de Fernando Collor de Mello

Fernando Collor de Mello Fernando Collor de Mello
Présidents de la République fédérative du Brésil

Fernando Collor de Mello, né le à Rio de Janeiro, est un homme d'État brésilien. Il a été président de la République de 1990 à 1992.

Symbole du renouveau démocratique du Brésil[modifier | modifier le code]

Fernando Affonso Collor de Mello est le fils d'un politicien originaire de l'Alagoas, petit État du Nordeste. Après des études d'économie à l'université de Brasilia, il est élu en 1976, président d'un club de football, puis en 1987, gouverneur de l'Alagoas, sur un thème populiste : « la fin des Maharajas », c'est-à-dire la limitation du nombre et de la rémunération des fonctionnaires locaux. Il reprend ce slogan pour sa campagne présidentielle et succède à José Sarney comme président de la République fédérative du Brésil le au terme des premières élections démocratiques organisées dans le pays depuis 29 ans.

Président de la République, destitué pour corruption[modifier | modifier le code]

En 1991, il est dénoncé par son frère, Pedro Collor, pour trafic d'influence organisé par son directeur de campagne, Paulo César Farias. À cette occasion, la presse surnomme le dénonciateur l'Homme au Masque de Frère. Selon ce système, le président prenait 70 % et Paulo César 30 % des sommes perçues ; une partie des dépenses privées présidentielles était directement réglée par Paulo César. La Police fédérale et le Congrès diligentent une enquête dont les conclusions sont accablantes. À la suite d'un premier vote de la Chambre des députés, par 441 voix contre 38, le , il doit abandonner le pouvoir et cède provisoirement ses fonctions au vice-président Itamar Franco, conformément à la constitution, pour une période de 180 jours. Il démissionne le 8 octobre 1992 la veille du vote du Sénat pour éviter d'être destitué, le vice-président Franco prête alors serment comme président de la République. Fernando Collor est néanmoins jugé par le Sénat et déchu de ses droits civiques le 29 décembre 1992 pour 8 ans pour corruption.

En 2006, Collor de Mello parvient à se faire élire sénateur de l'Alagoas sous l'étiquette du Parti rénovateur travailliste brésilien

Le rénovateur de l'économie du Brésil[modifier | modifier le code]

Son mandat fut marqué par la privatisation de l'économie brésilienne, son ouverture sur le monde, la lutte contre l'inflation et la réduction de la dette publique. Cette modernisation industrielle, obtenue à marche forcée, a placé l'économie du Brésil à la 10e place dans le monde.

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Le sénateur Fernando Collor de Mello.

Devenu sénateur, il vote notamment la destitution de la présidente Dilma Rousseff[1].

Héritage[modifier | modifier le code]

Pour la première fois dans l'histoire du Brésil, un président de la République a manqué de peu la destitution de son poste pour des faits graves, à cause d'un processus constitutionnel complexe à mettre en œuvre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mandat suspendu du 29 octobre au . Le vice-président, Itamar Franco, assure l'intérim.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Global Media Group, « O voto dos senadores e o "sim" de Collor de Mello », sur TSF Rádio Notícias (consulté le 18 mai 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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