Fernando Collor de Mello

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Fernando Collor de Mello
Illustration.
Fernando Collor de Mello en 2015.
Fonctions
Président de la République fédérative du Brésil[N 1]

(2 ans, 9 mois et 14 jours)
Élection
Vice-président Itamar Franco
Prédécesseur José Sarney
Successeur Itamar Franco
Sénateur fédéral du Brésil
En fonction depuis le
(11 ans, 3 mois et 24 jours)
Circonscription Alagoas
Gouverneur de l'État d'Alagoas

(2 ans, 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur José de Medeiros Tavares (pt)
Successeur Moacir Lopes de Andrade (pt)
Député fédéral du Brésil
pour Alagoas

(4 ans)
Maire de Maceió

(4 ans)
Prédécesseur Dílton Simões
Successeur Corinto Campelo
Biographie
Nom de naissance Fernando Affonso Collor de Mello
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Rio de Janeiro (Brésil)
Nationalité brésilienne
Parti politique ARENA (1979-1982)
PDS (1982-1986)
PMDB (1986-1989)
PTC (1989-1997)
PRTB (1997-2007)
PTB (depuis 2007)
Diplômé de Université de Brasilia
Profession économiste

Signature de Fernando Collor de Mello

Fernando Collor de Mello Fernando Collor de Mello
Présidents de la République fédérative du Brésil

Fernando Affonso Collor de Mello, né le à Rio de Janeiro, est un homme d'État brésilien. Il est président de la République de 1990 à 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fernando Collor de Mello est issu d'une puissante famille de l'Alagoas, petit État du Nordeste, impliquée dans le monde des affaires. Son père est également homme politique.

Après des études d'économie à l'université de Brasilia, il est élu en 1976, président d'un club de football, puis, en 1987, gouverneur de l'Alagoas, en promettant la fin des Maharajas, c'est-à-dire la limitation du nombre et de la rémunération des fonctionnaires locaux. Il reprend ce slogan pour sa campagne présidentielle.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Fernando Collor de Mello en 1992.

Il succède à José Sarney comme président de la République fédérative du Brésil le au terme des premières élections démocratiques organisées dans le pays depuis 29 ans. Sa campagne électorale, dopée par d’importants financements, bénéficie du soutien médiatique de TV Globo. Son adversaire est l'ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva, qui inquiète les classes possédantes par son programme de transformations sociales et de rupture avec les recommandations du FMI[1]. À l'époque, il est marié à Rosane Collor, qui devient donc première dame du pays.

Son mandat est marqué par l'application du pacote, plan d'assainissement alors le plus plus sévère de l'histoire du pays : privatisation d'entreprises, déréglementation des négociations salariales, confiscation temporaire de l’épargne et des dépôts bancaires, coupes dans les programmes sociaux, etc. Le chômage connait une progression, les salaires reculent et le pays est en récession économique.

En 1991, il est dénoncé par son frère, Pedro Collor, pour trafic d'influence organisé par son directeur de campagne, Paulo César Farias. À cette occasion, la presse surnomme le dénonciateur l'Homme au masque de Frère. Selon ce système, le président prenait 70 % et Paulo César 30 % des sommes perçues ; une partie des dépenses privées du président était directement réglée par Paulo César. Dans la seule demeure présidentielle, 2,5 millions de dollars ont été dépensés pour installer une dizaine de cascades artificielles, un lac et une piscine chauffée de 100 mètres carrés[1]. La police fédérale et le Congrès diligentent une enquête dont les conclusions vont contre la défense de Fernando Collor de Mello. À la suite d'un premier vote de la Chambre des députés, par 441 voix contre 38, le , il doit abandonner le pouvoir et cède provisoirement ses fonctions au vice-président, Itamar Franco, conformément à la Constitution, pour une période de 180 jours.

Il démissionne le 29 décembre 1992, la veille du vote du Sénat, pour éviter d'être destitué. Le vice-président Franco prête alors serment comme président de la République. Fernando Collor est néanmoins jugé par le Sénat et déchu de ses droits civiques pour huit ans le lendemain pour corruption passive. Mais en 1994, son procès pour corruption est classé par le Tribunal suprême fédéral[2] et il retrouve ses droits civiques.

Sénateur[modifier | modifier le code]

Fernando Collor de Mello en 2017.

En 2006, Collor de Mello parvient à se faire élire sénateur de l'Alagoas sous l'étiquette du Parti rénovateur travailliste brésilien ; il prend ses fonctions l'année suivante. Réélu en 2014, il vote notamment la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016[3].

Il est inculpé en aout 2017 pour corruption passive et blanchiment d'argent[4]. Il aurait notamment reçu sous forme de pots-de-vin plus de 29 millions de reais (monnaie brésilienne) entre 2010 et 2014 de Petrobras[5].

En février 2018, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle brésilienne de 2018[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mandat suspendu du 29 octobre au . Le vice-président, Itamar Franco, assure l'intérim.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 169-170
  2. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/le-bresil-a-vecu-la-destitution-d-un-president-en-1992-fernando-collor-de-mello-17-04-2016-5722585.php.
  3. Global Media Group, « O voto dos senadores e o "sim" de Collor de Mello », sur TSF Rádio Notícias (consulté le 18 mai 2016).
  4. « Petrobras : l’ancien président brésilien Fernando Collor de Mello mis en examen », sur Le Monde, (consulté le 27 février 2018)
  5. « Expresidente brasileño es imputado por corrupción », TeleSur,‎ (lire en ligne).
  6. « Après sa condamnation, Lula peine à unir la gauche brésilienne », sur Courrier international (consulté le 27 février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]