Joaquim Barbosa

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Joaquim Barbosa
Joaquim Barbosa-21-11-2012-edit.jpg

Joaquim Barbosa en novembre 2012.

Biographie
Naissance
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Distinctions
Grand-croix de l'ordre de Rio Branco (d)
Doctorat honoris causa de l'université hébraïque de Jérusalem ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Joaquim Barbosa, né le à Paracatu (Brésil), est un magistrat brésilien et président du Tribunal suprême fédéral de 2012 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est originaire du Minas Gerais, dernier d'une famille pauvre de huit enfants, fils d'un maçon et d'une femme de ménage[1]. En parallèle de petits boulots pour payer sa scolarité, il suit des études de droit à l'université de Brasilia puis à l'université Panthéon-Assas (France) où il obtient un doctorat en droit public[2] après une thèse sur « La cour suprême dans le système politique brésilien »[3]. Polyglotte, il parle outre le portugais, le français, l'anglais, l'allemand ou l'espagnol[1]. Il est nommé par le président Lula comme juge à la Cour suprême en 2003 et en devient président en novembre 2012[1]. Il est le premier Noir à occuper cette fonction[1].

Il gagne une réputation d'incorruptibilité en jugeant l'affaire du Mensalao, un scandale lié à l'achat de votes qui éclabousse le président et qui aboutit à la condamnation de plusieurs de ses proches ; ce fut, dit-il, « la décision la plus difficile » de sa carrière. Pour la première fois, la justice met un frein à l'impunité des personnalités politiques brésiliennes. En 2013, il figure sur la liste des 100 personnalités de l'année du magazine Time. Alors que la société brésilienne est conservatrice, il a fait avancer la cause des homosexuels et de l'avortement et a imposé des quotas pour les Noirs à l'université[4].

Après sa carrière de magistrat, il devient avocat.

Alors qu'il est pressenti pour être candidat à l'élection présidentielle de 2018 et que les sondages le placent en deuxième ou troisième position, il annonce le 8 mai 2018 qu'il ne sera pas candidat[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "Joachim Barbosa, justicier du verbe", article de Nicolas Bourcier dans M, supplément magazine du Monde, P.50, 8 décembre 2012.
  2. Doctorate
  3. Notice sur le catalogue SUDOC.
  4. a et b Michel Leclercq, « La tentation politique de l'ex-uge suprême du Brésil Joaquim Barbosa », Le Figaro, samedi 20 / dimanche 21 janvier 2018, page 8.
  5. https://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/barbosa-renonce-a-la-course-a-la-presidence-du-bresil-1020107.aspx