Waterloo

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Waterloo
Église Saint-Joseph
Église Saint-Joseph
Blason de Waterloo
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Arrondissement Nivelles
Bourgmestre Serge Kubla
Majorité MR
Sièges
MR
Ecolo
cdH
PS
L&D
29
22
3
2
1
1
Section Code postal
Waterloo 1410
Code INS 25110
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Waterlootois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
29 778 (1er janvier 2014)
47,33 %
52,67 %
1 416 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,43 %
59,26 %
18,30 %
Étrangers 18,88 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 9,40 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 15 931 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 43.04′ N 4° 23.87′ E / 50.71733, 4.39783 ()50° 43.04′ Nord 4° 23.87′ Est / 50.71733, 4.39783 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
21,03 km2 (2005)
33,49 %
10,08 %
53,56 %
2,87 %
Localisation
Situation de la commune au sein de la province du Brabant wallon
Situation de la commune au sein de la province du Brabant wallon

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Waterloo
Liens
Site officiel www.waterloo.be

Waterloo [watɛʁlo][1] (en wallon Waterlô) est une commune du Brabant wallon (Belgique) située au sud de Bruxelles. L'ancien village, dont le nom est entré dans l'histoire lors de la grande bataille de 1815, fait aujourd'hui partie de la grande banlieue de Bruxelles.

Étymologie[modifier | modifier le code]

XIIe siècle Waterlots, Waterloes, 1221 Watrelos

Pente, prairie (néerlandais lots, los, suédois lösa « pente ») [près] de l'eau (germanique *watar) (?)[2] ou de Watheri, anthroponyme germanique (glose peu sûre)[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

« Waterloo, morne plaine »

Waterloo compte une population totale de 29 598 habitants au 1er janvier 2010 (source: istat.fgov.be) (dont 14 031 hommes et 15 567 femmes). La surface totale est de 21,03 km² qui donne une densité de population de 1 407 habitants par km². Un cinquième de la population enregistrée est non-belge. Il s'agit essentiellement d'expatriés qui travaillent à Bruxelles.

Située à vingt kilomètres environ au sud de Bruxelles, cette commune à caractère résidentiel et commercial, bien que densément peuplée depuis la fin des années 1980, reste très verdoyante grâce à ses nombreux espaces verts dont quelques dizaines d'hectares de la forêt de Soignes (domaine d'Argenteuil), le poumon vert de la région bruxelloise.

Au centre de la localité, le quartier général du duc de Wellington qui fait face à l'église Saint-Joseph et à sa chapelle royale, abrite aujourd'hui un musée qui retrace l'histoire de la commune et celle de sa fameuse bataille du 18 juin 1815 qui a opposé Napoléon Ier à une coalition européenne conduite par l'Angleterre.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bataille de Waterloo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Waterloo.
Belle-Alliance, lieu-dit marquant sur lequel s’est déroulé la bataille de Waterloo

La bataille de Waterloo a eu lieu le 18 juin 1815, non loin du lieu-dit Mont-Saint-Jean, à cheval sur trois localités : Waterloo, Braine-l'Alleud et Plancenoit. C'est la « morne plaine » selon l'expression célèbre de Victor Hugo. Aujourd'hui encore, le site est entouré de champs de diverses cultures.

Le nom de la bataille est dû au duc de Wellington, qui avait installé son quartier général à Waterloo, d'où il rédigea son communiqué de victoire.

Sur le site de la bataille, qui s'étend à quelque cinq kilomètres au sud du centre de Waterloo, on trouve, sur le territoire de la commune de Braine-l'Alleud, plusieurs musées (Centre du visiteur, Panorama, musée de cire). La Butte du Lion est, quant à elle, sur le territoire de Braine-l'Alleud. Il s'agit d'une butte artificielle haute de 40 mètres au sommet de laquelle trône un lion en fonte de 4,5 tonnes. Un escalier de 226 marches permet aux visiteurs d'accéder à une terrasse qui offre une vue panoramique de 360 degrés sur la campagne brabançonne. Ce monument imposant célèbre l'endroit où le prince d'Orange fut blessé et recouvre un ossuaire. Le pilier supportant le lion serait constitué, dit-on, des armes de la bataille que l'on aurait fondues. Tous les ans a lieu, à la date anniversaire du 18 juin, une reconstitution en armes de la bataille au pied de la butte.

24 septembre 1830[modifier | modifier le code]

Waterloo n'est pas restée inactive lors des Journées de septembre qui ont donné naissance à la Belgique.

Le 24 septembre 1830, le fermier Maurice-Louis Boucqueau rassemble un détachement de 22 volontaires. À leur tête, un ancien maréchal des logis, un certain Jean-François Pany. Jusqu'au 26 septembre, ils prennent part aux combats de Bruxelles, au parc Royal et à la montagne du Parc. Prenant la tête d'un détachement liégeois, Jean-François Pany va jusqu'à s'élancer sur les barricades, y plantant un drapeau aux couleurs brabançonnes, le jaune et le noir, sitôt brisé par la mitraille. Deux autres combattants, Jean-Martin Gillot et Eugène-Joseph Mathieu, sont tués et trois autres blessés. Mais durant ces journées chargées d'histoire, Waterloo aura aussi nourri et logé de nombreux volontaires gagnant Bruxelles, fournissant aussi voitures et chevaux pour le transport des hommes, de la poudre et des armes. Ce qui lui vaut, deux ans plus tard, la remise par le roi Léopold Ier, d'un drapeau d'honneur réservé aux 96 villes et villages ayant été les plus actifs et généreux durant la Révolution. Celui-ci est toujours bien visible dans les salles du musée de Waterloo. C'est une relique, deux tiers de ces drapeaux, présentant toujours les trois couleurs horizontalement, ayant disparu au fil des ans[4].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

En 1914, la ville de Waterloo se dote des armoiries suivantes : « d'argent à une pyramide tronquée de sinople sommée d'un lion, posé sur un piédestal, la dextre appuyée sur un boulet, le tout de sable »[5].

En 2007, elle adapte ce blasonnement en un drapeau, provoquant l'ire du bourgmestre de Braine-l'Alleud Vincent Scourneau. En effet, le Lion de Waterloo est un monument situé sur cette dernière commune ; la question sera évoquée devant le parlement de la Communauté française[6].

Le journal L'avenir note que les armoiries et le monument diffèrent légèrement, le lion reposant sa patte sur un globe sur le monument, tandis que le blasonnement prévoit « la dextre appuyée sur un boulet »[7].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Waterloo est jumelé avec :

Elle entretient également de nombreux liens d'amitié avec tous ses homonymes disséminés aux quatre coins du monde. En effet, on recense pas moins de 120 toponymes portant le nom de la commune brabançonne en mémoire de la fameuse bataille remportée par les Britanniques et les Prussiens. C'est donc tout naturellement dans les pays anglo-saxons que l'on rencontre la plupart des "Waterloo" qui sont aussi bien des lieux-dits, une gare ferroviaire, une station de métro comme à Londres, une place à Amsterdam un village du comté de Cork en Irlande, que des petites villes comme au Sierra Leone, en Australie et aux États-Unis, ou encore une grande ville universitaire comme en Ontario au Canada.

Sport[modifier | modifier le code]

Principaux clubs[modifier | modifier le code]

Hockey sur gazon

  • Waterloo Ducks

Rugby à XV

handball

Football américain

  • Waterloo Warriors

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 103.
  2. A. Carnoy, Origines des noms des communes de Belgique, Louvain, Éditions Universitas,‎ 1948, 2 vol.
  3. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),‎ 1986
  4. Yves Vander Cruysen, « Waterloo, au fil des jours et des années no 2 », Waterloo info, no 1096, 24 septembre 2009.
  5. Arrêté royal du 3 mars 1914
  6. Question de M. Léon Walry à Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture et de l’Audiovisuel, relative à la « polémique des armoiries de Waterloo », CRIc, Parl. Comm. fr., 2007-2008, n° 19, p. 12.
  7. Q. C., « Un lion brainois pour symboliser Waterloo », sur L'Avenir,‎ 29 juillet 2013 (consulté le 28 août 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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