Rhode-Saint-Genèse

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Rhode-Saint-Genèse
(nl) Sint-Genesius-Rode
La villa Dirickz
La villa Dirickz
Blason de Rhode-Saint-Genèse
Héraldique
Drapeau de Rhode-Saint-Genèse
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Arrondissement Hal-Vilvorde
Bourgmestre Pierre Rolin (IC-GB) (2013-18)
Majorité Intérêts Communaux – Gemeentebelangen
Sièges
IC-GB
RESPECT
25
17
8
Section Code postal
Rhode-Saint-Genèse 1640
Code INS 23101
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Rhodien(ne)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
17 975 (1er janvier 2014)
48,71 %
51,29 %
789 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
23,61 %
59,92 %
16,47 %
Étrangers 16,11 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 5,50 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 17 761 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 44′ N 4° 21′ E / 50.733, 4.3550° 44′ Nord 4° 21′ Est / 50.733, 4.35  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
22,77 km2 (2005)
27,91 %
26,47 %
42,33 %
3,28 %
Localisation
Image illustrative de l'article Rhode-Saint-Genèse

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Liens
Site officiel www.rhode-saint-genese.be

Rhode-Saint-Genèse (en néerlandais : Sint-Genesius-Rode) est une commune à facilités de Belgique, située en Région flamande dans la province du Brabant flamand. Rhode-Saint-Genèse fait partie de l'arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et de l'arrondissement judiciaire et électoral bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rhode-Saint-Genèse
Linkebeek, (Région flamande) Uccle, (Région de Bruxelles-Capitale) Watermael-Boitsfort, (Région de Bruxelles-Capitale)
Beersel, (Région flamande) Rhode-Saint-Genèse Hoeilaart, (Région flamande)
Braine-l'Alleud, (Région wallonne) Waterloo, (Région wallonne)

Commune à facilité[modifier | modifier le code]

Lors de la fixation des frontières linguistiques, après qu'il fut envisagé dans un premier temps d'intégrer Rhode-Saint-Genèse dans la région bilingue de Bruxelles, la commune devint en 1963 — pour refléter la situation linguistique où environ 27 % des habitants était francophone selon le dernier recensement à volet linguistique de 1947 — une « commune à facilités », c'est-à-dire une commune à statut linguistique spécial, qui à l'époque n'appartenait à aucune région linguistique. Elle fut, comme d'autres communes à statut linguistique spécial, rattachée par la suite (en 1970) à la région linguistique néerlandaise, puis à la Région flamande née plus tard lors de la réforme de l'État de 1980. Outre de dépendre administrativement des institutions flamandes, être une commune à facilités, du moins dans le cas de Rhode-Saint-Genèse, signifie principalement trois choses. Premièrement, la langue de travail de l'administration est le néerlandais. Deuxièmement, tous les avis destinés à l'ensemble de la population (affiches, panneaux, inscriptions diverses) doivent être bilingues. Troisièmement, l'administration, tant locale que régionale, communautaire ou fédérale, utilise avec chaque citoyen la langue que celui-ci utilise lors de ses contacts avec l'administration pour autant que cette langue soit le français ou le néerlandais (toutes deux langues officielles en Belgique, comme l'allemand d'ailleurs). Dans ce cadre, les documents en français tant qu'en néerlandais y ont donc valeur officielle (convocations, mises en demeure, avis-extraits de rôle...). Ces dispositions sont protégées par la Constitution et des lois à majorité spéciale (dont la modification nécessite, entre autres, l'accord des deux communautés). Appliquées sans problèmes pendant quarante ans, elles ne sont cependant plus respectées par les autorités flamandes. Des circulaires, adressées aux administrations, enjoignent même à celles-ci de se conformer à des usages contraires aux lois linguistiques. Une chambre flamande du conseil d'État a refusé d'annuler ces circulaires. La Commission permanente de contrôle linguistique et les tribunaux civils ont cependant donné tort à plusieurs reprises aux autorités flamandes. Le gouvernement fédéral, où il y a parité entre les francophones et les néerlandophones, respecte les lois linguistiques concernant les communes à facilités, mais reste sans réaction par rapport au non-respect de ces lois fédérales[réf. nécessaire]. Les autorités locales ont décidé d'envoyer les convocations électorales pour les élections communales de 2006 en deux vagues: la première fois, tout le monde les a reçues en néerlandais et la deuxième fois en français aux francophones sans qu'ils en fassent la demande. Cela a permis à la bourgmestre francophone CDH (Myriam Delacroix-Rolin) d'être nommée, son cas étant considéré comme moins grave par les autorités flamandes que celui des bourgmestres de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem qui avaient directement envoyé les convocations électorales en français aux francophones. Ces trois bourgmestres virent, fin 2007, leur nomination refusée par le ministre Marino Keulen du gouvernement flamand. Les francophones sont majoritaires au conseil communal de Rhode-Saint-Genèse.

  • Située en périphérie sud de Bruxelles et juste au nord de la Région wallonne, la commune est à majorité francophone (environ 64 %)[1],[2], surtout en raison de l'installation de nombreux Bruxellois depuis de nombreuses décennies (phénomène dit de l'étalement urbain). Avant d'être rejointe par la ville, la localité n'était qu'un village comptant un nombre très réduit d'habitants par rapport au nombre actuel. Elle fait partie des communes à facilités de la « périphérie bruxelloise » au même titre que Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Wemmel et Wezembeek-Oppem.
  • Parmi les six communes flamandes à facilités linguistiques de la périphérie bruxelloise, elle est la seule qui soit limitrophe à la fois de la Région bruxelloise et de la Région wallonne : pour cette raison, certains Belges francophones souhaiteraient que la commune soit rattachée à Bruxelles-Capitale afin qu'il y ait une continuité territoriale entre la Région wallonne et la Région bruxelloise, toutes deux majoritairement francophones. Quelques Bruxellois ont même proposé qu'une mince portion peu habitée du territoire de cette commune conviendrait pour faire un lien territorial entre les deux régions, par exemple la partie à l'est, près de la commune de Hoeilaart. Sans doute faudrait-il que la Région flamande soit consultée sur ce projet et surtout que les autorités fédérales, seules compétentes pour modifier les frontières des régions, soient d'accord, ce qui n'est pas possible sans l'accord des Flamands. Or, la majorité des Flamands, en revanche, ne semble pas disposée à donner suite, voire à envisager, de telles hypothèses. Il est peu probable qu'ils accepteraient de voir le territoire de la Région flamande amputé, même d'une toute petite superficie. Il faut dire que le sujet est très sensible en Flandre. La Flandre a vu jadis sa culture déconsidérée, et menacée d'être anéantie sous la pression du français seule langue officielle au début de la Belgique [jusqu'en 1898]. Tout ce qui pourrait être interprété comme un recul de la langue néerlandaise face au français est donc extrêmement mal vécu par certains Flamands.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jadis, la mairie de Rhode, comprenant 29 villages, faisait partie du Quartier de Bruxelles.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections communales depuis 1976[modifier | modifier le code]

Partis 10-10-1976[3] 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006[4] 14-10-2012[5]
Votes / Sièges % 23 % 25 % 25 % 25 % 25 % 25 % 25
LB 9,4 1 - - - - - -
LBM - 46,19 0 45,77 12 - - - -
CVP 42,52 11 - - - - - -
NMR - - 3,11 0 - - - -
SP 6,99 1 - - - - - -
SAMEN (CD&V, Open VLD en sp.a) - - - - 38,95 9 34,25 8 -
A P R 76 41,1 10 - - - - - -
IC-GB (Intérêts Communaux – Gemeentebelangen) - 26,17 7 51,12 0 54,71 15 61,05 0 63,94 17 65,53 17
APR - 22,71 5 - - - - -
RAD-UDR - 4,93 0 - - - - -
CVR - - - 27,17 7 - - -
RODE - - - 14,68 3 - - -
UNP - - - 3,45 0 - - -
Rode&Rhode - - - - - 1,8 0 -
Respect - - - - - - 34,47 8
Total des votes 9231 10508 10693 10479 10754 11044 10664
Participation % 94,46 91,73 91,12 92,45 89,30
Votes blancs ou nuls % 2,47 2,4 3,42 4,48 4,26 3,54 4,01

Langue[modifier | modifier le code]

La langue officielle est le néerlandais et des facilités linguistiques ont été accordées aux francophones dans les années 1960, ces derniers représentent désormais presque les 2/3 de la population de la commune[1],[2].

Habitants célèbres[modifier | modifier le code]

Sites et monuments protégés et leur date d'inscription[modifier | modifier le code]

  • Étangs de Sept Fontaines et environs, site rural, 20 octobre 1947
  • Forêt de Soignes et Bois des Capucins, site rural, 2 décembre 1959
  • Boesdaalhoeve et four, monument, 22 février 1974
  • Ferme Hof ten Berg et environs, site rural et monument, 15 octobre 1976
  • Orgue de l’église Saint-Genèse, monument, 12 octobre 1981
  • Ferme Sainte-Anne et Hof te Landsrode et leurs environs, site rural et 2 monuments, 22 août 1980
  • Hof te Kreftenbroek et environs, site rural et monument, 16 novembre 1981
  • Hof te Rode et environs, site rural et monument, 16 novembre 1981
  • Ferme Blaret et environs, site rural et monument, 16 novembre 1981
  • Hof ten Hout et environs, site rural et monument, 16 novembre 1981
  • Ancienne ferme abbatiale de Sept Fontaines et moulin à eau, 2 monuments, 16 novembre 1981
  • Château de Revelingen, ferme du château, ferme Sainte-Gertrude et environs, site rural et 2 monuments, 16 avril 1982
  • Villa Leborgne avec maison de chauffeur et jardin environnant, site rural et monument, 2 mars 1990
  • Quartier résidentiel Pompe-Rubbers site rural, 2 avril 1996
  • Maison Albert Bontridder et jardin, monument, 13 novembre 2003
  • Gare ferroviaire, parvis, quai, guérite à signaux, monument, 13 novembre 2003
  • Pavillon Robert Mestdagh, monument, 13 novembre 2003
  • Maison Robert Wéry, monument, 13 novembre 2003

Lieux emblématiques[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les commerces et les services[modifier | modifier le code]

Rhode-Saint-Genèse, en plus de quelques commerces de proximité, a de grandes enseignes commerciales sur son territoire :

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Revenu Rhode-Saint-Genèse Laethem-Saint-Martin
(no 1 en Belgique)
Revenu moyen par habitant (en euros) 18 648 21 367

Rhode-Saint-Genèse est donc une des communes avec la population des plus aisées. Cela cause des problèmes en matière de logement, le prix des terrains ne cesse d'augmenter, ainsi que la valeur des habitations (on peut compter près de 2 millions d'euros pour les villas les plus importantes dans les quartiers les plus chers de Rhode).

Prix moyen de vente (en euros) 2000 2005
Villa, bungalow, maison de campagne 364 007 673 362
Appartement, flat, studio 121 612 255 909

Source : SPF Économie, Direction générale Statistique et Information économique[6]

Folklore[modifier | modifier le code]

Les géants Tist et Triene, baptisés le 25 septembre 1954, sortent à l'occasion des festivités publiques. Leurs enfants se dénomment Wanjke et Jefke.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]