Sandrine Mazetier

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Sandrine Mazetier
Image illustrative de l'article Sandrine Mazetier
Fonctions
Députée de la huitième circonscription de Paris
En fonction depuis le
Élection
Législature XIVe (Cinquième République)
Députée de la huitième circonscription de Paris
Élection
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean de Gaulle (UMP)
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Rodez (Aveyron)
Parti politique PS

Sandrine Mazetier, née le à Rodez dans l'Aveyron, est une femme politique française membre du Parti socialiste (PS). Députée de la 8e circonscription de Paris depuis 2007, elle est élue vice-présidente de l'Assemblée nationale le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Sandrine Mazetier effectue l'ensemble de sa scolarité dans le 12e arrondissement de Paris. Elle étudie au collège et au lycée Paul-Valéry. Après une hypokhâgne et une khâgne et une licence de lettres classiques, elle poursuit des études en marketing publicité au CELSA[1].

Sa formation terminée, elle travaille comme cadre dans le secteur privé, en tant que directrice en communication[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Son engagement politique commence en 1986 avec le mouvement étudiant contre le projet Devaquet. D'abord sympathisante du Parti socialiste, elle y adhère en 1988 pour la campagne présidentielle de François Mitterrand. Son premier engagement socialiste est la lutte contre le Front National et ses possibles alliances avec la droite. Elle milite dès sa création au Manifeste contre le Front national.

Elle est élue conseillère d’arrondissement du 12e arrondissement de Paris en 1995 dans l’opposition. En 1997 elle est candidate aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris. Elle perd l'élection avec 47,19 % des voix au deuxième tour contre 52,81 %[3] à Jean de Gaulle, le candidat du RPR. En 2001, elle est élue conseillère du 12e arrondissement, cette fois-ci dans la majorité.

Suite à son élection à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë la nomme adjointe au Maire de Paris chargée du patrimoine. Après la démission de David Assouline en septembre 2004, elle est chargée de la vie étudiante.

Députée de Paris[modifier | modifier le code]

En 2007, Sandrine Mazetier est à nouveau candidate aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris, investie par le Parti socialiste et soutenue par le MRC et le PRG. Face à elle l'UMP présente Arno Klarsfeld qui se décrit comme « l'ami proche » du président Nicolas Sarkozy. Des personnalités politiques proches de la candidate comme Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn viennent la soutenir pendant la campagne, tout comme Ségolène Royal. Elle bat finalement largement Arno Klarsfeld avec 55,85 % des suffrages exprimés[4]. La 8e circonscription de Paris bascule à gauche pour la première fois depuis 1958. À l'Assemblée nationale elle est désignée vice-présidente du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) chargée de l'éducation au sein du contre-gouvernement ou « shadow cabinet »[5] en juin 2007. En juin 2009, elle devient vice-présidente du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) chargée de l'immigration et siège à ce titre à la commission des lois de l'Assemblée nationale.

Elle est candidate à sa succession dans la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives de juin 2012, avec pour suppléante Catherine Baratti-Elbaz, adjointe à la maire du 12e arrondissement Michèle Blumenthal. Sandrine Mazetier obtient 42,42 % des suffrages au premier tour et l'emporte au second tour avec 61,51 % des suffrages exprimés, face à Charles Beigbeder (UMP) qui reçoit 38,49 % des suffrages exprimés[6].

Elle est élue vice-présidente de l'Assemblée nationale le 27 juin 2012[7], et est également membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.

Dans une question écrite publiée en décembre 2012 au Journal officiel[8], elle interpelle le gouvernement sur l'appellation de l'école maternelle, estimant que « cette dénomination institutionnelle [...] laisse entendre que l'univers de la petite enfance serait l'apanage des femmes et véhicule l'idée d'une école dont la fonction serait limitée à une garderie »[9]. Elle propose ainsi de renommer l'école maternelle en « première école » ou « école élémentaire »[10]. Un peu plus d'un mois après sa publication, cette question reçoit un écho médiatique[11],[12].

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Sandrine Mazetier est souvent présentée dans les médias comme faisant partie des « quadras » du Parti socialiste[13], la génération montante de la gauche socialiste. Elle est considérée comme politiquement proche de Dominique Strauss-Kahn[14] et Martine Aubry[15]. Au sein du PS, elle est membre depuis sa création en 2002 du courant Socialisme et Démocratie. Elle participe activement depuis 2008 au Pôle des Reconstructeurs[16].

Lors de la phase des contributions du Congrès de Reims du PS en juillet 2008, elle signe la contribution « Besoin de gauche »[17]. Lors de la phase des motions en septembre 2008, elle soutient la motion D « Changer à gauche pour changer la France »[18] portée par Martine Aubry et apparaît à ses côtés lors d'une réunion publique à La Bellevilloise dans le 20e arrondissement. Elle devient par la suite l'une des quatre femmes porte parole de la motion D, puis de Martine Aubry.

En décembre 2008, elle est nommée secrétaire nationale à l'immigration dans la nouvelle équipe dirigeante du Parti socialiste[19].

Lors de la primaire socialiste, elle apporte son soutien à Martine Aubry[20] puis en juillet 2011, intègre son équipe de campagne pour l'élection présidentielle de 2012, chargée avec El Mouhoud Mouhoud de la thématique « Immigration »[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Sandrine Mazetier sur son site officiel
  2. Fiche de Sandrine Mazetier sur le site de la mairie de Paris
  3. Résultats complets sur psinfo.net
  4. Résultats complets du Ministère de l'Interieur
  5. Composition complète du contre-gouvernement
  6. Résultats de la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives françaises de 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur le 18 juin 2012.
  7. Mercredi : élection du Bureau de l’Assemblée nationale ! dans LCP Assemblée nationale du 27 juin 2012
  8. « Question écrite N° 13751 de Mme Sandrine Mazetier (SRC - Paris) », sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale,‎ 18 décembre 2012 (consulté le 2 février 2013)
  9. Agnès Leclair, « Une députée PS veut débaptiser les maternelles », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 1er février 2013 (consulté le 2 février 2013)
  10. Ivan Valerio, « Sandrine Mazetier veut changer le nom de l'école maternelle », sur lelab.europe1.fr, Europe 1,‎ 31 janvier 2013 (consulté le 2 février 2013)
  11. AFP, « La députée Sandrine Mazetier ne veut plus parler d'école "maternelle" », sur www.liberation.fr, Libération,‎ 1er février 2013 (consulté le 2 février 2013)
  12. « La députée PS ne veut plus qu'on appelle l'école… "maternelle" », sur www.leparisien.fr, Le Parisien,‎ 1er février 2013 (consulté le 2 février 2013)
  13. Une quadra qui monte, L'Internaute, 6 décembre 2008.
  14. Montebourg sort la boîte à gifles, Le Journal du dimanche, 26 août 2007.
  15. Martine Aubry se place comme candidate à la succession de François Hollande, Le Monde
  16. Intervention dans le programme de la réunion des Reconstructeurs
  17. Signataires de la contribution "Besoin de gauche".
  18. Signataires de la motion "Changer à gauche pour changer la France".
  19. Nouveau secrétariat national du PS
  20. « PS : Mazetier choisit Aubry », Europe 1,‎ 30 juin 2011 (consulté le 1er juillet 2011)
  21. L'équipe de campagne de Martine Aubry sur le site officiel martineaubry.fr

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]