Province de Svay Rieng

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Svay Rieng
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Localisation de la province de Svay Rieng au Cambodge.
Localisation de la province de Svay Rieng au Cambodge.
Administration
Pays Drapeau du Cambodge Cambodge
Type Province
Capitale Svay Rieng
Districts 8
Communes 80
Villages 690
ISO 3166-2 KH-20
Démographie
Population 482 785 hab. (2008)
Densité 163 hab./km2
Rang 12e
Géographie
Coordonnées 11° 04′ N 105° 49′ E / 11.066666666667, 105.8166666666711° 04′ Nord 105° 49′ Est / 11.066666666667, 105.81666666667  
Superficie 296 600 ha = 2 966 km2
Rang 20e

La province de Svay Rieng ("manguiers alignés" en khmer) est une province du sud-est du Cambodge dont la capitale est la ville homonyme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le début de l’ère chrétienne, la province a toujours été intégrée aux différentes entités territoriales dont le Cambodge se veut l’héritier (Fou-nan, Chenla et Empire khmer). Même si aucune découverte archéologique notable n’a été faite, celles des provinces voisines laissent à penser qu’elle était au moins un lieu de passage entre des centres importants[1].

Avec l’avènement à partir du VIe siècle du Chenla puis de l’empire khmer, le centre de décision se déplace plus à l’ouest, vers le Tonlé Sap et la région du bas-Mékong perd de son importance. La situation perdurera jusqu’au XVe siècle où, pour échapper à l’emprise de plus en plus manifeste des Siamois, les rois khmers quittent Angkor pour venir s’établir plus à l’est, à Oudong[2].

La progression débute en 1069 par l’annexion de Quảng Bình et se termine en 1834 par la partie orientale de l’actuel Cambodge, jusqu’au lac Tonlé Sap
La progression vietnamienne vers le sud qui aboutira à faire de la province de Svay Rieng une zone frontalière.

Au même moment, à l’est, l’Annam s’affirme en tant que puissance régionale et s’immisce de plus en plus fréquemment dans les affaires du royaume khmer, tantôt pour épauler un souverain allié en difficultés, parfois pour déposer un autre dont les vues déplaisent à la cour de Hué. Ces interventions sont associées à l’installation de nouveaux colons puis l’annexion d’anciens territoires de l’empire khmer. Au milieu du XIXe siècle, la frontière avait ainsi reculé jusqu’aux portes de l’actuelle province de Svay Rieng, laissant présager que cette dernière allait devenir la prochaine victime de ces conquêtes[3].

Si l’arrivée des Français dans la région en 1859 allait freiner cette expansion, elle n’allait pas pour autant la stopper. Les nouvelles autorités coloniales procèdent à des « aménagements frontaliers » afin d’étendre les plantations de leur nouvelle colonie de Cochinchine. La frontière ne sera définitivement arrêtée qu’en 1914. La province récupère alors le district de Caï Cay, une des rares portions de territoire que le Cambodge regagne à l’est. Néanmoins, outre quelques révoltes contre la fiscalité que veut imposer le pouvoir colonial, les années du protectorat français seront marquées par un calme relatif qui perdurera les premières années qui suivent l’indépendance[4].

Richard Nixon, à droite de cette photo en noir et blanc, tient un papier dans sa main gauche et de la droite pointe la région de la province de Svay Rieng sur une carte de la péninsule indochinoise.
Le président américain Nixon indique lors d'une conférence de presse le 30 avril 1970 les positions supposées des bases du Việt Cộng pour justifier une opération militaire dans la province de Svay Rieng.

La situation changera au début des années 1960 avec le déclenchement de la guerre du Viêt Nam. Le Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL) multiplie les escarmouches avant de se replier du côté cambodgien de la frontière, provoquant des ripostes de l’armée sud-vietnamienne et leur cortège de dégâts que l’on n’appelait pas encore collatéraux envers la population civile. La situation s’envenimera jusqu’à provoquer une rupture des relations diplomatiques avec la République du Viêt Nam et les États-Unis et un rapprochement avec la Chine populaire et la République démocratique du Viêt Nam qui débouchera sur un accord pour faire transiter, moyennant commission, l’aide aux maquis par le territoire cambodgien. L’escalade se poursuivra avec, au début de 1970, la déposition du chef de l’État Norodom Sihanouk au profit d’un gouvernement ouvertement pro américain ; ce dernier ne pourra s’opposer à des opérations militaires d’envergure dans la province de Svay Rieng qui restera une zone de combat jusqu’au printemps de 1975, époque où les forces communistes prennent le pouvoir à Phnom Penh et à Saïgon[5].

À cette date, la province est renommée damban 23 et intégrée à la zone est du Kampuchéa démocratique qui est moins touchée que d’autres par les premières exactions khmères rouges. Mais cette situation ne dure pas et dès 1977 des combats s’engagent avec l’armée vietnamienne qui riposte, entraînant des purges massives puis des désertions au sein des troupes de Pol Pot. La population, accusée de complicité avec les ennemis de la révolution voire de trahison, est déportée dans le nord est, dans des contrées moins hospitalières et où elle subit des pertes effroyables de par le travail forcé et les privations en tout genre[note 1],[7].

En contrepartie, lors de l’offensive vietnamienne qui débute à la fin de 1978, la province, de par sa proximité avec la frontière, sera la première à être débarrassée du joug khmer rouge. S’en suivra une période durant laquelle le régime installé à Phnom Penh était au moins à son début totalement inféodé à celui de Hanoï et ne pouvait lutter contre une immigration vietnamienne réelle ou supposée et se trouvait en position de faiblesse pour négocier des traités de frontière avec sa puissance tutélaire. Si les empiétements et les migrations semblent de nos jours avérés, le sujet est suffisamment sensible pour empêcher toute étude objective sur leur ampleur[8].

Les querelles de frontières se poursuivent et deviennent plus criantes à partir de 2000, quand des tractations débutent entre le Cambodge et le Viêt Nam pour fixer définitivement les limites entre les deux états. L’accord est finalement entériné le 10 octobre 2005, malgré les protestations de nombreux khmers[9]. La crise atteindra son paroxysme le 25 octobre 2009, quand Sam Rainsy, le principal opposant au gouvernement de Phnom Penh, pour protester contre le refus de prendre en compte ses réserves sur le tracé, déterre plusieurs bornes frontière près de Samraong, dans le district de Chanthrea[10]. Ce geste qui se voulait symbolique lui vaudra un exil de trois années, mais les controverses iront en diminuant et la pose de la dernière borne pourra se faire en juin 2012[11].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la province

La province est l’une des plus petites du pays. Elle est bordée à l’ouest par la province cambodgienne de Prey Veng ainsi que par ses homologues vietnamiennes de Tây Ninh au nord et à l’est ainsi que de Long An au sud. Elle est d’autre part traversée sur son axe sud-ouest sud-est par la Nationale 1 qui relie Phnom Penh à Hô-Chi-Minh-Ville et héberge une route secondaire, la Nationale 13, qui depuis Svay Rieng permet de rejoindre Kampong Trach, dans le district de Romeas Haek.

Elle accueille également deux postes frontières accessibles aux étrangers, à savoir ceux de Bavet-Mộc Bài et celui de Prey Lavea-Ben Heap, dans le district de Kampong Rou[12].

L’est, souvent surnommé le bec de canard ou du perroquet, se présente comme un avancée en territoire vietnamien alors qu’en fait, les régions environnantes étaient encore khmères au moins jusqu’au début du XIXe siècle[13].

La province se présente comme un ensemble de terres humides couvertes de rizières ou d’autres plantations ainsi que de multiples cratères, vestiges des bombardements de la guerre du Viêt Nam qui en outre ont eu raison de la plupart des forêts[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Cambodge, comme ses voisins du sud-est asiatique bénéficie d’un climat de mousson tropical d’où l’on peut distinguer trois saisons[15] :

Période Températures
Saison des pluies Mai à octobre 24 à 32 °C
Saison douce Novembre à mars 24 à 32 °C
Saison sèche Mars à mai 28 à 36 °C

Si la province semble épargnée par les tempêtes tropicales, elle subit néanmoins les caprices du Mékong qui inonde la plupart des terres arables la moitié de l’année[16].

Division administratives[modifier | modifier le code]

La province est subdivisée en 6 districts et 2 municipalités (Svay Rieng et Bavet).

Code District Khmer Signification[17],[18],[19],[20] Communes[21]
2001 Chanthrea ចន្រ្ទា "lune", du sanskrit ćandra Bati, Chantrea, Chres, Me Sa Thngak, Prasat, Prey Kokir, Samraong, Tuol Sdei
2002 Kampong Rou កំពង់រោទ៍ "port de Rou ; Rou signifie "rugir" Banteay Krang, Nhor, Ksetr, Preah Ponlea, Prey Thum, Reach Montir, Samlei, Samyaong, Svay Ta Yean, Svay Toea, Thmei, Tnot
2003 Romdoul រំដួល "Popowia aberrans (Annonacées)", à fleurs très parfumées Bos Mon, Thmea, Kampong Chak, Chrung Popel, Kampong Ampil, Meun Chey, Pong Tuek, Sangkae, Svay Chek, Thna Thnong
2004 Romeas Haek រមាសហែក "tué (mot-à-mot, "déchiré") par un rhinocéros" ; la mort du fait d'un animal sauvage donne lieu à des périphrases, par exemple, on est "giflé" par un tigre Ampil, Andoung Pou, Andoung Trabaek, Angk Prasrae, Chantrei, Chrey Thum, Doung, Kampong Trach, Kokir, Krasang, Mukh Da, Mream, Sambuor, Sambatt Mean Chey, Trapeang Sdau, Tras
2005 Svay Chrom ស្វាយជ្រំ "manguiers piétinés" ? Angk Ta Sou, Basak, Chambak, Kampong Chamlang, Ta Suos, Chek, Chheu Teal, Doun Sa, Kouk Pring, Kraol Kou, Kruos, Pouthi Reach, Svay Angk, Svay Chrum, Svay Thum, Svay Yea, Thlok
2006 Svay Rieng ស្វាយរៀង "manguiers alignés" Svay Rieng, Prey Chhlak, Koy Trabaek, Pou Ta Hao
2007 Svay Theab ស្វាយទៀប "manguiers bas" Kokir Saom, Kandieng Reay, Monourom, Popeaek, Prey Ta Ei, Prasout, Romeang Thkaol, Sambuor, Sangkhoar, Svay Rumpea
2008 Bavet បាវិត "père Vet" Bavet, Chrak Mtes, Prey Angkunh

Ces 8 circonscriptions sont subdivisées en 80 khums (communes) et 690 phums (villages).

Démographie[modifier | modifier le code]

Principaux résultats du recensement de 2008[22],[23]
Svay Rieng Cambodge
1998 2008 1998 2008
Population totale 478 252 482 785 11 437 656 13 388 910
Croissance de la population 1998 - 2008 0,95 % 17 %
Taux de la population rurale 96,45 % 96,47 % 82,29 % 80,47 %
Densité de population 161 hab./km2 163 hab./km2 64 hab./km2 75 hab./km2
Sex-ratio
(Nombre d'hommes pour une femme)
0,889. 0,918 0,93 0,942
Taille moyenne des foyers 4,8 membres 4,2 membres 5,2 membres 4,7 membres

La province partage avec sa voisine de Prey Veng la plus faible progression de tout le pays. Cette stabilité est encore plus criante en milieu urbain où la population est passée de 16 901 habitants en 1998 à 17 054 en 2008. La raison semble en être la forte densité qui touche tout le sud-est cambodgien conjuguée à l’atonie du marché de l’emploi qui incite à l’exode les personnes en âge de travailler. Cette hypothèse est corroborée par la taille moyenne des foyers, là aussi la plus faible du pays où l’habitude de faire vivre plusieurs générations sous le même toit s’estompe plus rapidement qu’ailleurs. Enfin, le sex-ratio figure lui aussi parmi les plus bas du pays, sans qu’il ne soit possible de trouver de réelles relations de cause à effet[22].

Des données complémentaires émanent d'une étude du programme alimentaire mondial de 2004 :

Données 2004 du PAM
Province
Svay Rieng[24]
Cambodge[25]
Âge Population de moins de 5 ans 11 % 5,7 %
Ratio de dépendance
(<15 ans & > 65 ans / entre 15 et 65 ans)
70 % 74 %
Taux d'alphabétisation
(> 15 ans)
Ensemble de la population 64 % 67 %
Population féminine 54 % 60 %

La seule information notable concerne la proportion d’enfants de moins de 5 ans dans la population totale qui est quasiment le double de la moyenne nationale, mais qui n’influe toutefois que faiblement sur le ratio de dépendance. Les taux d’alphabétisation, pour leur part sont légèrement inférieurs à ceux observés au nivaux du pays.

Chea Sim est né dans le district de Romeas Hek
Khieu Samphân est né à Svay Rieng

Personnalités originaires de la province[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Là encore, les principales données proviennent de l'étude de 2004 du programme alimentaire mondial.

Données 2004 du PAM
Province
Svay Rieng[24]
Cambodge[25]
Prénatalité Femmes enceintes ayant subit au moins un examen prénatal 92 % 69 %
Femmes enceintes vaccinées contre le tétanos 86 % 77 %
Accouchements opérés avec du personnel médical 29 % 44 %
Accouchements opérés dans une structure médicale 8 % 22 %
Mortalité Mortalité infantile (avant un an) 10,2 % 6,8 %
Mortalité infanto-juvénile (avant 5 ans) 13 % 8,6 %
État sanitaire Foyers disposant de toilettes 9 % 19 %
Foyers disposant d'une source d'eau potable
à moins de 150 mètres de leur maison
98 % 66 %

Si les taux de mortalité chez les plus jeunes sont sous la moyenne nationale, ils n’en demeurent pas moins inquiétants. La cause principale serait la malnutrition, quand bien même des progrès ont été réalisés dans ce domaine : alors qu’en 2000 51,3 % des enfants de moins de 5 ans étaient touchés, le taux restait en 2005 à 35,4 %. Ces chiffres sont à rapprochés des 34 % des foyers ruraux qui disposent de moins d’un hectare de terres cultivables, surface minimale définie par le Programme alimentaire mondial pour couvrir les besoins alimentaires d’un ménage. Ces carences semble également liées à la santé des futures mamans. À ce stade les chiffres indiquent une déficience en fer légèrement supérieure à la moyenne nationale alors que celle en iode est quant à elle largement supérieure. L’autre aspect critique concerne l’accès aux soins. Si les examens prénataux sont largement répandus, les accouchements se déroulant dans une structure médicale ou au moins en présence de personnel de santé restent marginaux[24].

Économie[modifier | modifier le code]

L’étude du programme alimentaire mondial déjà citée dans les chapitres Démographie et Santé donne là encore des informations sur le contexte spécifique de la province.

Données 2004 du programme alimentaire mondial[24]
Province
Svay Rieng
Cambodge
Pauvreté Taux de foyers dans les deux plus faibles quintiles
de la consommation nationale
35 % 37 %
Taux de foyers sous le seuil de pauvreté 33 % 32 %
Seuil de pauvreté/revenu moyen 67 % 49 %
Emplois Employés du secteur primaire
(agriculture, mines, pêche...)
76 % 60 %
Employés du secteur secondaire
(industrie, construction...)
10 % 13 %
Employés du secteur tertiaire
(services...)
13 % 25 %
Employés travaillant moins de 10 jours/mois 35 % 29 %
Biens fonciers Foyer rural ne possédant pas de terre à cultiver 6 % 15 %
Foyer rural possédant moins d'un hectare 34 % 49 %
Foyer rural possédant entre 1 et 3 hectares 50 % 30 %
Foyer rural possédant plus de 3 hectares 9 % 6 %
Superficie moyenne des exploitations agricoles
(hectares)
1,4 1,2
Riziculture Riz produit/besoins 177 % 126 %
Communes dont la production de riz est excédentaire 83 % 61 %
Riz produit/besoins chez les petits exploitants
(moins de 0,5 hectares)
58 % 66 %
Biens de consommation Foyer rural ne possédant pas de terre à cultiver 6 % 15 %
Superficie moyenne des exploitations agricoles
(hectares)
1,4 1,2
Foyers possédant une maison en toit de chaume 38 % 34 %
Foyers ne possédant pas de bétail 21 % 49 %
Foyers ne possédant pas de cochon 21 % 54 %
Nombre de foyers par véhicule automobile 70 39
Nombre de foyers par moto 3,4 5,4
Nombre de foyers par charrette à traction animale 9,8 4
Accessibilité Temps d'accès moyen au marché le plus proche 36 minutes 45 minutes
Distance moyenne de la route carrossable la plus proche 2 km 3,8 km
Temps d'accès moyen à la route carrossable la plus proche 9 minutes 18 minutes
Une rizière, paysage typique de la province

Si les chiffres se rapportant aux indices de pauvreté sont alignés sur ceux au niveau national, ils n’en demeurent pas moins élevés, avec 1/3 de la population qui vit sous le seuil de pauvreté qui lui-même représente que 2/3 du revenu moyen d’un ménage. Concernant l’agriculture, qui constitue la principale activité de la province, si la production de riz, l’aliment de base cambodgien avec le poisson, dépasse les besoins de la population, une forte disparité existe quant à la taille des exploitations. Ainsi 6 % des foyers ruraux ne disposent d’aucune terre à cultiver alors que 34 % ont moins d’un hectare, la limite en dessous de laquelle le Programme alimentaire mondial estime que la production ne couvre pas les besoins alimentaires d’un foyer. En fait, seuls 9 % ont une propriété d’au moins 3 hectares, taille à partir de laquelle l’exploitant peut espérer tirer un revenu de ses récoltes. D’autre part, la majeure partie du riz n’est récolté que pendant les moussons. Seuls 6 % des foyers produisent du riz de saison sèche même si cette dernière période est propice à d’autres cultures telles le maïs, la jute, le tabac, le manioc, les haricots mungo ou d’autres légumes. Ainsi, alors que pendant les pluies seules 1 % des surfaces cultivables sont consacrées à ces autres plantations, le chiffre monte à 29 % pendant la saison sèche. Toutefois, la province reste largement tributaire de la riziculture, les autres cultures ne suffisant pas à couvrir les besoins de la population, créant des carences, notamment en fer ou en iode[24].

La répartition par secteur d’activité confirme la portion congrue à laquelle est reléguée l’industrie qui est essentiellement centrée sur quelques usines d’habillement qui travaillent pour l’export[26]. Mais les autorités provinciales veulent profiter de la proximité avec le Viêt Nam pour développer des activités et ont notamment créé 3 zones économiques spéciales (Manhattan, Tai Seng et Dragon King). Toutefois, le démarrage reste timide et, sur les 15 054 sociétés enregistrées auprès de l’administration, seules 56 peuvent se prévaloir de plus de 50 employés[12].

Les services, quant à eux, sont concentrés sur le poste frontière de Bavet et dans la capitale provinciale qui a su profiter de son statut de première ville cambodgienne traversée par la nationale 1 dans le sens Hô-Chi-Minh-Ville vers Phnom Penh pour développer une activité de commerce de bien de consommation et où les transactions se font sur les marchés indifféremment en dollars américains, en đồngs vietnamiens ou en riels cambodgiens[27].

Attractions et curiosités[modifier | modifier le code]

Ville de Svay Rieng[modifier | modifier le code]

L'université de Svay Rieng

La capitale provinciale est située près de la rivière Waiko et les marais, résultats des méandres de ce cours d’eau offrent de nombreuses aires de détente prisées des voyageurs faisant une halte sur la route entre Phnom Penh et Hô-Chi-Minh-Ville[28].

Article détaillé : Svay Rieng (ville).

Bavet[modifier | modifier le code]

Le poste frontière de Bavet

Situé sur la Nationale 1 à moins de 50 kilomètres de la capitale provinciale, le poste frontière de Bavet est le principal point de passage entre le Cambodge et le Viêt Nam. Ses principales attractions sont deux casinos proches de la frontière et un marché, le Psar Nat où s’échangent les biens entre les deux pays[29].

En décembre 2008, la commune de Bavet prend le statut de municipalité[30].

Prey Ba Sak[modifier | modifier le code]

La station de Prey Ba Sak est située à une petite dizaine de kilomètres au sud-est de la capitale provinciale. Elle est bordée au nord et à l’est par la rivière Waiko et par le village local au sud et à l’ouest. Elle est sur une colline au sommet de laquelle trônait un temple entièrement détruit par la guerre civile. Le site a depuis été réaménagé avec des statues devant lesquels les fidèles viennent des environs pour se recueillir durant les différentes fêtes qui accueillent également des touristes désireux de s’imprégner des us et coutumes du Cambodge. À noter que le site comprend également une des rares forêts de la province[31].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Province de Svay Rieng.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Ministère cambodgien du tourisme, « Svay Rieng Province », Provincial Guide - General Information (consulté le 3 octobre 2014)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans une étude démographique sur la période du Kampuchéa démocratique, Marek Sliwinski estime que 65,1 % de la population de la province de Svay Rieng avait survécu au régime khmer rouge ; seules Phnom Penh (58,1 %), Kandal (57,8 %) et Kaoh Kong (59,2 %) ont fait pire ; toujours d’après cette étude, la moyenne nationale est fixée à 74,4 %[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Miriam T.Stark, « Excavating the Delta », Humanities,‎ Septembre/Octobre 2001 (lire en ligne)
  2. (fr) Pierre Dupont, « La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien (VIIe-IXe siècle) », Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, no 43,‎ 1943, p. 17-55 (DOI 10.3406/befeo.1943.5737, lire en ligne)
  3. (fr) Michel Blanchard (préf. Jean-Luc Domenach), Vietnam-Cambodge : Une frontière contestée, L'Harmattan, coll. « Points sur l'Asie »,‎ 3 mai 2000, 176 p. (ISBN 9782738480705, présentation en ligne), chap. III (« Les données historiques : de la limite territoriale au tracé frontalier »), p. 33–43
  4. (fr) Alain Forest, Le Cambodge et la colonisation française : Histoire d'une colonisation sans heurts (1897 - 1920), vol. 1, Editions L'Harmattan, coll. « Centre de documentation et de recherches sur l'Asie du Sud-Est et le monde insulindien »,‎ 1 mars 1993, 546 p. (ISBN 9782858021390), chap. XVI (« Cambodgiens et Vietnamiens au Cambodge – les Français et les Vietnamiens au Cambodge »), p. 441-442
  5. (fr) William Shawcross (trad. Françoise Bonnet), Une Tragédie sans importance : Kissinger, Nixon et l'anéantissement du Cambodge [« Sideshow »], F. Adel,‎ 1979, 438 p. (ISBN 9782715802186), chap. IX (« L’invasion »), p. 130-152
  6. (fr) Marek Sliwinski, Le Génocide Khmer rouge : une analyse démographique, L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques »,‎ 3 mai 2000, 174 p. (ISBN 9782738435255), chap. 4 (« La période des Khmers rouges (avril 1975-janvier 1979) mortalité et déclin démographique »), p. 57
  7. (fr) Solomon Kane (trad. François Gerles, préf. David Chandler), Dictionnaire des Khmers rouges, IRASEC,‎ février 2007, 460 p. (ISBN 9782916063270), p. 362-363
  8. (fr) Michel Blanchard (préf. Jean-Luc Domenach), Vietnam-Cambodge : Une frontière contestée, L'Harmattan, coll. « Points sur l'Asie »,‎ 3 mai 2000, 176 p. (ISBN 9782738480705, présentation en ligne), chap. IV (« Les revendications souverainistes cambodgiennes »), p. 61–69
  9. (fr) Jean-Marie Cambacérès, Sihanouk : le roi insubmersible, Le Cherche midi, coll. « Documents »,‎ 7 mars 2013, 459 p. (ISBN 9782749131443, présentation en ligne), « Roi père 204-2012 », p. 405-406
  10. (fr) « Sam Rainsy, le chef de l’opposition, perd son immunité parlementaire », Cambodge Post,‎ 17 novembre 2009 (lire en ligne)
  11. (en) « Key Viet Nam-Cambodia border marker inaugurated », Việt Nam News,‎ 25 juin 2012 (lire en ligne)
  12. a et b (en) Cambodian Investment Board, « Svay Rieng Province », Municipality and Province Investment Information, sur Cambodian Special Economic Zone, Council for the Development of Cambodia (consulté le 19 octobre 2014)
  13. (fr) Nayan Chanda (trad. Michèle Vacherand & Jean-Michel Aubriet), Les frères ennemis : la péninsule indochinoise après Saigon [« Brother enemy : the War After the War »], Éditions du CNRS,‎ 2000, 368 p. (ISBN 9782876820029), chap. 2 (« Les vers à soie et les souris »), p. 57
  14. (en) « Geography - Svay Rieng, Cambodia », Travel guides, sur Tourism of Cambodia (consulté le 4 octobre 2014)
  15. (fr) Guide du routard, « Cambodge : Climat et météo - Routard.com », Guide - Asie - Cambodge - Climat et météo, sur Routard.com (consulté le 5 octobre 2014)
  16. (en) « Climate - Svay Rieng Travel Guide », Travel guides, sur Tourism of Cambodia (consulté le 5 octobre 2014)
  17. (fr) Saveros Lewitz, « La toponymie khmère », Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, vol. 53, no 53-2,‎ 1967, p. 377-450 (lire en ligne)
  18. (fr) Gabrielle Martel, Saveros Lewitz et Jules-E. Vidal, « Notes ethnobotaniques sur quelques plantes en usage au Cambodge », Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, vol. 55, no 55-1,‎ 1969, p. 171-232 (lire en ligne)
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  21. (en) « Administrative Areas in Svay Rieng Province by District and Commune », sur Japanese Ministry of Internal Affairs and Communications,‎ 9 février 2009 (consulté le 12 octobre 2014)
  22. a et b (en) Cambodian National Institute of statistics - Ministry of Planning, « General Population Census of Cambodia 2008 », Japanese Ministry of Internal Affairs and Communications,‎ Août 2008 (consulté le 6 octobre 2014)
  23. (en) « General Population Census of Cambodia 1998 », National Institute of Statistics, Ministry of Planning, Phnom Penh, Cambodia],‎ août 2002 (consulté le 8 octobre 2014)
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