Chea Sim

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Dans ce nom khmer, le nom de famille, Chea, précède le nom personnel.
Chea Sim
ជា ស៊ីម
Image illustrative de l'article Chea Sim
Fonctions
1er président du Sénat du Cambodge
En fonction depuis le 11 janvier 1999
(15 ans, 11 mois et 15 jours)
Élection 11 janvier 1999
(nommé par le roi)
23 janvier 2006
Réélection 30 janvier 2012
Prédécesseur Poste créé
Régent du Cambodge
710 octobre 2004
(3 jours)
Premier ministre Hun Sen
Prédécesseur Norodom Sihanouk
(roi du Cambodge)
Successeur Norodom Sihamoni
(roi du Cambodge)
Président de l'Assemblée nationale du Cambodge
25 octobre 19931er décembre 1998
(5 ans, 1 mois et 6 jours)
Prédécesseur Son Sann
Successeur Norodom Ranariddh
Président du Conseil d'État de l'État du Cambodge
(chef de l'État par intérim)
6 avril 199214 juin 1993
(1 an, 2 mois et 8 jours)
Premier ministre Hun Sen
Prédécesseur Heng Samrin
Successeur Norodom Sihanouk
chef de l'État
Président de l'Assemblée nationale du Cambodge
1er octobre 19816 avril 1992
(10 ans, 6 mois et 5 jours)
Prédécesseur Nuon Chea
Successeur Son Sann
Biographie
Nom de naissance Chea Sim
Date de naissance 15 novembre 1932 (82 ans)
Lieu de naissance Phnom Penh

Chea Sim Chea Sim
Chefs de l'État cambodgiens
Monarques du Cambodge

Chea Sim (né le 15 novembre 1932) est un homme politique cambodgien.

Ancien secrétaire de zone khmer rouge, il a quitté leurs rangs en 1978 pour s'enfuir au Viêt Nam. Il occupera, à partir de 1981, le fauteuil de président de l'Assemblée nationale, puis en 1999, celui de président du Sénat.

Il est aussi l'un des dirigeants du Parti du peuple cambodgien, au pouvoir de façon continue depuis 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 15 novembre 1932 au sein d’une famille paysanne modeste du district de Romeas Hek, dans la province de Svay Rieng, au Cambodge. Enfant, il fréquenta les écoles des pagodes locales et devint bonze en 1949.

Il intègre en 1951 le mouvement khmer issarak, qui luttait contre les Français pour obtenir l’indépendance du pays, avant, en 1954, de rejoindre les maquis communistes où il devient rapidement secrétaire de la section d’Ampil. C'est à cette époque, plus précisément en 1955, qu'il se maria à Nhem Soeun dont il eut 4 fils et 3 filles. En 1959, il est nommé responsable de la province de Svay Rieng. En 1966, il poursuit son ascension et rejoint la direction du Parti communiste du Kampuchéa (PCK – dont on affublera bientôt les membres de la dénomination « khmers rouges ») du district de Kam Chay Mean, dans la province de Prey Veng, puis, en 1970, il devient secrétaire du PCK pour le district de Po Near Krek dans la province de Kompong Cham.

En 1976, il rejoint la direction du PCK du secteur 20 de la zone Est, avant d’en devenir le secrétaire au début de 1978.

En mai de la même année, très probablement pour échapper aux purges qui s’abattent sur la zone est, il rompt avec le régime khmer rouge alors au pouvoir puis rejoint le Viêt Nam. En décembre 1978, il est l’un des douze membres fondateurs et le vice-président du Front uni national pour le sauvetage du Kampuchéa, mouvement créé depuis le Viêt Nam par d’anciens membres khmers rouges en rupture de ban.

Le 7 janvier 1979, lorsque l’armée vietnamienne envahi le Cambodge et chasse les fidèles de Pol Pot du pouvoir, il est nommé ministre de l’intérieur du Conseil populaire révolutionnaire du Kampuchéa mis en place par les troupes de Hanoï pour administrer le Cambodge. Il quittera le gouvernement en mai 1981, quand il sera élu député de Prey Veng et président de l’Assemblée nationale de la République populaire du Kampuchéa, puis de l’État du Cambodge. Il conservera ce fauteuil jusqu'en 1993. Le 29 mai 1981, il est nommé membre du Bureau politique et du comité central du Parti révolutionnaire du peuple du Kampuchéa qui deviendra le Parti du peuple cambodgien (PPC), puis, en décembre 1981, il prend la présidence du Front uni national de construction et de défense du Kampuchéa. Le 17 octobre 1991, le 14e congrès du comité central du PPC l’élit président du parti.

Le 6 avril 1992, il est nommé chef de l’État par intérim et le restera jusqu’au rétablissement de la monarchie, le 14 juin 1993. En mai 1993, suite aux élections générales organisées avec le concours de l’Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC), Chea Sim est choisi comme député de Phnom Penh et est élu premier vice-président de l’Assemblée constituante qui, après adoption de la nouvelle Constitution du Royaume du Cambodge devient Assemblée nationale. Lors de la première réunion de cette nouvelle législature, le 25 octobre 1993, il est élu président de cette Assemblée nationale.

Le 9 novembre 1993, le roi Norodom Sihanouk lui décerne le titre de Samdech (très honorable), alors que le 2 mars 1998, il est nommé docteur honoris causa en philosophie et science politique par l’Université de la Californie méridionale.

Lors des secondes élections, le 26 juillet 1998, il est réélu député de Phnom Penh, mais quitte l’Assemblée nationale le 1er décembre 1998, pour être nommé, le 11 janvier 1999 président du Sénat par le roi Norodom Sihanouk. Ce poste lui permet de continuer à exercer les fonctions de chef de l’État par intérim, lors des absences du roi, fonctions qu’il exercera à de multiples reprises lors des nombreux séjours en Chine et en Corée du Nord de Norodom Sihanouk pour raison de santé. C'est notamment lui qui signera le 19 octobre 2004, le décret donnant naissance aux Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens.

Sources[modifier | modifier le code]