Polotsk

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Polatsk
Полацк
Blason de Polatsk
Héraldique
Rue Lénine à Polotsk
Rue Lénine à Polotsk
Administration
Pays Drapeau de la Biélorussie Biélorussie
Subdivision Voblast de Vitebsk
Raïon Polatsk
Maire Alexandre Pozniak
Code postal BY 211291, 211400 — 211402, 211404 — 211415, 211422
Indicatif téléphonique +375 214
Démographie
Population 84 593 hab. (2013)
Densité 2 075 hab./km2
Géographie
Coordonnées 55° 29′ N 28° 48′ E / 55.483, 28.8 ()55° 29′ Nord 28° 48′ Est / 55.483, 28.8 ()  
Altitude 231 m
Superficie 4 077 ha = 40,77 km2
Divers
Première mention 862
Statut Ville depuis 1498
Localisation

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Polatsk

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Polatsk
Sources
Liste des villes de Biélorussie

Polotsk (en russe : Полоцк[1],[2],[3] ou Polatsk (en biélorusse : Полацк ; en polonais : Polock) est une ville de la voblast de Vitebsk, en Biélorussie, et le centre administratif du raïon de Polatsk. Sa population s'élevait à 84 593 habitants en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Polatsk est arrosée par la Dvina et située à 94 km au nord-ouest de Vitebsk et à 193 km au nord-est de Minsk.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Polotsk, appelée Polotesk par les Protoslaves, est dérivé du nom d'une petite rivière affluente de la Dvina, la Polota. La ville fut ensuite appelée Paleskja et Paltejsborg par les Vikings et le nom actuel apparut au temps de la Rus' de Kiev. Alors que la prononciation russe est couramment acceptée à l'étranger, les Biélorusses nomment la ville Polotsk.

Histoire[modifier | modifier le code]

La principauté de Polotsk (en orange) dans la Rus' de Kiev
Polotsk au XVIe siècle

Polotsk est une des plus anciennes villes d'Europe de l'Est. Elle fut mentionnée pour la première fois dans une chronique de 862 et elle était à l'époque la capitale de la principauté de Polotsk, un des États slaves primitifs. La principauté, vassale de la Rus' de Kiev, était une grande nation marchande, qui commerçait avec les autres États slaves et la Scandinavie. Les Allemands installèrent d'ailleurs à Polotsk un comptoir de la Ligue hanséatique.

La ville était alors une des plus grandes villes de la région, et les sagas nordiques la décrivaient comme la ville la plus fortifiée de la Rus' de Kiev. La principauté correspondait en grande partie à la Biélorussie actuelle et, par là, Polotsk est en quelque sorte la première capitale biélorusse.

une ville christianisée tardivement[modifier | modifier le code]

La première mention du christianisme dans les chroniques russes date seulement de la fin du XIe siècle : c'est la construction par Euphrosine d'un monastère de femmes[4]. Le prince le plus influent de la principauté, Vseslav, fit par la suite construire à Polotsk de 1044 à 1066 la cathédrale Sainte-Sophie, qui était considérée au Moyen Âge comme une merveille d'architecture. Elle fut rebâtie vers 1740 en style baroque pour la communauté uniate.

La principauté cessa d'exister en 1307, lorsque, menacée par les invasions mongoles et tatares, elle demanda son annexion au Grand-duché de Lituanie. Polotsk ne tomba pas pour autant dans la déshérence et devint le principal centre de commerce du grand-duché tout en étant capitale de voïvodie. Polotsk reçut en 1498 des privilèges urbains (droit de Magdebourg), qui régissaient le commerce et la justice.

un objectif stratégique pendant la campagne de Russie (1812)[modifier | modifier le code]

Parce qu'il souhaite protéger son flanc gauche, à mesure que la Grande Armée s'enfonce dans la russie en direction de Moscou, Napoléon détache le IIème corps d'armée vers le nord, sous le commandement du maréchal Oudinot, constitué de troupes françaises pour deux tiers, et de suisses et de bavarois. Polotsk, est considérée comme une position stratégique destinée à empêcher un encerclement de la Grande Armée en marche vers Moscou et à protéger ses lignes de ravitaillement. En outre elle constitue le passage d'une menace en direction de Saint-Pétersbourg. Français et Russes se disputent donc cette position. D'où les deux batailles qui s'y déroulent : la première en , arrêtent sur la Drinaa les troupes de Oudinot. Celles-ci repoussent cependant la contre offensive russe de Wittgenstein et se fixent solidement à Polotsk et le long de la Dvinaa. La seconde en octobre où cette fois Wittgenstein parvient à déloger les troupes française commandée par Gouvion-Saint-Cyr, menaçant directement la retraite de la Grande Armée et ses dépôts de ravitaillement à Vitebsk et Minsk.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Polotsk fut une tête de pont pour l'armée russe, devant faire face à un "front de l'Est" s'étirant du Nord au Sud sur plus de 4 000 km. Polotsk est mentionnée dans les souvenirs de guerre de Maria Botchkareva, dite "Yachka", lorsqu'elle connaît l'épreuve du feu dès 1915 dans un régiment d'hommes. Elle y accomplit ses premiers actes héroïques, suscitant l'admiration de toute la troupe. Après les coups d'Etat de 1917, la région est entièrement occupée par les Empires centraux, jusqu'au Traité de Brest-Litovsk qui entérine la situation.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Holocauste en Biélorussie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Polotsk fut occupée par l'Allemagne nazie le . À cette époque, la ville comptait 45 000 habitants dont environ 60 pour cent de Juifs. La plupart disparurent dans la Shoah et seulement 551 Juifs vivaient à Polotsk après la guerre. Pendant l'été 1944, la ville fut détruite à plus de 90 pour cent par les combats au cours de l'opération Bagration. L'Armée rouge entra dans Polotsk le après plusieurs jours de combats. Après la guerre, la ville fut reconstruite.

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[5] :

Évolution démographique
1817 1861 1865 1887 1897* 1923* 1926* 1939*
3 340 15 028 13 812 19 434 20 751 17 735 21 455 29 577
1959* 1970* 1979* 1989* 1999* 2009* 2011 2013
44 978 64 182 71 152 76 837 82 494 82 547 83 632 84 593


Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe occidentale selon un site dédié à la Biélorussie.
  2. Orthographe occidentale selon le site web "Nations Online".
  3. Référence orthographique de la Mission permanente de Biélorussie à l'ONU.
  4. Malgré l'opinion qu'un évêché ait été fondé dès Vladimir Ier défendu par Golubinski, Historia russkoï tserkvi, t. I/1, p. 569. Voir Michael Klimenko, Ausbreitung des Christentums in Russland seit Vladimir dem Heiligen bis zum 17. Jahrhundert: Versuch einer Übersicht nach russischen Quellen, Berlin & Hambourg, Lutherisches Verlagshaus, 1969, p. 58.
  5. « Recensements et estimations de la population depuis 1897 », sur pop-stat.mashke.org(ru) « Recensements de 1959, 1970, 1979 », sur www.webgeo.ru(en) « Recensements ou estimations de la population depuis 1897 », sur pop-stat.mashke.org/belarus-cities.htm

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]