Politique en Moldavie

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Politique en Moldavie
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La Moldavie est une république parlementaire multipartite, où le Premier ministre est le chef du gouvernement et le président chef de l'État. Ceux-ci détiennent le pouvoir exécutif tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Nicolae Timofti -
Premier ministre Iurie Leancă Parti libéral-démocrate

Le Président de la République est élu par le Parlement pour un mandat de quatre ans et doit réunir les 3/5e (soit 61) des 101 voix. Il désigne un candidat au poste de Premier ministre, qui doit ensuite recueillir un vote de confiance auprès du Parlement. Les autres membres du gouvernement, nommés par le Premier ministre, sont également soumis à l'approbation du Parlement.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le parlement compte 101 membres élus pour quatre ans au scrutin proportionnel.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Composition du Parlement en 2009.

À la suite des dernières élections législatives de juillet 2009, les principaux partis politiques sont les suivant :

Élections[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2005, le régime politique de la Moldavie est de facto un « communisme de marché » où la formation politique dominante est un parti communiste qui tolère des candidatures adverses mais s'appuie sur le soutien russe (dont dépend l'approvisionnement énergétique du pays), et où la structure de l'économie est un mélange d'ultra-libéralisme et de protectionnisme très peu social.

Amnesty International ne considère pas la Moldavie comme un état de droit et relève de nombreuses violations des droits de l'homme lors des interpellations et des incarcérations, de nombreuses irrégularités dans les procédures judiciaires, de nombreuses entorses à la liberté de la presse et un usage immodéré du clientélisme, de l'intimidation et du chantage (notamment économique) dans la vie politique. Les rapports d'Amnesty International n'étant cependant pas pris en compte dans la politique des États, la Moldavie est considérée par la communauté internationale comme suffisamment démocratique pour que 99 % des demandes d'asile politique émanant de citoyens moldaves soient rejetées.

Élections de 2005[modifier | modifier le code]

Vladimir Voronin, président de 2001 à 2009.

Le Parti des communistes de la République de Moldavie (PCRM), de « pro-russe » lors des dernières élections, a effectué un net virage pro-européen lors des élections du 6 mars 2005. Le PCRM a recueilli 46 % des suffrages et remporte 56 sièges sur 101. Il est cependant en recul de 4 % et perd 15 sièges par rapport au précédent scrutin du 25 février 2001. Le Bloc "Moldavie démocratique" (BMD) arrive en deuxième position et obtient 28,5 % des voix et 34 sièges. Cette coalition de centre été composée de trois formations : l'Alliance "Notre Moldavie" présidée par Serafim Urechean, maire de la capitale Chișinău, le Parti démocratique de Moldavie, présidé par Dumitru Diacov, ancien président du Parlement et le Parti social-libéral, dirigé par le politologue Oleg Serebrian. Le Parti populaire chrétien-démocrate, formation de droite, dirigé par Iurie Rosca, recueille 9,1 % des suffrages et remporte 11 siéges.

Sans surprise, le président de la République de Moldavie, le communiste Vladimir Voronin, est réélu le 4 avril 2005, à bulletins secrets, par le Parlement pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’État. Depuis la réforme constitutionnelle de 2000, le président de la République doit, pour être élu, recueillir au moins la majorité des trois cinquièmes des cent un députés, soit soixante et un suffrages.

Le Parti des communistes ne comptant que cinquante-six députés, Vladimir Voronin rassemble au-delà de sa propre formation, recueillant 75 voix, soit 14 de plus que le seuil minimal requis. Son seul opposant, le président de l’Académie des sciences, Gheorghe Duca obtient une seule voix. Ce dernier avait été présenté par les communistes afin que le scrutin puisse se dérouler (le Bloc Moldavie démocratique et le Parti populaire chrétien-démocrate ayant renoncé à présenter un candidat).

Vingt-trois parlementaires du groupe de l’Alliance « Notre Moldavie », membre du Bloc Moldavie démocratique, ont suivi le mot d’ordre de Serafim Urechean, et ont refusé de participer à l’élection. 22 députés appartenant aux deux autres formations de ce Bloc – le Parti démocratique et le Parti social-libéral et les parlementaires du groupe de Parti populaire chrétien-démocrate, ont pris part à l’élection. Enfin, deux bulletins de vote ont été déclarés invalides.

Élections d'avril 2009[modifier | modifier le code]

Dimanche 5 avril 2009, 2,5 millions d'électeurs ont été appelés à voter, surveillés de près par de nombreux observateurs internationaux, dont une délégation du Parlement européen. Les élections se sont déroulées dans le calme et le respect du pluralisme, malgré certains problèmes de procédure. En effet, la députée européenne Marianne Mikko (Estonienne, Parti socialiste européen), à la tête de la délégation d'observation du Parlement européen, a observé de « réels progrès » par rapport aux élections législatives de 2005. La délégation du parlement a cependant noté que des efforts supplémentaires devraient être faits concernant la neutralité des chaînes de télévision et de radio publiques, qui l'oublient trop souvent. Enfin, la campagne a été marquée par des plaintes pour intimidation de la part d'électeurs ou de candidats[1].

Selon la Commission électorale centrale moldave, le Parti communiste a obtenu 49,48 % des voix. Il détiendra donc 60 mandats de député, soit un mandat de moins que nécessaire pour pouvoir élire le chef de l’État. Par ailleurs, le Parti libéral a obtenu 13,14 % des vois (15 mandats), le Parti libéral-démocrate 12,43 % des voix (15 mandats) et l’Alliance « Notre Moldavie » 9,77 % des voix (11 mandats)[2].

Élections de juillet 2009[modifier | modifier le code]

Mihai Ghimpu, président par intérim depuis la démission de Vladimir Voronin.

Alors que le Parti communiste ne parvient pas à faire élire son candidat, de nouvelles élections doivent ainsi être convoquées.

Ces nouvelles élections se caractérisent par une nouvelle baisse du Parti communiste avec 44,7 % des suffrages. Quatre autres partis politique arrivent à dépasser la barre des 5 % leur permettant d'être représente au Parlement, ils réunissent 51 % des suffrages et forme un coalition appelée « Alliance pour l'intégration européenne » (AIE). La coalition remporte ainsi 53 sièges, soit plus que la majorité absolue, permettant à un nouveau gouvernement d'entrer en fonction, dirigé par Vlad Filat. Cependant la coalition ne peut pas élire son candidat à la présidence, ce qui aurait nécessité 61 voix. Dans une telle situation, de nouvelles élections auraient dû être convoquées, mais la Constitution limite le nombre d'élections pouvant être tenues dans un laps de temps aussi court.

Référendum de septembre 2010[modifier | modifier le code]

Afin d'éviter que cette situation de blocage ne se produise de nouveau, la coalition au pouvoir organise un référendum prévoyant l'élection du président de la République au suffrage direct. Ainsi, des élections présidentielle et législatives se seraient tenues en même temps, en novembre 2010.

Le Parti des communistes appelle au boycott du scrutin, et le taux de participation n'atteint que 30 %, alors qu'il aurait dû dépasser 33,3 % pour être valide. Une nouvelle dissolution du Parlement est donc prononcée.

Élections de 2010[modifier | modifier le code]

Des élections législatives se sont tenues le . Les résultats ont été les suivants :

Parti communiste 39,29 % et 42 sièges,

Parti libéral-démocrate 29,38 % et 32 sièges,

Parti démocrate 12,72 % et 15 sièges,

Parti libéral 9,96 % et 12 sièges,

Alliance Notre Moldavie 2,05 % et aucun siège.

Union avec la Roumanie[modifier | modifier le code]

Revendiquée par les roumanophones lors des grandes manifestations de 1990, mais combattue par les russophones auxquels les ultra-nationalistes pro-roumains promettaient « la valise ou le cercueil », cette union a finalement été rejetée à 95,4 % par référendum en 1994, dans un contexte de conflit avec la Russie, principal fournisseur d'énergie bon marché pour la Moldavie. Actuellement, les rares partis qui la revendiquent encore représentent moins de 10 % des voix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]