Élections législatives moldaves de 2010

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 2009 (Jul) Drapeau de la Moldavie 2014 Suivant
Élections législatives moldaves de 2010
Les 101 sièges au Parlement de la Moldavie
28 novembre 2010
Vladimir Voronin 2006.jpg
Parti des communistes de la République de Moldavie - Vladimir Voronin
Voix 676 761
  
39,3 %
Sièges obtenus 42
Vladimir Filat.jpg
Parti libéral-démocrate de Moldavie - Vlad Filat
Voix 506 365
  
29,4 %
Sièges obtenus 32
Marian Lupu.JPG
Parti démocrate de Moldavie - Marian Lupu
Voix 218 847
  
12,7 %
Sièges obtenus 15
Mihai Ghimpu Imagine.jpg
Parti libéral - Mihai Ghimpu
Voix 171 434
  
10,0 %
Sièges obtenus 12
Replace this image male.svg
Alliance Notre Moldavie - Serafim Urechean
Voix 35 282
  
2,1 %
Sièges obtenus 0
Politique en Moldavie
Image illustrative de l'article Élections législatives moldaves de 2010

Les élections législatives moldaves de 2010 se sont tenues le dimanche 28 novembre 2010. Elle se dérouleront après un an et demi de crise politique consécutive à l'échec de l'élection du président, qui nécessite une majorité de 3/5 des parlementaires. Aucune formation n'avait obtenu une telle majorité à la suite des dernières élections législatives d'avril 2009 et élections législatives de juillet 2009.

Ces élections marquent, pour la troisième fois consécutive, une légère baisse de l'électorat du Parti communiste, et aucun parti ni aucune formation n'obtient la majorité des 3/5 pour élire un Président de la République.

Contexte[modifier | modifier le code]

Composition de la législature sortante.

À la suite des élections législatives d'avril 2009, le Parti des communistes de la République de Moldavie a remporté un majorité absolue au Parlement, mais n'a ensuite pas pu faire réélire son président, n'ayant pas obtenu les 61 sièges nécessaires (3/5 des sièges). Conformément à la Constitution, le Président a dissous le Parlement entrainant de nouvelles élections. Durant les élections législatives de juillet 2009, le Parti communiste a perdu sa majorité absolue au profit des quatre partis politiques réuni autour de l'Alliance pour l'intégration européenne. Cependant, ce nouveau n'a pas non plus obtenu assez de sièges pour faire élire son président.

Afin de mettre fin à la crise, le président du Parlement, et Président de la République par intérim Mihai Ghimpu a proposé un référendum pour modifier la constitution et permettre l'élection du président au suffrage universel direct. Le 5 septembre 2010, ce référendum a dû être invalidé en raison d'un taux de participation trop faible (environ 30 % contre 33 % requis), malgré une forte victoire du oui (87 %). C'est ainsi une victoire pour le Parti communiste qui avait appelé au boycott. Constatant l'échec de la coalition au pouvoir, le président par intérim Mihai Ghimpu a dissous le Parlement et fixé les prochaines élections au 28 novembre.

Campagne[modifier | modifier le code]

Dans un sondage réalisé entre avril et mai 2010, le Parti des communistes de la République de Moldavie obtiendrait 28 % des voix, le Parti libéral-démocrate de Moldavie 16,5 %, le Parti démocrate 8,6 %, et le Parti libéral 4,9 %.

Sondages sortie des unes[modifier | modifier le code]

Les élections se sont tenues le 28 novembre, et selon deux sondages de sortie des urnes, la coalition pro-européenne obtiendrait entre 56,2 % et 65,1 %, et le Parti communiste entre 26 et 33,8 %. Ce scrutin pourrait donc marquer, pour la première fois, une large victoire d'une alliance pro-libérale[1]. Selon ces projections, l'alliance au pouvoir obtiendrait entre 64[2] et 72[3] parlementaires, soit plus que les 61 requis pour élire le président de la République. Dans les deux cas toutefois, l'Alliance Notre Moldavie (AMN) ne recueillerait que 3 % des voix, insuffisant pour continuer de siéger au Parlement.

Résultats[modifier | modifier le code]

Pour rentrer au Parlement, les partis politiques doivent obtenir au moins 4 % des suffrages.

D'après les chiffres quasi-définitifs, l'Alliance pour l'intégration européenne (AIE), moins l'AMN, a recueilli 52,06 % des voix et 59 députés, soit deux de moins que la majorité des 3/5 requise pour l'élection du chef de l'État, ce qui risque de prolonger la crise politique entamée dix-huit mois plus tôt[4].

Partis et coalitions Votes Votes % Sièges Évolution Sièges %
Parti des communistes de la République de Moldavie (PCRM) 676 291 39,29 % 42 en diminution-6 42,57 %
Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM) 505 638 29,38 % 32 en augmentation+14 30,69 %
Parti démocrate de Moldavie (PDM) 218 861 12,72 % 15 en augmentation+2 14,85 %
Parti libéral (PL) 171 445 9,96 % 12 en diminution-3 11,88 %
Alliance Notre Moldavie (AMN) 35 240 2,05 % 0 en diminution-7 00,00 %
Total (participation : 59,10 %) - 100 % 101 - 100 %

Poursuite de la crise politique[modifier | modifier le code]

Après son échec à rentrer au Parlement, le bloc Notre Moldavie quitte la coalition de l'Alliance pour l'intégration européenne. Les trois partis restants se sont réunis le 1er décembre pour décider quelle stratégie adopter. Parmi eux, le Parti libéral a affirmé sa volonté de maintenir l'alliance actuelle, mais les deux autres n'ont pas encore donné leur avis. Le Parti des communistes de la République de Moldavie a proposé au Parti démocrate de Moldavie (de gauche) une alliance, offre à laquelle Marian Lupu (dirigeant du parti démocrate) n'a pas encore répondu.

Le 7 décembre, le Parti démocrate entame des négociations avec le Parti communiste, tout en continuant les négociations avec l'alliance pro-libérale. Toutefois, aucune de ces deux alliances n'obtiendraient la majorité de 61 sièges[5].

Selon les informations interceptés par WikiLeaks, Marian Lupu aurait expliqué à des diplomates américains que le dirigeant du Parti communiste, Vladimir Voronin, lui avait proposé, peu avant la tenu de ces élections, la présidence de la République contre une alliance avec son parti. Marian Lupu aurait refusé, avant de se voir proposer une offre supplémentaire de dix millions de dollars. Marian Lupu aurait également refusé cette nouvelle proposition[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]