Persécutions des chrétiens
La persécution des chrétiens est un concept qui recouvre l'ensemble des comportements antichrétiens systématiques[réf. nécessaire], depuis les vexations personnelles jusqu'aux meurtres collectifs : les attaques volontaires portées à l'encontre du corps ou de l'âme d'un chrétien[1].
Sommaire |
[modifier] Historique
[modifier] Période romaine
[modifier] Les deux premiers siècles
D'un point de vue historique, on ne peut parler de persécution religieuse — au sens contemporain — à propos des chrétiens durant les deux premiers siècles de l'Empire, d'autant que l'époque de la séparation du judaïsme et du christianisme est mal définie[2]. En outre, les historiens actuels estiment le nombre de chrétiens en Occident insuffisant pour donner matière à des persécutions de masse[3].
Les chrétiens ne sont pas poursuivis de manière systématique et lorsqu'ils le sont, c'est généralement pour des crimes de droit commun. En effet les catégories de religio licita ou illicita n'existent pas à cette époque et, par ailleurs, les historiens écartent du droit positif l’Institutum neronianum cité par Tertullien.
Sur un plan théologique, le polythéisme des Romains est relativement tolérant, même si l'autorité romaine importe ses dieux dans les pays conquis et se méfie des cultes orientaux à mystères importés à Rome par les soldats[4]. Les Romains sont d'ailleurs confrontés dans leur histoire à des sectes religieuses estimées dangereuse pour l'État, comme celle des adeptes d'Attis, interdite car ses fidèles s'émasculaient, celle des adeptes des mystères dionysiaques à Rome qui seront férocement persécutés suite à au scandale des Bacchanales en -186 avant que le culte ne soit à nouveau autorisé par Jules César. On peut encore noter l'interdiction du culte d'Isis, également à la suite d'un scandale[5], rétabli après quelques décennies par Caligula.
La religio traditionnelle romaine est fondée sur de grands cultes publics et l'agrandissement du panthéon à chaque victoire signifie l'entrée dans l'empire et l'accueil de la culture des populations vaincues. Le Panthéon de Rome, reconstruit[6] par Hadrien dans optique probablement syncrétique bien qu'on ne connaisse pas l'usage précis du temple, est ainsi dédié à tous les dieux et on y trouve un autel dédié au dieu inconnu, relayant peut-être la tradition de l'Agnostos Theos hellénistique. L'idée de dieu unique défendue par les juifs s'inscrit dans un courant qui gagne progressivement la religion romaine, du moins dans les classes supérieures, à l'instar des cultes hénothéistes comme le Sol Invictus. D'après Tertullien, apologète chrétien du IIIe siècle, le judaïsme aurait obtenu le statut de religion licita[7] - licite - dans l'Empire romain, qui ne connaît pourtant pas de tels statuts particuliers[8], statut qui n'aurait pas été remis en cause après la destruction du second Temple en 70[9]. Les cultes non-autorisés sont considérés comme superstitiones[10] dont le judaïsme ne semble pas faire partie.
Dans la société romaine, les chrétiens ne sont d'abord pas distingués des juifs ; le christianisme, considéré comme une « secte juive »[11] n'était donc pas incompatible avec la culture romaine.
Néanmoins il existe des persécutions locales organisées contre les chrétiens dès le début du IIe siècle. Ainsi une lettre de Pline le Jeune en 112, qui parle de « superstition déraisonnable et sans mesure » [12] montre le mécanisme concret de condamnation pour le motif d’obstinatio, l’entêtement dans le refus d'obtempérer à l'ordre de sacrifier sans qu'on puisse identifier quoi que ce soit qui relève d'une persécution religieuse en soi[13]. À cette époque l'attitude de l'autorité romaine relève plutôt du « politique » et non du « doctrinal » : on réprime le refus public d'adhérer à la cité et à son culte car ce « scandale » entraîne des troubles locaux[14]. La question du fondement juridique de la cognitio ou de l' informatio contre les chrétiens est insoluble en l'état actuel des sources.
[modifier] Le troisième siècle
Cette perception a changé lorsque les Romains ont pris conscience des critiques des chrétiens sur les traditions romaines (jeux du cirque, culte de l'empereur, hiérarchie entre les hommes). L'intensité de leur prosélytisme est souvent invoquée mais n'a jamais été démontrée entre 30 et 135[15]. À l'instar des religions orientales, ils critiquaient la société romaine et considéraient comme un devoir de la changer par la conversion. Mais l'essentiel de l'hostilité populaire tenait au fait que qu'on faisait aux chrétiens le reproche d’amixia, le refus de se mêler à la vie publique en se tenant à l'écart de la vie municipale, étroitement liée alors à la dimension religieuse[16]. Celse leur reproche quant à lui des dérives telles que de viser à « miner l'ordre social et former un État dans l'État » ou de nuire « à la santé publique en détournant les adeptes des médecins attitrés au profit des promesses illusoires de guérison »[17].
La violence des supplices réservés aux chrétiens n'est que le reflet d'une société violente qui avait déjà vu les proscriptions, par exemple, démarche plus politique. Les chrétiens, à l'instar d'autres suppliciés de l'époque, sont livrés aux fauves, crucifiés, torturés en public. Néanmoins, on observe qu'une fois la persécution passée, les chrétiens sont de nouveau tolérés, à défaut d'être admis véritablement. On ne constate donc pas de volonté d'exterminer les chrétiens en tant que tels.
Il faut par exemple inscrire la persécution de Dèce, vers 250 dans un contexte de crise générale de l'Empire romain : le refus des chrétiens de participer au sacrifice général aux dieux « pour le salut et la conservation » de l'empereur, exigé de tous les citoyens est perçu comme une déloyauté politique[13]. Il faut noter là que cette persécution, consécutive à l'assassinat de Philippe l'Arabe, ne semble s'être cantonnée qu'à peu d'individus, essentiellement le personnel politique et courtisan du prédécesseur de Dèce. Le nombre de victime fut probablement assez limité puisque dès 251, quelques mois après la fin de cette persécution les communautés chrétiennes de Rome et de Carthage sont plus florissantes que jamais[18]. La persécution de Dioclétien, à partir de 303 est le mouvement de répression le plus vaste, curieusement perpétré à une époque où les chrétiens sont parfaitement intégrés, jusqu'aux postes d'officiers dans l'armée[19]. Il a probablement un fondement plus directement politico-religieux, le christianisme contrariant alors la promotion du culte solaire comme religion nationale[20] et la sacralisation du pouvoir politique[21].
En 313, le christianisme est finalement adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier bien que son empire ne comptât alors que très peu de chrétiens[22]. Dès lors, le christianisme ne cessera de se développer dans l'Empire jusqu'à en devenir l'unique religion officielle sous Théodose Ier, les religions païennes seront définitivement interdites par ce dernier en 392 et leurs sectateurs à leur tour persécutés[23] par la nouvelle religion dominante.
Les persécutions n'ont pas affaibli le christianisme sur le long terme mais ont plutôt fortifié les communautés chrétiennes, ce qui fait dire à l'apologète Tertullien : « le sang des martyrs est la semence des chrétiens».
[modifier] Histoire canonique
L'histoire canonique, comme l'exégèse canonique, s'exerce dans le cadre de la doctrine des Églises. Pour le christianisme, nombre d'auteurs appartenant à la littérature patristique ont tenté d'écrire des histoires ecclésiastiques[24] dans lesquelles le martyre joue un rôle apologétique, celui de sanctifier l'Église[25] par le sang des martyrs. En effet, la valorisation du martyre appartient au corpus doctrinal tant du catholicisme romain que des églises évangélicalistes[26].
L'historiographie chrétienne – et donc la très grande majorité des sources[27] –, qui s'est développée en même temps que le culte des martyrs, a présenté ces persécutions comme une « politique d'intolérance religieuse, cohérente et systématique », avec une succession chronologique d'oppositions entre « mauvais empereurs » – alternant avec de « bons empereurs » – et martyrs exemplaires, présentation encore courante aujourd'hui[28]. Ainsi, l'histoire canonique envisage, elle, dix vagues de persécutions durant l'Empire romain :
- La persécution de Néron (54-68), à laquelle la tradition rattachera les martyrs de Pierre et de Paul de Tarse
- La persécution de Domitien (81–96)
- La persécution de Trajan (98–117)
- La persécution de Marc Aurèle (161–180), Martyrs de Lyon
- La persécution de Septime Sévère (193–211)
- La persécution de Maximin le Thrace (235–238)
- La persécution de Dèce (249–251), martyr de Fabien
- La persécution de Valérien (253–260), martyr de Laurent de Rome et Cyprien de Carthage
- La persécution d'Aurélien (270–275)
- La persécution de Dioclétien (284–305), la dernière et la plus grave des persécutions
[modifier] Persécution de chrétiens par les chrétiens
À mesure que les communautés chrétiennes s'organisent et que les dogmes se formalisent, des églises majoritaires vont émerger et requérir le monopole de leur christianisme, s'interrogeant sur ce qui est véritablement chrétien et ce qui ne l'est pas. Elles s'affirmeront d'autant plus orthodoxes qu'elles seront plus proches des pouvoirs[29]. De là, elles justifieront des actions de persécution par la nécessité de combattre des schismes, devenus hérésies au dogme, et de maintenir l'Église Une[30].
[modifier] Christianisme ancien
Dans le christianisme ancien, la tolérance est la règle jusqu'en 341, quoique Constantin, au cours de son règne, ait interdit les sacrifices nocturnes aux païens pour cause de tapage nocturne puis omis la célébration de tous les jeux en liaison avec les grandes célébrations païennes. Il interdit aussi les pratiques de sorcellerie et de magie, puis les rites d’haruspice privé, bref tout ce qui relève de la superstitio plus que de la religion.
[modifier] Lapsi
Le phénomène commence dès la fin de chaque vague de persécutions, la plus évidente après la persécution de Dioclétien, avec le phénomène des lapsi. Dans les zones géographiques où les chrétiens sont alors organisés et à la suite de ces persécutions s'est posé le problème de la réintégration de ceux qui avaient cédé aux persécuteurs et avaient abjuré, les lapsi. La majorité des dirigeants chrétiens souhaitaient la réintégration, en particulier des clercs tandis que d'autres refusèrent cette réintégration et constituèrent alors des Églises[31] séparées, sous la conduite de Novatien après la persécution de Dèce, et sous la conduite de Donat[32] ou encore de Mélèce[33] après celle de Dioclétien, dans des schismes qui perdureront, pour les deux premiers, jusqu'au VIIe siècle. La dispersion géographique de ces phénomènes souligne la réalité clairsemée du christianisme du IIIe siècle : Donat dans la province de Carthage, Mélèce dans celle d'Égypte, Novatien pour la ville de Rome[34]
[modifier] Ariens
Le phénomène s'amplifie avec la dogmatisation à partir de Nicée (325).
- Constance, arien, persécute les nicéens et envoie leurs évêques en exil ;
- son successeur Julien rend à chacun la liberté de pratiquer le culte de son choix, y compris païen, dans un édit de Tolérance de 361.
- la persécution des ariens débute avec l'empereur suivant (Jovien) et persiste jusqu'à la conversion du roi Wisigoth Récarède, au VIIIe siècle.
- Réciproquement, les Vandales, ariens, persécutent les trinitaires pendant la courte période de leur domination en Afrique du Nord.
[modifier] Gnostiques
Édit de persécution de Théodose II en 388 à l'instigation d'Ambroise de Milan contre les valentiniens et les juifs.
[modifier] Christianisme médiéval et moderne
[modifier] Cathares
ou albigeois
[modifier] Inquisition
- Les nouveaux chrétiens espagnols et la limpieza de sangre
- Le Jansénisme
- Le quiétisme
[modifier] Guerres de religions
- Hussites et préréformés
- Contre les protestantismes
- Luthériens contre réforme radicale
- Calvinisme contre unitariens
- Guerres camisardes
[modifier] Persécution des huguenots
En France, Les huguenots ont connu durant près d'un siècle de vives persécutions[35]. La mise en place s'est faite tout d'abord par les dragonnades dans les années 1680[36]. Puis l'influence de l'Église catholique a été telle que l'État, dirigé par Louis XIV, a officialisé la persécution par la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Dès lors, la répression fut d'autant plus sévère. Torturés, emprisonnés, mis au ban de la société[37], de nombreux huguenots ont été obligés de fuir (on compte plus de 200 000 exilés) dans des terres étrangères plus hospitalières[38] (selon le principe cujus regio, ejus religio[39]). Ces pays (Angleterre, Hollande, Suisse, États protestants du Saint-Empire romain germanique (Palatinat, Brandebourg, Wurtemberg, Hesse, par exemple), États-Unis, Afrique du Sud…) sont appelés pays du "Refuge". La France a perdu nombres de ses meilleurs ouvriers et industriels. Pourtant, la persécution continua (guerre des Cévennes). La liberté de religion ne fut rétablie tout d'abord qu'en 1787, avec l'édit de tolérance de Louis XVI, puis en 1789, par la Révolution française, marquant ainsi l'arrêt de la persécution des huguenots[40]. La publication des "articles organiques" par Napoléon Bonaparte en 1801 confirme la liberté de religion : le catholicisme ne sera plus religion d'État mais est reconnue comme celle « de la majorité des Français ».
Dans le même temps, les catholiques étaient persécutés par les princes ayant adhéré au à l'Anglicanisme, par exemple au Royaume-Uni[41] où les catholiques ne retrouvèrent une entière liberté d'expression qu'en 1829.
[modifier] Christianisme oriental
- Persécution des Vieux croyants par la Russie impériale après Pierre le Grand. Elles ne cessent qu'à la fin du XIXe siècle, mais le service militaire obligatoire en fait fuir un grand nombre en Amérique, où des communautés subsistent toujours. La majorité de leurs membres s'est réunie récemment au patriarcat de Moscou, mettant fin au schisme, tout en gardant leur hiérarchie propre.
[modifier] Persécutions actuelles
Selon Thomas Grimaux, auteur de « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes », les trois sources principales des nouvelles persécutions actuelles sont : les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste, le communisme et l'islamisme[42].
Chaque année, l’ONG chrétienne Portes Ouvertes publie l’Index mondial de persécution[43], un classement des 50 pays où les minorités chrétiennes subissent des persécutions. Dans le top 5 des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, on trouve en 2010 : La Corée du Nord, l’Iran, l’Arabie saoudite, la Somalie et les Maldives.
Il existe un Observatoire de l'Église en détresse, soutenu par l'organisation catholique Aide à l'Église en détresse (AED)[44] qui fournit une base documentaire sur la situation de l'Église catholique romaine et les endroits où elle est en difficulté, persécutée ou menacée.
Selon Portes Ouvertes, de nos jours, à l'instar d'autres religions, des Églises chrétiennes sont persécutées dans certains pays[45] comme la Corée du Nord, le Laos, le Viêt Nam, l'Iran, le Turkménistan et l'Ouzbékistan[46], les Maldives, le Bhoutan, la Birmanie, la République populaire de Chine, l'Irak ou l'Afghanistan[47]
[modifier] Asie
[modifier] Arabie saoudite
En Arabie saoudite, où la population est a très forte majorité musulmane, l'apostasie est punie de la peine de mort. En août 2008 Fatima Al-Mutairi, une femme musulmane convertie au christianisme, a été arrêté par la police religieuse pour apostasie, suite à une dénonciation émanant de son frère. Après s'être fait couper la langue, elle a été porté disparue et a été ensuite retrouvé morte[48].
Aucun objet lié au christianisme n'est permis dans le pays où la population même peut faire appliquer la loi de la police religieuse. Aucun lieu de culte chrétien n'existe dans le pays où la manifestation de la foi chrétienne est interdite[48].
[modifier] Bangladesh
En 2012, le Bangladesh est en 47e position sur l’Index mondial de persécution qui liste les pays où les chrétiens sont le plus persécutés[49].
Début janvier 2012, Abdul, Abdur et Liton, trois chrétiens d’origine musulmane, ont été torturés par des habitants de leur village afin de les faire revenir à l'islam[50].
[modifier] Chine
Neuf prêtres et évêques sont détenus prisonniers aujourd'hui en Chine, dont « cinq détenus au secret sans qu'aucune information n'ait jamais été communiquée par les autorités chinoises »[51]. Il s'agit de :
- Mgr James Su Zhimin, évêque « clandestin » de Baoding (Hebei) : arrêté le 8 octobre 1997 et « disparu »[51] ;
- Mgr Côme Shi Enxiang, évêque « clandestin » de Yixian (Hebei) : arrêté le 13 avril 2001, un Vendredi Saint, il est « disparu »[51] ;
- P. Joseph Lu Genjun, vicaire général « clandestin » du diocèse de Baoding : arrêté le 17 février 2006 et est depuis « disparu »[51] ;
- P. Simon Zhang Jianlin, prêtre « clandestin » du diocèse de Xuanhua (Hebei) : interpellé par les Affaires religieuses le 22 juin 2011 et est depuis « disparu »[51] ;
- P. Cui Tai, prêtre « clandestin » du diocèse de Xuanhua : arrêté lui aussi le 22 juin 2011 et est également « disparu » depuis[51] ;
et de :
- P. Liu Honggen, prêtre « clandestin » du diocèse de Baoding : arrêté le 27 décembre 2006, détenu à la prison de Qingyuan[51] ;
- P. Ma Wuyong, prêtre « clandestin » du diocèse de Baoding : arrêté en août 2004, détenu à la prison de Qingyuan[51] ;
- P. Wang Chengli, prêtre « clandestin » du diocèse de Heze (Shandong) : « condamné le 25 août 2011 à deux ans et demi de rééducation par le travail pour avoir refusé de s’affilier à l’Association patriotique, il purge sa peine dans le camp de Jining »[51] ;
- Mgr Joseph Wu Qinjing, évêque « officiel » du diocèse de Zhouzhi (Shaanxi) : « les arrestations succèdent aux mises en résidence surveillée, sans oublier les violences physiques exercées sur la personne de l’évêque ». Il vit aujourd’hui en résidence surveillée dans un bâtiment du grand séminaire de Xi’an[51].
Selon l'association américaine ChinaAid, qui cite Song Xinkuan, un chrétien de la province de Henan, 11 chrétiens dont lui-même ont été arrêtés le 7 octobre 2011 puis relâchés par la police à Lhassa, constituant peut-être la première persécution de chrétiens dans la région autonome du Tibet. Song Xinkuan, qui est accusé de rassemblements illégaux chez lui, affirme que la police lui a répété que « la religion chrétienne était non seulement illégale au Tibet mais constituait un prétendu culte qui sapait l'unité ethnique et la stabilité sociale »[52]. Song Xinkuan a été relâché le 11 novembre, et connu durant plus d'un mois de prison, injures et mauvais traitements. Ses biens, confisqués au cours d'une fouille à son domicile, ont été détruits[53].
Le 30 janvier 2012, cinq prêtres ont été arrêtés par la police dans la Région autonome de Mongolie-intérieure[54]. Arrestation menée sans explication par les autorités[54].
[modifier] Inde
En Inde, les chrétiens sont souvent victimes de certains extrémistes hindous, au pouvoir dans certains États. Ainsi, le père Chittilappilly a été assassiné en août 2004 par des fondamentalistes hindous qui l’accusaient de prosélytisme. La presse a aussi relevé l’attaque d’un évêché dans l’État de Kerala, des déprédations d’un couvent au Maharashtra, l’agression de pèlerins au Rajasthan, des conversions forcées à l’hindouisme dans le diocèse d’Amravati, l’incendie d’un temple protestant au Manipur, la détention arbitraire d’un prêtre et de religieuses accusés d’avoir converti des hindous dans l’État de Madhya Pradesh[55]. Selon des tracts distribués durant l’été 2007 dans le district de Chitradurga, État du Karnataka, les chrétiens « doivent abandonner immédiatement le territoire indien ou revenir à la religion hindoue maternelle ». S’ils ne le font pas, ils devront « être tués par tous les bons Indiens, qui démontreront ainsi leur virilité et leur amour de la patrie ». Le texte est signé par Bajrang Dal et par l’Hindou Jagrutika Samiti, groupes extrémistes hindous, qui combattent depuis quelque temps l’activité sociale des chrétiens du Karnataka[56].
Le 30 janvier 2012, des extrémistes hindous ont mené un assaut contre un centre universitaire jésuite à Bangalore, centre dans lequel de nombreux étudiants faisant partie de la caste des intouchables se rendent[57].
[modifier] Indonésie
Dans ce pays à majorité musulmane, les chrétiens sont souvent l'objet d'attaques.
Trois écolières chrétiennes indonésiennes ont été décapités le 8 novembre 2006 durant la période de Ramadan[58].
Une église protestante a été victime d'un attentat-suicide le dimanche 25 septembre 2011, à Solo[59],[60],[61].
[modifier] Irak
Les chrétiens d'Irak subissent une vague d'attaque depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Entre juin 2004 et juin 2008, plus de 40 églises et lieux de cultes ont été attaqués[62].
Le 31 octobre 2010, des hommes armées prennent d'assaut la cathédrale Sayidat al-Najat à Bagdad, tuant 53 personnes dont 46 fidèles, incluant les deux prêtres[63]. Dix jours plus tard, une série d'attentats vise les domiciles de chrétiens à Bagdad, faisant 3 morts et 33 blessés[64]. Le 31 décembre 2010, une secondes série d'attentats vise les maisons de chrétiens, tuant 2 personnes et en blessant 16 autres[65].
Entre 800 000 et un millions de chrétiens vivaient en Irak avant 2003. En 2010, on estime que la moitié de la population chrétienne à fui le pays devant les violences[66]. Selon l'ONU, si les chrétiens représentaient 5% de la population de l'Irak, ils formaient 40% des réfugiés[67].
[modifier] Israël
De nombreux lieux de culte chrétien sont victime de vandalisme en Israël[68],[69],[70],[71]. Ces actes s'apparentent dans la majeure partie des cas à des récupérations politiques des religions y étant représentées[68]. Il arrive également que les pélerins chrétiens soient pris pour cible par la communauté musulmane du pays[72].
[modifier] Pakistan
Au Pakistan, 1,5 % de la population est chrétienne. La loi pakistanaise reconnaît le blasphème du Coran et le punit. Ayub Masih, un chrétien, fut accusé de blasphème et condamné à mort en 1998[73]. Il fut accusé par un voisin de soutenir l'auteur anglais Salman Rushdie, qui a publié Les Versets sataniques. Acquitté en appel, il fut libéré en 2001[74]. Exclus par la majorité, ils vivent pour la plupart dans des bidonvilles sans accès à l'eau courante ni à l'électricité. De nombreux attentats les visent (presque une dizaine d'attentats entre 2000-2002 visant St Thomas's Church et F8 Church). La communauté chrétienne est également victime de conversions forcées, notamment envers les femmes[75].
En 1997, dans le village à majorité chrétienne de Shantinagar, 800 maisons sont rasées et 13 églises désacralisées[76].
En octobre 2001, des hommes armés ouvrent le feu sur un congrégation protestante au Penjab, tuant 18 personnes. Un groupe islamiste est suspecté[77].
En mars 2002, cinq personnes sont tuées dans l'attaque à la grenade d'une église à Islamabad, dont une écolière américaine et sa mère[78]. En août de la même année, toujours à Islamabad, des hommes armés prennent d'assaut une école missionnaire chrétienne pour étrangers. 6 personnes sont tuées et 3 blessées[79]. Le même mois, des grenades sont lancées dans l'église d'un hôpital, tuant trois infirmières[80].
Le 25 septembre 2002, deux terroristes entrent à l'Institut de paix et de justice de Karachi, où ils séparent musulmans et chrétiens, puis abattent 7 chrétiens pakistanais[81],[82]. Le 25 décembre, 3 jeunes filles sont tuées lorsque des hommes lancent des grenades dans une église près de Lahore[83].
En novembre 2005, 3 000 militants islamistes attaquent la communauté chrétienne de Sangla Hill, détruisant 4 édifices chrétiens. L'attaque intervient après les allégations de blasphème de la part d'un Chrétien pakistanais[84].
En 2007, un couple de missionnaires chrétiens est abattu par des militants islamistes[85] [86].
En août 2009, 6 chrétiens, dont 4 femmes et deux enfants, sont brûlés vifs par des militants musulmans qui mettent également le feu à une église, après des rumeurs de profanation du Coran[87].
En novembre 2010, Asia Bibi, une femme chrétienne est condamnée à mort pour blasphème selon la loi pakistanaise[88]. Ayant interjeté appel, elle est actuellement en attente de jugement devant la Haute Cour de Lahore.
Le 2 mars 2011, le seul ministre catholique du gouvernement pakistanais, Shahbaz Bhatti, a été assassiné pour s'être opposé à la loi interdisant le blasphème au Pakistan, la considérant comme une atteinte à la liberté d'expression : elle sanctionne les insultes proférées à l'encontre de Mahomet ou de l'islam par la mort ou la prison[89],[90],[91],[92],[93].
Le 30 mai 2011, le maulana Abdul Rauf Farroqi, responsable religieux du parti islamiste JUI-S, avait jugé la Bible comme étant blasphématoire devant la presse et une demande d'interdiction de la Bible avait été déposé par son parti d'appartenance auprès de la Cour Suprême. La demande a néanmoins été retiré le 13 juin 2011 par Sami ul Haq en raison du caractère sacré de la Bible comme le précise le prêtre catholique, P. Francis Nadeem : « A la base, le recours était nul et non avenu : personne n’aurait pris la responsabilité d’assurer la défense de cette plainte devant les juges suprêmes car il est impossible de traduire en justice un livre saint. Jésus Christ est mentionné dans le Coran sous le nom de Iesa et toute démarche visant à nuire à la Bible entrerait en contradiction avec la foi professée par la vaste majorité des habitants de ce pays »[75].
Le 18 novembre 2011, les autorités pakistanaises ont ordonné aux opérateurs de télécommunications du pays de bloquer une liste de mots, jugés obscènes. Parmi ces derniers se trouvait « Jésus Christ ». Toutefois, suite à l'intervention du ministre de l'Harmonie nationale, Akram Gill, l'interdiction a été levé dès le 24 novembre de la même année car jugée comme allant à l'encontre de la Constitution pakistanaise[94],[95].
En janvier 2012, « un groupe de quatre musulmans » s'en est pris à une église chrétienne pentecôtiste dans la New Colony Mianwali de Manghopir, un quartier de Karachi, saccageant l'édifice, le mobilier, les Bibles et giflant les enfants qui priaient au moment des faits, dans l'église[96]. Après cet épisode, des responsables musulmans locaux tentent de promouvoir une « réconciliation » entre les deux communautés religieuses[96]. En effet, d'après le parlementaire catholique Michael Javed, « plus de 5 000 fidèles chrétiens de Karachi sont victimes de violences indicibles de la part de mouvements islamiques et pashtouns dans d'autres quartiers de Karachi »[96].
[modifier] Syrie
Le 25 janvier 2012, un jeune prêtre orthodoxe est assassiné en Syrie, dans la ville de Hama, alors que le pays est plongé dans un climat de crise armée[97],[98],[99]. Il prêtait secours à un homme blessé dans les affrontements qui touchaient la ville[99],[100].
Le 22 février 2012, le monastère de Saint Moïse l'Abyssin a été victime d'une attaque menée par une trentaine d'hommes armés[101].
[modifier] Turquie
Les communautés chrétiennes sont discréminées en Turquie[102]. A ce titre, l'Institut de théologie orthodoxe de Halki a été fermé en 1971[102].
En février 2006, un prêtre catholique, Andrea Santoro a été assassiné par balles dans la ville de Trabzon[103]. Son meurtrier était âgé de 16 ans[103]. En 2007, un prêtre catholique, Adriano Franchini a été attaqué et blessé au ventre par un jeune homme de 19 ans, à la sortie de la messe dominicale[103]. Toujours en 2007, cinq personnes ont fait irruption dans une maison d'édition qui imprimait des Bibles à Malatya, en Anatolie[103]. Ils ont égorgé trois chrétiens qui se trouvaient à l'intérieur[103].
Le 3 juin 2010, Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie et président de la conférence épiscopale turque, a été assassiné par son chauffeur, Murat Altun. Il a d'abord été poignardé puis décapité[103],[104],[105],[106],[107].
[modifier] Vietnam
Au Vietnam, en dépit de la liberté de culte officielle, des chrétiens subissent souvent des pressions policières pour abandonner leur religion selon Amnesty International[108],[55]. Un chrétien de 26 ans a été tué par la police vietnamienne en 2008, alors qu'il participait à une manifestation pour protester contre les persécutions antichrétiennes dans le pays[109]. Au cours de l'année 2011, 19 catholiques et 2 protestants ont été arrêté illégalement par la Sécurité publique du pays[110],[111],[112]. Celle-ci tente également de créer des troubles à l'ordre publique, embauchant des « voyous » pour provoquer la communauté catholique du pays[113], et confisque et arrête des religieux ou fidèles[112].
[modifier] Afrique
[modifier] Algérie
Le 14 décembre 1993, 12 ouvriers chrétiens, d'origine croate, sont égorgés à quelques kilomètres du monastère de Tibhirine. Les meurtriers ont séparé musulmans et chrétiens, pour ne tuer que ces derniers. Trois chrétiens ont réussi à échapper au massacre grâce à la solidarité d'un ouvrier musulman. Les tristement célèbres moines de Tibhirine en témoigneront dans une lettre écrite au journal La Croix le 22 janvier 1994, qui sera publiée le 24 février de la même année.
Le 26 au 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie, sont enlevés lors de la guerre civile algérienne, et séquestrés pendant deux mois. L'assassinat des moines est annoncé le 21 mai 1996, dans un communiqué attribué au Groupe islamique armé.
Depuis plusieurs années, persécutions et discriminations se multiplient en Algérie[114]. De nombreux algériens chrétiens sont arrêtés pour « pratique sans autorisation d’un culte non musulman » ou encore pour « atteinte et offense aux préceptes de l’islam »[114],[115].
[modifier] Égypte
le 1er janvier 2011, un attentat à la bombe est perpétré devant une église copte d'Alexandrie où s'était réunie une foule célébrant le nouvel an. Peu après minuit, un individu a fait exploser une bombe devant l'église d'Al Kidissine, se tuant lui-même. Les enquêteurs locaux privilégient un dysfonctionnement de la bombe qui se serait déclenchée trop tôt, discréditant la thèse de l'attentat-suicide. La bombe, de fabrication locale, contenait des bouts de métal afin de provoquer le plus de dégâts possibles. L'attentat tue au moins 21 personnes et en blesse 79 autres.
[modifier] Libye
La Libye est le 25e pays où les chrétiens sont le plus persécutés, selon l’Index Mondial de Persécution[116].
Il est interdit de manifester une foi chrétienne à des musulmans en Libye[117]. Il y est également interdit de détenir une bible en arabe[117]. Les églises et leurs membres sont surveillées par les services secrets du pays[118].
[modifier] Maroc
En 2012, selon l'Index mondial de persécution, le Maroc est le 31e pays où les chrétiens sont le plus persécutés[119].
Jamaa Ait Bakrim, berbère originaire du Sud du Maroc et converti au christianisme après un séjour en Europe, a été condamné à 15 ans de prison en décembre 2005, officiellement pour « prosélytisme » et « destruction de biens d'autrui »[120].
[modifier] Nigéria
Le Nigeria est un État fédéral qui compte 50 % de musulmans et presque autant de chrétiens, lesquels vivent surtout dans le sud. Depuis 1999, douze États fédéraux du Nord, à majorité musulmane, ont instauré la charia. En 2004, des centaines de milliers de chrétiens ont fui la guerre civile[121], selon Human Rights Watch, les exactions contre les chrétiens sont nombreuses[122]. Depuis la fin de l'année 2011, jusqu'au temps présent, la secte islamiste Boko Haram commet des attentats en série à l'encontre de la communauté chrétienne du Nord, parce qu’elle ne quitte pas cette région du pays à dominante musulmane, mais également du Sud, à dominante chrétienne (Voir : Boko Haram)[123],[124],[125]. Cette situation plonge le pays dans un climat de guerre civile[126].
Selon un rapport de Human Rights Watch, 550 personnes ont été tué dans 115 attaques différentes visant la communauté chrétienne du pays et perpétrées par la secte islamiste Boko Haram au cours de l'année 2011[127]. A la date du 26 janvier 2012, on comptait déjà 250 morts pour l'année 2012[127].
Une église de Jos a été victime d'un attentat suicide, revendiqué par la secte islamiste Boko Haram, le dimanche 26 février 2012 faisant 3 morts et entre 10 et 38 blessés[128],[129]. Cette ville avait été le témoin du massacre de plus de 500 chrétiens en mars 2010, massacrés à la « machette »[130].
[modifier] Soudan
Plus d'un million de chrétiens seraient morts lors de la seconde Guerre civile soudanaise[131]. 200 000 personnes auraient été réduits en esclavage, majoritairement des membres de l'ethnie Dinka, à 75 % chrétienne[132],[133].
Deux prêtres ont été enlevés du 15 au 30 janvier 2012, dans la paroisse de Sainte-Joséphine Bakhita à Rabak[134].
[modifier] Tunisie
Depuis l'année 2007, les chrétiens d'origine musulmane sont soumis à de vives pressions : ils sont rejetés par leurs familles, perdent leur travail et n'en trouvent pas d'autre[135]. Les étrangers de religion chrétienne sont également soumis à divers contrôles et les importations de livres chrétiens sont difficiles[135]. « Partager » l'Évangile avec un musulman est considéré comme une tentative de conversion ou de prosélytisme et puni par la loi[135].
De nombreuses minorités chrétiennes, comme les chrétiens évangéliques, ne sont pas reconnues et pratiquent une activité clandestine[135].
[modifier] Europe
[modifier] Bosnie-Herzégovine
En Bosnie-Herzégovine, la communauté catholique du pays est discriminée par la communauté majoritaire musulmane[136].
Le 29 février 2012, le pape Benoît XVI s'est dit préoccuper par la situation, et l'avenir, des catholiques en Bosnie-Herzégovine[137].
[modifier] France
En France, entre 150 et 200 adultes d'origines musulmanes se convertissent au catholicisme chaque année[138]. L'apostasie étant punie par la mort dans l'islam, ces conversions se font le plus souvent dans le secret et les baptêmes ne sont parfois pas publics[138]. Les convertis musulmans au catholicisme cachent souvent ce fait à leur entourage[138] par crainte de représailles physiques sur leur personne.
Les dégradations et cambriolages de lieux de culte chrétiens ne sont pas rares[139],[140],[141],[142].
En 2010, 522 sites chrétiens ont été touchés par ce phénomène, dont 214 cimetières et 272 chapelles[143]. Il faut compter également des agressions à caractère satanique ou encore nazi[143].
[modifier] Italie
La persécution des chrétiens en Italie est un phénomène assez rare mais présent de par la présence d'immigrés musulmans dans le pays. L'apostasie étant réprimandée par la mort dans l'islam, des meurtres sur fond de conversions, avérées ou supposées, défraient les chroniques italiennes.
Ce fut le cas de Rachida Radi, tuée de plusieurs coups de marteau par son mari marocain et musulman traditionaliste, Mohammed El Ayani, le 19 novembre 2011[144],[145].
[modifier] Kosovo
Depuis 1999, plus de 150 lieux de cultes chrétiens orthodoxes ont été détruits, profanés et pillés[146]. En mars 2004, deux jours d'émeutes anti-serbes ont vu la destruction de 800 maisons et 35 lieux de cultes, églises ou monastères [147], dont l'église de la Vierge de Leviša, datant du XIIe siècle.
[modifier] Pologne
Le 26 janvier 2012, le Conseil national de la radio et de la télévision polonaise a décidé d'exclure des retransmissions la télévision catholique TV Trwam alors même que la population du pays est en grande majorité catholique[148],[149]. Les représentants de la communauté catholique du pays ont jugé cette décision comme étant une discrimination à l'encontre de leur communauté et une atteinte à la démocratie[148],[149].
[modifier] Suisse
L'église du Châble a été victime d'un incendie criminel le 20 novembre 2011[150].
[modifier] Notes et références
- « La persécution antichrétienne dans le monde », par Thomas Grimaux (2), dans ZENIT le 06/03/2006, [lire en ligne]
- Les historiens et biblistes européens contemporains envisagent la date de 135, correspondant à la révolte de Bar Kokhba, qui coïnciderait avec la Birkhat ha Minim (cf. Étienne Trocmé, L'Enfance du christianisme, éd. Noesis, 1997), tandis que l'école anglo-saxonne considère que le christianisme n'existe que depuis la période des conciles christologiques du IVe siècle (cf. AA. VV., The Ways That Never Parted: Jews and Christians in Late Antiquity and the Early Middle Ages, éd. Fortress Press, 2007).
- « La présentation traditionnelle des origines chrétiennes repose sur un réseau de présupposés établis au quatrième siècle. Promus en lieux communs, ils ne sont pas l'objet d'enquête », écrit Roland Tournaire dans Genèse de l'Occident chrétien, Paris, L'Harmattan, 2001.
- Ces cultes favorisent la constitution de groupes identitaires
- Notamment rapporté par Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XVIII, III, 65-80 en ligne, cf. Françoise Dunand, Le Culte D'Isis dans le bassin oriental de la Méditerranée, éd. Brill, 1973, p. 193, ouvrage en ligne
- Un premier temple, datant de la fin du Ier siècle av. J.‑C. avait brûlé en 110
- par opposition à la superstitio
- Le document que Tertullien attribue à César n'a jamais été retrouvé et on ne connaît aucune autre charte de ce type; cf. Tessa Rajak, Was There a Roman Charter for the Jews?, in The Jewish Dialogue with Greece and Rome: Studies in Cultural and Social Interaction, 2001, p. 301 article en ligne
- L'empire romain et le christianisme, Claude Lepelley, 1969
- C'est encore Tertullien qui appliquera le terme de religio – désignant la religion traditionnelle romaine – au christianisme, taxant de superstitio le culte des dieux de l'empire; cf François Blanchetière, Les premiers chrétiens étaient-ils missionnaires ? , éd Cerf, 2004
- Le Talmud en compte 70.
- Correspondance de Pline le Jeune et de Tajan sur les chrétiens de Bithynie - Cité dans L'Empire romain et le christianisme, Claude Lepelley, Questions d'histoire/Flammarion page 29 et 90 Pline le Jeune, Lettres, tome X, 97-98
- Sylvie Honigman, Les Conditions de diffusion du christianisme dans l'Empire romain, université de Caen, conférence pour l'APHG Basse-Normandie, juillet 1996, résumé en ligne
- François Jacques et John Scheid Rome et l'intégration de l'empire, I, p. 127
- François Blanchetière, Les premiers chrétiens étaient-ils missionnaires ? , éd. Cerf, 2002
- Sylvie Honigman, op. cit.
- Cité par Nathalie Luca, Les Sectes, Que sais-je ?, page 14
- Lucien J. Heldé, La Persécution de Dèce, sur le site Empereurs romains, article en ligne
- R. E. Rubenstein, op.cit., indique qu'après une bataille perdue, l'empereur et son entourage déclarèrent que, lors des prières d'avant la bataille, les chrétiens ne s'étaient pas associés
- par l'empereur [[Aurélien (empereur romain)|]] en 274
- Dioclétien avait pris le nom de Jovien, donnant à son collègue Maximien celui d'Herculien : les empereurs étaient officiellement les fils de Jupiter et d'Hercule. Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
- Les chercheurs actuels comptent environ 5 % de chrétiens dans l'Empire, avec de fortes disparités régionales, cf. Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
- En 435, Théodose II et Valentinien III publient un édit ordonnant la destruction des temples « s'il en reste encore d'intacts, afin qu'aucun de nos sujets n'ait la licence d'y célébrer des sacrifices » ainsi que de « supplicier par l'épée » les derniers païens « bien qu'aucun ne soit censé subsister », cf. Benjamin Gras, La Persécution des païens dans l'Empire romain et l'Europe du Moyen Âge, éd. Écrivains, 2005.
- La plus célèbre est celle d'Eusèbe de Césarée
- entendu comme l'ensemble des chrétiens de la période concernée plutôt que l'institution catholique romaine
- Le terme évangélicaliste distingue les Églises dont l'origine est le Second Grand Réveil (Second Great Awakening) américain, des Églises évangéliques européennes, dont la tradition remonte elle à la Réforme; cf. André Gounelle, Après la mort de Dieu, éd. L'Âge d'Homme, 1990
- Maraval 1992, p. 6
- Baslez 2007, p. 5-6, Baslez 2007, p. 264
- Sous la direction d’Alain Dierkens, Sectes et hérésies de l'Antiquité à nos jours, Problèmes d'histoire des religions, publications de l'ULB
- ous la direction de Alain Dierkens, la mystique du Un, Problèmes d'histoire des religions, publications de l'ULB mais aussi Peter L. Berger, L'Impératif hérétique, Van Dieren
- De ces débat naît l'idée qu'un sacrement comme le baptême même conféré par un clerc lapsus est valide
- Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
- Richard E. Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, éd. La découverte, 2000
- Novatien est pour cela abusivement considéré comme antipape face à Fabien, ce qui est peu probable d'un point de vue historien. À cette époque, la ville de Rome ne connaissait pas d'épiscopat monarchique, au contraire des grandes villes d'Orient. Cf. Yves-Marie Hilaire et alii, Histoire de la papauté. 2000 ans de missions et de tribulations, éd. Seuil, coll. Points/Histoire, 2003
- voir guerres de religions, guerre des gueux
- Voir révocation de l'édit de Nantes et édit de Fontainebleau
- Voir Camisard
- voir Pays du Refuge et Oscar LaFontaine
- voir Paix d'Augsbourg
- Cet arrêt ne fut pas définitif comme le montre la Haine oubliée de Valentine Zuber et Jean Baubérot, qui montre une reprise de la persécution sous la Restauration
- Première Révolution anglaise
- « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes », dans ZENIT le 02/12/2007, [lire en ligne]
- Index de persécution 2010 Portes Ouvertes
- Site de l'AED en français
- détail sur le site d'Amnesty International
- Dans ces deux États, si la répression est systématisée sur plusieurs confessions chrétiennes, essentiellement protestantes, elle relève d'une attitude vis-à-vis des religions en général dans le cadre d'un durcissement autoritaire qui n'épargne pas l'islam. cf. Sébastien Peyrouse, Le Christianisme en Asie centrale. Miroir des évolutions politiques, in Le Courrier des Pays de l’Est, n° 1045, mai 2004, p. 51-61, résumé en ligne
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- Pologne : Les évêques réclament la liberté pour la TV catholique, ZENIT, 26 janvier 2012. Consulté le 26 janvier 2012
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[modifier] Bibliographie
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- Raphaël Delpard, La Persécution des chrétiens aujourd'hui dans le monde, éd. Michel Lafon, 2009
- René Guitton, Ces chrétiens qu'on assassine, éd Flammarion, 2009