Andrea Riccardi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Riccardi (2009)

Andrea Riccardi (né en 1950 à Rome) est une personnalité religieuse et politique italienne.

Il est entre autres le fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, née en 1968 et qui tient son nom de l'ancien carmel romain dans lequel elle s'est installée. Il est aussi, dans le gouvernement Monti, ministre de la Coopération internationale et de l'Intégration. Depuis 2013, il préside Choix citoyen pour l'Italie, le nouveau parti de Mario Monti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il naît le à Rome, dans une « bonne famille intellectuelle ». Il fait ses études au lycée Virgilio de Rome[1].

Fondation de Sant'Egidio[modifier | modifier le code]

En février 1968, avec d'autres jeunes Italiens, il crée la Communauté de Sant'Egidio, communauté chrétienne vouée initialement à l'aide aux plus pauvres, notamment par la distribution de repas et l'alphabétisation, qui s'ouvre également assez vite à l'hébergement de sans-abris[1],[2].

En plus d'un engagement au service des pauvres, Andrea Riccardi est engagé avec la communauté Sant'Egidio dans le dialogue interreligieux et le travail pour la paix. Tous les ans, depuis 1987, il organise des rencontres interreligieuses à la suite et dans l'esprit de la rencontre d'Assise de 1986.

Action internationale de Sant'Egidio pour la paix[modifier | modifier le code]

Dès les années 1980, la communauté s'engage pour des actions diplomatiques et pacifistes dans des régions touchées par des conflits. La première action menée, en 1980, est une négociation avec les Druzes qui encerclent le village de Deir-el-Qamar, dans le Chouf[3].

De nombreuses autres actions internationales suivent : en Albanie afin d'encourager le déroulement démocratique des élections de 1987, au Mozambique durant deux années entre 1990 et 1992, permettant le la signature du traité de paix mettant fin à la guerre, mise en place le de la « plate-forme de Sant'Egidio » (réunion des partis politiques de l’opposition algérienne afin de trouver une solution politique et pacifique à la guerre civile algérienne), négociations ente 1996 et 1998 avec le pouvoir serbe pour la réouverture des écoles et facultés kosovares, négociations entre la guérilla et le pouvoir au Guatemala, participation aux négociations ayant amené à la signature des accords d'Arusha au Burundi, etc.[4].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

(Ne sont pris en compte ici que les récompenses perçues à titre personnel. La communauté de Sant'Egidio a pour sa part reçu d'autres prix et distinctions.)

Andrea Riccardi est Docteur honoris causa de plusieurs universités : Fribourg[5], Lyon-III[6], Louvain, Cardinal Herrera, Georgetown, Augsbourg[7].

Il a été fait citoyen d'honneur des villes de Rimini[8] et Gênes[9].

En 2001, il a reçu le prix international de la Catalogne pour son travail en faveur du dialogue inter-religieux[10].

L'université Notre-Dame d'Indiana lui a remis le prix Notre-Dame (de) le 25 mars 2001[11].

La France a remis à Andrea Riccardi les insignes de Commandeur de la Légion d'honneur le 11 juillet 2012[12].

Travail d'historien[modifier | modifier le code]

Andrea Riccardi est professeur universitaire d'histoire, spécialisé dans l'histoire du christianisme et des religions. Il a notamment enseigné à Université de Bari, l'université La Sapienza de Rome et l'université de Rome III[13],[14].

Ministre du gouvernement Monti[modifier | modifier le code]

Le 16 novembre 2011, il est nommé ministre de la Coopération internationale et de l'Intégration, le seul ministère nouvellement créé, dans le nouveau gouvernement formé par Mario Monti[15],[16].

Il est également titulaire des portefeuilles de la lutte contre la drogue, de la politique familiale, de la jeunesse et du service civil[17].

En tant que ministre, il est notamment à l'origine d'une initiative de travail commun entre l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime et les services de police italiens, lancée en octobre 2012[18],[19].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Andrea Riccardi, L’Église catholique vers le troisième millénaire, Desclée de Brouwer,‎ 11 mars 1998, 150 p. (ISBN 978-2220041742).
  • Andrea Riccardi, Ils sont morts pour leur foi : La persécution des chrétiens au XXe siècle, Omnibus,‎ 31 décembre 1999, 456 p. (ISBN 978-2259193153).
  • Andrea Riccardi et Dominique Chivot, Sant'Egidio : L’Évangile au-delà des frontières, Desclée de Brouwer,‎ 14 mars 2001, 167 p. (ISBN 978-2227320635).
  • Andrea Riccardi, L'étonnante modernité du christianisme, Presses de la Renaissance,‎ 26 août 2005, 284 p. (ISBN 978-2750900540).
  • Andrea Riccardi, La paix préventive : Raisons d'espérer dans un monde de conflits, Salvator,‎ 15 septembre 2005, 287 p. (ISBN 978-2706704109), pour lequel l'auteur a obtenu le Prix spiritualités d'aujourd'hui 2006[20],
  • Andrea Riccardi, Vivre ensemble, Desclée de Brouwer,‎ 1er mars 2007, 206 p. (ISBN 978-2220057798).
  • Andrea Riccardi, Homme et femme, le rêve de Dieu, Parole et Silence,‎ 16 juillet 2010, 58 p. (ISBN 978-2845738768).
  • Andrea Riccardi, Jean-Paul II, la biographie, Parole et Silence,‎ 29 avril 2011, 507 p. (ISBN 978-2845739703).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Semo, « Andrea Riccardi, 47 ans, dirige Sant'Egidio, communauté religieuse médiatrice dans le conflit algérien et au Burundi. Pax romana. », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ 24 mai 1997 (consulté le 31 octobre 2012)
  2. Élisabeth Fiat, « La communauté de Sant'Egidio », sur http://www.eleves.ens.fr/, Aumônerie de l'École normale supérieure (consulté le 31 octobre 2012)
  3. Martine de Sauto, « Réunis à Rome par Sant’Egidio, des dissidents syriens lancent un appel à abandonner les armes », sur http://www.la-croix.com/, La Croix,‎ 27 juillet 2012 (consulté le 31 octobre 2012)
  4. Christine Leffort, « Les actions internationales de la communauté de Sant’Egidio pour la résolution des conflits », sur http://www.irenees.net/fr/index.html, <Irenees.net>,‎ 2003 (consulté le 31 octobre 2012)
  5. Faculté de Théologie, « Docteurs Honoris Causa », sur http://www.unifr.ch/theo/fr, Université de Fribourg (consulté le 7 novembre 2012)
  6. Guy Lavorel, « Andrea Riccardi à l’honneur », sur http://www.univ-lyon3.fr/, Université Lyon-III,‎ 24 mai 2007 (consulté le 7 novembre 2012)
  7. Collège des Bernardins, « Andrea Riccardi - Président de la chaire du Collège des Bernardins en 2012-2014 », sur http://www.collegedesbernardins.fr/, Collège des Bernardins,‎ juillet 2012 (consulté le 7 novembre 2012)
  8. (it) Alberto Ravaioli, « Il Comune di Rimini ha conferito la cittadinanza onoraria al Prof. Andrea Riccardi », sur http://www.santegidio.org, Communauté de Sant'Egidio,‎ 7 mars 2000 (consulté le 7 novembre 2012)
  9. (it) Alberto Ravaioli, « Genova - Cittadinanza Onoraria ad Andrea Riccardi », sur http://www.santegidio.org, Communauté de Sant'Egidio,‎ 27 janvier 2001 (consulté le 7 novembre 2012)
  10. (es) « Los fundamentalismos en tiempos de globalización, según Andrea Riccardi », sur http://www.zenit.org/, ZENIT,‎ 15 mai 2001 (consulté le 7 novembre 2012)
  11. (en) Michael O. Garvey, « Riccardi to receive ND Award in Hesburgh Center ceremony », sur http://nd.edu/, Université Notre-Dame,‎ 25 mars 2001 (consulté le 7 novembre 2012)
  12. Bruno Joubert, « Remise des insignes de Commandeur de la Légion d’Honneur au Professeur Andrea Riccardi, Ministre italien de la Coopération internationale et de l’Intégration », sur http://www.france-vatican.org, Ambassade de France près le Saint-Siège,‎ 11 juillet 2012 (consulté le 7 novembre 2012)
  13. Laurent Grzybowski & Éric Vandeville, « Une âme pour l'Europe », sur http://www.lavie.fr/, La Vie no 3324,‎ 14 mai 2009 (consulté le 31 octobre 2012)
  14. (it) Presidenza del Consiglio dei Ministri, « Biografia di Andrea Riccardi », sur http://www.governo.it/, Governo Italiano,‎ 27 décembre 2011 (consulté le 7 novembre 2012)
  15. G.D., « Andrea Riccardi, le vaticaniste », sur http://www.lesechos.fr/, Les Échos,‎ 17 novembre 2011 (consulté le 31 octobre 2012)
  16. Pascal Airault, « Italie : Andrea Riccardi, le fondateur de Sant'Egidio devient ministre de la Coopération », sur http://www.jeuneafrique.com/, Jeune Afrique,‎ 28 novembre 2011 (consulté le 31 octobre 2012)
  17. (it) Presidenza del Consiglio dei Ministri, « Dipartimenti e uffici affidati a Ministri senza portafoglio e Sottosegretari », sur http://www.governo.it/, Governo Italiano (consulté le 31 octobre 2012)
  18. (en) UNODC, « UNODC and Italy launch initiative to promote international standards on drug use prevention », sur http://www.unodc.org/unodc/index.html, UNODC,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 31 octobre 2012)
  19. MAP, « Naissance à Rome d'un "Consortium de solidarité internationale" contre la drogue », sur http://www.menara.ma/fr, Menara,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 31 octobre 2012)
  20. http://www.prix-litteraires.net/detail_prix_auteur.php?auteur=2862_Andrea_Riccardi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]