Saint-Malo-de-Guersac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Malo (homonymie).
Saint-Malo-de-Guersac
Maison de l'éclusier
Maison de l'éclusier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Montoir-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire
Maire
Mandat
Alain Michelot
2014-2020
Code postal 44550
Code commune 44176
Démographie
Gentilé Malouins
Population
municipale
3 218 hab. (2011)
Densité 220 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 06″ N 2° 10′ 42″ O / 47.3516666667, -2.1783333333347° 21′ 06″ Nord 2° 10′ 42″ Ouest / 47.3516666667, -2.17833333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 13 m
Superficie 14,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Malo-de-Guersac

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Malo-de-Guersac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Malo-de-Guersac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Malo-de-Guersac
Liens
Site web saintmalodeguersac.fr

Saint-Malo-de-Guersac est une commune de la Loire-Atlantique située à 15 km de Saint-Nazaire en pleine Brière.

La référence à Saint-Malo dans le nom de la commune viendrait de l'événement mythique suivant : Malo né au Pays de Galles, évêque d'Aleth sur l’estuaire de la Rance, retournait à Aleth après un premier séjour à Saintes. Selon la légende : "Lors de sa traversée de l’île de Guersac, son cheval trébucha sur un rocher qui a conservé la trace de son sabot". Ce rocher est dénommé depuis le Pas de Saint Malo.

Malo s'était retiré à Saintes suite à des persécutions en Domnonée armoricaine. En rentrant, il accédait ainsi à la demande des bretons d'Aleth qui réclamaient son retour (cf. le lien externe concernant la vie de Saint Malo en bas de page).

Selon les biographies, Saint Malo a vécu au VIe ou au VIIe siècle. Son possible passage par l'île de Guersac est en tout cas antérieur à la découverte, vers l'an 800, du tombeau dit de l'apôtre Jacques par l'ermite Pelagius en Galice et donc antérieur au Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le bourg et l'église

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, Saint-Malo-de-Guersac est la deuxième commune d'une unité urbaine de deux communes (la première étant Saint-Joachim)[1], incluse dans l'aire urbaine de Saint-Nazaire et dans l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, Saint-Malo-de-Guersac fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Joachim Crossac Rose des vents
N Donges
O    Saint-Malo-de-Guersac    E
S
Trignac Montoir-de-Bretagne

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • le Bourg
  • Le Pin
  • La Ganache
  • L'Isle
  • Rozé
  • Île d'Errand
  • la Grée
  • La Paquelais
  • La Petite Brière
  • Crosmain
  • La Gravelle
  • La Bosse

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Malo-de-Guersac dans le département de la Loire-Atlantique

Il s'agit essentiellement de cultures fourragères.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période préhistorique : La présence humaine est attestée à Saint-Malo-de-Guersac, comme d'ailleurs sur d'autres sites du marais de Brière, par de nombreux objets remontant à l'époque moustérienne, entre 7000 et 3500 ans avant J.C., et des pierres druidiques dont le menhir de la Pierre Blanche qui est situé sur la partie Est de la commune.

Au Ve siècle un village est fondé par des émigrants bretons ; puis Saint-Malo-de-Guersac (Sant Maloù Gwersac'h en breton, de gwern (marais) et sac’h (stagnant)) s'étendra principalement sur les deux îles : l'île de Guersac qui est l'île la plus grande et la plus haute des îles de Brière, et l'île d'Errand.

Au Moyen Âge, Saint-Malo-de-Guersac dépend de la vicomté de Donges assujettie au duché de Bretagne et partageait les droits collectifs du territoire indivis du marais avec les habitants des 14 paroisses de la «Brière» conformément au privilège donné aux briérons par François II duc de Bretagne, le 8 août 1461, par lettre patente (voir Saint-Joachim). La duchesse Anne ratifie la lettre patente de son père François II. Ce privilège a été confirmé plusieurs fois au cours des siècles suivants.

Avant la Révolution française, le territoire de la commune actuelle faisait partie de la paroisse de Montoir-de-Bretagne. Son histoire est donc étroitement liée à cette dernière. La paroisse Saint-Malo-de-Guersac est fondée en 1845. En 1848, le bourg n'est constitué que de quelques maisons groupées autour d'une vieille chapelle.

La construction d'une nouvelle église commence en 1858 avec la pose de la première pierre le 22 juin. L’église est inaugurée en avril 1862. Le clocher est érigé en 1878 et les cloches sont installées en 1889. Édifiée sur le point le plus haut de l'île de Guersac (13m), et de par ses formes, ses dimensions et son clocher qui culmine à 37 m au-dessus du marais, cette église a été surnommée "le petit Mont Saint-Michel de Brière".

La commune, distraite de Montoir-de-Bretagne, est créée par la loi du 14 novembre 1925.

Étymologie du nom de la commune[modifier | modifier le code]

Guersac/Gwersac'h est le nom de la principale île qui constitue le territoire communal de Saint-Malo-de-Guersac, Sant-Maloù-Gwersac'h en breton. Un manoir y est attesté en 1401 et l'endroit est alors mentionné comme correspondant à une seigneurie relevant du duché de Bretagne. Le nom se compose du breton Sac'h qui signifie un endroit où il y a des eaux stagnantes. Le mot se retrouve régulièrement en toponymie bretonne, comme dans le célèbre Sac'h de Quéven dans le Morbihan, Sac'h Kewenn en breton. L'idée parfois émise de la présence de Gwer en tête, avec le sens de vert, ne convient pas. Ce mot, qui plus est en première position, serait particulièrement étonnant dans un nom de lieu. Le breton utilise le mot Glas pour désigner le vert, comme le bleu, voire certains gris, quand il s'applique à des éléments naturels. Le composant initial est plus probablement la forme réduite du breton Gwern. Ce mot désigne une zone marécageuse et son association à Sac'h est naturelle. Gwern est extrêmement fréquent en toponymie bretonne et la chute du "n" à la césure devant un second composant commençant par une consonne est assez fréquente. La forme ancienne attestée du nom au début du XVème siècle ne comporte déjà plus le "n". D'ailleurs Gwersac'h n'est pas sans rappeler un autre Gwersac'h situé à Grand-Champ, toujours dans le Morbihan, noté improprement Guersac(h) sur les cartes actuelles, pour lequel les données historiques montrent clairement que le nom découle de l'association de Gwern + an (article) + Sac'h. Sant Maloù est simplement la forme bretonne du nom de Saint Malo, l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, que lon retrouve dans d'autres noms de lieux comportant le même éponyme, dont celui de la fameuse cité corsaire Saint-Malo/Sant-Maloù[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 1971 Jules Guitton Divers droite  
mars 1971 mars 1983 Geneviève Grattier Divers gauche  
mars 1983 mars 1989 Pierre Rambaud PS  
mars 1989 juin 1995 Marcelle Baucher-Guérant PS  
juin 1995 mars 2008 Roger David[Note 1] PCF conseiller général du canton de Montoir-de-Bretagne depuis 2008
mars 2008 juin 2011 Alain Bentaha PS conseiller régional (2004-2010)
juin 2011 en cours Alain Michelot[Note 2],[3] PS retraité de la construction navale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1925 après démembrement partiel de Montoir-de-Bretagne.

En 2011, la commune comptait 3 218 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 049 2 000 1 960 2 046 2 102 2 207 2 247 2 461 3 286
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
3 294 3 126 3 085 3 112 3 212 3 218 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5]. Pour le recensement 2005, base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

Pyramide des âges à Saint-Malo-de-Guersac en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,2 
3,6 
75 à 89 ans
7,2 
16,0 
60 à 74 ans
15,5 
22,7 
45 à 59 ans
23,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
15,5 
15 à 29 ans
14,0 
21,6 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Consanguinité[modifier | modifier le code]

L'isolement géographique de la commune a longtemps été une source de consanguinité (ce qui est vrai pour toute la Brière, mais encore plus pour Saint-Malo de Guersac et Saint-Joachim). Ce problème tend à disparaître depuis le premier quart du XXe siècle, et le désenclavement de la Brière. Ceci a également entraîné une faible diversité des patronymes : les Halgand, Aoustin, Moyon, Mahé, Chedotal, Guihéneuf et Legof constituant toujours la majorité des noms de famille, principalement dans les îles, où les habitants sont surnommés les « canards » (les habitants de la bordure du marais étant eux surnommés les « naquets »). D'ailleurs, le roman de Alphonse de Châteaubriant, La Brière, traite de ce problème, où un père de famille « canard » refuse que sa fille épouse un « naquet » de Crossac. L'exogamie, même avec des communautés géographiquement et culturellement proches, était peu pratiquée.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Pêche, chasse, promenades en chaland.
  • Vitrine du marais (faune et flore).
  • Sentier de découverte du marais.
  • Parc animalier de Rozé (faune de Brière).
  • Orchestre de Batterie fanfare de Saint Malo de Guersac : classée en supérieur, la batterie fanfare se produit dans la commune mais aussi un peu partout en France. Elle possède désormais une fanfare de rue : la bande d'Eolas.

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • l'église (1858-1878) dont la première pierre est posée le 22 juin 1858. Elle est inaugurée en avril 1862. Le clocher est édifié en 1878 et les cloches sont installées en 1889
  • la croix de la Ganache, située rue de la Ganache
  • le calvaire, situé au carrefour des rues de l'Isle et Aristide Briand
  • le château (1908), situé rue Émile Zola
  • les haras nationaux (1980), situés au no 40 route de la Ganache. Les haras dépendaient jadis et jusqu'en 1980 de la commune de Montoir-de-Bretagne
  • l'école Saint-Joseph (XIX-XXe siècle), située rue Aristide Briand. L'école est construite en 1863 sur l'initiative du curé, Julien Malary
  • l'ancienne cure (1866), située rue Aristide Briand et édifiée par l'abbé Lanoë
  • la maison de l'éclusier
    Maison de l'éclusier en hiver
    , située sur la route de Saint-Joachim et restaurée en 1975. Elle héberge aujourd'hui un musée
  • les écluses et la maison de l'éclusier (début du XIXe siècle), située au Port de Rozé (une seule écluse a gardé ses portes)
  • le site de la réserve Pierre Constant (Réserve Naturelle Régionale Marais de Brière), près de la maison de l'éclusier
  • la statue de la Vierge à l'Enfant (1947)
  • le blockhaus (1939-1945), situé sur la butte du Pin. Cet édifice hébergeait jadis une batterie de défense aérienne chargée de protéger Saint-Nazaire où la Kriegsmarine avait placé une base de sous-marins
  • le rocher dit "Pas de Saint-Malo" qui est visible à proximité du centre ville, près de l'allée de la Garenne sur le circuit de randonnées n°1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine Saint-Joachim-Saint-Malo-de-Guersac », sur site de l'Insee (consulté le 18 janvier 2011)
  2. Information donnée par la mairie de Saint-Malo de Guersac, affichée pendant l'exposition « Anne de Bretagne » du 23 septembre au 4 octobre 2014 et rappelée le jour de l'inauguration des nouveaux panneaux bilingues d'entrée de ville, le 28 septembre 2014. Organisme à l'origine de cette information : l'Office Public de la langue Bretonne à Nantes.
  3. [1]
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Résultats du recensement de la population - Saint-Malo-de-Guersac - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]