Meistratzheim

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Meistratzheim
Image illustrative de l'article Meistratzheim
Blason de Meistratzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai
Intercommunalité C.C. du Pays de Sainte-Odile
Maire
Mandat
André Weber
2014-2020
Code postal 67210
Code commune 67286
Démographie
Population
municipale
1 425 hab. (2011)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 58″ N 7° 32′ 38″ E / 48.4494, 7.543948° 26′ 58″ Nord 7° 32′ 38″ Est / 48.4494, 7.5439  
Altitude Min. 150 m – Max. 162 m
Superficie 12,82 km2
Localisation

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Meistratzheim

Meistratzheim est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Meistratzheim par la D.426.
Le village de Meistratzheim avec vues sur l'église et la chapelle Saint-André.
Ancienne exploitation agricole (1780), 265 rue Principale.
Le village et la rue principale.
Calvaire de Meistratzheim (rue de l'église).

Meistratzheim fait partie du canton d'Obernai et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein. Le village est situé entre Obernai et Erstein, sur la rivière Ehn, non loin d'Andlau.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site situé à proximité de la voie celto-romaine reliant Belfort à Seltz par Brumath est occupé dès le Néolithique. Des sépultures mérovingiennes ont été découvertes. Le village appartient dès les premiers temps aux comtes de Nordgau, puis est partagé ensuite entre diverses abbayes : Wissembourg en 742, Schwarzach en 828, puis par échange entre le comte Erchenger de Souabe[1], Andlau en 880, Altdorf en 1097 et Ebersmunster en 1030. Par la suite, le fief est acquis par l'évêché de Strasbourg, puis par la famille Landsberg (de), qui immatricule la seigneurie parmi les terres de la noblesse de basse Alsace et la conserve jusqu'à la Révolution. En juillet 1587, pendant les guerres de religion, les mercenaires du sieur de Marleroi provoquent quatre incendies à Meistratzheim ; au XVIIe siècle, la commune souffre du passage des troupes impériales suédoises, lorraines, et françaises, qui pillent, incendient et rançonnent ; elle est également touchée par la famine due à la rigueur des hivers et à l'insuffisance des récoltes. Le 6 mai 1857, la commune a entrepris l'assainissement de 466 hectares de terrains communaux. Ces travaux ont consisté à curer d'anciens fossés, l'ouverture de fossés neufs, des terrassements de nivelage. Les travaux ont commencé en 1858. La Première Guerre mondiale cause la mort de vingt-trois habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meistratzheim

Les armes de Meistratzheim se blasonnent ainsi :
« D'azur au chevron d'or, accompagné de trois trèfles du même. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1812 juin 1816 BARTHELME    
juin 1816 mars 1824 HÜGEL François Joseph   cultivateur et garde champêtre
mars 2001 mars 2008 André Weber    
mars 2008 en cours André Weber[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 425 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 372 1 232 1 417 1 489 1 601 1 643 1 666 1 725 1 722
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 663 1 681 1 637 1 599 1 497 1 449 1 369 1 306 1 276
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 238 1 213 1 239 1 125 1 113 1 133 1 129 1 085 1 096
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 044 1 072 1 066 1 265 1 230 1 302 1 362 1 379 1 425
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

Église Saint-André.
Le chœur de la chapelle Saint-André (ancienne église de Meistratzheim).
Ancien bénitier et tympan du XIIe siècle qui montre le Christ bénissant entouré de saint Benoît et de sainte Scholastique dans la chapelle Saint-André.
Mairie de Meistratzheim.

La paroisse Saint-André relève au début du chapitre d'Obernai, patronné par la commanderie des chevaliers Teutoniques d'Andlau. L'église primitive romane est agrandie à partir de 1720. La nef est allongée et le clocher carré est surélevé d'un toit en pointe. La construction d'une nouvelle église est envisagée dès 1856, mais l'État refuse de la subventionner, jugeant le projet de l'architecte trop somptueux pour une paroisse de 1 200 âmes. Un compromis ayant été trouvé, la première pierre est posée en avril 1913. Interrompus par la guerre, les travaux ne reprennent qu'après 1918. L'évêque vient consacrer l'église en juillet 1922. Après la mise en service d'une nouvelle église paroissiale en 1922, l'ancien édifice est détruit : seuls sont conservés la tour fortifiée et le chœur du XVIIIe siècle, l'ensemble constituant maintenant la chapelle du cimetière. L'église catholique de Meistratzheim, construite de 1913 à 1919, est la plus haute du Bas-Rhin (75 m) hors de Strasbourg.

Chapelle du cimetière[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-André, qui se trouve à l'intérieur du cimetière, était l'église primitive de Meistratzheim. Elle abrite un tabernacle baroque en bois doré du XVIIIe siècle, seul vestige du mobilier qui se trouvait dans l'église primitive en 1720. Après l'édification de la nouvelle église en 1922, l'ancien édifice est détruit. Le chœur conserve encore, encastré, le tympan du XIIe siècle, qui montre le Christ bénissant entouré de Saint-Benoît, symbolisé par un serpent, et de sainte Scholastique. La chapelle abrite un tabernacle baroque en bois doré du XVIIIe siècle, seul vestige ancien qui se trouvait dans l'église primitive en 1720.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Ancien relais de poste[modifier | modifier le code]

Maison de 1776[modifier | modifier le code]

École de garçons[modifier | modifier le code]

Calvaire (rue principale)[modifier | modifier le code]

Mairie (1828)[modifier | modifier le code]

Le tram[modifier | modifier le code]

Établissement en 1907 de la voie métrique reliant Erstein à Ottrott en traversant le Bruch de l'Andlau ainsi que les villages de Schaeffersheim, Meistratzheim, Niedernai et la ville d'Obernai. Cette voie a été créée en premier lieu en vue du transport des pierres de Saint-Nabor, car le transport des personnes a été faible. La ligne fut supprimée en 1914, époque à laquelle l'autorité militaire allemande fit enlever les rails pour les besoins de son industrie de guerre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Xavier Uhlmann, né le 8 février 1828 à Meistratzheim et décédé le 27 juillet 1904 à Farnborough, était le 1er valet de Napoléon III, le valet de chambre du Prince Impérial, le trésorier de l'impératrice Eugénie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erchanger ou Erchangar (830; † 21 janvier 917) était le duc de Souabe de septembre 915 jusqu'à sa mort
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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