Marie-Josephte Corriveau

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Le squelette de la Corriveau terrorisant un voyageur un soir de tempête, illustration de Charles Walter Simpson pour les Légendes du Saint-Laurent, 1926.

Marie-Josephte Corriveau, mieux connue sous le surnom de « la Corriveau », est l’une des figures les plus populaires du folklore québécois. Née à Saint-Vallier en janvier ou février 1733 et habitante de Nouvelle-France au moment de la Conquête, elle est condamnée à mort par une cour martiale britannique pour le meurtre de son second époux et pendue à Québec le 18 avril 1763. La « cage » de fer dans lequel son corps est exposé et laissé à pourrir à Pointe-Lévy, sur ordre des autorités militaires, marque fortement l'imaginaire de la population et engendre de nombreuses légendes qui seront véhiculées par la tradition orale.

La redécouverte de la cage vers 1850 dans le cimetière de Saint-Joseph-de-la-Pointe-Levy ravive les souvenirs et les imaginations, tout en inspirant romans et contes fantastiques aux écrivains du temps, dont Philippe Aubert de Gaspé (Les Anciens Canadiens, 1863), James MacPherson Le Moine, William Kirby (The Golden Dog, 1877) et Louis Fréchette. Depuis, la Corriveau n'a cessé d'inspirer les artistes, d'Alfred Laliberté à Mes Aïeux, en passant par Gilles Vigneault, Pauline Julien, Anne Hébert et Victor-Lévy Beaulieu, suscitant romans, chansons, pièces de théâtre, films, séries télévisées, sculptures, peintures.

Dépeinte comme une sorcière et une meurtrière ayant tué jusqu'à 7 maris dans la tradition orale, la culture populaire et chez les auteurs du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, la Corriveau a ensuite été présentée comme symbole de l'oppression anglaise avec la montée du nationalisme québécois dans les décennies 1960 et 1970, avant d'être récupérée plus récemment par le mouvement féministe comme victime ou révoltée du système patriarcal[1].

Marie-Josephte Corriveau : le personnage historique[modifier | modifier le code]

Le gibet de fer dans lequel le corps de Marie-Josephte Corriveau a sans doute été exposé après son exécution (la « cage » de la Corriveau).

Marie-Josephte Corriveau naît en janvier ou février 1733[2] au sein d'une famille d'agriculteurs établis dans la paroisse rurale de Saint-Vallier en Nouvelle-France. Des onze enfants connus nés de Joseph Corriveau et son épouse Françoise Bolduc, elle semble la seule à avoir survécu jusqu'à l'âge adulte. Ses dix frères et sœurs, connus par les registres paroissiaux de baptême, paraissent tous être morts en bas âge[3].

Marie-Josephte épouse à l'âge de 16 ans, le 17 novembre 1749, Charles Bouchard, 23 ans, agriculteur comme son père. Le couple a trois enfants : deux filles, Marie-Françoise, née le 10 mars 1752 et Marie-Angélique, née le 6 février 1754, suivies d'un garçon, Charles, né le 16 août 1757. Devenue veuve à la fin d'avril 1760[4], elle se remarie quinze mois plus tard, le 20 juillet 1761, avec un autre cultivateur de Saint-Vallier, nommé Louis Étienne Dodier. Le matin du 27 janvier 1763, celui-ci est retrouvé mort dans sa grange, avec de nombreuses blessures à la tête. Malgré un décès attribué officiellement à des coups de sabot reçus de ses chevaux et une inhumation rapide, les rumeurs d'homicide et les soupçons ne tardent pas à se répandre dans le voisinage, Dodier ayant été de son vivant en mauvais termes avec son beau-père et son épouse.

À cette époque, la Nouvelle-France, conquise en 1760 par la Grande-Bretagne dans le cadre des opérations de la Guerre de Sept Ans, est administrée par l'armée britannique. Les autorités militaires locales, chargées de maintenir l'ordre, ordonnent donc, sur la foi des rumeurs, une enquête sur la mort de Dodier. À l'issue de cette investigation, s'ouvre à Québec, le 29 mars 1763, au couvent des ursulines, le procès de Joseph Corriveau et de sa fille Marie-Josephte, devant un tribunal militaire composé de 12 officiers anglais et présidé par le lieutenant-colonel Roger Morris. Ce procès se conclut, le 9 avril, par la condamnation à mort de Joseph Corriveau, reconnu coupable du meurtre de son gendre. Marie-Josephte, déclarée complice, est condamnée à recevoir 60 coups de fouet et à être marquée au fer de la lettre M sur la main. Une nièce de Joseph Corriveau du nom d'Isabelle Sylvain, employée chez lui comme servante et qui a plusieurs fois changé son témoignage au cours du procès, est condamnée pour parjure à recevoir 30 coups de fouet et à être marquée au fer rouge de la lettre P.

Condamné à la pendaison, Joseph Corriveau avoue alors, à l'instigation de son confesseur, n'avoir été que le complice de sa fille, après que celle-ci eut tué Dodier. Lors d'un second procès, le 15 avril suivant, Marie-Josephte reconnaît avoir tué son époux de deux coups de hachette pendant son sommeil, surtout en raison des mauvais traitements que lui faisait subir celui-ci[5]. Le tribunal la déclare alors coupable et la condamne à être pendue, son corps devant ensuite être « hanged in chains » (littéralement, « pendu enchaîné »).

La paix étant faite et le pays restant à Sa Majesté Britannique, son Excellence, pour mieux engager les habitants à faire leur devoir, cherche à leur témoigner ses bienveillances et la douceur du gouvernement ; c'est pourquoi oubliant tout le passé, et voulant faire plaisir à ce gouvernement en général, et aux habitants de votre paroisse en particulier, il vous permet par la présente d'ôter le corps de la veuve Dodier, de la potence où elle pend à présent, et de l'enterrer où bon vous semblera.

Ordre de James Murray adressé au capitaine de milice de la Pointe-Lévy
Québec, 25 mai 1763[6]

L’exécution eut lieu à Québec, sur les Buttes-à-Nepveu (qui correspond aujourd’hui à la colline parlementaire), près des Plaines d'Abraham, probablement le 18 avril[7],[8]. Le corps fut ensuite, conformément à la sentence, exposé « dans les chaînes », c'est-à-dire dans une sorte de cage faite de chaînes et de cercles de fer et suspendu à un gibet dressé à Pointe-Lévy, à l'intersection des chemins de Lauzon et de Bienville[9] (aujourd'hui la rue St-Joseph et le boulevard de l'Entente). Le corps, dans son gibet de fer, fut exposé à la vue des passants pendant cinq semaines, au moins jusqu'au 25 mai, date où, à la suite des requêtes des habitants de l'endroit, un ordre du commandant militaire du district de Québec, James Murray, en permit l'enlèvement et l'inhumation « où bon [leur] semblera »[9].

La Corriveau : la légende[modifier | modifier le code]

La Corriveau (à gauche) sous les traits d'une empoisonneuse offrant à sa victime un bouquet de fleurs empoisonné, illustration réalisée à la fin du XIXe siècle pour une édition du Chien d'or de William Kirby.

Cette exhibition post mortem à un carrefour fréquenté de la dépouille de Marie-Josephte Corriveau (une peine inhabituelle et inconnue durant le Régime français et réservée en Angleterre aux personnes reconnues coupables de crimes les plus graves[10]), les rebondissements des procès, la rumeur selon laquelle son père se serait d'abord reconnu coupable du meurtre de Dodier à l'instigation de sa fille et les soupçons qui naquirent ensuite sur les circonstances de la mort du premier époux de celle-ci, sont autant de faits qui frappèrent l’imagination populaire et se transformèrent en légendes transmises encore aujourd'hui par la tradition orale, multipliant le nombre de maris assassinés (jusqu'à 7) ou assimilant « la Corriveau » à une sorcière.

Vers 1850, la découverte de la cage de fer enterrée dans le cimetière de la paroisse St-Joseph (actuellement le secteur Lauzon) semble avoir réactivé les légendes et les contes fantastiques, qui furent amplifiés et exploités par des écrivains du XIXe siècle. Le premier, en 1863, Philippe Aubert de Gaspé, dans Les Anciens Canadiens, campe une Corriveau surnaturelle suspendue dans sa cage de Pointe-Levy, terrorisant une nuit un passant qu'elle supplie de la conduire au sabbat des sorciers et des feux follets à l'Île d'Orléans[11]. James MacPherson Le Moine (Maple Leaves, 1863)[12], et William Kirby dans son sillage (The Golden Dog, 1877[13]), en firent une empoisonneuse professionnelle, descendante directe de La Voisin. Des littérateurs et des historiens comme Louis Fréchette et Pierre-Georges Roy ont tenté de narrer l'histoire de la Corriveau, « mais sans parvenir à dissocier complètement les faits réels des fantaisies anachroniques ou des données légendaires et romanesques [14] ».

La figure de la Corriveau n'a cessé, depuis, d'inspirer romans, chansons et pièces de théâtre et d'alimenter les controverses (était-elle coupable ou non ?). La tradition orale s'est également perpétuée et est demeurée assez vivace, comme en témoignent les nombreux récits recueillis sur le terrain dans plusieurs régions du Québec[15].

La Corriveau dans la culture[modifier | modifier le code]

  • 1885 : « La Cage de la Corriveau », nouvelle de Louis Fréchette, parue pour la première fois dans un numéro spécial du journal La Patrie, le 24 février 1885[17] ; le texte sera par la suite remanié et republié au moins sept fois par Fréchette[18].
  • 1972 : « La Corriveau », chanson écrite par Gilles Vigneault en 1966 pour le ballet du même nom, est enregistrée par Pauline Julien sur son album Au milieu de ma vie, peut-être la veille de...
  • 1981 : La Corriveau, roman historique d'Andrée LeBel[23]
  • 1993 : « La Corriveau », nouvelle du romancier canadien anglais Douglas Glover[26](en), traduite en français la même année[27], puis en serbe en 1995[28].
  • 1993 : La Corriveau, pièce de théâtre de Guy Cloutier, mise en scène par Denise Verville et présentée au Périscope, à Québec, du 12 au 30 janvier 1993. Elle est reprise, adaptée et diffusée en dramatique télévisuelle sous le titre La Corrivaux par le réalisateur Jean Salvy, avec Anne Dorval dans le rôle principal, et diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 1995.
  • 1999 : La Maudite, roman jeunesse de Daniel Mativat[29]
  • 2003 : La Fiancée du vent : l'histoire de la Corriveau, née en Nouvelle-France et pendue sous le Régime anglais, roman de Monique Pariseau[30]
  • 2011 : Cages[33], recueil de nouvelles de Claude-Emmanuelle Yance dont certaines s'inspirent de la légende de la Corriveau[34].

Redécouverte de la « cage »[modifier | modifier le code]

En 1849 ou 1850, la « cage » de la Corriveau, contenant encore quelques ossements, est retrouvée par des fossoyeurs dans le cimetière de l'église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. Quelque temps exposée dans la sacristie de l'église, où elle ne tarde pas à attirer érudits et curieux, elle tombe ensuite entre les mains d'entrepreneurs cherchant à en tirer profit. En août 1851, les publicités parues dans les journaux de l'époque permettent ainsi de suivre son périple : d'abord exposée au début du mois à Montréal, dans une maison située en face du marché Bonsecours[35], elle est ensuite exhibée à Québec dans la semaine du 17 août[36], avant de prendre le chemin de New York, où on la retrouve à la fin du mois exposée sur Broadway[37].

Dans cette dernière ville, la cage est acquise par le célèbre entrepreneur de spectacles P. T. Barnum qui dû l'exposer dans son American Museum, qui misait sur l'étrange, l'inédit et le rare pour attirer les foules. Peut-être endommagée lors de l'incendie qui ravage l'établissement en 1865, la cage tombe ensuite entre les mains d'un associé de Barnum, Moses Kimball (en) qui expose à son tour l'artefact dans son Boston Museum (en) (équivalent bostonien de l'American Museum).

En 1899, la cage est donnée par les héritiers de Kimball à l'Essex Institute (en) de Salem, qui continue d'exposer l'objet dans son musée au début du XXe siècle[38]. Lors de la fusion de l'Essex Institute avec le Peabody Museum de Salem en 1992, l'artefact passe dans les collections du tout nouveau Peabody Essex Museum ainsi nouvellement formé.

La cage de la Corriveau, considérée jusqu'à tout récemment par les historiens québécois comme disparue aux États-Unis vers la fin du XIXe siècle, a été retracée par une guide touristique de Lévis en 2011[39],[40]. À l'automne 2013, la cage, prêtée par le Peabody Essex Museum, a été rapatriée au Québec à l'initiative de la Société d'histoire régionale de Lévis afin d'être expertisée durant deux ans au centre national de conservation et d’étude des collections des Musées de la civilisation à Québec[41],[42],[43].

Commémoration[modifier | modifier le code]

La municipalité de Sainte-Adèle, dans la MRC des Pays-d'en-Haut (Laurentides) a choisi de baptiser plusieurs rues de l'un de ses quartiers en s'inspirant du folklore québécois : rue du Sauvage-Mouillé, chemin des Feux-Follets, rue Tom-Caribou, chemin du Mont-Loup-Garou... L'une de ces rues porte depuis le 29 janvier 1996 le nom de « rue La Corriveau »[44],[45]

Marie-Josephte Corriveau a été identifiée comme personnage historique par la Municipalité de Saint-Vallier le 9 avril 2014[8].

Références de l'article[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Études[modifier | modifier le code]

Principales références
  • Louis-Philippe Bonneau, Josephte Corriveau-Dodier, la Corriveau, 1733-1763 : une énigme non résolue, Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud (Québec), Société de conservation du patrimoine de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, coll. « Publication de la Société de conservation du patrimoine de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud / 15 »,‎ 1988, 231 p. (OCLC 22506977)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicole Guilbault (dir.), Il était cent fois La Corriveau : anthologie, Québec, Nuit blanche, coll. « Terre américaine »,‎ 1995, 192 p. (ISBN 292105342X et 9782921053426, OCLC 35874386)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Anthologie contenant quinze versions orales de la légende de la Corriveau, différents textes littéraires s'étant inspirés du thème et quatre études.
Références complémentaires
  • (pt) Ofir Bergemann de Aguiar et Lílian Virgínia Pôrto, « Reconstruindo a memória: o retorno do mito da Corriveau em La cage, de Anne Hébert », Signótica, vol. 22, no 1,‎ 2010 (lire en ligne)
  • Sylvie Dion, « La légendification du fait divers : le cas de Marie-Josephte Corriveau, la pendue encagée », Canadart, vol. XI,‎ 2003, p. 11-24 (ISSN 0104-6268)
  • (pt) Sylvie Dion, « Fantasmas femininos e imaginários coletivos-os casos de Marie-Josephte Corriveau e Maria Degolada », dans Zilá Bernd (dir.), Imaginários coletivos e mobilidades (trans)culturals, Porto Alegre, Nova Prova editora,‎ 2008, p. 145-160.
  • (en) Douglas Hay, « Civilians Tried in Military Courts: Quebec, 1759-64 », dans Frank Murray Greenwood et Barry Wright, ed., Canadian State Trials, vol. I : Law, Politics, and Security Measures, 1608-1837, Toronto, University of Toronto Press / The Osgoode Society for Canadian Legal History,‎ 1996 (ISBN 0802078931 et 9780802078933, OCLC 225313361, présentation en ligne), p. 114-128; 621-623
  • (pt) Mauren Pavão Przybylski, « A figura feminina e o estereótipo da maldade: o exemplo de "La Corriveau" », Anuário de Literatura, vol. 15, no 2,‎ 2010, p. 79-94 (ISSN 1414-5235, lire en ligne)
  • Lori Saint-Martin, « Figures de la sorcière dans l’écriture des femmes au Québec », dans Lori Saint-Martin, Contre-voix : Essais de critique au féminin, [Québec], Nuit Blanche, coll. « Essais critiques »,‎ 1997 (ISBN 2921053772 et 9782921053778, OCLC 38430897), p. 165-189

Sources littéraires[modifier | modifier le code]

  • Louis Fréchette, « La cage de la Corriveau », La Patrie, numéro spécial, 24 février 1885, Longueuil, Société historique du Marigot,‎ 1981, p. 10-20 (ISBN 2920313010, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Reproduction du contenu du numéro spécial du journal La Patrie du 24 février 1885.
  • Louis Fréchette, « Une relique - La Corriveau », Almanach du Peuple Beauchemin, Montréal, Beauchemin,‎ 1913, p. 302-307 (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • William Kirby (trad. Léon-Pamphile Le May), Le Chien d'or : Légende canadienne [« The Chien d'Or / The Golden Dog : A Legend of Quebec »], Montréal, coll. « Feuilleton de L'Étendard »,‎ 1884Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Télécharger ou lire en ligne : [lire en ligne][Volume 1] et [Volume 2] (mode image) sur Notre Mémoire en ligne — [Volume 1] et [Volume 2] [PDF] sur Bibliothèque électronique du Québec
  • (en) James MacPherson Le Moine, « Marie-Josephte Corriveau, A Canadian Lafarge », Maple Leaves : A Budget of Legendary, Historical, Critical, and Sporting Intelligence, Québec, Printed, for the author, by Hunter, Rose & Co, série 1-7,‎ 1863, p. 68-74Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Télécharger ou lire en ligne : [Wikisource][Google Livres]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Dernière vérification des liens externes : 17 avril 2010

Documents d'archives
  • Documents concernant la Corriveau, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Centre d'archives de Québec, Collection Centre d'archives de Québec, P1000,S3,D435.
    Collection de 128 pages numérisées contenant des notes de recherche sur la Corriveau (p. 1), la transcription dactylographiée de l'article de James MacPherson Le Moine, « Marie-Josephte Corriveau, A Canadian Lafarge », paru en 1863 (p. 2-11), une coupure de journal intitulée « Le procès de la Corriveau », datée du 28 février 1939 (p. 12) et une copie des actes des procès de l'affaire Corriveau (photocopie dactylographiée + photostat des manuscrits) (p. 13-128) dont les originaux sont conservés au War Office, à Londres.
Tradition orale
  • Gema Leblanc, « La Corriveau », 1989.
    Récit concernant la légende de la Corriveau, recueilli en 1989 auprès de Gema Leblanc, habitant Québec, par Isabelle-Sophie Dufour, publié dans Nicole Guilbault (dir.), Contes et sortilèges des quatre coins du Québec, Documentor/Cégep François-Xavier-Garneau, Québec, 1991.
  • José Bourassa, « La Corriveau », 1989.
    Récit concernant la légende de la Corriveau, recueilli en 1989 auprès de José Bourassa, habitant Charny et originaire de Drummondville, par Dany Parizé, publié dans Nicole Guilbault (dir.), Contes et sortilèges des quatre coins du Québec, Documentor/Cégep François-Xavier-Garneau, Québec, 1991.
Sculpture
Culture populaire
Film d'animation
Exploitation commerciale

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gregory J. Reid, « Romancing ‘La Corriveau’ and Marguerite de Nontron : Anne Hébert’s La Cage and L’Ile de la demoiselle », Verna A. Foster, éd., Dramatic Revisions of Myths, Fairy Tales and Legends: Essays on Recent Plays, Jefferson (North Carolina), McFarland & Company, 2012, p. 202.
  2. L'acte de baptême, en date du 14 mai 1733, indique que le nourrisson était alors âgé « d'environ trois mois ».
  3. Bonneau 1988, p. 44.
  4. Charles Bouchard est inhumé le 27 avril 1760.
  5. Lacourcière 1968, p. 230-231 [lire en ligne]
  6. Ordonnances, ordres, reglemens [sic] et proclamations durant le gouvernement militaire en [sic] Canada, du 28e oct. 1760 au 28e juillet 1764, p. 116, manuscrit numérisé en ligne avec transcription de Nathalie Villeneuve, Textes réglementaires du gouverneur Murray [en ligne], Collections d'objets numériques de la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal (page consultée le 6 mai 2012).
  7. Lacourcière 1968, p. 234 [lire en ligne]
  8. a et b « Corriveau, Marie-Josephte », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 13 juin 2014).
  9. a et b Lacourcière 1968, p. 239 [lire en ligne].
  10. Voir l'article du Wikipédia anglophone Gibbet
  11. Aubert de Gaspé 1863, chapitre 4.
  12. MacPherson Le Moine 1863.
  13. Kirby 1877.
  14. Luc Lacourcière, « Marie-Josephte Corriveau », sur Dictionnaire biographique du Canada [en ligne], University of Toronto / Université Laval,‎ 2003 (publication papier : 1974)
  15. Notamment les 52 récits recueillis entre 1952 et 1973 sous la direction de Luc Lacourcière (Lacourcière 1973, p. 252-253 [lire en ligne]) et les 122 rassemblés entre 1975 et 1990 par les étudiants de Nicole Guilbault (Guilbault 1995, p. 14).
  16. Kirby 1884
  17. Fréchette 1885.
  18. Louis Fréchette (Aurélien Boivin et Maurice Lemire, éditeurs), Masques et fantômes et les autres contes épars, Montréal, Fides, 1976, p. [353].
  19. Lacourcière 1973, p. 247.
  20. Beaulieu 1976, p. [8]; Présentation de Ma Corriveau sur le site web du Théâtre d'Aujourd'hui.
  21. André Carpentier, « Le Coffret de la Corriveau », Rue Saint-Denis : contes fantastiques, Montréal, Hurtubise HMH,‎ 1978, p. 75-92. (ISBN 0775801658), réédition du recueil d'André Carpentier en 1988 (Bibliothèque québécoise, Montréal), traduction anglaise en 2000 et italienne en 2004 (Worldcat).
  22. (en) André Carpentier, « The Chest of Madame Corriveau », Matrix, vol. 17,‎ Winter 1982, p. 41-48.
  23. Andrée LeBel, La Corriveau, Montréal, Libre Expression,‎ 1981 (réimpr. 1990), 206 p. (ISBN 2891110560 et 9782891110563)
  24. Anne Hébert, La Cage, suivi de L'Île de la Demoiselle : théâtre, Montréal / Paris, Boréal Express / Seuil,‎ 1990, 246 p. (ISBN 2-89052-320-9 et 9782890523203)
  25. Anne Hébert (trad. Gregory J. Reid, Pamela Grant et Sheila Fischman), Two Plays: The Cage and L’Île de la Demoiselle, Toronto, Playwrights Canada Press,‎ 2009 (ISBN 978-0-88754-855-0, présentation en ligne)
  26. (en) Douglas Glover, « La Corriveau », Descant, vol. 24, no 4,‎ 1993 (ISSN 0382-909-X)
  27. Douglas Glover, « La Corriveau », Meurtres à Québec, Québec, L'Instant même,‎ 1993, p. 9-24.
  28. « Curriculum Vitæ de Douglas Glover » (consulté le 21 octobre 2009).
  29. Daniel Mativat, La Maudite, Saint-Laurent, Éditions Pierre Tisseyre, coll. « Chacal / 8 »,‎ 1999, 135 p. (ISBN 2890517233 et 9782890517233, présentation en ligne)
  30. Monique Pariseau, La Fiancée du vent : l'histoire de la Corriveau, née en Nouvelle-France et pendue sous le Régime anglais, Outremont, Libre Expression,‎ 2003 (réimpr. 2005), 395 p. (ISBN 9782764800669, présentation en ligne)
  31. Martine Latulippe (ill. May Rousseau), Julie et le serment de la Corriveau, Montréal, Éditions Québec Amérique, coll. « Bilbo Jeunesse / 121 »,‎ 2003, 69 p. (ISBN 978-2-7644-0240-5 et 2-7644-0240-6, présentation en ligne)
  32. Odile Tremblay, « Le curé et la pendue », Le Devoir,‎ 4 décembre 2003 (lire en ligne)
  33. Claude-Emmanuelle Yance, Cages, Montréal, Lévesque éditeur, 2011.
  34. Voir les compte-rendu du recueil de Yance : David Dorais, « L’opacité de la cage », XYZ, La revue de la nouvelle, no 115, 2013, p. 83-85 et Sébastien Lavoie, « On n'est pas sorti de la cage », Lettres québécoises, no 146, 2012, p. 36 [lire en ligne] (page consultée le 3 octobre 2013)
  35. « Curieuse exhibition », La Minerve, jeudi 7 août 1851, p. 3 [lire en ligne], signalé par Hervé Gagnon, « Divertissement et patriotisme : la genèse des musées d’histoire à Montréal au XIXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 48, no 3, hiver 1995, p. 321.
  36. Le Canadien, vendredi 15 août 1851, p. 2 [lire en ligne] et lundi 18 août 1851, p. 3 [lire en ligne]
  37. New York Tribune, vol. XI, no 3231, mardi 26 août 1851, p. 1. [lire en ligne].
  38. Visitor's guide to Salem, Salem, Essex Institute, 1916, p. 77.
  39. Raphaël Dallaire Ferland, « La cage de la Corriveau retrouvée ? », Le Devoir, 1er août 2012
  40. Claudia Méndez, « La cage de La Corriveau », Histoire Québec, vol. 19, no 2,‎ 2013, p. 27-29 (ISSN 1201-4710 et 1923-2101, lire en ligne)
  41. Marie-Pier Duplessis, La cage de « La Corriveau » de retour au Québec, Le Soleil, 30 septembre 2013 (page consultée le 10 janvier 2014).
  42. Baptiste Ricard-Châtelain, « La cage de la Corriveau, un artéfact « unique » dont l'authenticité fait peu de doutes », Le Soleil, 1er octobre 2013 (page consultée le 10 janvier 2014).
  43. Musées de la civilisation, « Une cage pouvant être celle de la Corriveau expertisée par les Musées de la civilisation », communiqué de presse, 1er octobre 2013 (page consultée le 10 janvier 2014).
  44. Ferland et Corriveau 2014, p. 324-325
  45. Commission de toponymie du Québec, « Rue La Corriveau », Banque de noms de lieux du Québec, page consultée le 28 juin 2014.