Pamphile Le May

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Pamphile Le May

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Portrait de Léon-Pamphile Le May, vers 1873

Activités Écrivain
Bibliothécaire
Naissance 5 janvier 1837
Lotbinière, Drapeau : Québec Québec
Décès 11 juin 1918 (à 81 ans)
Deschaillons, Drapeau : Québec Québec
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

  • Contes vrais (1899)

Signature

Signature de Pamphile Le May

Léon-Pamphile Le May (né le 5 janvier 1837 à Lotbinière, décédé le 11 juin 1918 à Deschaillons) est un romancier, poète, conteur, traducteur, bibliothécaire et avocat québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif de Lotbinière, il étudie à Trois-Rivières chez les frères des écoles chrétiennes et au petit séminaire de Québec, où il se lie d'amitié avec Louis-Honoré Fréchette. Il étudie le droit en 1858 puis décide de se trouver un emploi à Portland dans le Maine et à Sherbrooke.

Revenu chez lui, il entreprend d'entrer chez les oblats et commence ses études de philosophie et la théologie. De santé fragile, il doit abandonner ses études, mais il se remet au droit et devient traducteur à l'Assemblée législative du Canada-Uni. Pour la plus grande partie de sa vie, il habite à la ville de Québec.

Ayant parallèlement trouvé du temps pour l'écriture, il est admis au barreau du Québec en 1865. À l'âge adulte, il modifie la graphie de son nom, passant de Lemay à LeMay puis finalement Le May. Ses ouvrages les plus connus sont Les Contes vrais, Le pèlerin de Sainte-Anne, Picounoc le maudit. Il traduisit les œuvres de William Kirby et Henry Wadsworth Longfellow.

En 1867, il devient le premier responsable de la bibliothèque de l'Assemblée législative du Québec, ayant été nommé par Pierre Chauveau. Il construit la bibliothèque législative à partir de presque rien, accumulant un total de 33 804 volumes lors de son départ.

À cette époque, sa carrière littéraire est florissante, et il tient des correspondances avec Antoine Gérin-Lajoie, Joseph-Charles Taché et François-Xavier Garneau. Poétiquement, il est romantique comme Octave Crémazie, mais en même temps il est plus personnel, s'inspirant notamment de Lamartine.

Pour accroître sa collection, il tisse des liens avec la Belgique, le Brésil, les États-Unis, la France, la Norvège et le Royaume-Uni. Le May est encouragé par Pierre-Étienne Fortin mais reçoit les reproches d'Edmund James Flynn pour avoir effectué des transactions douteuses avec Arthur Dansereau. Néanmoins, le député James McShane vient à sa défense.

Membre fondateur de la société royale du Canada en 1882, il reçoit un doctorat honorifique de l'Université Laval en 1888. En 1892, il est remplacé par Narcisse-Eutrope Dionne, ayant été forcé à la retraite par le gouvernement en même temps qu'Arthur Buies.

Le May est honoré de la rosette d'Officier de l'instruction publique en 1910, titre remis par le gouvernement français. D'inspiration libérale, il avait composé des poèmes en l'honneur de Wilfrid Laurier, Félix-Gabriel Marchand, Louis Riel et Honoré Mercier. Même s'il habite en ville, il préfère l'air frais de la campagne. Il reste l'ami de Louis Fréchette, Napoléon Legendre et Adolphe Poisson

Il s'éteint à Deschaillons en 1918 en compagnie de ses proches. La bibliothèque de l'Assemblée nationale du Québec est nommée en son honneur depuis 1980[1]. Ses livres continuent à être republiés pendant les années 1970, les années 1980 et les années 1990. L'école secondaire de Sainte-Croix de Lotbinière porte aussi son nom[2].

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Critique du recueil Les Épis dans La Patrie

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Essais poétiques (1865)
  • Deux poèmes couronnés par l'Université Laval (1870)
  • Les Vengeances (1875)
  • La Perle cachée (1876)
  • Une gerbe (1879)
  • La Chaîne d'or (1879)
  • Petits poèmes (1883)
  • Tonkourou (1888), nouvelle édition refondue des Vengeances de 1875.
  • Les Gouttelettes (1904)
  • Les Épis (1914)
  • Reflets d'antan (1916)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Pèlerin de Sainte-Anne (1877), réédition 1998
  • Picounoc le maudit (1878), réédition 1972
  • L'Affaire Sougraine (1884), réédition 1999
  • Fêtes et corvées (1898)
  • Le Pèlerin de Sainte-Anne (1930), version expurgée, destinée à la jeunesse, du roman de 1877.
  • Batailles d'âmes (1996), édition posthume d'un roman inédit publié dans La Patrie du 4 novembre 1899 au 26 janvier 1900.

Contes[modifier | modifier le code]

  • Fables canadiennes (1882)
  • Fables (1891)
  • Contes vrais (1899) En 1907, Le May double ce recueil par la publication d'une seconde édition revue et augmentée de vingt et un contes - 551 pages - chez Beauchemin, Montréal[3], réédition moderne aux Presses de l'Université de Montréal, coll. Bibliothèque du Nouveau Monde, 1993.

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Catalogue de la Bibliothèque de la législature de Québec (1870)
  • Rouge et bleu (1891), comédies
  • Maison paternelle (1929), publication posthume

Traduction[modifier | modifier le code]

  • Évangéline et autres poèmes de Longfellow, textes de Henry Longfellow, traduction de Le May, édition posthume en 1978, réédition 2009
  • Le Chien d'or de William Kirby

Lien externe[modifier | modifier le code]

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives de Pamphile Le May est conservé au centre d'archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Assemblée Nationale du Québec, section « Le Parlement de A à Z ».
  2. Site de l'École secondaire Pamphile-Le May.
  3. Préface de Romain Légaré, dans Pamphile Le May, Contes vrais, Montréal, Éditions Fides (Collection du Nénuphar), 1973, p. 7 et 8.
  4. Fonds Pamphile Le May (MSS176) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)