Fortifications de Québec

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Fortifications de Québec
Image illustrative de l'article Fortifications de Québec
Début construction XVIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire actuel Parcs Canada
Protection Lieu historique national du Canada
Site web www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/fortifications/index.aspx
Coordonnées 46° 48′ 36″ N 71° 12′ 42″ O / 46.809973, -71.21160946° 48′ 36″ Nord 71° 12′ 42″ Ouest / 46.809973, -71.211609  
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Ville Québec

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
Fortifications de Québec

Les fortifications de Québec sont un système de fortifications qui furent érigées sous les régimes coloniaux français et anglais, de 1608 à 1871. Tel que nous le connaissons aujourd'hui, cet ensemble architectural est composé de 4,6 km de remparts ceignant la Haute-Ville de Québec, de la Citadelle, de quatre portes et de trois tours Martello (il y avait à l'origine quatre tours, une d'entre elles a été détruite). Les fortifications sont situées à l'extrémité est du promontoire de Québec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de Québec de 1664 par Jean Bourdon.

1690 : 1re fortification[modifier | modifier le code]

L'attaque, en 1690, de l'amiral Phips et de sa flotte de Nouvelle-Angleterre fait craindre un siège à l'européenne de la ville de Québec. Une première enceinte temporaire est alors construite en 1690, à la demande de Louis de Buade, comte de Frontenac.

1693 : 2e fortification[modifier | modifier le code]

Dès 1693, une nouvelle enceinte suivant les plans de Josué Dubois Boisberthelot de Beaucours est construite pour remplacer l'ancienne fortification temporaire. L'enceinte consiste en une palissade munie de bastions à oreillons. À partir des années 1700, la métropole commence à prendre au sérieux la défense de Québec. C'est ainsi qu'en 1701, un plan des fortifications est développé par l'ingénieur français Jacques Levasseur de Néré et est approuvé par le commissaire général des fortifications de Louis XIV. Entre 1701 et 1720, la ville de Québec est un immense chantier. Comme le travail effectué découle de plusieurs projets différents, le résultat n'est pas convainquant : il s'agit d'une multitude de fortifications isolées, incomplètes et inadéquates. La métropole refuse alors, en 1721, de compléter les travaux défensifs de Québec, jugés moins importants que ceux de Montréal et de Louisbourg.

1745 : 3e fortification[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'en 1745, dans la panique suivant la capitulation de Louisbourg, que le gouverneur Beauharnois autorise l'érection d'une enceinte entièrement recouverte de maçonnerie, sous la direction de l'ingénieur militaire Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry. La ville est alors fermée complètement du côté ouest.

1786 : Réparation et nouvelles structures[modifier | modifier le code]

À la suite de la Conquête de Québec, les Britanniques reconnaissent la valeur stratégique des défenses militaires de Québec. Entre 1786 et 1812, Gother Mann, le commandant des ingénieurs royaux du Canada (1785-1804), ainsi que ses successeurs procèdent à la réparation et à la construction de nouvelles structures. On construit un mur de maçonnerie qui domine dès lors la falaise, on termine d'enfermer la Haute-Ville sur tout son pourtour, on rajoute également à l'enceinte de Chaussegros de Léry un ravelin, des contre-gardes et des tenailles.

1812 : Tours Martello[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tours Martello de Québec.

Au début du XIXe siècle, les Britanniques craignaient que les Américains, à la suite de l'obtention de leur indépendance (1776), ne tentent d'annexer le Canada à leur territoire. Devant cette menace, Gother Mann, préconise la construction de tours à Québec pour empêcher l'envahisseur de s'approcher des fortifications existantes[1]. Ralph-Henry de Bruyères, successeur de Gother Mann, entreprend la construction de quatre tours à l'été de 1808. James Henry Craig, alors gouverneur de la colonie, fait exécuter les travaux sans l'autorisation de Londres qu'il met devant le fait accompli. En 1812, les tours sont terminées, prêtes à servir.

1820 : Citadelle de Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citadelle de Québec.

La construction de la citadelle est achevée seulement lors de la guerre de 1812. Les fortifications en forme d'étoile qui peuvent être vues de nos jours sont construites entre 1820 et 1831 sous la direction du lieutenant-colonel et ingénieur royal britannique Elias Walker Durnford et incorporent une section du mur défensif français de 1745. Celles-ci devaient servir à sécuriser les hauteurs du Cap Diamant contre une éventuelle invasion des États-Unis et de refuge aux troupes britanniques.

1871 : Départ de l'armée britannique[modifier | modifier le code]

L'emplacement de la porte Kent, avant sa construction en 1878
Dessus des fortifications de Québec, près du Palais Montcalm

Avec le départ de l'armée britannique en 1871, l'utilité des fortifications de Québec est remise en question. Les portes, étroites, sont vues comme une entrave à la libre circulation des véhicules. Elles sont démolies cette même année.

La préservation de la majorité des fortifications de la ville de Québec est due à l'intervention de Frederick Hamilton-Temple-Blackwood, Lord Dufferin, gouverneur général du Canada de 1872 à 1878. Pour préserver l'ensemble, tout en tenant compte des nouvelles nécessités, il propose de construire de nouvelles portes, spacieuses et enjolivées.

Article détaillé : Portes de Québec.

Lieu historique national des Fortifications-de-Québec[modifier | modifier le code]

Parcs Canada est responsable de la mise en valeur du « Lieu historique national des Fortifications-de-Québec ». L'organisme propose diverses visites historiques dans le Vieux-Québec :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]