Henri Julien

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Henri Julien

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Autoportrait

Naissance 14 mai 1852
Québec, Québec
Décès 17 septembre 1908 (à 56 ans)
Montréal, Québec
Activités Caricaturiste, peintre
Henri Julien, La Chasse-galerie, 1906, Musée national des beaux-arts du Québec.
La Corriveau selon Henri Julien, illustration pour Les Anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé

Henri Julien, né le 14 mai 1852 à Québec, mort le 17 septembre 1908 à Montréal, est un caricaturiste et un peintre québécois. Les dessins de ce pionnier de la caricature ont été publiés au Canada et en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1860 à 1867, il étudie le dessin. En 1869, il devient apprenti-graveur pour une petite imprimerie, suivi d'un emploi pour une autre imprimerie, Desbarats, de 1869 à 1888.

En 1874, il accompagne une expédition à cheval de la Gendarmerie royale du Canada. Celle-ci le mène jusqu'aux contreforts des Montagnes Rocheuses. Ses dessins seront publiés dans l'Opinion publique pendant sept mois, soit du 30 juillet 1874 au 25 février 1875. C'est pendant cette période que son dessin gagne en maturité et qu'il devient confiant en lui-même, au point de devenir un important caricaturiste de l'époque.

De 1886 à sa mort, il travaille comme dessinateur en chef du défunt journal Montreal Star. Il excelle dans les dessins instantanés, étant capable de dessiner de mémoire des scènes qui se sont déroulées dans les tribunaux. Pendant cette période, il illustre différents ouvrages, dont Légendes du Nord-Ouest de l'abbé Georges Dugast ou La Légende d’un peuple de Louis Fréchette.

Il produisit pour plusieurs journaux, tel le Monde illustré de Paris qui publie plusieurs de ses esquisses, fort remarquées à l'époque.

C'est à partir de 1900 que Julien s'adonne à l'aquarelle. Il peignit plusieurs tableaux, dont le plus célèbre est La Chasse-galerie (1906) qui représente la vieille légende québécoise du même nom.

On lui doit beaucoup de peintures représentant les coutumes du Québec à son époque, telles que La Criée, Les Récoltes, Les Foins et Les Semailles. Il laisse derrière lui une œuvre considérable.

Le 17 septembre 1908, Henri Julien s’écroule, rue Saint-Jacques à Montréal, terrassé par une crise cardiaque.

Expositions et Honneurs[modifier | modifier le code]

  • On lui rend hommage le 29 mai 1911 en nommant une rue en son nom, l'avenue Henri-Julien à Montréal.
  • En 1916, un ouvrage posthume, simplement intitulé Album, et rassemblant plusieurs de ses dessins paraît aux Éditions Beauchemin.
  • En octobre 1970, un dessin d’Henri Julien, tiré d’une série sur la rébellion de 1837, connaît une notoriété soudaine et plutôt inusitée : il se retrouve sur les messages que le Front de libération du Québec fait parvenir aux médias!

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Dans les galeries de..." dans Vie des arts, automne 1968, n°52, p. 73, "Galerie L'Art français, 370 ouest, rue Laurier, octobre: (...) H. Julien" http://www.erudit.org/feuilletage/index.html?va1081917.va1201514@84

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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