Louis-Honoré Fréchette

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Louis Fréchette

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Louis-Honoré Fréchette, 1900

Activités Écrivain
Personnalité politique
Naissance 16 novembre 1839
St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (Lévis), Drapeau : Québec Québec
Décès 31 mai 1908 (à 68 ans)
Montréal, Drapeau : Québec Québec
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

  • La Voix d'un exilé (1866)
  • La Noël au Canada (1900)
  • Mémoires intimes (1961)
  • Les Contes de Jos Violon (1974)

Signature

Signature de Louis Fréchette

Louis-Honoré Fréchette (16 novembre 1839 - 31 mai 1908), poète, dramaturge, écrivain et homme politique, né à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (Lévis), Québec, Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bien que son père, entrepreneur, soit analphabète, il étudie sous la tutelle des Frères des écoles chrétiennes. De 1854 à 1860, il fait ses études classiques au Petit séminaire de Québec, au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière puis au séminaire de Nicolet. Déjà en ce temps, il écrit des poèmes avec son premier recueil Mes loisirs en 1863 et des dramatiques dont Félix Poutré (1862). Plus tard, il étudie le droit à l'Université Laval.

En 1849, à l'âge de 10 ans, il est témoin de l'exhumation de la cage de Marie-Josephte Corriveau « La Corriveau » découverte par hasard dans une fosse du cimetière de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, au côté de l'église St-Joseph (secteur Lauzon à Lévis).

En 1864, il ouvre un cabinet d'avocat, après plusieurs essais infructueux de se faire engager, à Lévis, ville où il fonde aussi deux journaux : Le drapeau de Lévis et La Tribune de Lévis.

Il s'exile à Chicago où il réside de 1866 à 1871 et écrit La voix d'un exilé. Un certain nombre de pièces de théâtre qu'il écrit durant cette période sont perdues lors du Grand incendie de Chicago de 1871. Durant cet exil, il se fait employer au Illinois Central Railway.

En 1874, peu après son retour au Québec, il est élu député de Lévis au Parlement d'Ottawa[1].

Le 10 juillet 1876, Fréchette (âgé de 36 ans) épouse Emma Beaudry, fille d'un riche marchand de Montréal, alors qu'il est député de Lévis. Ils ont cinq enfants. Il retourne à l'écriture à Montréal grâce aussi à un héritage légué par sa tante.

En 1877, il publie à Montréal, son second recueil de poésie intitulé Pêle-mêle. En 1880, il est le premier Canadien-français à remporter le prix Montyon de l'Académie française pour son recueil de poèmes intitulé Les Fleurs boréales. Il a la chance de rencontrer son idole, Victor Hugo, qui lui accorde une entrevue. Malheureusement, il est victime d'une campagne de dénigrement de la part de ses ennemis qui l’accablent de critiques sous l’accusation de plagiat. Cette campagne croît sans cesse au fil des ans. Toutefois, un ami, Henri Roullaud n'hésite pas à le défendre des accusations de plagiat portées contre lui par William Chapman (voir Roullaud 1893a et 1893b). Henri Roullaud et Louis Fréchette partageaient cet amour profond pour la langue française.

En 1884, Fréchette devient pour une brève période rédacteur en chef de La Patrie. Il fait paraître dans les pages de ce journal, mais aussi dans d'autres périodiques et des almanachs un grand nombre de contes et légendes qui seront ultérieurement repris en volumes. Il quitte le journal d'Honoré Beaugrand pour protester contre l’opposition du propriétaire à certains chefs libéraux, dont Honoré Mercier. Il s’installe à Nicolet et se retire de la vie publique. Cependant, il participe occasionnellement à des campagnes électorales. Fréchette continue à travailler et publie plusieurs œuvres polémiques et de savoureux portraits satiriques sous le titre Originaux et Détraqués (1892).

En 1899, il fait paraître en anglais d'abord (Christmas in French Canada), puis dans le texte original en français La Noël au Canada, un recueil qui regroupe plusieurs de ses meilleurs contes. Parmi eux, on retrouve quelques-uns des contes de la série mettant en scène Jos Violon, un conteur qui a bercé l'enfance et la jeunesse de Fréchette, et que ce dernier entend rappeler à sa mémoire au crépuscule de sa vie, parvenant à lui rendre sa verve et son bagout inimitables.

De 1907 à 1908, Fréchette se met en pension, avec son épouse Emma Beaudry à la maison des Sourdes Muettes, rue Saint-Denis à Montréal. Il est le cousin de Jeannette Fréchette.

Le soir du 30 mai 1908, en revenant d'une visite chez son ami le sénateur Laurent-Olivier David, il est foudroyé par une attaque d'apoplexie sur le seuil de la maison des Sourdes Muettes. Il meurt le 31 mai, à l'âge de 68 ans, d'une agonie qui dure vingt-quatre heures. Le 3 juin son corps est inhumé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Le fonds d'archives de Louis-Honoré Fréchette est conservé au centre d'archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Monument funéraire de Louis-Honoré Fréchette, Montréal, cimetière Notre-Dame-des-Neiges, Lot B-213.
Détail du monument funéraire de Louis-H. Fréchette

Commémoration du centenaire de la mort de Louis Fréchette[modifier | modifier le code]

Le 31 mai 1908 décédait Louis Fréchette, un grand Lévisien qui fut pendant un demi-siècle une figure marquante de la vie littéraire, journalistique et politique du Québec et du Canada. Il est né et a grandi dans cette jolie petite maison québécoise du XIXe siècle sise sur la rue Saint-Laurent et que tous les habitués du Parcours des Anses connaissent bien.

Fêté le 1er juin 2008 à la Maison natale de Louis Fréchette, cet événement est marqué de spectacles de contes et de poésie ainsi que de musique, un parchemin commémoratif est dévoilé.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Mes loisirs (1863)
  • La Voix d'un exilé (1866)
  • La Découverte du Mississippi (1873)
  • Pêle-mêle (1877)
  • Poésies choisies (1879)
  • Les Fleurs boréales (1879) (édition enrichie de Les Oiseaux de neige pour une parution en 1881 à Paris, chez E. Rouveyre éditeur, puis à Montréal, chez Beauchemin, en 1886 - Ouvrage couronné par l'Académie française)
  • La Légende d'un peuple (1887)
  • Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des écoles chrétiennes, poème lyrique (1889)
  • Feuilles volantes (1890)
  • Le Niagara
  • Janvier
  • Un soir à bord

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • L'Iroquoise du lac Saint-Pierre (1861)
  • Originaux et détraqués (1892)
  • Le Rêve d'Alphonse (1898)
  • La Noël au Canada (1900)
  • Contes canadiens (1919), en collaboration avec Paul Stevens et Benjamin Sulte
  • Les Lutins (1919), suivi de Fortune Bellehumeur par Paul Stevens
  • Contes d'autrefois (1946), anthologie posthume
  • Les Contes de Jos Violon (1974), anthologie posthume regroupant la série des contes avec Jos Violon - première édition, Montréal, L'Aurore ; réédition sous le titre Contes de Jos Violon, Montréal, Guérin, 1999
  • Masques et Fantômes, et autres contes épars (1976), anthologie posthume réunissant tous les contes de Fréchette, hormis ceux de La Noël au Canada.
  • Noël d'autrefois (1980), anthologie posthume de dix contes de Fréchette et d'un signé Françoise.
  • Treize contes fantastiques québécois (2006), anthologie posthume de cinq contes de Fréchette et d'autres de Philippe Aubert de Gaspé, fils, Honoré Beaugrand, Joseph-Charles Taché, Pamphile LeMay

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Félix Poutré (1862)
  • Le Retour de l'exilé (1880)
  • Papineau (1880)
  • Veronica (1974), publication posthume (première lecture au Château de Ramezay en 1899, jouée en 1903)

Pamphlets[modifier | modifier le code]

  • À propos d'éducation (1893)
  • Scènes de moeurs électorales (1919)
  • Satires et polémiques (1993), anthologie posthume des écrits polémiques de Fréchette

Chroniques historiques[modifier | modifier le code]

  • Le Drapeau fantôme (1884)
  • Chénier (1885)
  • Petite histoire des rois de France (1885)

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Mémoires intimes (1961), publication posthume

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'est pas réélu à l'élection de 1878.
  2. Fonds Louis-Honoré Fréchette (MSS231) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

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