Marc-Joseph Marion du Fresne

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Marc-Joseph Marion du Fresne
Surnom Marion-Dufresne
Naissance 22 mai 1724
à Saint-Malo
Décès 12 juin 1772 (à 48 ans)
à Baie des Îles, en Nouvelle-Zélande
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Corsaire
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Lieutenant de frégate
Années de service 17411772
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Marc-Joseph Marion du Fresne surnommé Marion-Dufresne[Note 1], baptisé le 22 mai 1724[1] à Saint-Malo et mort le 12 juin 1772 à Baie des Îles, en Nouvelle-Zélande, est un navigateur et explorateur français du XVIIIe siècle. Il est notamment le découvreur en 1772 de l'île Marion, de l'île du Prince-Édouard et des îles Crozet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Natif d'une riche famille malouine, les Marion, alliée au Magon, qui avaient de grands intérêts dans la Compagnie des Indes, il est le dernier des huit enfants de Julien Marion, seigneur du Fresne (1681-1739), armateur, corsaire et négociant, capitaine de l'expédition du marquis de Vibraye à la mer du sud (1711-1715), et de sa femme Marie Séraphique, née Le Fer de la Lande.

Premières courses[modifier | modifier le code]

Son père le fait embarquer en 1735 pour la première fois pour Pondichéry, en tant qu’enseigne ad honores sur un navire de la Compagnie des Indes, le Duc de Bourbon. Marc-Joseph Marion-Dufresne perd son père le 15 avril 1739 alors qu'il n'a que quinze ans. Il embarque d'abord au commerce en 1741-1743, sur Le Saint-Esprit puis comme lieutenant « à la part » sur le corsaire Du Teilley en 1744. Le 7 avril 1745, il est reçu à l'Amirauté de Saint-Malo et obtient à 21 ans son brevet de capitaine en vertu de l'ordre du Roy qui l'exempte des deux campagnes sur Ses Vaisseaux, de dix huit mois de navigation sur les bâtiments marchands et de 4 ans un mois de dispense d'age conformément aux ordonnances sur la marine. Il reçoit le commandement du navire corsaire La Catin, 18 canons, avec lequel il part en course entre le 21 avril et le 26 juin 1745. Il capture le Henry, 160 tonneaux, en route des Caraïbes à Bristol[2].

Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Succession d'Autriche.
Lors de la guerre de Succession d'Autriche, Marion-Dufresne combat sur l’Invincible qui est capturé à la bataille du Cap Ortegal (1747).

Le 10 janvier 1746, il reçoit le commandement du corsaire Le Prince de Conty de 30 canons qui, quitte Saint-Malo le 15 du même mois. Il fait une nouvelle prise anglaise, de 1000 tonneaux, et rentre au port le 31 mai. Au moi d'août 1746, toujours sur Le Prince de Conty, il part avec L'Heureux, commandé Pierre Bernard Thérouard de Beaulieu, rechercher Charles Edouard Stuart en Écosse, après sa défaite à la bataille de Culloden, et ramène ce dernier à Roscoff. Il est récompensé par un brevet de lieutenant de frégate dans la marine royale, le 21 octobre 1746[2].

Il participe à bord de l’Invincible, 74 canons commandé par le chevalier de Saint-Georges à la bataille du Cap Ortegal où il est fait prisonnier en tant que capitaine en second. Il est détenu pendant trois mois en Angleterre avant d'être échangé contre des prisonniers anglais et de pouvoir rentrer en France en août 1747.

Après un voyage comme capitaine au commerce en Amérique sur La Bellone (1748-1749), il entre en 1750 comme Second Capitaine à la Compagnie des Indes.

La Compagnie des Indes (1750-1769)[modifier | modifier le code]

De 1750 à 1769, il fait carrière à la Compagnie des Indes. Premier Lieutenant en 1753, il embarque sur Le Montaran commandé par Jean-Baptiste d'Après de Mannevillette. Ce remarquable hydrographe aura une grande influence sur Macé qu'il considère comme un « excellent officier » et même « son ami intime ». Parti de Lorient le 31 décembre 1753, il effectue en sa compagnie un voyage en Chine, avant de rentrer en France la 20 août 1755. Le 30 octobre 1758, le comte d'Aché, Vice-amiral du Levant, dans une lettre qu'il envoie de l'Isle de France au ministre de la Marine, dit de Marion-Dufresne « Sujet extrêmement intelligent, bon manœuvrier, bon à tout et sur qui on peut compter en toute sureté[3]. »

Marion-Dufresne nommé Capitaine de la Compagnie des Indes en 1756, y participe, à la Guerre de Sept Ans. Le 20 avril 1756 il épouse Julie Bernardine Guilmaut de Beaulieu, fille d’un négociant de port, en l'église Saint-Louis de Lorient[2].

En 1761, il est fait Chevalier de Saint-Louis. La même année, il conduit l'astronome Alexandre Guy Pingré à l'île Rodrigues dans les mers de l'Inde pour observer le transit de Vénus[3], et organise une expédition aux Mascareignes (actuelles Seychelles en 1768 avant de s'établir sur l'Isle de France.

Le retour d'Aoutourou et la Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Un kauri de la forêt de Waipoua, Nouvelle-Zélande
Plaque à la mémoire de Marc-Joseph Marion Dufresne et son équipage, Bay of Islands, Nouvelle-Zélande

Après la dissolution de la Compagnie des Indes le 13 août 1769, Marion du Fresne choisit de rester sur l'Isle de France. Il s'y trouve encore en 1770, lorsque Pierre Poivre, intendant de cette colonie, est chargé de faire reconduire à Tahiti l'indigène Aoutourou amené à Paris par Bougainville en 1768.

Marion-Dufresne se propose de transporter à ses frais cet insulaire dans son île, et demande de joindre une flûte du roi à un bâtiment qui lui appartenait. Le 6 juin 1771, il fait l'achat du Bruny, pour 59 000 livres, renommé Marquis de Castries. Entre temps, il avait été rejoint sur l'Isle de France par sa femme Julie Guilmaut, en mai 1771. Il participe également à la traite des noirs, car le 12 juillet 1771 il décharge de la flûte du roi le Mascarin 109 esclaves, lesquels il vend au roi pour 900 livres chacun.

Ses propositions sont acceptées. Poivre lui donne des instructions détaillées sur les terres qu'il devait chercher en naviguant au sud et sur les observations qu'il devait faire. Le navigateur sera également chargé d'atteindre la mythique Terre de Gonneville[4], et de s’assurer de la faisabilité du trajet par la mer de Tasman vers la Nouvelle-Zélande.

L'expédition appareille le 18 octobre 1771 de Port-Louis sur l'île de France (ancien nom de l'île Maurice). Marion-Dufresne commande le Mascarin, secondé par Julien Crozet, Ambroise Bernard-Marie Le Jar du Clesmeur est à la tête du Marquis de Castries. Mais Aoutourou meurt de la petite vérole à Madagascar, où l'expédition fait escale le 6 novembre 1771.

Les priorités du voyage sont alors modifiées, et Marion-Dufresne fait route vers le sud. Après s'être ravitaillé au cap de Bonne-Espérance, le 28 décembre 1771, il fait route au sud. Le 13 janvier 1772 il aperçoit, par 46° de latitude australe, une terre trop embrumée pour que l'on distingue si elle était habitée. Il nomme Terre de l'Espérance et île de la Caverne. Cet archipel composé de deux îles sera redécouvert par Cook, en 1776, qui donnera à ces îles le nom d’île Marion et île du Prince-Édouard. Ces îles, découvertes en 1663 par Barent Barentszoon Lam et aujourd'hui possessions sud-africaines, étaient restées oubliées en raison d'une mauvaise estimation de leur position. Ce même jour, en raison de la brume, l'étrave du Mascarin aborde le Marquis de Castries, dont le mât de misaine s'effondre ; son beaupré est cassé. Désormais, l'expédition cherche une terre afin d'effectuer des réparations.

Les 22 et 24 janvier 1772, Marion-Dufresne découvre un archipel, auquel Cook donnera le nom de Crozet. Il en prend possession en déposant une bouteille contenant un parchemin aux armes du roi de France sur l'île de la Prise de Possession (actuelle île de la Possession). Marion cherchait le cap de la Circoncision de Bouvet, ce sera en vain ; il vait encore, sous le même parallèle et plus à l'est, de nouvelles terres qu'il nomma îles froides, puis l'île aride, où il peut débarquer, et qui était absolument nue.

Marion-Dufresne atteint la baie Frédéric-Henri de la Terre de Van Diemen (actuelle Tasmanie) le 3 mars 1772 mais n'y trouvant ni eau ni bois pour réparer les mâts, il fait route vers la Nouvelle-Zélande le 24 du même mois. Il mène alors l'exploration des côtes néo-zélandaises. Le 4 mai 1772, les deux bateaux mouillent dans la Baie des Îles (Bay of Islands), renommée Port-Marion par les Français.

Les premiers contacts avec les Māori sont plutôt chaleureux et amicaux. Les Français s'établissent pour un temps à Port-Marion, réparant leurs bateaux, faisant le plein de nourriture, soignant leurs malades du scorbut, et faisant du commerce avec les Māoris[Note 2]. Le 12 juin, Marion Dufresne, un autre officier et onze hommes descendent à terre à bord d'un canot. Sur place, ils sont enlevés et massacrés. Le 13, plusieurs hommes envoyés à terre pour ramasser du bois sont tous massacrés. Un seul pourra s'enfuir à la nage et rejoindre le bateau[Note 3]. C'est alors qu'un officier et plusieurs hommes armés débarquent et libèrent Crozet, resté seul à se défendre, découvrant les restes d'un repas cannibale. Les causes du massacre des Français qui ont fini mangés par les Maoris seraient dues à une violation involontaire par Marion du Fresne d'un tabou (tapu) sur une des plages avoisinantes (pêche et utilisation de la plage alors que des cérémonies sacrées suite à des noyades de Maoris n'avaient pas encore été accomplies) doublée d'une provocation au chef du village local par des chefs de villages voisins[2],[5].

Contrairement à ce qui a été affirmé par les auteurs anciens[Note 4] l’abattage de kauris, dont certains étaient cependant des arbres sacrés (tapu) pour les indigènes, n'est pas la cause du massacre. En effet, les journaux de plusieurs officiers publiés dans Extracts from the Journals of the ships Mascarin and Marquis de Castries 1772, disent très clairement que ce sont les indigènes qui ont indiqué aux marins où trouver ces arbres convenant à la réparation de la mâture, et les ont même aidé à les transporter. Les raisons de l'assassinat de Marion-Dufresne et ses hommes ne seront sans doute jamais connues. Les Ngare Raumati n’ont pas fourni non plus compte rendu clair. La cause est peut être à trouver dans un autre tapu (éventuellement l'interdiction de pêcher là où quelqu'un s'était noyé), mais plus probablement dans la rivalité avec les navigateurs pour les ressources de pêche et la crainte de les voir s'installer. Une visite longue de cinq semaines a pu créer des tensions économiques et culturelles. Le journal de Marion-Dufresne n’a pas été retrouvé mais les notes et les croquis (notamment le plan d'un pa) de Du Clesmeur, de Crozet, etc. montent que les relations avaient été bonnes au début. Une autre version fait état d'une vengeance suite au châtiment infligé à un Māori qui avait été surpris à voler un sabre[Note 5].

En 2013, France Culture diffuse une enquête en Nouvelle-Zélande de Delphine Morel, descendante d'un marin de l'expédition. Cette émission fait état de la découverte d'un manuscrit d'un historien anglais ayant recueilli les propos de maoris témoins oculaires de l'évènement. Il confirme que le fait que Marion Dufresne a pêché dans des eaux tabou et a été la cause du massacre[6].

Du Clesmeur prend alors le commandement de l'expédition et Julien Crozet devient le commandant du Mascarin. Le 17 juin, une expédition, envoyée au village du chef des Māoris pour tenter de retrouver les traces de Marion-Dufresne, découvre des restes horribles et des indices de pratiques cannibales. Le feu est alors mis au village[Note 6],[7].

Marion-Dufresne partageait les idées de Jean-Jacques Rousseau au sujet du bon sauvage. Les événements de juillet 1772 ont cependant renforcé l'idée en France que la Nouvelle-Zélande était habitée par des indigènes dangereux et ne justifiait pas une tentative de colonisation.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La biographie de Marion-Dufresne a longtemps été entachée d'erreurs, la plus répandue étant de le prénommer Nicolas Thomas et de le faire naitre en 1729 (Prosper Levot - Biographie Bretonne 1857). Jeanine Roncato-Lemay a pourtant corrigé cette erreur dans une thèse soutenue en 1948 à l'École des chartes (Paris) : on rencontre encore ces inexactitudes dans de nombreux documents.
  2. « On ignorait que Cook avait trouvé des anthropophages dans cette contrée; mais on aurait dû se souvenir que Tasman avait nommé baie des Assassins la première qu'il y découvrit » (Michaud 1860, p. 681)
  3. « Le soir, on n'en vit reparaître aucun. Le lendemain, une chaloupe fut envoyée à terre pour faire de l'eau et du bois. Quatre heures après son départ, on aperçut un homme qui nageait vers le vaisseau. C'était un matelot : il s'était sauvé seul du massacre de tous ses camarades assommés au nombre de onze par les insulaires, et bientôt l'on apprit que Marion et tous les gens de sa suite avaient éprouvé le même sort. » (Michaud 1860, p. 681)
  4. Alexis-Marie de Rochon repris, entre autres, par H. Fr. Buffet en 1944 et 1958
  5. « Il paraît que le châtiment infligé à un insulaire qui avait dérobé un sabre dans la sainte-barbe causa les événements tragiques que l'on vient de lire. » (Michaud 1860, p. 681)
  6. « Après avoir ramené heureusement les malades et le poste des ouvriers à bord, un détachement armé se rendit à terre et trouva des débris sanglants qui prouvaient que les insulaires avaient dévoré leurs victimes. On mit le feu à deux villages de ces anthropophages, on en tua plusieurs, on ravagea les environs, et le 14 juillet, on quitta la baie de la Trahison. » (Michaud 1860, p. 681).

Références[modifier | modifier le code]

  1. La date reste controversée pourtant le registre d'état civil de Saint-Malo dit : Nicolas Thomas Marion, fils de Nicolas et de Jaquette Pilvesse, son épouse, a été baptisé par moi, le soussigné, le 22 décembre 1729. Jacques Poitevin fut son parrain et Catherine Mathays sa marraine. Le parrain et le père ont signé : Jacques Poitevin, Nicolas Marion. Le soussigné, F. Pain, baptistain.
  2. a, b, c et d « L’infatigable capitaine Marc-Joseph Marion-Dufresne (1724 - 1772) », portrait proposé par Françoise Thibaut, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, sur Canal Académie, 6 janvier 2013
  3. a et b Cunat 1857, p. 369.
  4. Le mythe des terres australes en France (Issur et Hookoomsing 2001, p. 25).
  5. "La trop brève histoire de Marion Dufresne et des Maoris – 9 mai – 13 juillet 1772" 4/5 sur France_Culture le 27 juin 2013 à 20h30
  6. Deplphine Morel, « La trop brève histoire de Marion Dufresne et des Maoris : 9 Mai-13 juillet 1772 », sur France Culture
  7. Cf. Buffet : L'explorateur malouin Marion Dufresne, 1944 ; Edward Duyker, 1994 et 2010 ; Extracts from the Journals of the ships Mascarin and Marquis de Castries 1772, 1985

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Duc de Bourgogne sur lequel Marion-Dufresne aurait navigué.
En français 
  • Crozet, Nouveau voyage a la mer du Sud, commencé sous les ordres de M. Marion du Fresne capitaine de brûlot & achevé, après la mort de cet officier, sous ceux de M. le chevalier Duclesmeur, garde de la marine, Chez Barrois l'aîné libraire,‎ 1783 (lire en ligne)
    Récit de l'expédition de Marion-Dufresne par l'un de ses membres. On trouve dans ce livre des détails sur les mœurs des insulaires de la Nouvelle-Zélande, des Mariannes et des Philippines, ainsi que sur la nature et les productions de ces îles.
  • Charles Cunat, Saint-Malo illustré par ses marins, Imprimerie de F. Péalat,‎ 1857 (lire en ligne), p. 369 et suiv.
    Cette source ancienne est à prendre avec précaution en raison du grand nombre d'erreurs et d'approximations qu'elle contient.
  • Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, vol. 26, Desplaces,‎ 1860 (lire en ligne), p. 680-681
  • Henri-François Buffet, L'Explorateur malouin Marion du Fresne, t. XXXVIII, Rennes, Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne,‎ 1958, p. 171-177
  • I. Nouailhac et M. A. Pirez, Les Marion, Archives & Culture,‎ 1995
  • Kumari R. Issur et Vinesh Y. Hookoomsing, L'océan indien dans les littératures francophones, Karthala Éditions,‎ 2001 (lire en ligne)
  • Edward Duyker, Marc-Joseph Marion Dufresne, un marin malouin à la découverte des mers australes, Rennes, Les Portes du large,‎ 2010 (ISBN 978-2-914612-14-2), p. 352
  • Deplphine Morel, « La trop brève histoire de Marion Dufresne et des Maoris : 9 Mai-13 juillet 1772 », sur France Culture
En anglais 
  • (en) John Dunmore, French explorers in the Pacific, vol. 1, The eighteenth century, Oxford, 1965
  • (en) Leslie George Kelly, Marion Dufresne at the Bay of Islands, Wellington, 1951
  • (en) Edward Duyker, The Discovery of Tasmania: Journal Extracts from the Expeditions of Abel Janszoon Tasman and Marc-Joseph Marion Dufresne 1642 & 1772, St David's Park Publishing/Tasmanian Government Printing Office, Hobart, 1992, p. 106, (ISBN 0-7246-2241-1).
  • (en) Edward Duyker, An Officer of the Blue: Marc-Joseph Marion Dufresne 1724—1772, South Sea Explorer, Miegunyah/Melbourne University Press, Melbourne, 1994, p. 229, (ISBN 0-5228-4565-7).
  • (en) Isabel Ollivier (transcription), Extracts from the Journals of the ships Mascarin and Marquis de Castries 1772 in Early Eyewitness Accounts of Maori Life-2, Alexander Turnbull Library Endowment Trust, Wellington, 1985, p. 397, (ISBN 0908702027).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]