Îlots des Apôtres

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Îlots des Apôtres
Carte topographique des îlots des Apôtres
Carte topographique des îlots des Apôtres
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Archipel des Crozet
Localisation Océan Indien
Coordonnées 45° 58′ 00″ S 50° 27′ 00″ E / -45.966667, 50.4545° 58′ 00″ S 50° 27′ 00″ E / -45.966667, 50.45  
Superficie 2,011 km2
Nombre d'îles 19
Île(s) principale(s) Grande Île, Petite Île
Point culminant Mont Pierre (289 m sur Grande Île)
Administration
Collectivité d'outre-mer Terres australes et antarctiques françaises
District Archipel des Crozet
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Fuseau horaire UTC+04:00

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)
Îlots des Apôtres
Îlots des Apôtres
Archipels de France

Les îlots des Apôtres sont un groupe d'îles de l'archipel des Crozet.

Géographie[modifier | modifier le code]

Image satellite des îlots.

Les îlots des Apôtres font partie du groupe occidental de l'archipel des Crozet et sont situés à environ 10 km au nord-est de l'île aux Cochons, la plus grande île du groupe. Ils sont composés d'une île principale, la Grande Île, d'une île plus petite, la Petite Île, et de plusieurs rochers, parmi lesquels on peut citer le Rocher Nord, le Rocher Fendu, le Rocher Percé, le Donjon ou l'Obélisque. L'ensemble de l'archipel ne dépasse pas 2 km2.

Les îles sont très escarpées. Malgré leur petite taille, Grande Île culmine à 289 m d'altitude, Petite Île à 246 m et deux des rochers à 110 m.

Volcanologie[modifier | modifier le code]

Le groupe d'îles, ilots et récifs s'aligne selon une direction NE-SO qui pourrait être une direction indurée d'alimentation du magma (dykes) ayant mieux résisté que le reste du volcan aux failles, effondrements et érosion marine. Actuellement, une superficie infime de l'appareil volcanique est visible bien que son extension, à son apogée, devait dépasser la taille de l'île aux Cochons. Sur la Grande Ile, on observe des brêches à gros blocs et des empilements de coulées de lave (probablement basaltique) séparées par des niveaux de scories. Des mesures géochronologiques ont fourni des âges de 2,6 et 5,5 millions d'années soit le Mio-Pliocène. C'est bien un âge au moins égal à ceux des séries basales de l'île de l'Est et de la Possession qu'il faudrait retenir.

Îles[modifier | modifier le code]

La liste suivant donne les noms des îlots et rochers de l'archipel, du Nord au Sud :

Nom Superficie (ha)
Rocher Nord 6,0
L’Enclume 1,5
Grande Île 150,0
Le Clown 0,4
La Sentinelle perdue 0,2
Les Jumeaux 0,5
Rocher Fendu 3,0
Petite Île 30,0
Les Sentinelles du Diable 1,0
La Petite Aiguille 0,2
La Grande Aiguille 1,0
Le Hangar 1,5
Le Donjon 2,5
(Îlot sans nom) < 0,1
Rocher Sud 1,5
Le Torpilleur 0,1
Le Caillou 0,4
L'Obélisque 0,3
Rocher Percé 1,0
Total 201,1

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Apôtres sont tristement célèbres par le naufrage dans la nuit du 1er au 2 juillet 1875, du Strathmore, un trois-mâts à moteur auxiliaire qui effectuait son voyage inaugural entre le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande. Son compas étant déréglé, le navire heurta les récifs à proximité de la Grande Ile et sombra rapidement.

Les rescapés (44 sur les 89 personnes à bord) sont des membres de l'équipage et des passagers surpris dans leurs tenues de ville. Ils vont difficilement survivre pendant 205 jours de privations, de froid, de promiscuité, jusqu'au 21 janvier 1876 où les 38 survivants seront secourus par le Young Phoenix qui avait déjà recueilli 30 naufragés d'un navire abandonné. L'historien néo-zélandais Ian Church a entrepris en 1985 la narration de cette aventure dans son livre Survival on the Crozet Island publié par Heritage Press (NZ), traduit en Français par Danièle Nougier et présenté par l'Amapof sous le titre de Trois Naufrages pour trois îles. Ed.de la Dyle (1998) (ISBN 90-801124-9-6).

Environnement[modifier | modifier le code]

Les îlots des Apôtres, au même titre que les autres îles de l'archipel, sont protégés au sein de la Réserve naturelle nationale des Terres Australes Françaises. Cette protection couvre tant leur espace terrestre que leurs eaux territoriales[1]. Elle prend la forme d'une réserve intégrale, où seules les activités liées à la recherche scientifique et technique sont autorisées[2].

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ian Church, William Lesquin, John Nunn, Le naufrage du Strathmore en 1875 in Trois naufrages pour trois îles, Terres australes françaises au XIXe siècle, Éditions de La Dyle (1998), ISBN 90-801124-9-6

Article connexe[modifier | modifier le code]