Malcolm McLaren

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Malcolm McLaren

Malcolm McLaren, né Malcolm Robert Andrew Edwards le à Stoke Newington en Londres (Angleterre), mort dans un hôpital suisse le [1] à l'âge de 64 ans, est un entrepreneur et un musicien britannique. Il s'est illustré dans les années 1970 en tant que manager des New York Dolls puis des Sex Pistols.

Dès 1971, et jusqu'au début des années 1980, il a été le gérant, avec sa compagne Vivienne Westwood, de la boutique londonienne SEX située sur Kings Road. Avec elle, il a commercialisé des vêtements et accessoires, en vendant à une clientèle attirée par la mode punk. Il s'est par ailleurs investi dans le hip-hop des années 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malcom McLaren est le fils Pete McLaren, un ingénieur écossais, et d'Emmy Isaacs. Son père est parti quand il avait deux ans et il a été élevé à Stoke Newington par sa grand-mère maternelle, Rose Corre Isaacs, la fille d'un ancien riche négociant diamantaire juif portugais (séfarade)[2]. Devenu adolescent, il commence des études d'arts appliqués et se passionne très tôt pour la musique.

Malcolm McLaren et le mouvement punk[modifier | modifier le code]

1968 - 1975 : Des Beaux-arts aux New York Dolls[modifier | modifier le code]

En 1968, Malcolm McLaren participe aux révoltes d'étudiants et se rapproche des situationnistes. Il participe aux King Mob, un groupe situationniste anglais qui tire son nom d'un mouvement insurrectionnel londonien du XVIIIe siècle[3]. Il traduit et publie en Angleterre les écrits situationnistes avec l'aide de son ami Jamie Reid, qui deviendra plus tard son complice du militantisme punk. McLaren prône alors le détournement, stratégie situationiste consistant au renversement de l'ordre esthétique en réutilisant les slogans, les images publicitaires ou encore les campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, opposé au message original.

Le détournement prend alors autant d'importance pour Malcolm McLaren que son amour de la pop, et il devient un grand admirateur de Guy Debord et Andy Warhol. Avec sa compagne, la styliste Vivienne Westwood, il se lance, dans une boutique londonienne de King's Road : SEX, dans le commerce des symboles de la sous-culture : du look recherché des Teddy boys aux perversions de l'underground du sexe. Malcolm McLaren recherche le succès, et devient donc manager des New York Dolls en 1974, groupe phare de la scène protopunk. Le groupe frappe par son look et ses attitudes extravagantes, notamment à cause des svastikas, et autres symboles nazis que les membres arborent sur scène. Après s'être lié d'amitié avec Jean-Charles de Castelbajac, il les emmène à Paris pour deux concerts mémorables, au Bataclan et à l'Olympia. Il rencontre alors Jean-Francois Bizot, jeune fondateur du journal Actuel.

Malcolm McLaren se met en tête de relancer leur carrière, et en 1975, fait du groupe une véritable garde rouge du protopunk : les membres sont vêtus d'uniformes rouges, sur fond de drapeaux frappés de la faucille et du marteau et de slogans de la Révolution culturelle chinoise.

1976 - 1979 : La période Sex Pistols[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sex Pistols.

Malcolm McLaren et le Hip-hop[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

En tant qu'interprète[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Duck Rock
  • 1984 : Fans
  • 1985 : Swamp Things
  • 1990 : Round The Outside! Round The Outside!
  • 1994 : Paris
  • 1998 : Buffalo Gals Back To Skool

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Buffalo galls
  • 1983 : Double dutch
  • 1984 : Madame Butterfly

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Malcolm McLaren, l'ex-manager des Sex Pistols, est mort - Le Monde, 8 avril 2010
  2. (en) Malcolm McLaren, interview with Andrew Denton - Enough Rope (transcript et audio), ABC Television, Sydney, Australie, 10 juillet 2006
  3. Pierre Mikaïloff, Dictionnaire raisonné du punk, Éditions Scali, 2007

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]