KRS-One

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KRS-One

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KRS-One à Gand (Belgique) en 2006

Informations générales
Surnom KRS-One
Kris Parker
The Blastmaster
The Teacha
Nom Lawrence Krisna Parker
Naissance
Brooklyn, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Rappeur, producteur
Genre musical Rap East Coast, rap hardcore, rap politique
Années actives Depuis 1983
Labels Koch Records
Site officiel www.krs-one.com

KRS-One, de son vrai nom Lawrence Parker, ( à Le Bronx, New York – ), est un MC américain. Il est souvent désigné comme un acteur majeur du rap conscient, le rap dit « politique ». À l'instar de Grandmaster Flash ou du groupe The Furious Five, KRS-One est considéré comme un pionnier du rap américain.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

C'est durant son adolescence, passée dans les rues (il était sans domicile fixe[1]) et à la bibliothèque du quartier à apprendre la philosophie et l'histoire, qu'il a d'abord adopté son pseudonyme de Kris Parker en maniant l'art du graffiti dans le voisinage, signant ses œuvres d'un « KRIS-One », qui devient par la suite K.R.S.-O.N.E. (Knowledge Reigns Supreme Over Nearly Everyone).

C'est après une rencontre avec Ced Gee, leader des Ultramagnetic MCs, que Kris décide de rapper et enregistre avec lui, grâce à son sampler-boîte à rythmes, un morceau intitulé Advance. À cette même époque, dans un refuge, il rencontre un éducateur, Scott la Rock, qui lui fait connaître le milieu new yorkais aux travers de soirées avec le crew d'antan de Scott, les Celebrity 3, que Kris finit par intégrer et renommer Boogie Down Crew.

Il forme Boogie Down Productions, ex-Boogie Down Crew avec DJ Scott la Rock, son mentor, et sortent leur premier album, Criminal Minded (1987) chez B-Boys Records, un album aux influences dancehall dans le flow, contenant des samples de James Brown et des textes équivoques sur le thème du meurtre (9mm Goes Bang).

Ces années Boogie Down sont aussi des années de notoriété grandissante pour KRS-One, qui se retrouve souvent opposé aux Juice Crew de Queensbridge lors des battles (notamment le Battle for Rap Supremacy), et en particulier à MC Shan, lors d'un mémorable et assassin The Bridge is Over de KRS-One, venu dans le bastion du Juice Crew, afin de prouver à Mc Shan, et surtout au crew, toute l'étendue de sa maîtrise verbale, déclenchant une polémique sur le quartier d'origine du hip-hop (South Bronx pour KRS et le Queensbridge pour le Juice Crew). Cette rivalité entre les deux groupes fut appelé la Bridge War (en)[2].

The Teacher[modifier | modifier le code]

Scott la Rock assassiné, Boogie Down se tourne de plus en plus vers un rap politisé, plus connu comme du rap conscient (assimilé au rap politique). KRS-One devient alors un rappeur moins tourné vers la provocation et plus réfléchi, et fédère des rappeurs autour des compilations HEAL et Stop the Violence Movement. Il se sépare de son pseudonyme de battle « The Blastmaster » (« Le Pulvérisateur ») au profit de « The Teacha » (Le Prof) et trouve en KRS-One un acronyme de « Knowledge Reigns Supreme - Over Nearly Everyone » (La connaissance règne en maître sur presque tout le monde).

Chez Jive Records sortent alors avec le Boogie Down les albums By All Means Necessary (1988) avec des références à Malcolm X telle que la couverture où Kris apparaît avec un Uzi à la main et guettant à la fenêtre, Ghetto Music: The Blueprint Of Hip Hop (1989), puis en 1990 Edutainment, Live Hardcore Worldwide (1991), et enfin en 1992 Sex And Violence dernière album en date du BDP.

Pour son premier album solo, Return of the Boom Bap, KRS-One s'entoure de producteurs talentueux dont le plus illustre est DJ Premier (la première moitié de Gang Starr) et d'autres comme Showbiz et Kid Capri. KRS-One continue de provoquer avec le très efficace et néanmoins très critique Sound of da Police, l'une des chansons de ce premier album acclamé par toute la scène new yorkaise.

Dans le second album éponyme KRS-One, il s'adjoint les services de Channel Live, Busta Rhymes, Mad Lion ou encore Fat Joe.

En 1997 sort I Got Next où figurent outre Step Into a World, des collaborations avec Redman et en bonus track un remix du Step Into a World par Puff Daddy.

Il figure également dans la bande originale du film Ma 6-T va crack-er, avec la plage inédite The French Connection.

Carrière récente[modifier | modifier le code]

En 2001, KRS sort The Sneak Attack qui fait suite à A Retrospective sorti en 2000 (compilation regroupant ses meilleures titres avec BDP et en solo), d'ailleurs ce nouvel opus apparaît comme plus virulent que I Got Next, The Teacha, comme il aime à se faire appeler, sort ici en indépendant, sans grosse production et sans guest vendeur dans le seul but de répandre la connaissance.

Enfin en 2002 sort Spiritual Minded de KRS-One (ndlr : titre auto dérisoire reprenant le nom du premier album de Boogie Down) et The Temple of Hip Hop sur Koch (label avec qui il a conclu un contrat tout à fait particulier incluant une clause de conscience et une clause culturelle visant à véhiculer l'esprit du hip-hop si cher à KRS-One).

KRS-One, marqué par les évènements du 11 septembre 2001, montre ses influences gospel, et donc religieuses, avec des titres tels que Lord Live Within My Hearth ou Come to the Temple.

Aujourd'hui KRS-One est connu pour ses textes engagés socialement et politiquement qui prônent la connaissance de soi et l'éducation (comme sur You Must Learn) donne de nombreuses conférences dans les universités (Harvard, Yale, Stanford), il agit également beaucoup dans le secteur social en créant Human Education Against Lies, distribuant des livres et disques aux plus démunis.

Rappeur conscient, poète, producteur, bienfaiteur, religieux (pasteur de l'église de Riverside - Harlem et fondateur du Temple of Hip Hop), il a également été, suite à son départ de Jive (après I Got Next), directeur artistique pour Warner.

Ses derniers albums, The Mix Tape (2002), sa version longue Prophet vs. Profit (2002), Kristyles (2003) et Keep Right (2004) ont continué dans le même style autant sur le plan des thèmes et des textes que musicalement. Sans concession, ils n'ont rencontré qu'un succès limité. KRS-ONE a lui même déclaré « I would rather sell a hundred records to the right people than a million records to the wrong people ». Sinon on le retrouve en 2005 en featuring avec Rockin' Squat d'Assassin sur le morceau Our Philosophy sur l'album Politikement incorrect de Monsieur R.

En juin 2006 il sort l'album Life, signé chez le label Antagonist. Cet album est une sorte de retour aux sources, on y retrouve un KRS énergique comme toujours, mais sur des productions épurées avec des featurings des membres du groupe FootSoldiers. Encore une fois, le « Teacher » nous rappelle que : « Hip hop is not a product; hip hop is you and me ».

En 2008, il signe un contrat avec Duck Down Records pour un album commun avec Buckshot qui sort cette année-là. Le sort un nouvel album intitulé Maximum Strength qui contient des inédits de KRS-One entre 1999 à 2007.

En septembre 2008 il collabore une nouvelle fois avec Rockin' Squat d'Assassin sur le titre Key of Life sortie sur l'album Confessions d'un enfant du siècle Vol.1.

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Boogie Down Productions[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chapitre Boogie Down Productions - KRS-One dans le livre (épuisé) de David Dufresne : Yo, révolution rap !
  2. Littéralement la guerre du pont, nom donné à la rivalité à la fin des années 1980 et au début des années 1990 entre les rappeurs du Bronx (KRS-One et son Boogie Down Productions) et du Queens, plus particulièrement de Queensbridge (Marley Marl, MC Shan. Cette dispute (l'un et l'autre revendiquant être le berceau du hip-hop) fut sous la forme de plusieurs chansons (une série de diss), un groupe s'en prenant à l'autre verbalement.