Mad Max

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Mad Max

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une réplique de l'Interceptor de Mad Max

Titre original Mad Max
Réalisation George Miller
Scénario George Miller
James McCausland
Histoire
George Miller
Byron Kennedy
Acteurs principaux Mel Gibson
Joanne Samuel
Steve Bisley
Hugh Keays-Byrne
Sociétés de production Kennedy Miller Productions
Pays d’origine Drapeau d'Australie Australie
Genre Action
Policier
Anticipation
Dystopie
Sortie 1979
Durée 88 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mad Max est un film d'anticipation et une dystopie australien réalisé par George Miller sorti en 1979. Le script original est de James McCausland qui fut réadapté par Miller et Byron Kennedy. La structure narrative est basée sur le style Western, Mad Max raconte l'histoire d'une société post-apocalyptique où tous les repères s’effondrent, une histoire d'amour et de vengeance. Le film est devenu le plus gros succès financier pour un film australien et a permis à la société de production New Wave films de s'ouvrir au marché international. La rôle de Max est tenu par Mel Gibson, inconnu à l'époque, qui deviendra une star internationale par la suite.

Mad Max est le premier film d'une franchise, qui sera suivi par Mad Max, le guerrier de la route en 1981 et Mad Max : Au delà du dôme du tonnerre en 1985. Le quatrième de la série : Mad Max 4 : Fury Road est en pré-production.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Dans un futur proche, les grandes nations sont entrées en guerre pour le pétrole ; exaspérées par la situation de crise, les populations se sont révoltées, les nations essaient de maintenir un semblant d'ordre tandis que des bandes de délinquants sillonnent les routes[1].

Max Rockatansky (Mel Gibson) est un policier de la route, un flic (« copper » en référence à sa plaque de service, en cuivre). À bord de son Interceptor (une Ford Falcon XB sedan australienne, propulsée par un 351 Cleveland, 5,8 litres de cylindrée), il est chargé de faire régner l'ordre et de combattre les bandes de pirates de la route ; il fait équipe avec le motard Jim « Mother Goose » (« Mère l'Oie », surnom traduit par « le Gorille » en français, incarné par Steve Bisley). Sa meilleure arme est son sang-froid, qui lui permet de faire « craquer » ses adversaires lors d'impressionnants face à face routiers.

Lors d'une poursuite automobile au début du film, un voyou se nommant lui-même le « Nightrider » (traduit en français l'« Aigle de la Route »), se tue en tentant d'échapper à Max. Le Nightrider se trouve avoir pour ami un dangereux gang de motards, dont le chef et frère décide de le venger.

La Ford Falcon XB Hardtop de Mel Gibson dans le film

Quand le co-équipier de Max, Jim Goose, se retrouve à l'hôpital grièvement brûlé par le gang, Max prend peur et décide de quitter son poste de policier intercepteur. Il part alors vers le Nord avec sa femme et son bébé, loin de la violence routière. Mais les motards parviennent à le retrouver et tuent sa femme et son bébé. Max, fou de rage, bascule dans la folie meurtrière, et part à la poursuite des motards dans le seul but de les tuer.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

Mel Gibson en 1990

[modifier] Commentaire

[modifier] Analyse

Le pays est indéterminé : on sait juste qu'ils parlent anglais et roulent à gauche, et que la police porte le nom de MFP, Main Force Patrol, pas plus explicite[4]. George Miller a donc choisi de placer l'action n'importe où, c'est-à-dire ici et demain ; le cadre général n'est pas connu, il ne sera présenté que dans Mad Max II et le pays identifié à la fin de Mad Max III (cependant, un cadavre de kangourou est brièvement visible dans le deuxième opus), le film apparaît de fait comme une évolution de la situation actuelle des pays développés.

La première image est celle du Halls of justice, ce qui introduit le thème de la justice et d'une société organisée. Mais dès la première scène, on comprend que tout se délabre : les bâtiments sont en ruine, la radio de la police est occupée en permanence par une opératrice donnant des recommandations naïves et des consignes décalées par rapport à la réalité, tandis que la principale occupation des policiers consiste à se rincer l'œil avec la lunette de leur arme de service.

En fait, la violence de la société reflète la violence de l'État, les représentants de l'État sont aussi fous que les criminels, la seule différence est qu'ils ont une plaque de bronze au revers du blouson.

Bien que l'histoire soit très violente, George Miller a l'intelligence de n'en montrer quasiment rien (les deux seules images réellement violentes ne durent que quelques secondes) et de laisser le spectateur deviner ce qui se passe, tout est suggéré. On est bien loin de la violence esthétisée et complaisante (la violence n'est pas belle donc elle n'est pas montrée, mais elle existe donc n'est pas ignorée), et des conventions aseptisées (pas de gentil ni de méchant, pas de héros mais un fou, « Mad » Max).

[modifier] Influences

Le film s'inspire sur plusieurs aspects du film Point limite zéro (Vanishing Point, 1971) de Richard Sarafian, à tel point qu'on peut le considérer comme un hommage à l'œuvre de Sarafian. La scène d'introduction notamment, où les deux policiers cherchent en vain à intercepter le Knight Rider, est reprise presque plan pour plan d'une scène centrale de Point limite zéro. Il n'est aussi pas sans ressemblances avec le livre Route 666 (Damnation Alley, 1966, aussi traduit sous le titre Les Culbuteurs de l'Enfer) de Roger Zelazny, pionnier du post-apocalyptique, par l'environnement post-apocalyptique lui-même et par la personnalité du héros.

[modifier] Véhicules

  • La voiture de police de Max, l'Interceptor jaune, était une Ford Falcon XB sedan australienne de 1974 (une ancienne voiture de police) avec un moteur modifié, un Cleveland 5,8 litres (soit 351 pouces au cube de cylindrée).
  • The March Hare, conduite par Sarse et Scuttle, était une Ford Falcon XA sedan de 1972 avec un moteur de six cylindres en ligne (la voiture était une ancienne taxi cab de Melbourne).
  • The Big Bopper, conduite par Roop et Charlie, était également une Ford Falcon XB et aussi une ancienne voiture de police a été, mais avec son moteur d'origine, un V8 de 302 pouces au cube de cylindrée.
  • Le véhicule de l'Aigle de la route (The Nightrider) est aussi une Pursuit Special une coupé Holden HQ LS Monaro de 1972.
  • La voiture la plus mémorable du film est la Pursuit spécial noire de Max, était une version GT351 de la Ford Falcon XB Hardtop 1973 (version vendue entre décembre 1973 et août 1976). Elle a été modifié par les préparateurs Murray Smith, Peter Arcadipane et Ray Beckerley. Après la fin du tournage, la voiture fut mise en vente mais elle ne trouva pas d'acquéreurs. Murray Smith la conserva. Pour la tournage de Mad Max 2, le réalisateur, George Miller racheta la voiture pour la faire tourner dans le film. À la fin du tournage, la voiture resta stockée dans un garage d'Adelaide et elle fut achetée et restaurée par Bob Forsenko. Par la suite, la voiture fut revendue. En 2011, elle est exposée au musée Cars of the Stars Motor Museum à Cumbria en Angleterre.
  • La voiture conduite par le jeune couple attaqué par les motards est une Chevrolet Bel Air sedon de 1959;
  • Pour certaines motos du film, 14 motos sont KZ1000, donnés par Kawasaki. Elles ont été modifiée par un garage appelé La parisienne comme la moto de Goose. Certains membres du gang du film ont été joués par un gang de motards local et authentique, The Vigilantes.

À la fin du film, au total 14 véhicules furent détruits pour les scènes de poursuites et de crash, incluant la voiture personnelle du réalisateur, sa Mazda Bongo (le petit van bleu détruit après avoir été heurté par the Big Hopper).

[modifier] Censure

George Miller eut beaucoup de problèmes avec son film, jugé trop violent et influent pour les jeunes. Voulant éviter le classement X, la censure accepta de projeter le film en échange de quelques coupes, mais George décréta que, mise à part des plans explicites de quelques secondes, que ce n'est pas le film qui est violent mais le climat général, la brutalité ambiante. Malgré ça, le film fut interdit quelques années en France (il ne sortira qu'en 1982, soit trois ans après sa sortie en Australie).

[modifier] Box-office

  • Tourné avec un budget dérisoire de 350 000 dollars, Mad Max est devenu par la suite l'un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma avec 100 000 000 dollars dans le monde, dont 5 625 000 dollars en Australie, 8 750 000 dollars aux États-Unis et 2 549 462 entrées en France[5],[6].

[modifier] Anecdotes

[modifier] Saga Mad Max

Article détaillé : Mad Max (série de films).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Ces éléments ne sont connus que dans Mad Max II
  2. Mad Max : SE, DVD Times, 2002-01-19. Consulté le 2009-03-12
  3. Dates de sortie - Internet Movie Database
  4. certains ouvrages, comme le Larousse Nos films de toujours, désignent l'Australie
  5. Mad Max (1979) - Business sur Internet Movie Database. Consulté le 3 septembre 2009.
  6. Box-office France 1982.

[modifier] Liens externes

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