Mad Max

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Mad Max est une série de trois road movies de science-fiction australiens réalisés par George Miller. L'univers des films est un pays ayant une société organisée décadente et de grands espaces déserts occupés par des hordes sans foi ni loi. Mad Max est représentatif d'un certain courant du cinéma australien.

Mad Max III se déroule après une guerre nucléaire

Un quatrième film (Mad Max IV: Fury Road) était en projet ; il était prévu pour 2006, mais le projet semble abandonné[1].

Sommaire

[modifier] Mad Max (1979)

Mad Max
Réalisation George Miller
Acteurs principaux Mel Gibson
Steve Bisley
Joanne Samuel
Hugh Keays-Byrne
Tim Burns
Geoff Parry
Scénario George Miller
Byron Kennedy
James McCausland
Musique Brian May
Photographie David Eggby
Production Byron Kennedy
Bill Miller
Société de distribution Australie
Village Roadshow Pictures
États-Unis
American International Pictures
autres pays
Warner Bros. Entertainment
Budget 350 000 $
Durée 95 min
Sortie 12 avril 1979 (Australie)
Langue(s) originale(s) anglais
Pays d’origine Australie Australie

[modifier] Synopsis

La voiture de Mel Gibson dans le film

Dans un futur proche, les grandes nations sont entrées en guerre pour le pétrole ; exaspérées par la situation de crise, les populations se sont révoltées, les nations essaient de maintenir un semblant d'ordre tandis que des bandes de délinquants sillonnent les routes[2].

Max Rockatansky (Mel Gibson) est un policier de la route, un « bronze » (en référence à la couleur de sa plaque de service). À bord de son Interceptor (une Ford Falcon XB sedan australienne, propulsée par un 351 Cleveland, 5,8 litres de cylindrée), il est chargé de faire régner l'ordre et de combattre les bandes de pirates de la route ; il fait équipe avec le motard Jim « Mother Goose » (« Mère l'Oie », surnom traduit par « le Gorille » en français, incarné par Steve Bisley). Sa meilleure arme est son sang-froid, qui lui permet de faire « craquer » ses adversaires lors d'impressionnants face à face routiers.

Lors d'une poursuite automobile au début du film, un voyou se nommant lui-même le "Nightrider" (curieusement traduit en français "l'Aigle de la Route"), se tue en tentant d'échapper à Max. Le Nightrider se trouve avoir pour ami un dangereux gang de motards, dont le chef décide de le venger. Quand le co-équipier de Max, Jim Goose, se retrouve à l'hôpital grièvement brûlé par le gang, Max prend peur et décide de quitter son poste de policier intercepteur. Il part alors vers le Nord avec sa femme et son bébé, loin de la violence routière. Mais les motards parviennent à le retrouver et tuent sa femme et son bébé. Max, fou de rage, bascule dans la folie meurtrière, et part à la poursuite des motards dans le seul but de les tuer.

[modifier] Commentaire

Le film contient des références claires à Point limite zéro de Richard C. Sarafian, ne serait-ce que le nom du héros (Rockatansky dans Mad Max, Kowalski dans Point limite zéro), à tel point qu'on peut le considérer comme un hommage à l'oeuvre de Sarafian. La scène d'introduction notamment, où les deux policiers cherchent en vain à intercepter le "Knight Rider", est reprise presque plan pour plan d'une scène centrale de Point limite zéro.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

Mel Gibson en 1990

[modifier] Mad Max 2 (1981)

Mad Max 2
Titre original Mad Max 2: The Road Warrior
Réalisation George Miller
Acteurs principaux Mel Gibson
Bruce Spence
Mike Preston
Vernon Wells
Société de distribution Warner Bros. Pictures (USA)
Warner-Columbia Film (France)
Budget 4 000 000 dollars (Australie)
2 000 000 dollars (USA)
Sortie 24 décembre 1981 (Australie)
Pays d’origine Australie Australie

Mad Max 2 (Mad Max 2: The Road Warrior), sorti en salles en 1981, est le second volet de la saga Mad Max commencé en 1979.

[modifier] Synopsis

Max n'a plus de famille, plus d'amis, plus d'attache. Il est maintenant un solitaire qui sillonne les routes de ce pays livré à la violence. Les bandes se font la guerre pour le bien le plus précieux et le plus rare : l'essence. Sa route croise une communauté qui gère une raffinerie et qui est assaillie par une bande, menée par le seigneur Humungus. Le carburant est stocké dans une citerne mais elle ne peut pas être déplacée sans l'aide d'un camion. À court de carburant, Max décide de les aider en échange de quelques litres.

[modifier] Commentaire

Contrairement au film précédent qui avait un contenu assez politique, on est ici dans un film de type post-apocalyptique plus classique, où la violence est un peu plus explicite. Plus de trace d'un État organisé, on est dans le cadre d'une guerre de clans, une sorte de western mécanisé.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Mad Max 3 : Au-delà du dôme du tonnerre (1985)

Mad Max Beyond Thunderdome

[modifier] Synopsis

Une guerre nucléaire a achevé la société mourante, les hommes s'organisent sous la forme de tribus qui luttent pour leur survie. Alors qu'il sillonne le désert dans son chariot tracté par des chameaux, Max se fait agresser et voler ses biens. En poursuivant ses voleurs, il arrive dans une ville, Bartertown, littéralement « la ville du troc » (Trocpolis). Cette ville, dédiée au commerce, est régie par Aunty Entity (Entité, Tina Turner), qui organise un début de civilisation en remplaçant le vol par le troc. Dans cette ville, les conflits et querelles interpersonnels sont réglés par un duel à mort dans une arène, le Dôme du Tonnerre (Thunderdome), afin d'éviter des vengeances, luttes de clans et vendetta qui mèneraient à l'effondrement de cet embryon de société. La société est soumise à des règles simples rédigées par Aunty Entity sous la forme de slogans : « two men enter, one man leave » (« deux hommes entrent, un homme sort », pour les duels à mort dans le Dôme du tonnerre) ou encore « bash the deal, face the wheel » (« viole l'accord, affronte la roue », la condamnation étant choisie au hasard par une parodie de loterie).

La ville est alimentée par du méthane créé à partir du lisier de porcs, élevés sous la ville. L'élevage et l'usine à méthane sont dirigés par Master Blaster (« Maître Bombe »), un couple formé par un colosse intellectuellement débile (Blaster) et un nain intelligent (Master) juché sur ses épaules. Lorsqu'il a un conflit avec Aunty Entity, Master décrète un embargo et coupe l'alimentation en énergie de Bartertown.

Max découvre, en arrivant dans cette ville, que la renaissance de la civilisation s'accompagne de celle des intrigues politiques. Y a-t-il un avenir au-delà du Dôme du Tonnerre, c'est-à-dire au-delà de Bartertown ? Mais aussi, doit-on recréer une société similaire à celle qui a failli ?

[modifier] Commentaire

Après avoir exploré le western, George Miller revisite le péplum. Le film paraît plutôt aseptisé par rapport aux deux premiers opus, mais cela correspond aussi à la renaissance d'un monde civilisé. Au-delà du Dôme du Tonnerre, on trouve une communauté isolée d'enfants, qui pourrait être inspirée par Sa Majesté des mouches de William Golding, et qui incarne un espoir de fonder un monde neuf sans le passif qui aurait été transmis par les adultes.

Le film comporte plusieurs références au premier de la série, comme le joueur de saxophone (la femme de Max jouait du saxophone), ou bien l'évocation du métier de Max avant la guerre nucléaire ; il se conclut par la chanson de Tina Turner, We Don't Need Another Hero (« nous n'avons pas besoin d'un nouveau héros »), qui fait écho à la phrase du capitaine de la police « Fif » McAfee dans le premier film : We're gonna giv'em back their heroes (« on va leur rendre leurs héros »).

Le film comporte quelques références à la culture française :

  • un des gardiens de Bartertown chante l'air du torréador du Carmen de Bizet ;
  • le disque écouté par les enfants lors de la fuite de Bartertown est un cours de français.

George Miller situe pour la première fois clairement le lieu de l'action, l'Australie, puisque l'on aperçoit les ruines de l'Opéra de Sydney. Une référence plus discrète figurait toutefois déjà dans Mad Max 2, où un personnage exhibait pour prouver l'existence d'une "terre promise" un dépliant publicitaire de la Sunshine Coast (tronçon de la côte est australienne).

À la fin du film, on voit Max s'éloigner dans le « grand rien ». Mais que devient-il ensuite ?

  • 2Pac s'est inspiré du film pour son clip California Love.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

Tina Turner en 1985

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. La fiche du film a été retirée de l'Internet Movie Database
  2. Ces éléments ne sont connus que dans Mad Max II

[modifier] Liens externes

Série science-fiction
Cet article fait partie de la série
Littérature de science-fiction

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