Le Theil-de-Bretagne

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Le Theil-de-Bretagne
Mairie du Theil-de-Bretagne.
Mairie du Theil-de-Bretagne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Retiers
Intercommunalité Communauté de communes de la Roche-aux-Fées
Maire
Mandat
Marie-Annick Boué
2014-2020
Code postal 35240
Code commune 35333
Démographie
Gentilé Theillais
Population
municipale
1 611 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 10″ N 1° 25′ 47″ O / 47.919444, -1.42972247° 55′ 10″ Nord 1° 25′ 47″ Ouest / 47.919444, -1.429722  
Altitude Min. 42 m – Max. 106 m
Superficie 24,20 km2
Localisation

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Liens
Site web letheildebretagne.fr

Le Theil-de-Bretagne est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 611 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Theil de Bretagne est situé à 30 km environ au sud-est de Rennes. La commune fait partie de la communauté de communes de la Roche-aux-Fées qui compte dix-neuf communes.

Communes limitrophes du Theil de Bretagne
Essé Marcillé-Robert
Janzé du Theil de Bretagne Retiers
Sainte-Colombe Coësmes
Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Theil » vient du latin tillia, signifiant « lieu planté de tilleul ». Tillia est attesté en 1330[1].

En 1920, le nom de la commune du Theil a été modifié en Le Theil-de-Bretagne.

Le nom de la commune traduit en breton est An Tilh[1]. En gallo, le nom s’écrit Le Teilh[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

La région était probablement habitée dès le Néolithique comme le laisse penser la présence à proximité de la célèbre allée couverte (gros dolmen allongé) de La Roche aux Fées.

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La seigneurie du Teil, dans la paroisse de ce nom appartenait à la famille de Rougé. L’un d’eux, Bonabes, seigneur de Rougé, donne en 1243 un terrain aux moines cisterciens de Melleray un emplacement convenable pour construire une grange dîmière dans son bourg du Teil. La châtellenie du Teil suivit le sort de celle de Rougé et appartint successivement aux seigneurs de Rougé de Derval, de Chateaugiron, de Rieux, de Laval-Châteaubriand, aux ducs de Montmorency et aux princes de Condé.

Armoiries de la famille de Rougé

Quoique la châtellenie du Teil semble avoir toujours appartenu aux sires de Rougé, elle formait cependant une seigneurie distincte, étant séparée de Rougé par la baronnie de Vitré et la châtellenie du Désert, et se trouvant dans le diocèse de Rennes, tandis que Rougé appartenait à l'évêché de Nantes. Le Teil avait son château particulier et sa juridiction distincte de celle de Rougé.

Châtellenie d'ancienneté, la seigneurie du Teil se composait de six principaux bailliages : le grand bailliage du Teil et celui de la Bûcherie en Le Teil et Coësmes, le grand bailliage d'Essé en Essé, et les bailliages de Piré, de Janzé et d'Arbrissel.

Au XVIIIe siècle, les revenus de ces fiefs étaient d'environ 600 livres, plus 205 boisseaux d'avoine, 37 poules, une paire de gants et deux éteufs ou balles de jeu de paume[3].

La haute justice attachée à ces fiefs s'exerçait encore au XVIIIe siècle « dans la ville du Teil, estant néanmoins du ressort de la juridiction de la ville de Châteaubriant, à laquelle viennent les appellations des sentences du Teil » (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 1819). Son gibet, composé de quatre piliers, se dressait sur la lande du Sauldre, au bord du chemin du Teil à Marcillé-Robert. Le sire du Teil était seigneur supérieur et fondateur de l'église du Teil et seulement supérieur des églises d'Essé et d'Arbrissel. Il avait droit de tenir des foires chaque année et un marché tous les lundis « dans sa ville du Teil ».

Enfin, de nombreux seigneurs relevaient du seigneur du Theil, savoir ceux de Sucé, le Loroux, le Boisrouvray, le Boistaillé, Lasse-jambe, le Plessis-Baume, la Trousselière, etc. Le domaine proche de la châtellenie consistait surtout en la forêt du Teil, contenant en 1680 environ 1 150 journaux de terre.

À l'entrée de cette forêt et au bord d'un étang se trouvait le château de la Motte-du-Teil, qui avait dû servir de résidence aux juveigneurs de Rougé, tels que ce Geffroy de Rougé du Teil signalé en 1243. Mais depuis plusieurs siècles cette forteresse n'existait plus, et un aveu de 1628 mentionne seulement l’emplacement de l'ancien château de la Motte du Teil, à présent ruiné. La métairie de la Motte et deux moulins (le moulin de la Motte et celui de Ramet) dépendaient aussi de ce château. Au XVIIe siècle le prince de Condé, baron de Châteaubriant, afféaga les ruines du château de la Motte, aussi bien que la métairie et les moulins, et le tout appartenait en 1680 à René de Lopriac, seigneur de la Rigaudière en la paroisse de Teil (Déclaration de Rougé-au-Teil en 1680).

Révolution française[modifier | modifier le code]

La terre de la Motte-du-Teil est confisquée aux émigrés François Viard de Mouillemusse et Charles Viard de Jussé. Elle est vendue comme bien national de seconde origine le 23 septembre 1796. Dès lors, le domaine de la châtellenie ne se composa plus que de la forêt du Teil, des halles, de l'auditoire et de la geôle, construits au bourg du Teil : cette geôle ou prison seigneuriale est elle aussi vendue le 3 juin 1794[4].

La population de la commune était, parait-il, favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
188? 188? Amand de Léon des Ormeaux    
         
juin 1995[6] mars 2014 Jean-Claude Blouin DVD Conseiller général
mars 2014[7] en cours Marie-Annick Boué   Retraitée arboricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 611 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Le Theil-de-Bretagne[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 396 1 477 1 387 1 300 1 481 1 509 1 446 1 544 1 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 601 1 557 1 546 1 452 1 421 1 410 1 407 1 415 1 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 219 1 192 1 181 1 088 1 120 1 127 1 063 1 073 1 029
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 018 1 016 1 089 1 133 1 123 1 130 1 445 1 534 1 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Maimboeuf.
La chapelle Notre-Dame-de-Beauvais.

La commune ne compte aucun monument historique mais il y a neuf bâtiments inventoriés dont :

  • Église Saint-Maimboeuf[11]
  • Château de la Rigaudière, remontant au XVIIe siècle[12]

La chapelle Notre-Dame de Beauvais[13] est située à la sortie du bourg en direction de Coësmes, elle fut édifiée entre 1893 et 1894 par Henri Mellet à l’emplacement d’une ancienne chapelle du XVe siècle. Un calvaire situé sur les lieux est d'ailleurs devenu le siège d'une tradition : ceux qui baisent le pied du calvaire se marient dans l'année.

La maison Beauchène située en face de la mairie ; cette maison ancienne a été rénovée par la commune de même que le four à pain située sur la placette.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Il existe aussi plusieurs sites naturels :

  • La Rigaudière, en face du château, l'étang de la Rigaudière offre au promeneurs ses 13 ha de promenade.
  • La forêt du Theil de 400 ha recouvre la partie sud de la commune. On y observe un curieux alignement de blocs de pierres qui pourrait dater du Néolithique. Le menhir dit Pierre de Rumfort, à l'ouest de la forêt, est un vestige de schiste rouge à propos duquel on dit qu'il a été laissé là par les fées quand ces dernières édifièrent la Roche-aux-Fées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011, légale en 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Résultats concernant « Theil-de-Bretagne » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 19 février 2014).
  2. Fiche descriptive de la ville du Theil-de-Bretagne sur Geobreizh.
  3. Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 2157.
  4. Archives d'Ille-et-Vilaine, 1Q. 329.
  5. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  6. « Un troisième mandat pour Jean-Claude Blouin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 octobre 2014)
  7. « Marie-Annick Boué devient le nouveau maire du Theil », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 octobre 2014)
  8. Date du prochain recensement à Le Theil-de-Bretagne, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. « Église paroissiale Saint-Maimboeuf », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Chapelle Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture