Lawarde-Mauger-l'Hortoy

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Lawarde-Mauger-l'Hortoy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Montdidier
Canton Canton d'Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Noye
Maire
Mandat
Thérèse Flamant
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80469
Démographie
Population
municipale
187 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 29″ N 2° 16′ 49″ E / 49.7081, 2.2803 ()49° 42′ 29″ Nord 2° 16′ 49″ Est / 49.7081, 2.2803 ()  
Altitude Min. 89 m – Max. 167 m
Superficie 9,32 km2
Localisation

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Lawarde-Mauger-l'Hortoy

Lawarde-Mauger-l'Hortoy est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sol, sous-sol, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le grès et le calcaire abondent en surface. Les parties hautes du territoire sont formées des couches argileuses du limon des plateaux, mélangé de silex. Au-dessous, on trouve une craie blanche ou marneuse. Le relief est inégal et très accidenté. Le plateau est coupé par des vallées sèches qui se dirigent vers Berny et La Faloise pour aboutir à la Noye. Le territoire ne dispose d'aucun cours d'eau. La Noye passe à 4 km.

En 1899, les deux puits du village sont profonds l'un de 32 m et l'autre de 93 m. Ils sont alimentés par de faibles sources souterraines dites « pleureuses ». Beaucoup de particuliers recueillent l'eau de pluie dans des citernes pour leur consommation[1],[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve : Guarda en 1197, Garda Malgerii, Warda, La Warde, Warde-Maugres en 1258, Custodia Margeri, La Vuarde.

La Warde-Mauger signifierait la Garde (forteresse) Mauger[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Warde est supposé d'origine gauloise. De larges fosses, en ligne, du côté du fort rappelleraient cette origine[1].

On remarque encore en 1899 l'emplacement du château-fort à La Warde.

En 1164, l'évêque d'Amiens concède la dîme de l'église à l'abbaye de Breteuil.

Le village renferme de nombreuses muches ou souterrains qui serviront de refuge pendant les guerres[1].

Les Jacques de La Warde, unis à ceux des environs, ont détruit le château de La Faloise et celui de Courtemanche, appartenant au comte de Clermont[1].

La terre dépendait de la châtellenie de Bonneuil et du comté de Clermont[1].

En 1557, Firmin le Cat, seigneur de La Warde est présent à la rédaction des coutumes d'Amiens[1].

La Warde devient chef-lieu de canton en 1790 mais ce découpage administratif sera remanié en l'An VIII[1].

En 1899, il existe une quinzaine de cordonniers à façon qui travaillent pour de grandes maisons d'Amiens. Un messager y conduit le travail chaque semaine. Les tisserands autrefois très nombreux ne sont plus que trois. Les métiers de charron, maréchal et menuisier sont représentés mais il n'y a plus de moulin à vent[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 janvier 2013 Alain Baillin   Décédé en fonction[3]
29 mars 2013 2014[4] Charles Guénard    
avril 2014[4] en cours
(au 23 avril 2014)
Thérèse Flamant    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371 417 412 380 422 428 420 423 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
393 365 375 358 332 306 293 268 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
248 233 237 238 186 212 197 163 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
148 160 146 141 128 132 142 152 181
2011 - - - - - - - -
187 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel[7]. En 1899, l'église renferme un lutrin du XVe siècle et un retable en chêne doré du XVIe siècle, classé aux monuments historiques[1].
  • Chapelle Saint-Thibault (l'Hortoy)[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Lawarde-Mauger, M. Warmé, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413544arbzsQ/1/1
  3. « Avis de décès - M. Alain BAILLIN », Mémoire, La Voix du Nord,‎ 15 janvier 2013 (consulté le 24 avril 2014)
  4. a et b « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard (édition de Grandvilliers), no 3286,‎ 23 avril 2014, p. 27
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80469.htm
  8. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80469a.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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