Joëlle Ceccaldi-Raynaud

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Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Nicolas Sarkozy, Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud en avril 2005.
Nicolas Sarkozy, Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud en avril 2005.
Fonctions
Maire de Puteaux
En fonction depuis le
Prédécesseur Charles Ceccaldi-Raynaud
Présidente du conseil d'administration
de l'EPAD puis de l'EPADESA
[1]
Prédécesseur Patrick Devedjian
Successeur Patrick Jarry
Députée de la sixième circonscription
des Hauts-de-Seine
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Jean-Christophe Fromantin
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Père Charles Ceccaldi-Raynaud
Profession Clerc de notaire
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Joëlle Ceccaldi-Raynaud, née le à Alger (en Algérie), est une femme politique française. Elle est actuellement maire de Puteaux et 2e vice-présidente du conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA). Elle a été députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est née le à Alger (Algérie française). Elle est la fille de Charles Ceccaldi-Raynaud, avocat et homme politique, et de Jeannette Gianni, institutrice [2].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée La Folie Saint-James de Neuilly-sur-Seine, un échec au baccalauréat[3], elle poursuit des études supérieures à l'Université Paris II, puis à l'École de notariat de Paris[2]. Elle obtient le diplôme de clerc de notaire[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est élue au conseil municipal de Puteaux en 1995, où elle est adjointe au maire jusqu'en 2004.

De 1998 à 2002, elle est administratrice du syndicat des transports parisiens devenu en 2000 syndicat des transports d'Île-de-France[2].

Suppléante de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux/Neuilly-sur-Seine, à la suite de son père), elle lui succède lorsqu'il est nommé au gouvernement, en 2002. Elle est alors membre du groupe UMP et membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation

Elle succède à son père Charles Ceccaldi-Raynaud, malade, à la mairie de Puteaux, en avril 2004.

Elle démissionne de son mandat de députée le , à la suite du départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui vient d'accéder à la présidence de l'UMP. Celui-ci la choisit à nouveau comme suppléante lors de l'élection partielle qui s'ensuit. Ayant obtenu un siège au Conseil économique et social en 2005[2], elle retrouve son mandat de députée quelques mois plus tard, à la suite du référendum du 29 mai 2005, lorsque Nicolas Sarkozy est rappelé au gouvernement.

En septembre 2005, remis sur pied, Charles Ceccaldi-Raynaud demande à sa fille de démissionner pour se faire réélire maire. Cette dernière refuse considérant que son père n'a plus l'état mental et physique nécessaire pour assurer la fonction. Depuis, Charles Ceccaldi-Raynaud s'oppose à sa fille. Cette bataille entre le père et la fille est baptisée « Guerre des Ceccaldi » par la presse[5],[6],[7].

Nicolas Sarkozy ayant été élu président de la République, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est la candidate de l'UMP à l'élection législative de 2007 dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine, qu'elle remporte dès le premier tour, avec 52,69 % des voix exprimées[8]. Son suppléant est Arnaud Teullé, candidat à la mairie de Neuilly l'année suivante.

En septembre 2006, elle est condamnée avec son père pour diffamation par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre à l'encontre de Christophe Grébert, l'auteur d'un blog critique sur la gestion de la municipalité de Puteaux. Ils doivent payer une amende de 2 500 euros chacun, ainsi que 3 000 euros de dommages-intérêts pour avoir insinué que leur opposant avait des penchants pédophiles[9]. Christophe Grébert devient par la suite un de ses principaux rivaux politiques, représentant le Modem et plusieurs fois attaqué par la suite pour diffamation par le maire et son entourage[10]. Il est relaxé sur toutes les procédures déjà terminées[11],[12], d'autres étant en cours[13].

Candidate aux élections municipales de 2008 dans sa ville de Puteaux, la liste qu'elle conduit manque de peu de l'emporter au premier tour. Elle s'impose finalement au second avec 52,98 % des suffrages, dans une quadrangulaire, face notamment à une liste divers droite conduite par son père[14]. Le fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Vincent Franchi, ayant également été élu conseiller municipal, Charles Ceccaldi-Raynaud ne peut siéger au conseil, une disposition du code électoral l'interdisant[15].

Le , après le retrait de Jean Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est élue présidente du conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement de la Défense[16]. L'EPAD fusionne le au sein de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud devient présidente du conseil d'administration.

Le 12 janvier 2012, Joëlle Ceccaldi-Raynaud annonce qu'elle n'est pas candidate à sa réélection comme députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine[17], circonscription qui vient d'ailleurs alors d'être agrandie de quelques quartiers de Courbevoie. L'UMP n'investit aucun candidat face au favori, le maire divers-droite de Neuilly Jean-Christophe Fromantin. Alors que celui-ci prend comme candidate suppléante Sylvie Cancelloni, conseillère municipale d'opposition à Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Reynaud soutient un autre candidat divers-droite, Bernard Lepidi[18]. Au second tour, qui l'oppose à celui-ci et à une candidate du Parti Socialiste, Jean-Christophe Fromantin emporte l'élection[19].

Le 23 mars 2014, la liste menée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud et soutenue par l'UMP et l'UDI gagne les élections municipales au premier tour, avec 55,93 % des suffrages exprimés. Le 28 mars, elle est réélue maire de Puteaux par le conseil municipal.

Critiques[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est accusée d'affairisme, notamment par Christophe Grébert (auteur du site MonPuteaux.com puis opposant politique)[20], par Noël Pons et Jean-Paul Philippe dans leur livre 92 Connection[21].

En octobre 2011, la presse rapporte que la mairie de Puteaux a fait acheter par le personnel municipal, dans les kiosquers de la ville, la quasi-totalité des exemplaires du Canard enchaîné en date du 19 octobre, et ce après que l'hebdomadaire satirique ait publié un article révélant que Joëlle Ceccaldi-Raynaud possédait dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques un compte bancaire de 4 millions d'euros ouvert en 1996 dans une banque du Luxembourg[22],[23],[24],[25].[pertinence contestée]

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est chevalier de l'ordre national du Mérite[2].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Jarry, élu à la présidence du conseil d'administration de l'Epadesa, article consulté le 20/01/2014 - Batiactu.fr
  2. a, b, c, d et e Who's Who in France, éditions 2008, p. 496
  3. selon les propres déclarations de son père, en conflit avec sa fille
  4. « Fiche de Joëlle Ceccaldi-Raynaud », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 13 janvier 2011)
  5. Gaëtane Bossaert, « A Puteaux, la guerre des Ceccaldi est relancée », sur Le Parisien,‎ 21 octobre 2011 (consulté le 28 décembre 2011)
  6. Jim Jarrassé, « Les Ceccaldi-Raynaud, une saga familiale qui dégénère », sur Le Figaro,‎ 4 décembre 2009 (consulté le 28 décembre 2011)
  7. « Règlement de comptes à Ceccaldi City », sur L'Express,‎ 20 octobre 2005 (consulté le 28 décembre 2011)
  8. Élections législatives de 2007 - résultats dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine sur le site du ministère de l'Intérieur.
  9. « Extrait scanné du quotidien Le Parisien du 11 avril 2009 », sur monputeaux.com,‎ (consulté le 24 novembre 2010)
  10. Eric Nunès et Alexandre Piquard, « Cantonales : pas de sanction pour le candidat qui avait tweeté lors du 1er tour », Le Monde, 25 mars 2011
  11. Frédérique Roussel, « Nouvelle victoire pour le blogueur-candidat de Monputeaux.com », Libération/Écrans, 8 juin 2007
  12. « Le blogeur Christophe Grébert gagne un nouveau procès », Le Parisien, 25 septembre 2008
  13. récapitulatif sur le site de Christophe Grebert
  14. Élections municipales de 2008 - résultats à Puteaux sur le site du Figaro.
  15. Charles Ceccaldi se plie à la loi, Le Parisien, 22 mars 2008
  16. « Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue présidente de l'Epad », Le Figaro, 4 décembre 2009.
  17. Florence Hubin, « Joëlle Ceccaldi-Raynaud abandonne son siège de députée », sur Le Parisien,‎ 13 janvier 2012 (consulté le 14 janvier 2012)
  18. Catherine Rougerie, « L'UMP n'a pas investi de candidat dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine », francetv.fr, 5-6 juin 2012
  19. Résultats des élections legislatives 2012
  20. Articles du blog de Christophe Grébert mettant en accusation le maire de Puteaux
  21. Guy Konopnicki, « Révélations: l'affairisme dans le 92 » (« bonnes feuilles » de 92 Connection), Marianne, 5 mai 2013
  22. « Mise en cause par le "Canard enchaîné", la maire de Puteaux fait acheter tous les exemplaires de l'hebdomadaire », LeMonde.fr avec l'AFP, 21 octobre 2011
  23. « Joëlle Ceccaldi-Raynaud achète "Le Canard enchaîné", puis l'attaque », sur nouvelobs.com,‎ (consulté le 29 octobre 2011)
  24. « Canard enchaîné : Un journaliste confirme les actes de Joëlle Ceccaldi-Raynaud », sur francesoir.fr,‎ (consulté le 29 octobre 2011)
  25. Renaud Revel, « La mauvaise idée de la maire de Puteaux », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 29 octobre 2011)