Jean Sarkozy

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Jean Sarkozy
Jean Sarkozy in 2008.jpg
Jean Sarkozy, durant les élections cantonales de 2008.
Mandat(s)
Président du groupe UMP-NC-DVD
au conseil général des Hauts-de-Seine
Actuellement en fonction
Depuis le 16 juin 2008
Prédécesseur(s) Jean-Jacques Guillet
Biographie
Nom de naissance Jean Sarközy de Nagy-Bocsa
Date de naissance 1er septembre 1986 (1986-09-01) (23 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine
Nationalité Française
Parti(s) politique(s) UMP
Conjoint Jessica Sebaoun

Jean Sarkozy (Jean Sarközy de Nagy-Bocsa à l’état civil français), né le 1er septembre 1986 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français. Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seine-Sud depuis le 16 mars 2008, et dirigeant du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général, depuis le 16 juin 2008. Depuis le 23 octobre, il est aussi administrateur de l'EPAD.

Sommaire

Biographie

Enfance

Second fils issu du mariage de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli, Jean naît en 1986, un an après son frère, Pierre. Baptisé, Jean a pour parrain Brice Hortefeux[1][réf. nécessaire]. Ses parents se séparent en 1989 et divorcent en 1996. Durant ces huit années de séparation, son père vit avec sa nouvelle compagne Cécilia Ciganer-Albéniz et voit régulièrement Pierre et Jean. Ils sont élevés par leur mère, atteinte d'un cancer quand Jean avait 6 ans[1].

Études

En 1997, Jean Sarkozy entre au collège Notre-Dame de Sainte-Croix puis en 2001 au lycée Pasteur, deux établissements situés à Neuilly-sur-Seine. En 2004, il obtient son baccalauréat littéraire[2] avec une mention bien[3].

En septembre 2004, il entre en classe préparatoire (hypokhâgne) au lycée Henri-IV mais il ne poursuit pas ces études[4]. En septembre 2005, il entre en classe préparatoire ENS Cachan au lycée Turgot à Paris mais y échoue[2].

En 2005-2006, il suit des cours de comédie[2], auprès de Jean-Laurent Cochet[5].

En septembre 2006, il s'inscrit à l'université Paris 1 pour suivre des études de droit[1]. Il valide sa première année, mais redouble deux fois sa deuxième année. En septembre 2009, après obtention d'une dérogation, il entame pour la troisième fois sa deuxième année, par correspondance[2].

Jean Sarkozy a été pressenti en 2008 pour jouer Oscar aux côtés de Sophie Tapie, fille de Bernard Tapie, il y renonce[6].

Vie privée

Le 10 septembre 2008, il épouse Jessica Sebaoun-Darty, à Neuilly-sur-Seine[7], fille d'Isabelle Darty actionnaire de l'entreprise du même nom, qu'il connaissait depuis le lycée[1]. Les propos du dessinateur Siné, parus dans le journal Charlie Hebdo, concernant cette union, ont déclenché une vive polémique[8].

Carrière politique

2008-2009

Parallèlement à ses études universitaires, Jean Sarkozy s'implique dans la politique locale de Neuilly-sur-Seine. Pendant la campagne des élections municipales de mars 2008, après la publication dans Le Figaro d'un sondage confidentiel[9] défavorable au porte-parole de l'Élysée David Martinon face à Jean-Christophe Fromantin, Jean Sarkozy et les deux principaux colistiers de David Martinon révisent leur positionnement. Ils décident de ne plus soutenir leur tête de liste[10]. Le lendemain, David Martinon se retire de la course puis remet également sa démission, qui est refusée, de son poste de porte-parole de l'Élysée. Le 12 février, la liste du candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, ne comprenant pas Jean Sarkozy, reçoit le soutien de l'UMP. Cette dernière liste obtient la majorité des voix à l'élection.

Jean Sarkozy est élu lors des élections cantonales des 9 et 16 mars 2008 à Neuilly-sud (Hauts-de-Seine) et devient le plus jeune conseiller général de France jusqu'à ce que Clara Dewaele devienne à 21 ans, conseillère générale du canton de Morteaux-Coulibœuf (Calvados) en septembre de la même année[11].

Le 16 juin, Jean Sarkozy est élu président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine. Cette candidature « surprise »[réf. nécessaire] à l'assemblée départementale est intervenue alors que les tractations à la présidence du groupe UMP étaient bien avancées au profit d'Hervé Marseille, conseiller général et maire Nouveau Centre de Meudon, soutenu par le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian. Pour succéder à la tête du groupe à Jean-Jacques Guillet, député et maire (UMP) qui ne peut pas cumuler les mandats, et après quelques négociations pour préserver l'unité de la majorité présidentielle, Jean Sarkozy obtient la présidence du groupe alors que le candidat annoncé n'obtient que la vice-présidence[12].

Jean Sarkozy est caricaturé depuis février 2008 par sa propre marionnette dans l'émission télévisée satirique Les Guignols de l'Info .

Controverse autour de l’EPAD

Débuts

En octobre 2009, les médias annoncent que Jean Sarkozy pourrait accéder à la présidence de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD), pour succéder à Patrick Devedjian, qui est atteint par la limite d'âge du poste fixé à 65 ans à défaut d'une prolongation de deux ans de son mandat par le gouvernement. Cet organisme est en charge de l'aménagement urbain et de l'attribution des marchés immobiliers au sein du quartier d'affaires de La Défense. Hervé Marseille (Nouveau Centre), un des administrateurs de l'établissement public, aurait remis sa démission afin de permettre l'arrivée de Jean Sarkozy à l'EPAD[13],[14]. La désignation du président aura lieu le 4 décembre. À l'annonce de cette potentielle présidence, l'opposition politique regrette que les choix se tournent vers un « si jeune homme »[15] « sans aucune compétence particulière »[16], à savoir « le fils du président de la République »[17], pour « devenir le président d'un établissement public avec un (tel) budget »[18]. Elle dénonce la « concentration du pouvoir dans les mains d'un clan »[19]. Les critiques portent sur l'absence évidente de diplôme universitaire[2] et d'expérience professionnelle. Elles rejoignent celles de Patrick Jarry, maire de Nanterre, et de Jean-Paul Huchon, président de la région. Le quotidien Libération parle de « népotisme »[20], terme utilisé par des journaux étrangers[21],[22],[23]. Une pétition en ligne d'un conseiller municipal de Puteaux Christophe Grébert (Mouvement Démocrate)[24] pour qu'il renonce à postuler à ce poste a reçu plus de 93 000 signatures[25],[26]. La polémique agite la blogosphère et les réseaux sociaux avec notamment le lancement le 9 octobre 2009[27] du mème « #jeansarkozypartout » sur twitter par Florent Latrive de Libération[28],[29],[30],[31]. Pour les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, cette affaire relève du « népotisme de nouveau riche » car Nicolas Sarkozy « brûle les étapes dans son ambition de créer une lignée »[32]. Pour le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau, « cet événement n'est pas symbolique de la Ve République, mais plutôt de la culture monarchiste française latente dans notre pratique politique et constitutionnelle depuis 1789 »[33].

Selon des personnalités de la majorité comme François Fillon ou Jean-François Copé[34],[35] Jean Sarkozy tire sa légitimité de son élection au conseil général dans le canton de Neuilly-Sud[36],[34]. Ils comparent son cas à celui de Martine Aubry, fille de Jacques Delors[35],[34]. Or comme le fait remarquer Arnaud Montebourg, la carrière de la première secrétaire du Parti socialiste est sans commune mesure avec celle de Jean Sarkozy[37]. Son cas est également comparé[Par qui ?] à celui de Marine Le Pen (fille de Jean-Marie Le Pen), de Louis Giscard d'Estaing (fils de Valéry Giscard d'Estaing)[38] et de Marie Bové (fille de José Bové)[39]. Pour Luc Chatel et Henri Guaino, sa filiation avec le président de la République ne lui donne pas ni lui retire des droits[36]. Malgré l'unité affichée, des députés UMP s'inquiètent des retombées potentielles de cette affaire sur l'opinion publique et l'électorat[40].

Retrait

Interviewé à la télévision sur la chaîne France 3 le 13 octobre 2009, Jean Sarkozy déclare qu'il ira « jusqu'au bout »[41]. Le 15 octobre 2009, Nicolas Sarkozy donne un entretien au Figaro dans lequel il déclare : « A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n'est pas mon fils. C'est moi[42]. » Les sondages d'opinion montrent une forte hostilité des français à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD, hostilité partagée par 64% des français d'après un sondage CSA du 16 octobre 2009[43],[44],[45]. Le 22 octobre, Jean Sarkozy annonce dans le journal de 20h de France 2 qu'il renonce à présenter sa candidature à la présidence de l'EPAD[46], mais compte intégrer son conseil d'administration. D'après Le Monde, cette décision aurait été prise suite à une réunion à l'Elysée avec son père en présence de Claude Guéant dans l'espoir de calmer les remous profonds provoqués dans l'électorat de droite par cette affaire[47]. Le 23 octobre, Jean Sarkozy est élu administrateur de l'EPAD, 30 voix contre 15 pour la candidate Nadine Garcia.

Réactions internationales

Durant le mois d'octobre, l'information est rapportée par les médias étrangers, chaînes de télévision et journaux[48]. La télévision chinoise évoque cette question, ainsi CCTV diffuse un reportage de 3 minutes, retraçant le parcours surprenant de « Jean Sarkozy, fils du président français Nicolas Sarkozy », 23 ans, qui se voit confier le plus vaste projet d'Europe[49]. Le quotidien Le Pays du Burkina Faso indique que l'Afrique n'a plus l'exclusivité des fils de président qui ont de l'ambition à revendre[50]. Le Daily Telegraph, un quotidien du Royaume-Uni, le compare à Alexandre le Grand, Cléopâtre ou Mozart[51]. La Libre Belgique, un quotidien belge francophone, évoque une « amnésie collective » rappelant les nominations de proches de Carla Bruni-Sarkozy à la tête de grandes institutions culturelles et les carrières des enfants des Présidents de la République précédents. Nicolas Sarkozy avait quant à lui, lors de sa candidature à la présidence de la République, promis que « la France aurait une République exemplaire, caractérisée notamment par des nominations irréprochables »[52].

Affaires judiciaires

Avant l'élection présidentielle de 2007, son scooter est volé et les médias révèlent que la police a diligenté une enquête avec d'importants moyens, notamment des tests ADN[53], pour rechercher les coupables. Son père est alors ministre de l'Intérieur.

Poursuivi en justice par un automobiliste qui l'accuse de délit de fuite après un accident avec son scooter en juin 2006, Jean Sarkozy est relaxé par le tribunal correctionnel le 29 septembre 2008, et l'automobiliste condamné à verser 2 000 € pour procédure abusive. La relaxe est confirmée le 9 avril 2009 par la cour d'appel de Paris qui annule en revanche l'amende pour procédure abusive[54].

Notes et références

  1. a, b, c et d «Un père absent et une mère protectrice », Le Parisien, 13 octobre 2009.
  2. a, b, c, d et e Julien Martin, « Jean Sarkozy à la fac ? Le secret le mieux gardé de France », Rue89, 20 octobre 2009.
  3. Raphaëlle Bacqué, « À l'école paternelle », Le Monde, 20 octobre 2009
  4. « Jean Sarkozy : c'est pas juste ! », Le Nouvel Observateur, 10 avril 2008.
  5. Jamila Aridj, « Neuilly-sur-Seine : Jean Sarkozy élu conseiller général au premier tour », Le Point, 9 mars 2008.
  6. « “Après réflexion”, Jean Sarkozy ne jouera pas au théâtre », NouvelObs.com, 24 juin 2008
  7. Jean Sarkozy s'est marié à Neuilly avec Jessica Sebaoun sur magazine Le Point, 10 septembre 2008. Consulté le 12 septembre 2009
  8. (en) New York Times,«A Scooter, a Sarkozy and Rancor Collide»
  9. 9 février : Martinon vers la sortie à Neuilly sur quotidien Le Figaro, 8 février 2008. Consulté le 12 septembre 2009
  10. Jean Sarkozy, tel père tel fils ? sur www.linternaute.com. Consulté le 12 septembre 2009
  11. Le Calvados accueille Clara DEWAELE, plus jeune conseillère générale de France sur site du conseil général du Calvados, 29 septembre 2008. Consulté le 29 septembre 2008
  12. Jean Sarkozy, 21 ans, s'impose à la tête de la majorité dans les Hauts-de-Seine sur quotidien Le Monde, 18 juin 2008. Consulté le 12 septembre 2009
  13. « L'irrésistible ascension de Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine», Le Monde, 9 octobre 2009
  14. « La gauche s'insurge contre l'ascension fulgurante de Jean Sarkozy » L'Express le 9 octobre 2009
  15. Propos de Ségolène Royal sur RTL, prononcés le dimanche 11 octobre 2009.
  16. Propos de François Bayrou, sondage publié dans le quotidien Le Monde, le 10 octobre 2009, consultable en ligne.
  17. Propos de Cécile Duflot
  18. Propos de Cécile Duflot sur France Info, rapportés dans le journal Le Point, le 10 octobre 2009, article consultable en ligne
  19. Propos de Brigitte Gonthier, sénatrice communiste.
  20. « Jean Sarkozy, un fiston à piston », Libération, 10 octobre 2009.
  21. Et maintenant, la polémique Jean Sarkozy, article du Parisien, le 13 octobre 2009.
  22. « Les médias étrangers indignés par l'affaire Jean Sarkozy », Le Figaro, 12 octobre 2009.
  23. « La presse étrangère raille "Sarko junior" et la "république bananière française" », Le Monde, 12 octobre 2009.
  24. « Une pétition contre Jean Sarkozy président de l'Epad », 20 Minutes, 8 octobre 2009
  25. Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD sur www.mesopinions.com. Consulté le 23 octobre 2009
  26. «La mobilisation citoyenne, ça marche» Le Monde.fr le 23 octobre 2009
  27. «Jean Sarkozy à l'Epad: la fin de deux semaines de polémique» chrono Libération
  28. « Sur le Web, Jean Sarkozy 'Partout' fait rire jaune », Clubic, 12 octobre 2009.
  29. « #jeansarkozypartout : Jean Sarkozy, Chuck Norris sur Twitter» de Marc Rees pour PCImpact le 12 octobre 2009
  30. «Jean Sarkozy est partout sur les réseaux sociaux» de Aurélien Romano 20 minutes le 12 octobre 2009
  31. «Le web, moteur de l'affaire Jean Sarkozy» de Nicolas Vanbremeersch pour Slate.fr le 24 octobre 2009
  32. « "Sarkozy, c'est le népotisme nouveau riche" », Le Monde, 15 octobre 2009.
  33. « L'affaire Jean Sarkozy est symbolique d'une "culture monarchiste" », LeMonde.Fr, 14 octobre 2009.
  34. a, b et c « Copé : “Jean Sarkozy est légitime” » sur Europe 1 le 13 octobre 2009.
  35. a et b « Prince Jean, l'abdication et ses suites » par Daniel Schneidermann sur Arrêt sur images le 23 octobre 2009.
  36. a et b « Les ténors UMP donnent de la voix pour Sarkozy fils », Le Nouvel Observateur 13 octobre 2009.
  37. « Epad : Montebourg critique Jean Sarkozy » Le Figaro le 14 octobre 2009 : « Martine Aubry, fille de Jacques Delors, « n'a aucun rapport » avec l'ascension de Jean Sarkozy. « Martine Aubry a réussi le concours de l'ENA, a été à un très haut niveau dans une très grande entreprise, Péchiney, et a été à un haut niveau au ministère du travail, avant de devenir ministre », »
  38. Page sur le JDD.fr
  39. article sur les Echos.fr
  40. « Polémique autour de Jean Sarkozy : la droite s'inquiète des retombées », Libération, 14 octobre 2009.
  41. Pourquoi Jean Sarkozy s’accroche, malgré l’ampleur de la polémique sur quotidien Le Monde, 14 octobre 2009. Consulté le 15 octobre 2009
  42. « "Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi" », Le Figaro, 15 octobre 2009.
  43. «Sondage: Claque pour Sarkozy» Le Journal du Dimanche le 16 octobre 2009
  44. «64 % des Français contre l'arrivée de Jean Sarkozy à l'Epad Le Point le 16 octobre 2009»
  45. «Sondage : les électeurs de droite ont du mal à suivre Sarkozy» Le Parisien le 15 octobre 2009
  46. «Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'Epad (vidéo)» sur RTL le 22 octobre 2009
  47. « Pourquoi Jean Sarkozy a renoncé à briguer la présidence de l’EPAD », Le Monde, 23 octobre 2009.
  48. Rue 89 : Le « fabuleux destin de Jean Sarkozy » fait rire jusqu'en Chine
  49. (zh) 萨科齐儿子出任欧洲最大商业区负责人
  50. Le Courrier International : Que serait Jean Sarkozy sans papa ?
  51. Le Courrier International : A 23 ans, Jean Sarkozy a déjà tout d'un grand
  52. Le Courrier International : Jean Sarkozy ou le scandale d'une amnésie collective
  53. Bibliographie / Biographie. Qui est Jean Sarkozy ? sur site de La République des Lettres, 30 juin 2009. Consulté le 20 janvier 2009
  54. La cour d'appel juge la procédure contre Jean Sarkozy "pas abusive" sur magazine Le Nouvel Observateur, 9 avril 2009. Consulté le 12 septembre 2009

Voir aussi

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Articles connexes

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