François Marie Ier della Rovere

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François-Marie Ier della Rovere
François Marie Ier della Rovere, portrait par Le Titien (1536/38)Galerie des Offices, Florence
François Marie Ier della Rovere, portrait par Le Titien (1536/38)
Galerie des Offices, Florence
Titre
duc d'Urbino
1508 – 1538
Prédécesseur Guidobaldo Ier de Montefeltro
Successeur Guidobaldo II della Rovere
Biographie
Dynastie Famille Della Rovere
Date de naissance
Lieu de naissance Senigallia
Date de décès
Lieu de décès Pesaro
Père Giovanni della Rovere
Mère Jeanne de Montefeltre
Conjoint Éléonore de Mantoue (1493-1550)
Enfant(s) Guidobaldo II della Rovere

François Marie Ier della Rovere
Duc d'Urbino
Éléonore de Mantoue
par Le Titien, 1538
Galerie des Offices, Florence

François Marie Ier della Rovere (né le à Senigallia et mort le à Pesaro) est un condottiere de la Renaissance qui fut duc d'Urbino (aujourd'hui province de Pesaro et Urbino dans la région des Marches) et duc de Sora (province de Frosinone).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Giovanni della Rovere, seigneur de Senigallia et capitaine général de l'Église, et de Jeanne (Giovanna) de Montefeltro, fille de Frédéric III de Montefeltro, il reçut l'enseignement de l'humaniste Ludovico Odasio.

En 1502 la famille Della Rovere avait perdu le fief de Senigallia, envahi par César Borgia, lequel, en quelques années, s'était imposé comme le maître de la province des Marches. L'oncle de François-Marie, Guidobaldo Ier de Montefeltro, n'ayant pas d'enfants, décida de l'amener à sa cour d'Urbino et en 1504, il l'adopta et en fit son héritier.

En 1507, il épousa Éléonore de Mantoue (1493-1550), alors âgée de 14 ans, fille de François II Gonzague, marquis de Mantoue, et d'Isabelle d'Este.

Quand en 1508, à la mort de Guidobaldo Ier, s'éteignit la lignée des « Montefeltro », François devint seigneur d'Urbino. En outre, grâce à l'intervention de Jules della Rovere, son oncle, élu au trône pontifical en 1503 sous le nom de Jules II, il put finalement reprendre le contrôle de Senigallia.

En 1509 François Marie devint, comme son père avant lui et toujours par investiture de Jules II, capitaine général de l'Église, fonction qui lui permit de s'illustrer par la suite dans la guerre contre Ferrare et Venise.

Le , il assassine le cardinal de Pavie, Francesco Alidosi, qui l'accusait auprès du pape d'être responsable de la prise de Bologne par les Français. Il est disculpé après avoir prouvé la trahison du cardinal.

En 1513, en récompense des services rendus à l'Église, le duché s'accrut de la cité de Pesaro. Toutefois sa position privilégiée s'effrita peu à peu, jusqu'à la mort de son oncle Jules II et l'élection de Léon X. Ce changement politique lui coûta la perte de Pesaro et de son duché d'Urbino, qui en 1516 fut confié à Laurent II de Médicis, petit-fils du pape Léon X.

En 1517, il tente de récupérer son duché, en menant ce qu'on a appelé la guerre d'Urbino. Il recrute une armée de quelque 5 000 fantassins et 1 000 chevaux, et le , il défait le condottiere au service des États pontificaux Francesco del Monte et entre dans la ville acclamé par la population. Le pape Léon X réagit en embauchant à la hâte une armée de 10 000 soldats dont il confie le commandement à son neveu Laurent II de Médicis. Celui-ci, blessé par une balle d'arquebuse, le 4 avril lors du siège du château de Mondolfo, rentre en Toscane. Il est remplacé par le cardinal Bibbiena, qui, vaincu avec des pertes importantes à Monte Imperiale, est contraint de se retirer à Pesaro.

Cependant, la guerre prend fin en raison du manque d'argent de François Marie Ier della Rovere, qui se trouve bientôt incapable de payer les troupes engagées à Vérone. Après quelques ravages infructueux en Toscane et en Ombrie, il commence à rechercher un règlement diplomatique avec le pape. En septembre, ils signent un traité par lequel François Marie est relevé de toutes les censures ecclésiastiques et laissé libre de se retirer à Mantoue avec toute son artillerie, ainsi que la riche bibliothèque constituée à Urbino par l'ancien duc Federico III da Montefeltro.

En 1522, après la mort de Laurent, il reconquiert son duché avec l'aide d'Hector et Malatesta Baglioni. Le pape Adrien VI lui en donne une nouvelle investiture.

Après avoir combattu en Lombardie de 1523 à 1525, sous le règne d'un autre Médicis, Clément VII, les della Rovere devaient passer au second plan dans la politique italienne.

Selon de nombreux historiens, le manque d'énergie de François Marie della Rovere, qui contraste avec les succès militaires de Jean des Bandes Noires, le dernier des grands condottières, explique l'invasion des lansquenets de Charles Quint. La descente de ces troupes de mercenaires en Italie se termina par la prise du château de Milan en septembre 1526, puis le sac de Rome en 1527.

L'une des dernières vicissitudes de son règne fut la prise de Pavie, qui tomba à la fin des années 1520, et son ralliement aux armées de Venise. Par la suite, contre l'avis du pape, il arrangea, dans son fief des Marches, le mariage de son fils Guidobaldo II della Rovere avec Julia da Varano.

Le rayonnement de sa cour s'accrut aux cours des dernières années de son règne surtout par son action de mécène, une tradition du duché. En outre, il améliora les fortifications de ses places-fortes, commencées par son père Giovanni (lequel avait fait fortifier la Roche de Senigallia).

Il mourut à Pesaro le et son fils Guidobaldo II della Rovere lui succéda.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son union avec Éléonore de Mantoue naquirent douze enfants :

Portraits[modifier | modifier le code]

Il existe deux portraits du duc d'Urbino conservés aujourd'hui à la Galerie des Offices a Florence. Le premier est une œuvre du Titien qui représente François Marie en armure. Ce tableau, commandé en 1532, fut achevé par Le Titien en 1538.

Le second portrait du duc est dû au peintre Raphaël. Ce tableau, daté de 1504, représente le duc alors âgé de quatorze ans et s'intitule « Portrait du jeune homme à la pomme».

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Cours d'histoire des états européens: depuis le bouleversement de l'empire romain d'occident jusqu'en 1789, de Frédéric Schoell, Franz Xaver Zach Publié par de l'imprimerie royale et chez Duncker et Humblot, 1832


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nota : les couleurs or et azur sont celles de la ville d'Urbino.