Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Fondation iFRAP
Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Fondation reconnue d'utilité publique
But Études et recherches sur l'efficacité des politiques publiques
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1985 Association Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques
2009 Fondation iFRAP
Fondateur Bernard Zimmern
Identité
Siège 5 rue Cadet, à Paris 9e
Président Olivier Mitterrand
Directeur Agnès Verdier-Molinié
Financement environ 800 000 € en 2004[1]
Employés 7[1]
Slogan « La fondation indépendante qui fait passer les réformes. »[2]
Site web http://www.ifrap.org

La Fondation iFRAP ou Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, est un think français libéral issu d'une association créée en 1985 par Bernard Zimmern[2]. La Fondation publie la revue mensuelle Société civile.

Organisation et activités[modifier | modifier le code]

La Fondation iFRAP a pour but d'« effectuer des études et des recherches scientifiques sur l’efficacité des politiques publiques, notamment celles visant la recherche du plein emploi et le développement économique, de faire connaître le fruit de ces études à l’opinion publique, de proposer des mesures d’amélioration et de mener toutes les actions en vue de la mise en œuvre par le Gouvernement et le Parlement des mesures proposées. »[2]

La Fondation est gérée par un conseil d'administration (cf. infra) et s'appuie sur un conseil scientifique qui éclaire et oriente ses travaux.

Depuis février 2012, le président de la Fondation iFRAP est Olivier Mitterrand. La directrice de la Fondation est Agnès Verdier-Molinié. Sandrine Gorreri dirige la rédaction de Société civile[3].

Les activités de la Fondation iFRAP sont les suivantes :

  • publication d'ouvrages, de la revue mensuelle Société civile, et de notes sur son site web ;
  • lobbying (interventions auprès du parlement et du gouvernement, présence dans les médias[4]).

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est composé de trois collèges [2]:

Chercheurs, experts, contributeurs[modifier | modifier le code]

La Fondation revendique un réseau de 150 chercheurs et experts contribuant à la conception de ses études et travaux. Parmi eux, elle cite : Samuel-Frédéric Servière, Philippe François, Bertrand Nouel, Manon Meistermann, Christian Arnault et Jean-François Bauer[3].

Financement[modifier | modifier le code]

Le financement est privé et la Fondation iFRAP dit ne pas chercher à bénéficier de subventions publiques.

Elle a en revanche demandé et obtenu le caractère de fondation reconnue d'utilité publique en 2009[5], ce qui permet aux donateurs de bénéficier de déductions fiscales.

La Fondation iFRAP ne publie pas sur son site internet de liste des principaux donateurs.

Propositions[modifier | modifier le code]

La Fondation iFRAP argumente notamment en faveur des mesures suivantes :

  • Réduire la taille de l'administration : réduire les effectifs d'agents public, aligner le droit des organismes publics et des organismes privés (par exemple : même tarification pour un même service pour les hôpitaux publics et privés), supprimer le statut des fonctionnaires[6]
  • Changement de la fiscalité pour favoriser le financement des nouvelles entreprises[7].
  • Baisse des allocations des chômeurs pour ne pas rendre la situation en recherche d'emploi plus attractive que le salariat[8].
  • Ouverture des magasins le dimanche
  • Supprimer l’impôt sur les grandes fortunes[9]
  • Suppression du SMIC[10]
  • Privatisation de l'eau, privatisation de l'électricité, privatisation de la santé, et privatisation de l'éducation[11]

Critiques[modifier | modifier le code]

La Lettre du secteur public présente la Fondation iFRAP comme « un réseau très militant très engagé pour la réduction de la sphère publique et des interventions de l'État »[12].

L'Observatoire français des think tanks le qualifie de libéral, cherchant à limiter le rôle de l'État là où le marché et la responsabilité individuelle peuvent mieux s'appliquer[13]. Selon la même source, l'IFRAP n'est cependant pas opposée par principe à toute forme de service public.

Pour sa part, le site satirique Bakchich le qualifie d'« ultralibéral » et de « club de gens de bonne compagnie », s'appuyant sur un appel au don ciblant explicitement les personnes assujetties à l'ISF[14]. Le site remet également en cause l'indépendance de la fondation en faisant état du licenciement d'un collaborateur de l'IFRAP pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy[14].

Pour Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS: « aucun des "chercheurs" de l’IFRAP examinés ci-dessus n’a jamais publié le moindre article dans une revue internationale d’économie (...) j’hésiterais à dire que l’IFRAP est un institut de recherche, et que ses membres sont des chercheurs au sens usuel du terme. Lobbyistes serait sans doute un terme plus juste. Notez qu’il n’est pas honteux d’être lobbyiste. En revanche il est plus discutable de le dissimuler derrière une étiquette fallacieuse de "chercheur", et de faire passer ses opinions pour des connaissances scientifiquement établies »[15].

Quelques membres[modifier | modifier le code]

Parmi les membres de la Fondation figurent[16] : Emmanuel Combe, Jacques de Trentinian, Jean-Claude Rouzaud, Jean-Michel Fourgous.

Partenaires au sein de la société civile[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre-Emmanuel Moog et fondation Prometheus (dir.), Les groupes de réflexion et d'influence en Europe, Paris, L'Expansion / groupe Express,‎ 2008–2009, 2e éd., 523 p. (ISBN 978-2-84343-540-9), p. 192–194.
  2. a, b, c et d Plaquette de présentation, consultée le 16 mars 2015 http://www.ifrap.org/sites/default/files/articles/fichiers/la_plaquette_de_la_fondation_ifrap_0.pdf
  3. a et b Site internet de la Fondation, consulté le 16 mars 2015 http://www.ifrap.org/lequipe-de-la-fondation-ifrap-1
  4. « Interventions » sur le site de l'iFRAP.
  5. Décret du 17 novembre 2009 portant reconnaissance d'une fondation comme établissement d'utilité publique, JORF no 268 du 19 novembre 2009, p. 19958, texte no 13, NOR IOCD0903247D, sur Légifrance.
  6. « Réforme de la Fonction publique » sur le site de l'IFRAP.
  7. « Financement des entreprises » sur le site de l'iFRAP.
  8. « Au secours, la France étouffe ! », Le Figaro Magazine, semaine du 6 mars 2015, pages 40-49.
  9. « Supprimer l’ISF », sur Ifrap.org,‎
  10. « Supprimer le Smic universel et confier la négociation des bas salaires aux seuls partenaires sociaux », sur Ifrap.org,‎
  11. « Multiplier les délégations de service public (éducation, crèches, transports, santé…) », sur Ifrap.org,‎
  12. « iFRAP », La Lettre du secteur public,‎ (consulté le 4 février 2011).
  13. Selim Allili, « iFRAP - Institut français pour la recherche sur les administrations publiques », Observatoire français des think tanks,‎ (consulté le 4 février 2011).
  14. a et b Louis Cabanes, « Donnez, l'État vous le rendra », Bakchich,‎ (consulté le 4 février 2011).
  15. « L’iFRAP fait-elle de la recherche scientifique? »
  16. Weronika Zarachowicz, « L'influence des think tanks, cerveaux des politiques », Télérama no 3231, 16 décembre 2011.

Lien externe[modifier | modifier le code]